Le ministère de la Justice, en collaboration avec l'Association canadienne des chefs de police (ACCP), a le plaisir d'annoncer les gagnants du Prix national du maintien de l'ordre dans le domaine de la justice pour les jeunes, décerné par la ministre de la Justice, ainsi que les finalistes et candidats. Ce prix permet de reconnaître les efforts des policiers dont le travail reflète et respecte l'esprit et les objectifs de l'initiative fédérale visant à renouveler le système de justice pour les jeunes au Canada. Cette initiative est fondée sur trois principes clés :
et ce, en vue de s'assurer la protection à long terme de la population.
Il s'agit de la deuxième année où le prix est décerné. Trente-trois candidatures ont été soumises par des services de police, des groupes communautaires, des écoles et des particuliers à l'échelle du Canada. Les récipiendaires du prix de cette année sont :
Agent Max Morin
GRC, détachement satellite d'Ahousaht
Mentions d’honorables
Le gagnant de cette année, Max Morin, ainsi que les autres personnes méritoires étaient présents lors de la cérémonie.

Rangée du haut:
Agent Randy Huisman;Agent Grant Obst;Agent Tim Korchinski;Agent-détective Grant Hamilton
Rangée du bas:
Sergent Wade Blake; Agent John Kennedy; M. John Maloney; Mme Catherine Latimer; Agent Max Morin; and Sergent Dave Dort.
Le sergent George Couchie, du service de police d'Anishinabek, détachement de Nipissing, est persuadé que les jeunes des Premières nations de cette localité n'oublieront jamais le rôle considérable que leur culture et leur patrimoine jouent dans leurs vies quotidiennes. De plus, le sergent Paul Trivett, du service de police de la Première nation de Georgina Island, de la police provinciale de l'Ontario, est toujours disposé à lui donner un coup de main.
Depuis quatre ans maintenant, le sergent Couchie dirige le Programme « Walking the Path »
, avec l'aide compétente du sergent Trivett, qui a conçu nombre des éléments du programme de formation. Incorporé dans le programme d'étude, il a pour objet de rétablir la fierté envers la culture et le patrimoine des Premières nations ainsi que de restaurer l'estime en soi et la confiance chez les jeunes des Premières nations.
Le programme comprend non seulement des exposés sur l'histoire des Premières nations, les traditions, les croyances et la culture mais aussi des leçons pour les jeunes sur des stratégies de prise en charge et sur le respect d'autrui dans la collectivité. Ce programme permet aux agents d'aider les jeunes, qui pour la plupart offrent par la suite le programme « Walking the Path »
à d'autres jeunes.
Personne-ressource :
L'agent Jocelyn (Josh) Ouelette est reconnu pour le dévouement qu'il manifeste à l'égard de sa collectivité et de son travail avec les jeunes. Le centre des jeunes de Bathurst est une de ses principales réalisations. Ce centre est un établissement permanent pour jeunes, qui offre une large gamme de services aux jeunes âgés de douze à dix-sept ans. Entre autres, le centre travaille avec des jeunes à risque afin d'élaborer des mesures de rechange à la traduction en justice en tant que solution aux problèmes de comportement.
Comme fondateur et organisateur, l'agent Ouelette a passé plus de cinq ans à recruter des partenaires communautaires, à former des bénévoles, à obtenir l'appui du gouvernement et à diriger des efforts de financement qui ont rapporté près d'un million de dollars, afin que le centre devienne une réalité.
Depuis l'ouverture du centre des jeunes de Bathurst en 1998, les infractions commises par des jeunes ont baissé de 27 %, et il n'y a quasiment plus de vandalisme par les jeunes.
Personne-ressources :
Agent Josh Ouelette
506-548-0471
Depuis plus d'une décennie, un membre de la police du CN se consacre aux enfants défavorisés du Montréal métropolitain et s'attache au-delà de ses fonctions à leur sécurité et à leur bien-être.
