Où trouver de l’aide

La violence familiale est un problème courant. Ça arrive chaque jour, partout.

C’est triste à dire, mais les familles ne vivent pas toutes dans un climat de sécurité tout le temps. C’est pour ça qu’il y existe beaucoup de services communautaires pour les familles qui vivent des conflits et pour les jeunes et les adolescents aux prises avec de la violence familiale.

Voici une liste de services et de personnes à qui tu pourrais parler.

Dans certains cas, le plus difficile est de décider à qui parler et quoi dire. Une fois que tu as décidé à qui tu veux parler de ce qui t’arrive, commence par dire à cette personne qu’il se passe quelque chose chez toi qui te préoccupe beaucoup et demande-lui si tu peux en parler avec elle. Tu peux aussi lui écrire un message ou un courriel pour lui dire que tu aimerais lui parler si tu trouves ça plus facile.

N’aie pas peur de lui demander ce qu’elle fera si tu lui parles de la situation d’abus ou de violence que tu vis et ce qu’elle fera de l’information que tu lui donnes.

Tu peux aussi lui demander de t’aider à préparer un plan d’urgence. Voici un modèle de plan d’urgence que tu peux utiliser. (Version PDF, 61 KO - Aide PDF)

Précaution à prendre : si tu imprimes cette page, n’y écris pas de renseignements que tu ne veux pas que ton abuseur voit à moins d’être sûr qu’il ne la trouvera pas. Fais aussi attention de ne pas écrire de choses qui pourraient le mettre en colère.

Les lignes d’aide

jeunesse, j'écoute, 1 800 668 6868 www.jeunessejecoute.ca Il y a de l'aide.

Il y a de l'aide.
Appelle la ligne JEUNESSE, J’ÉCOUTE au
1-800-668-6868
Il y a des conseillers disponibles 24 heures sur 24, 7 jours par semaine.
C’est gratuit, confidentiel et anonyme.
Visite le : http://www.jeunessejecoute.ca/
pour avoir d’autres renseignements sur des sujets qui intéressent les jeunes et les adolescents.

Confidentiel :

Les renseignements que tu vas donner à Jeunesse, J’écoute ne seront révélés à personne d’autre, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Appelle Jeunesse, J’écoute ou visite son site Web pour en savoir plus.

Anonyme :

Jeunesse, J’écoute n’est pas abonné au service afficheur, ne retrace pas les appels ni les adresses IP. Tu n’es pas obligé de t’identifier.

Quand tu appelles Jeunesse, J’écoute, c’est gratuit et confidentiel. Tu peux parler à une personne qui sait ce qu’est la violence familiale et qui pourra t’aider à décider quoi faire. Tu n’es pas obligé de dire ton nom ni où tu habites. Si tu le fais, ça restera secret à moins que tu demandes au service d’aide de révéler ton nom ou si toi ou un autre enfant êtes en danger. La personne à qui tu vas parler va t’écouter et t’aider à décider quoi faire pour vous protéger, toi et ta famille.

Les services d’urgence - 911

Si tu es en danger immédiat ou que tu as besoin d’aide tout de suite, compose le 911 ou le numéro d’urgence de ta ville (il est d’habitude inscrit dans les premières pages de l’annuaire téléphonique). La personne préposée aux urgences va te demander la raison de ton appel, ce qui se passe et d’où tu appelles. Elle va aussi te demander qui est avec toi et si une de ces personnes a des armes. Elle voudra aussi savoir s’il y a quelqu’un de blessé. Quand les services d’aide arriveront, ils resteront probablement jusqu’à ce que tout le monde se soit calmé. Si la situation est grave, ils emmèneront peut-être la personne violente au poste de police.

Si le 911 n’existe pas dans ta ville, appelle la téléphoniste en composant le 0, dis-lui que c’est une situation d’urgence et demande-lui de te mettre en communication avec le poste de police le plus proche.

L’école

Si tu ne crois pas qu’il y a un danger immédiat, tu peux demander à un adulte en qui tu as confiance, par exemple un de tes professeurs, de t’aider. C’est possible que tu n’aies jamais entendu tes professeurs, le directeur de l’école ni les conseillers scolaires parler de violence familiale, mais la plupart d’entre eux ont beaucoup d’expérience dans l’aide aux jeunes qui vivent dans des familles violentes. Ils connaissent probablement les services d’aide qui existent dans ton milieu et les moyens que tu peux prendre pour te protéger.

Si tu parles de ce que tu vis à un professeur, il ne te jugera pas et ne pensera pas de mal de toi. Au contraire, il va vouloir s’assurer que tu es en sécurité. Pour t’aider, il devra peut-être parler de ta situation à d’autres personnes pour faire en sorte que tu reçoives l’aide dont tu as besoin. Tu pourras l’aider en lui disant à qui il peut parler de toi et à qui il ne devrait pas. S’il se rend compte que tu subis de la violence physique ou sexuelle ou qu’il croit que ta vie est en danger, la loi l’oblige à avertir quelqu’un qui sait t’aider.

