Projet de réinsertion

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Aperçu

Le projet visait à favoriser la réinsertion sociale de jeunes ayant des démêlés avec la justice. Au terme d’un programme de traitement de la toxicomanie en résidence, les participants étaient jumelés à un intervenant qui leur offrait un soutien personnalisé. En collaboration avec cet intervenant, les jeunes se fixaient des objectifs et recevaient un appui pour les réaliser. Les intervenants en réinsertion dirigeaient les jeunes vers les programmes et les services communautaires qui les aideraient à faire des choix judicieux et à éviter les drogues et le milieu criminel. Parmi les mesures de soutien mises en place, mentionnons : favoriser la réinsertion de jeunes au sein de leur collectivité d’origine, fournir un appui aux jeunes qui ne peuvent pas réintégrer leur collectivité, de même que soutenir les jeunes en leur proposant des services locaux qui les aideront, par exemple, à trouver un emploi, terminer leurs études et se constituer un réseau de soutien dans leur collectivité.

Le projet était dirigé par PLEA Community Services, un organisme de Vancouver, en Colombie‑Britannique. Ce projet pilote de trois ans, auquel ont participé 64 jeunes, a coûté 488 000 $.

La participation des jeunes au Projet de réinsertion était entièrement volontaire. Les jeunes pouvaient obtenir un appui en tout temps, au terme de leur sevrage ou à leur libération de l’un des deux centres de traitement de la toxicomanie du PLEA, soit Daughters and Sisters (pour les filles de 12 à 18 ans) et Waypoint (pour les garçons de 12 à 18 ans). Ces deux programmes de traitement en résidence se voulaient une solution de rechange au placement sous garde.

Évaluation du projet

L’organisme PLEA Community Services, de concert avec le Centre McCreary, a évalué le projet. Depuis son lancement en juin 2009, 118 jeunes ont eu la possibilité de participer au Projet de réinsertion : 64 ont choisi d’y participer, alors que 54 ont refusé d’y participer.

Une analyse comparative a été réalisée entre les jeunes ayant choisi de participer au projet au terme d’un programme de traitement de la toxicomanie en résidence, et ceux ayant choisi de ne pas y participer. À la suite de leur traitement, les jeunes ont rempli des questionnaires de suivi à des moments précis. Ils ont rendu compte de leur conduite dans les principales sphères de leur quotidien, notamment en ce qui touche la consommation d’alcool et de drogues, les actes criminels, les relations familiales, les relations avec les pairs, l’école, le travail, les aptitudes à la vie quotidienne, les liens avec la collectivité, le cadre de vie, la santé physique, les loisirs positifs et d’autres avantages associés au traitement. Le questionnaire se terminait par la question suivante : « Dans l’ensemble, dans quelle mesure avez-vous pu maintenir les résultats positifs obtenus à Daughters and Sisters ou Waypoint? » Ces rapports étaient produits un mois, trois mois, six mois, neuf mois et douze mois après le traitement.

Principales conclusions

On a observé des écarts importants quant aux résultats à long terme des traitements entre les jeunes ayant participé au Projet de réinsertion et ceux qui n’y ont pas participé. En effet, les participants ont obtenu de bien meilleurs résultats, notamment une réduction de la consommation d’alcool et de drogues, une diminution des actes criminels, un meilleur cadre de vie, une participation accrue aux activités scolaires et un niveau supérieur d’employabilité, et d’autres avantages généraux, comparativement aux jeunes n’ayant pas participé au projet. Ces observations sont importantes, car il n’y avait pas de différence significative entre les jeunes ayant participé au Projet de réinsertion et ceux qui n’y ont pas participé. En fait, il n’y avait aucune différence quant à l’âge des jeunes, à leur sexe, à leur origine ethnique, à leur niveau de besoin ou de risque et à leur degré de motivation lors de l’admission au centre ou au terme du traitement.

Leçons retenues

Le Projet de réinsertion a démontré que la réussite des jeunes ne tenait pas au fait qu’ils aient ou non suivi le programme dans l’un des deux centres de traitement en résidence. La période de transition qui suit la sortie d’un centre de traitement de la toxicomanie, un milieu très structuré, peut être très difficile pour les jeunes. Les études démontrent la nécessité de fournir des services de suivi continus après un traitement. Enfin, le recours à ces services, axés sur les jeunes, souples et accessibles, doit se faire sur une base volontaire.

Conclusion

Le Projet de réinsertion s’est révélé un excellent programme. Il a démontré que les jeunes qui obtiennent un soutien personnalisé sont en mesure de maintenir les résultats positifs de leur traitement, en particulier, la réduction de la consommation de drogues et des démêlés avec le système de justice pénale.

http://www.plea.ca/our-services/addiction

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