L'agent Marc LeBreux est celui qui s'est efforcé d'inculquer des notions de sécurité ferroviaire aux enfants qui auraient pu être tentés de considérer de dangereuses gares de marchandises ferroviaires comme un terrain de jeu. Son aptitude à communiquer avec les enfants, dans les nombreuses écoles où il s'est rendu et sa capacité d'élaborer des programmes de sécurité sur le terrain ont sans aucun doute aidé à éviter des accidents tragiques.
Un concours de dessins a constitué sa dernière initiative de promotion en matière de sécurité ferroviaire. Les gagnants se sont vus offrir des places à un match de hockey des Canadiens de Montréal au centre Molson. Pour cette initiative et pour tous les efforts qu'ils a déployés au nom des enfants défavorisés, l'agent LeBreux mérite tous les honneurs qu'il a reçus au cours des années, comme le Prix du président du CN pour ses services exceptionnels rendus à la collectivité.
Personne-ressources :
Agent Marc LeBreux
514-399-0278
Cette année, 13 jeunes défavorisés de la municipalité de Charlottetown se sont retrouvés au poste de police local ! Quels actes ignobles avaient-ils commis? Rien, même pas d'avoir traversé la chaussée en dehors des passages cloutés. Ils se trouvaient au poste de police comme invités d'honneur de l'agent Gary Clow.
Les 13 jeunes ont été choisis par « les Grands frères et les Grandes soeurs »
de la ville pour participer au Programme du service de police « Kids 'N' Kops »
dirigé par l'agent Clow. Ce programme a pour objet d'aider les jeunes de 9 à 14 ans susceptibles d'avoir des démêlés avec la justice. Entre autre, ce dernier aide les jeunes à comprendre que la police préférerait les voir devenir des citoyens respectueux de la loi plutôt que de les arrêter pour avoir enfreint la loi.
Le jeunes sélectionnés pour participer au programme ont passé cinq jours dans un cadre éducatif et amusant. L'agent Clow et d'autres officiers de police « disent les choses telles qu'elles sont »
. Plusieurs exposés ont dépeint d'une manière réaliste les conséquences liées, par exemple, à l'usage de la drogue. Toutefois, l'approche globale est de contraindre les jeunes à prendre de bonnes décisions.
Personne-ressources :
Agent Gary Clow
902-629-4065
À la suite du décès d'un jeune garçon de 10 ans en 1998 à Chatham, le chef John Kopinak a décidé de donner à ses agents la possibilité d'améliorer leurs connaissances en matière de profilage et d'interrogatoire de jeunes.
Donc, en août 2000, il a organisé un Symposium à ce sujet. Ce colloque a permis aux policiers de se pencher sur un sujet qui jusqu'alors n'avait pas fait partie de leur formation, à savoir la façon dont ils interrogent les jeunes qui sont soupçonnés d'avoir commis un crime. Et pour écarter tout risque de problèmes, avant qui ceux-ci surgissent, le colloque a visé d'identifier une façon donc les policiers et autres professionnels pourraient établir le profil des jeunes qui sont les plus susceptibles de commettre des crimes.
Grâce au Symposium, un programme communautaire a été lancé dans la région pour aider les jeunes à ne pas prendre part à des activités anti-sociales.
Les efforts du chef ont eu des répercussions sur d'autres services de police. Par exemple, un vidéo de 17 minutes sur l'interrogatoire des jeunes a été produit par « the Ontario Police Video Training Alliance »
(l'alliance de vidéos éducatifs des services de police de l'Ontario). Ce vidéo a été distribué dans 74 services de police et visionné par des milliers d'agents de première ligne. Un cours sur l'interrogatoire des jeunes est en voie d'élaboration et sera offert dans les centres de formation policière.
Personne-ressources :
Chef John Kopinak
519-436-6603
En tant que membre du Programme de justice pour les jeunes de Halton, l'apport de l'agente Traci Smith est indéniable, notamment en ce qui a trait à son aptitude à motiver les jeunes.
