Le ministère de la Justice du Canada travaille en vue de réduire l'incidence de la violence familiale au Canada. Apprendre plus...
Les chiffres figurant dans les tables se fondent sur le montant moyen que les Canadiens à différents niveaux de revenu dépensent pour élever un enfant. Les recherches sur les dépenses des familles révèlent qu'il n'existe pas de coût unique fixe pour élever un enfant. En général, les familles comptant le même nombre de personnes et ayant un revenu semblable consacrent aux enfants la même proportion de leur revenu après impôt. Ce qu'il en coûte pour élever un enfant dépend donc du revenu de la famille et du nombre d'enfants.
Les lignes directrices aident à garantir que tous les parents dont la situation est similaire (c'est-à-dire qui vivent dans la même province ou le même territoire et qui ont le même revenu et le même nombre d'enfants) versent le même montant de pensions alimentaires de base avant que des ajustements soient apportés. Les montants visent également à garantir que les parents payeurs puissent encore subvenir à leurs propres besoins. Les tables tiennent compte de l'impôt à payer et sont donc fondées sur le revenu brut. Les montants varient selon la province et le territoire pour tenir compte des différents taux d'imposition provinciaux et territoriaux.
Les montants des tables de pensions alimentaires pour enfants ont été mis à jour le 1er mai 2006 pour tenir compte des nouveaux taux d'imposition.
On considère que le revenu brut reflète plus fidèlement le revenu d'une personne, car le revenu net permet un plus grand nombre de déductions discrétionnaires qui rendent difficile la détermination d'un montant de pension alimentaire équitable. De plus, la for-mule utilisée pour construire les tables tient déjà compte de l'impôt qu'un parent paiera.
Les lignes directrices fédérales fixent la contribution du parent payeur en fonction de la proportion moyenne du revenu qu'une personne disposant d'un niveau de revenu donné consacre à ses enfants. Autrement dit, les montants prévus dans les lignes directrices correspondent à « ce qu'un parent dont le revenu se situe à un niveau donné dépense habituellement pour ses enfants ». La contribution financière du parent est fixée en fonction de son revenu.
On s'attend à ce que le parent bénéficiaire consacre une part équivalente de son revenu pour payer les coûts nécessaires pour élever l'enfant. Les niveaux de vie de l'enfant et du parent bénéficiaire sont interdépendants, parce qu'ils vivent ensemble. Cette approche fait en sorte que le niveau de vie des enfants continue de varier en fonction de l'augmentation ou de la diminution du revenu de leurs parents, comme si les deux parents avaient continué de vivre ensemble.
Il faut également prendre en compte le revenu du parent bénéficiaire :
Si vous êtes en instance de divorce, le juge doit être convaincu que vous avez pris des dispositions raisonnables pour subvenir aux besoins de vos enfants. Il peut refuser d'officialiser votre divorce s'il estime que les dispositions que vous avez prises à cet égard ne sont pas raisonnables.
Les lignes directrices établissent un niveau de revenu minimum pour les parents payeurs. Le niveau minimum représente le revenu dont une personne a besoin pour satisfaire à ses besoins de base. Si votre revenu est inférieur à ce niveau, vous n'avez pas à verser de pension alimentaire pour enfants. Cependant, le tribunal peut vous attribuer un revenu s'il juge que celui que vous déclarez ne reflète pas fidèlement votre revenu réel ou possible.
Le seul cas où le revenu du nouveau conjoint entre en ligne de compte est lorsqu'un des parents invoque des difficultés excessives. Dans un tel cas, vous et l'autre parent devez comparer le niveau de vie de vos deux ménages. Pour ce faire, vous devez prendre en compte le revenu de chaque membre de chaque ménage.
Selon la loi, vous êtes toujours tenu de subvenir aux besoins de vos enfants, même si vous avez de nouvelles responsabilités familiales.
Toutefois, les lignes directrices reconnaissent que, dans certaines situations, des circonstances particulières peuvent faire en sorte que les montants prévus dans les tables de pensions alimentaires pour enfants entraînent des difficultés excessives pour l'un ou l'autre des parents ou pour les enfants. Ces circonstances peuvent comprendre la fondation d'une seconde famille. Toutefois, vous ne pouvez réduire vos obligations envers votre première famille à moins que la comparaison des niveaux de vie des deux ménages ne révèle que la seconde famille aurait un niveau de vie plus bas si les versements de pensions alimentaires n'étaient pas réduits. Pour faire cette comparaison, le tribunal tient compte du revenu de tous les membres du ménage ainsi que du nombre de personnes dans chaque ménage. S'il est prouvé qu'il y a effectivement difficultés excessives, le tribunal peut ajuster le montant de la pension alimentaire pour enfants.
Pour en savoir plus, veuillez vous reporter à l'Étape 8 : difficultés excessives.
La Loi sur le divorce reconnaît que, dans certaines situations particulières, le montant figurant dans les lignes directrices peut ne pas être approprié.
Par exemple, si le parent payeur a transféré la maison familiale, sans compensation financière, à l'autre parent afin que les enfants n'aient pas à déménager, il pourrait être injuste de l'obliger à verser le montant prévu par les lignes directrices. Les deux parents devraient convenir de ce fait, faute de quoi le tribunal devra trancher la question.
Si vous êtes le parent payeur, vous devez continuer à verser la pension alimentaire pour enfants prévue dans votre ordonnance du tribunal ou votre entente, en dollars canadiens.
Si vous êtes le parent bénéficiaire, l'autre parent doit continuer à verser la pension alimentaire destinée aux enfants, en dollars canadiens. La table fédérale pour la province de résidence du parent qui vit au Canada s'applique.
Si le parent payeur ne continue pas à verser la pension alimentaire pour enfants une fois réinstallé à l'étranger, vous pouvez communiquer avec les responsables du programme d'exécution des ordonnances alimentaires (PEOA) de votre province ou de votre territoire. Le PEOA peut vous fournir de l'information sur l'exécution des ordonnances alimentaires pour enfants dans les cas où le parent payeur vit à l'étranger. Voir la liste des programmes d'exécution provinciaux et territoriaux.