Regina Connected Youth Program (programme jeunesse de Regina)

[ Table des matières ]

Aperçu

Le programme vise à favoriser la réinsertion dans la collectivité et la réadaptation des délinquants purgeant une peine. Plus précisément, le programme était destiné aux délinquantes et aux délinquants âgés de 15 à 24 ans qui habitent Regina et se heurtent à des obstacles liés à la réinsertion et à la réadaptation. On a déterminé que ces jeunes présentent un risque important de récidive. On a également déterminé qu’ils avaient un certain degré d’affiliation à un gang, sans être pour autant être pleinement intégré à leur mode de vie.

Le programme de trois ans a été exécuté par l’organisme Regina Street Culture Kidz Project Inc. et financé par le ministère des Services correctionnels et de la Sécurité publique de la Saskatchewan et Justice Canada. Le programme, qui a permis de traiter 34 personnes, a coûté 704 000 $

Le programme avait plusieurs buts, notamment :

  • améliorer les liens du participant aux ressources positives se trouvant dans la collectivité;
  • réduire le risque d’affiliation à des gangs;
  • réduire le risque de récidive.

Contexte

Il existe plusieurs facteurs de risque interdépendants qui peuvent mener les jeunes à récidiver, notamment l’absence d’un emploi stable, des études inachevées, une situation familiale problématique, peu de liens positifs avec des pairs, un manque de loisirs et d’activités récréatives appropriés, l’abus d’alcool ou d’autres drogues, et une attitude ou une approche favorable au crime.

Chaque participant a été jumelé à un mentor qui a aidé le jeune à élaborer un plan d’action individuel et à réaliser les objectifs fixés. Le personnel du programme a offert son soutien et une surveillance de façon intensive. Les activités de service et de soutien fournis ont été déterminées en fonction des secteurs de risque ciblés de chaque jeune.

Les mentors ont assuré la liaison avec les représentants de l’école ou les employeurs et aidé les participants à trouver des activités récréatives engageantes et positives, à avoir accès aux services de lutte contre la toxicomanie, à acquérir des compétences en résolutions de problèmes, à établir des relations familiales ou des relations avec des pairs positives, à acquérir et à conserver une résidence adéquate, et à répondre aux besoins participants en situation de crise personnelle.

Évaluation du programme

Le ministère des Services correctionnels et de la Sécurité publique de la Saskatchewan a procédé à l’évaluation du programme par l’entremise d’entrevues avec les principaux membres du personnel du programme, d’un examen des dossiers des clients et d’un examen des fichiers de la base de données concernant le récidivisme, et par observation du programme.

Principales conclusions

Le programme concordait avec l’intention et l’objectif initiaux du programme. Il a été efficace pour venir en aide aux participants, c’est-à-dire pour qu’ils puissent créer d’importants liens avec des services adéquats dans la collectivité. Les deux ressources les plus utilisées étaient les celles en matière d’éducation et d’emploi ainsi que celles liées au traitement de la toxicomanie.

Parmi les participants :

  • 85 % d’entre eux était âgés de 15 à 18 ans;
  • 32 % d’entre eux était des délinquantes;
  • 80 % d’entre eux était d’origine autochtone.

Les deux composantes principales visant à atténuer les risques de participation aux activités d’un gang étaient le mentorat individuel et la mobilisation des jeunes en vue de participer à des activités récréatives et à des activités de service communautaire.

Il a été déterminé qu’à l’égard de la majorité des participants, la probabilité de récidive s’élevait à 75 % ou plus s’ils ne bénéficiaient pas d’une intervention. Le programme semble avoir réussi à mener 50 % des participants jusqu’à la fin de la peine sans récidiver.

Leçons à retenir

On ne soulignera jamais assez l’importance de jumeler chaque participant à un mentor adulte. Le programme a permis aux participants d’établir un lien véritable. On a repéré de nombreux exemples où les participants ont communiqué avec leur mentor lorsqu’ils étaient en situation de crise. L’accès à une intervention en cas de crise en dehors des heures régulières de travail était important pour plusieurs d’entre eux. Des activités récréatives axées sur l’action, comme des jeux de poursuite au laser, les quilles ou l’escalade, ont répondu aux besoins de stimulation et de défis des participants et leur ont donner l’occasion de prendre part à des activités sociales sans risque.

Conclusion

Les données préliminaires concernant les récidives sont impressionnantes. Le programme a réussi à diminuer les affiliations à un gang et à resserrer les liens avec la collectivité.

http://www.streetcultureproject.org/

[ Table des matières ]

Date de modification :