L'automne dernier, agente Smith et Susan Moraes, assistante sociale du service régional de Halton, ont rencontré deux fois par semaine 13 contrevenants qui avaient commis des délits mineurs. Ces derniers ont tous accepté de faire partie du programme, et par conséquent, ils n'avaient pas à être traduits devant les tribunaux pour répondre de leurs actes. Ils ont plutôt participé à un processus de réadaptation dans le cadre duquel ils ont assuré des services nécessaires à la collectivité. Ils ont également appris qu'il faut subir les conséquences de ses actes.
Sur les conseils de l'agente Smith et de Mme Moraes, le groupe a décidé de soutenir le Programme R.I.D.E. (Reduced Impaired Driving Everywhere) de la ville de Burlington. Ils ont sollicité les entreprises locales et ont réuni 1 000 $ en contributions, qui ont été affectés au Programme R.I.D.E. Les jeunes ont ressenti une fierté légitime à avoir servi leur collectivité. Ils ont aussi entrepris des démarches pour devenir de bons citoyens. Ils n'oublieront jamais les recommandations et le soutien de l'agente Smith et de Mme Moraes qui ont transformé leurs vies.
Personne-ressources :
Agente Traci Smith
905-825-4777
Dans le quartier est d'Hamilton, un policier grégaire connaît presque tous les jeunes par leurs prénoms. L'agent Craig Leishman a établi dans la collectivité un réseau d'appui important pour les jeunes à risque. Il sait où trouver les ressources dans la collectivité et il sert de lien entre les jeunes et les professionnels des services communautaires.
Même si l'agent Leishman se fait réellement le défenseur des jeunes, il ne s'apitoie pas facilement sur leur sort. Il leur porte une oreille attentive mais il ne les laissera pas invoquer leur milieu pour excuser leur mauvaise conduite. Il leur montre que nombreux sont ceux qui, ayant eu des antécédents semblables aux leurs, se sont battus pour devenir des citoyens actifs et respectueux de la loi. Et il ne plaisante pas quand il leur explique quelles seront les conséquences de leurs actes s'ils deviennent dépendants de la drogue ou s'ils se joignent à des bandes d'adolescents. Mais en même temps, ils savent qu'ils peuvent se confier à lui s'ils ont un problème. Et il peut les adresser à des services communautaires où ils pourront recevoir de l'aide.
Personne-ressources :
Agent Craig Leishman
905-546-2929
Au cours des huit dernières années, l'agent Roch Gilbert a élaboré une approche communautaire à l'égard de la justice pour les jeunes qui lui a valu la confiance, le respect et l'affection des jeunes, des parents et autres membres de la collectivité.
Cette approche insiste sur l'importance de la famille, contribue à responsabiliser les parents et permet aux jeunes de retrouver le droit chemin.
Une partie de sa stratégie consiste à simplement être disponible pour les jeunes locaux. Par exemple, il s'adresse aux écoles et à d'autres groupes au sujet de l'usage de la drogue, il participe à des campagnes de sécurité à bicyclette et il rencontre les jeunes là où ils se réunissent, soit dans les parcs et les cafés.
Une autre partie consiste à trouver des moyens non judiciaires de traiter la criminalité juvénile. Par exemple, il s'appuie fortement sur la médiation et sur la justice réparatrice, qui favorisent la participation de toutes les parties en cause, à savoir, les victimes, les jeunes contrevenants et leurs parents. Plus important encore, il encourage chacun à collaborer en tant que partenaires dans l'intérêt de l'ensemble de la collectivité.
Personne-ressources :
Agent Roch Gilbert
418-546-2015
Quand il s'agit de diriger ses cours d'été de soccer, le nouveau service de police de New Westminster peut se vanter de compter plusieurs athlètes parmi les plus talentueux. Par exemple, l'inspecteur Frank Ciaccia était membre de l'équipe olympique canadienne et de celle de la Coupe du Monde et a joué professionnellement au sein de la ligue nord-américaine de soccer. Comme on pouvait s'y attendre, il a été un modèle important auprès des jeunes dans le cadre de cette initiative de services de police communautaires en place depuis 1981.
En collaboration avec d'autres services municipaux, des entreprises locales et des groupes communautaires, des équipes professionnelles et des athlètes, ce service d'approche communautaire est offert en plein été lorsque les étudiants sont le plus disponibles. Il est remarquable et est conçu pour recevoir autant d'enfants que possible.