Les travailleurs sociaux préposés à la protection de la jeunesse

Si quelqu’un demande l’aide d’un travailleur social, ce sera probablement une personne qui aura beaucoup d’expérience du travail avec les familles qui ont des problèmes de violence. C’est important de lui dire tout ce qui se passe dans ta famille et comment tu te sens pour qu’il puisse t’aider le mieux possible. Dans certains cas, il faudra aussi qu’il parle à tes parents ou à d’autres adultes. Il fera tout ce qu’il peut pour que tu sois en sécurité.

Tu connais peut-être déjà un travailleur social qui a travaillé auprès de ta famille. Les travailleurs sociaux préposés à la protection de la jeunesse ont comme principal objectif de veiller à ce que les enfants et les adolescents soient heureux, en santé et en sécurité. Ils en savent beaucoup sur l’aide et les programmes disponibles. Visite les sites Web suivants pour en savoir plus sur les services de protection de la jeunesse de ta province ou de ton territoire.

Les médecins, les infirmières et les professionnels de la santé

Une autre personne à qui tu peux parler de ce qui se passe chez toi est un professionnel de la santé, par exemple ton médecin. Cette personne t’écoutera et t’aidera à trouver l’aide dont tu as besoin. Elle voudra peut-être parler de tes problèmes avec ta mère ou ton père. Si c’est le cas, dis-lui à qui elle peut parler. Elle te suggèrera peut-être aussi d’autres personnes à qui parler. Si elle croit que tu es victime de violence ou que tu es en danger, elle devra le dire aux personnes qui peuvent le mieux assurer ta sécurité.

Les organismes communautaires et les refuges d’urgence

Il y a beaucoup d’organismes qui fournissent des services aux jeunes : des groupes jeunesse, les scouts, le YMCA et le YWCA, les centres communautaires locaux, les organismes affiliés à Centraide. Dans ces organismes, il y a des personnes formées pour aider les autres et qui connaissent les besoins des jeunes. Ce sont des endroits sûrs pour parler de ce qui t’arrive.

Si toi ou une personne que tu connais avez besoin d’un endroit sûr où habiter ou de conseils à ce sujet, tu peux appeler un refuge d’urgence. Ces refuges sont gérés par des groupes communautaires. D’habitude, les numéros de téléphone des services d’urgence sont indiqués dans les premières pages de l’annuaire. Dans les pages jaunes, tu pourras peut-être trouver d’autres numéros de téléphone utiles en cas d’urgence en cherchant sous « centres de crise », « services sociaux » ou « protection de la jeunesse ». Beaucoup d’organismes locaux ont des sites Web renfermant des informations sur des personnes-ressources.

Les organismes religieux

Le représentant de ton église, de ta synagogue, de ton temple ou de ta mosquée peut offrir de l’aide et du réconfort aux personnes qui vivent des difficultés, entre autres de la violence familiale. Si tu te sens à l’aise, tu peux lui parler de tes problèmes. Il pourra peut-être t’aider ou te dire où trouver l’aide dont tu as besoin.

Les membres de ta famille, les amis et les voisins

Si tu ne veux parler à aucune des personnes ou services mentionnés plus haut, essaie de parler à un autre membre de ta famille que tu crois capable de comprendre la situation et de t’aider. Si tu préfères, tu peux parler à un de tes amis, aux parents d’un de tes amis, à un voisin ou à un entraîneur qui te connaît et en qui tu as confiance.

Parler à quelqu’un, ça aide. Ça rend souvent les choses plus claires. Parle à une personne de confiance de ce que tu vis à la maison et de tes sentiments à ce sujet. Elle t’écoutera et te donnera peut-être des conseils sur ce que tu peux faire. Si elle est vraiment inquiète pour toi, elle voudra peut-être parler de ta situation à quelqu’un d’autre pour que tu reçoives l’aide nécessaire. Si tu crois qu’il y a une personne en particulier à qui elle devrait parler, tu peux le lui dire.

Il est aussi possible que la personne à qui tu parleras ne sache pas quoi dire ou quoi faire, mais tu trouveras peut-être que le seul fait de parler de ta situation te fait du bien. Si cette personne ne peut pas t’aider, va voir quelqu’un d’autre. De toute façon, c’est important de collaborer avec la personne que tu as choisie. Tu voudras que cette personne puisse veiller à ta sécurité ou à celle de la personne pour laquelle tu es inquiète.

L’Internet

Tu peux chercher sur l’Internet d’autres renseignements sur la violence familiale.

Date de modification :