Projet - « West Kootenay Future Works Project »

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Le West Kootenay Future Works Project a été conçu en appui à la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, pour  encourager la réadaptation et la réinsertion sociale des jeunes contrevenants au moyen de programmes de mentorat basés sur les compétences au travail et de programmes d'enseignements individualisés. Le projet a mis l'accent sur les besoins et les compétences de chaque participant et a fait appel à différentes formes de soutien dans la collectivité.

Le projet s'est déroulé au cours de l'exercice financier 2004-2005 et a encouragé la création de liens entre 12 jeunes contrevenants et leurs collectivités par l'entremise de programmes d'enseignement et d'emploi. Les participants ont eu accès à des programmes d'études et à des emplois à court terme grâce à des partenariats avec des entreprises et des écoles locales.

Le volet emploi comportait un minimum de 220 heures rémunérées sur une période de 29 semaines. Chaque participant a été jumelé à un employeur offrant des emplois à court terme (d'une moyenne de 10 heures par semaine) répondant à ses intérêts et compétences. La préférence a été accordée aux employeurs intéressés à embaucher les participants au terme de la période initiale . Le conseil scolaire a pris en charge les frais liés aux assurances et à la sécurité en milieu de travail.

Le volet enseignement comportait également 220 heures sur une période de 29 semaines. Chaque participant a pris part à un programme d'apprentissage individuel portant principalement sur des sujets liés à son emploi. Ce volet a pris différentes formes : enseignement en ligne, étude à la maison ainsi qu'enseignement en classe et dans des écoles parallèles.

Le gestionnaire du programme a aidé les participants à avoir accès à des ressources pour différents aspects de la vie active, comme les services bancaires et la gestion du temps. Bon nombre de participants étaient tenus de respecter des conditions d'ordonnances de probation, telles que du travail communautaire et un dédommagement à la victime.

Évaluation du projet

VisionLink Consulting, firme indépendante dont les bureaux sont situés près de Nelson (Colombie-Britannique), a évalué le projet et publié un rapport en juin 2005. Dans le cadre de cette évaluation, des entrevues approfondies ont été menées auprès de personnes ayant pris part directement au projet (enseignants, mentors pour le volet emploi, jeunes) de même qu'une analyse FFPM (forces, faiblesses, possibilités, menaces).

Principales conclusions

Le projet a permis de mettre en lumière le soutien important offert par la collectivité en vue de la réadaptation des jeunes contrevenants. Bon nombre d'entreprises locales ont pris part au projet, y compris des restaurants, des quincailleries, des entrepreneurs en construction et en rénovation, une garderie et une entreprise de vente et de réparation d'ordinateurs. Les enseignants et la direction du système scolaire local, le conseil scolaire no 20 de la Colombie-Britannique, ont également été d'un grand soutien. Les participants du projet ont bénéficié de l'ensemble des ressources du système d'école parallèle de l'arrondissement, dont les centres d'apprentissage en ligne à Trail et Castlegar. Parmi les autres partenaires, on compte des agents des services de probation de la jeunesse, des conseillers régionaux en toxicomanie et en alcoolisme et des représentants du programme intensif d'assistance et de surveillance de la province.

Leçons apprises

  • Des pratiques déficientes en matière de communication ont eu une incidence négative sur l'efficacité globale du projet. Plus particulièrement, le manque de documents écrits a fait en sorte que les partenaires ont eu de la difficulté à bien comprendre leurs rôles et responsabilités ainsi que les attentes. Par exemple, il n'était pas clair si l'on s'attendait également de l'employeur qu'il agisse à titre de mentor. Bon nombre d'employeurs ne savaient pas avec qui communiquer en cas de conflit ou de problème avec les participants.

  • Une stratégie de communication à volets multiples contribuerait également à la viabilité du projet de diverses façons. Le fait de remettre de petits cadeaux, comme des certificats, des t-shirts et des lettres de remerciements, donne aux participants et aux partenaires l'impression que leurs efforts sont précieux. Les relations avec les médias sont également importantes : une couverture médiatique dans les journaux et les stations de radio locales aiderait à sensibiliser davantage la population et à attirer de nouveaux partenaires et de nouveaux participants.

  • L'expérience d'un emploi rémunéré a une valeur extrêmement importante, en particulier pour les jeunes contrevenants provenant de milieux pauvres ou démunis. La possibilité de gagner de l'argent inspire l'attachement à la collectivité.

  • Bon nombre d'emplois offerts par des partenaires n'ont pas trouvé preneur en raison de conflits d'horaires chez les participants du projet. Des emplois plus flexibles, particulièrement pendant les mois d'été, permettraient aux participants de bénéficier davantage des possibilités d'emploi.

  • À leur retour à l'école, certains participants ont été incapables de maintenir les habitudes acquises dans le cadre du volet enseignement du projet. Un soutien en bonne et due forme devrait être offert à ces jeunes lorsqu'ils décident de retourner à l'école à plein temps.

Conclusion

Bien que le projet ait connu du succès en général, il bénéficierait d'un leadership stratégique, comme un conseil d'administration. Pour être viable à long terme, le projet nécessite un financement stable et pluriannuel pour les volets administration et communication.

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