L'objectif de ce programme est simple : proposer un programme récréatif qui sensibilise également les enfants aux questions de sécurité publique et personnelle.
En fait, ce programme a connu un succès retentissant à en juger par le nombre considérable de louanges, et de prix qu'il a reçus de la collectivité.
Personne-ressources :
Inspecteur Frank Ciaccia
604-525-5411
En janvier 2000, ces trois agents ont organisé un forum sur la justice réparatrice. Le forum était unique en son genre, car il s'agissait du plus grand forum du genre jamais tenu en Colombie-Britannique, réunissant un total de quarante-cinq participants. Ces agents voulaient apporter une solution à l'épidémie de graffiti et de tagage que connaissent les régions d'Oak Bay et du Grand Victoria depuis 1998.
Au cours d'une enquête de deux ans, les agents ont tissé des liens avec des jeunes de la culture du graffiti. Ils ont appris à reconnaître des tags personnels et ont été capables d'établir l'identité de présumés graffitistes.
Les agents ont ensuite réuni des fonctionnaires municipaux, des victimes de graffiti, des jeunes graffitistes, ainsi que leurs familles dans le cadre de plusieurs petites conférences, afin d'étudier des solutions appropriées autres que le recours au processus de justice pénale. Ces efforts ont mené à un dernier forum sur la justice réparatrice lors duquel les participants ont trouvé des solutions jugées acceptables pour les parties intéressées et l'ensemble de la collectivité. À la suite de ce succès, le service de police d'Oak Bay a adopté comme politique une approche axée sur la justice réparatrice.
Personne-ressources :
Agents Bowser, Dalep et Hull
250-592-9988
Une initiative entreprise l'année dernière par un membre civil du service de police d'Ottawa porte déjà ses fruits dans la mesure où elle aide des enfants qui sont susceptibles d'avoir des démêlés avec la justice.
Louise Logue, coordonnatrice du service d'intervention auprès des jeunes, s'est aperçue que de nombreux enfants vulnérables étaient laissés pour compte car aucun service n'avait été mis en place pour régler leurs problèmes. Pour répondre à ce besoin, elle a entamé des discussions avec le Crossroads Children's Centre d'Ottawa, lequel s'occupe d'enfants qui ont des problèmes de santé mentale. Mme Logue pensait que les deux organismes pourraient unir leurs efforts en vue d'aider ces derniers.
Ce centre traite des enfants référés par la police, en s'employant à leur faire comprendre les conséquences d'un comportement antisocial et criminel. À ce jour, environ 40 enfants ont reçu de l'aide. Sans l'intervention de Mme Logue, la plupart d'entre eux attendraient encore sur une liste d'attente pour une aide qui ne se présenterait peut-être jamais.
Personne-ressources :
Louise Logue
613-236-1222, ext. 5355
Dans de nombreuses écoles, l'exclusion temporaire représente un moyen efficace de répondre au problème comportemental des étudiants. Toutefois, une fois expulsés de l'école, certains d'entre eux, en raison de leur inconduite croissante, s'attirent de plus grands ennuis au sein de la collectivité. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui prennent du retard dans leurs études, ce qui ne fait qu'aggraver leurs difficultés.
Pour parer à ce problème, l'inspecteur McDonald et le détective, sergent Thorne ont collaboré étroitement avec le conseil scolaire de Peel afin de mettre sur pied le projet « Eagle »
, qui permet aux étudiants exclus temporairement de poursuivre leurs études tout en recevant, tout comme leurs parents, l'aide d'éducateurs et d'autres professionnels afin de comprendre les raisons fondamentales de leur comportement.
Le projet Eagle vise toute la collectivité, notamment, la police, le système scolaire, les services familiaux ainsi que les parcs et services des loisirs et nécessite un engagement important de la part des familles et des jeunes réunis. Par exemple, les parents d'un étudiant doivent consentir à participer au programme avant que ce dernier puisse y être accepté. Les jeunes doivent signer un contrat suivant lequel ils acceptent d'atteindre certains objectifs et de respecter les règles du programme.
Le projet se déroule dans un local autre que leur école où les jeunes continuent à suivre des cours et où ils reçoivent l'aide nécessaire pour retourner, dans les meilleures conditions possible, à l'école.
Personne-ressources :
Inspecteur D. McDonald
905-453-3311 Ext. 7150
Depuis trois ans, l'agent Gary Takacs est le maître-d'oeuvre d'un programme de service communautaire visant à mettre un terme à l'intimidation dans les cours d'écoles. Selon lui, il n'est jamais trop tôt pour prévenir l'intimidation. C'est la ligne directrice du Programme « Bullies Have an Effect on Everyone (BEE) »
coordonné par l'agent Takacs dans la région de Peterborough. L'intitulé du programme souligne que tout le monde, y compris les victimes, est touché par les actes d'un tyran.
Le programme BEE fournit une vaste gamme de renseignements sur l'intimidation destinés aux jeunes, aux parents, aux enseignants et au public. Il assure un soutien aux victimes d'intimidation et aux tyrans. Il encourage les responsables en matière d'éducation à élaborer une structure stable afin de régler le problème de l'intimidation.
Personne-ressources :
Biographie de l`agent Max Morin .
En 1997, la GRC a commencé à élaborer un système de justice réparatrice dans l'Î.-P.-É car le système de justice traditionnel néglige parfois de prendre les mesures adéquates en matière de criminalité juvénile.
Les efforts du Sergent Gerry MacDonald consistaient à favoriser les recours aux tribunes de justice communautaire plutôt qu'au système judiciaire afin d'aider les jeunes contrevenants tout en protégeant la collectivité, et d'offrir aux victimes l'occasion d'expliquer les conséquences des crimes.
En collaboration étroite avec le gouvernement provincial, le Sergent MacDonald a établi des politiques et des méthodes ainsi qu'une liste d'infractions pouvant être traitées au moyen de ces tribunes. Il a également tenu des ateliers pour expliquer le fonctionnement du système et pour former les participants au programme.
Avec le concours des écoles de l'île, il a en outre élaboré des projets pilotes. Les tribunes de justice communautaire ont dans l'Île-du-Prince-Édouard obtenu l'appui des médias et des représentants municipaux après que le programme eut permis de réagir avec succès à une alerte à la bombe dans une école.
Depuis le lancement du programme, les tribunes de justice communautaire ont traité 54 affaires criminelles impliquant 83 jeunes. Dans chaque cas et selon les victimes, les contrevenants et autres participants, le programme a entièrement répondu à leurs besoins car ils ont ainsi eu l'occasion de réparer les torts causés.
Personne-ressources :
Sergent Gerry MacDonald
902-566-7149
L'agent Joe Taplin de la GRC ne passe pas inaperçu lorsqu'il pénètre dans une salle de classe de sixième année de Cole Harbour. Ancien athlète et aujourd'hui entraîneur adjoint de l'équipe de football de la St. Francis Xavier University, il est immédiatement adopté par ses « étudiants »
.
Lorsqu'il leur dit de ne pas toucher à la drogue, ils écoutent. Il est également attentif à leurs questions sur la drogue ou sur l'usage de stupéfiants. En tant que coordonnateur du Programme D.A.R. E. (Drug Abuse Resistance Education) de son détachement, l'agent Taplin souligne l'importance du travail d'équipe dans l'élaboration de stratégies visant à dissuader les enfants de faire usage de la drogue.
L'agent Taplin se consacre également beaucoup à aider les jeunes qui ont déjà eu des démêlés avec la justice. En les encourageant à prendre part à des Programmes de justice réparatrice, il leur offre la possibilité de faire amende honorable, leur évite de comparaître en justice et leur permet de rencontrer et d'entendre les victimes de leurs infractions.
Personne-ressources :
Agent Joe Taplin
902-426-8130
Biographie de sergent Dave Dort .
En 1998, le caporal Peter Puszka a établi le Camp Little Buffalo, un projet de partenariat visant à offrir aux jeunes âgés de 11 à 13 ans considérés comme étant « à risque »
un milieu récréatif pour favoriser l'interaction positive avec les agents de police. Avec l'aide de trois organismes communautaires, il a rassemblé 20 jeunes et quelques collègues pour une période de cinq jours. Les activités portaient sur la promotion du travail d'équipe, l'affirmation de soi, l'aptitude à communiquer, la prise de décisions favorables, l'établissement d'objectifs et l'aptitude à résoudre des problèmes.
En 1999, avec l'aide du caporal Puszka, le gendarme Carol McKinley a pris la relève. À ce jour, 60 jeunes ont participé au Camp Little Buffalo. Le gendarme McKinley a aussi aidé un autre détachement de la GRC à créer son propre camp.
L'année dernière, le gendarme McKinley et l'équipe de projet ont mis sur pied un programme de mentorat qui consiste à inviter à titre de mentor pour leurs pairs d'anciens campeurs qui ont fait preuve de leadership. Le projet du Camp Little Buffalo fera l'objet d'une évaluation, qui sera communiquée aux gens des milieux de la police, de la justice et de la recherche.
Personne-ressources :
Caporal Peter Puszka ou le gendarme McKinley
780-538-5701
Biographie de sergent Wade Blake .
Dans le cadre des services de police communautaires, l'agente Lanctot a été le fer de lance du Programme de sensibilisation aux effets de la drogue (PSED) à Prince George, en Colombie-Britannique. Ce programme a pour objet d'informer les enfants, les jeunes et les prostitués (ées) des dangers de l'abus d'alcool et de drogue ainsi que du style de vie qui souvent va de pair.
L'agente Lanctot a introduit le Programme PSED dans maintes écoles de la région de Prince George. Bien que son intention première ait été d'offrir des services d'approche aux jeunes scolarisés, elle a rapidement étendu le programme à ceux du Centre correctionnel de Prince George, pour qui il s'est avéré très efficace. Il semble que ce soit la première fois qu'on ait utilisé le Programme PSED dans un organisme correctionnel.
Pour que le programme soit efficace, l'agente Lanctot travaille étroitement avec les groupes et les professionnels communautaires qui oeuvrent dans le domaine de l'éducation, de la justice pour les jeunes et de la lutte contre l'exploitation sexuelle de ceux-ci. En plus d'informer les jeunes sur l'abus d'alcool et de drogue, elle essaie de prévenir les problèmes avant qu'ils ne commencent en apprenant à connaître les jeunes à risque et en recherchant les raisons fondamentales de leur comportement.
Plus récemment, elle s'est intéressée aux « raves »
et aux clubs de danses qui se sont répandus dans cette région. L'agente Lanctot s'efforce de participer à ces manifestations afin d'avoir une influence positive et de reconnaître les jeunes qui nécessitent de l'aide.
Personne-ressources :
Agente Julie-Anne Lanctot
250-561-3369
Sergent Wood et ses collègues policiers ont constaté que pour s'éviter des ennuis, les jeunes doivent contribuer à une entreprise positive. C'est la raison pour laquelle ces derniers ont élaboré la mission Stanley des corps de cadet des Premières Nations. Ils ont également apporté leur aide au halte-accueil local et ont participé au Programme
« Kids vs. Cops »
grâce auquel les jeunes ont la possibilité de mieux connaître ces agents en jouant au billard avec eux. De plus, ils traitent de questions diverses dans des écoles locales telles que la sécurité à bicyclette et sur la glace ou les jeunes et la loi.
Pour aborder certains défis auxquels sont confrontés les jeunes qui ont déjà des démêlés avec la justice, le Sergent Wood a élaboré un Programme de justice réparatrice pour donner aux victimes la possibilité d'expliquer aux jeunes les conséquences de leur crime et d'aider les jeunes à répondre de leurs actes. Ce programme, qui évite aux jeunes d'être traduits en justice, a donné lieu à une réduction très importante du taux de récidive.
Chose plus importante peut-être, la présence de ces agents est perceptible dans la collectivité et ces derniers se mettent à la disposition des jeunes. Par exemple, ils participent à la plupart des manifestations de la collectivité, comme des tournois de volley-ball et de pêche, et récemment ils ont collaboré à un effort local visant à nettoyer la ville. Cette approche personnelle s'est révélée très efficace à en juger par la baisse constante des arrestations.
Personne-ressources :
Sergent Charles Wood
306-635-2390
Biographie de l'agent John T. Kennedy .
En mars 2001, les agents Vance et Pratt ont organisé et animé un camp d'hiver culturel pour seize jeunes Autochtones. Quinze de ces jeunes avaient déjà des démêlés avec le système de justice pénale pour les jeunes. L'autre était considéré comme étant « à risque »
. Même si ce populaire projet de la justice pour les jeunes en était à sa quatrième année consécutive, c'était la première fois que le camp avait lieu en hiver et qu'il était offert à la Première nation Nekaneet.
Le camp a créé un environnement naturel axé sur les attributs des participants et a favorisé l'interaction positive entre les jeunes Autochtones, leurs Aînés et la police. Les jeunes ont découvert les valeurs traditionnelles et ont participé à des cercles de discussion et de guérison. Les principes de la justice réparatrice ont également été abordés et mis en pratique.
On a offert aux parents l'occasion d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion sociale de leur jeune, et plusieurs d'entre eux ont effectué un suivi à cette fin auprès des agents. De plus, un bon nombre de jeunes ont demandé aux Aînés s'ils pouvaient retourner à la réserve de Nekaneet après avoir purgé leur peine. Le camp s'est terminé par un festin communautaire et une danse en rond en l'honneur des réalisations et du leadership exceptionnels des jeunes pendant leur séjour au camp.
Personne-ressources :
Agents Vance et Pratt
306-777-6500
Biographie des agents Huisman, Korchinski et Obst .
L'agent Craig Nyirfa a mis sur pied un Programme de justice réparatrice fondé sur le suivi qui englobe de nombreuses composantes du système de valeur des autochtones.
L'année dernière, avec l'aide des membres du Conseil tribal de Saskatoon, et il a conçu le « Peacekeepers Program »
(le Programme des gardiens de la Paix) pour « les diplômés »
des cercles de jeunes du Programme de justice réparatrice. Les deux programmes permettent aux jeunes défavorisés de jouir d'un système de valeur fondé sur le respect d'autrui. En participant aux programmes, les jeunes qui ont commis des délits mineurs évitent d'être traduits en justice.
Le Programme des cercles des jeunes, qui s'appuie sur des séances de groupes consultatifs, constitue une forme de la justice réparatrice plus formelle. En revanche, le Peacekeepers Program réunit un grand nombre de personnes, notamment des parents, des sages, et des membres du service de police, pour qu'elles discutent des questions touchant les jeunes qui ont eu des démêlés avec la justice. Toutefois, les participants font beaucoup plus que discuter. Tous, qu'il s'agisse des parents, des sages et des membres du service de police, participent à une vaste gamme d'activités qui consolident le système de valeurs autochtone. En inculquant aux jeunes un sentiment de fierté à l'égard de leur culture et de leur héritage, le programme aide à réduire la criminalité juvénile auprès de certains jeunes considérés comme étant parmis les plus défavorisés du Canada.
Personne-ressources :
Agent Craig Nyirfa
306-975-8363
Ces quatre personnes mises en candidature offrent un programme d'éducation pour les jeunes. Le programme, qui a débuté à titre de projet dans un seul quartier en 1998, est maintenant offert dans des écoles toute la région de Montréal.
Le programme vise l'éducation et la prévention. Il s'inspire de l'« examen du commandant »
, un livret et un questionnaire visant à sensibiliser les jeunes au système de justice pour les jeunes et aux facteurs qui amènent les jeunes à avoir des démêlés avec la justice. L'examen traite de sujets comme la fausse interprétation de la loi, les mythes transmis aux jeunes, les influences négatives (p. ex., les adultes qui grillent les feux rouges) et les messages contradictoires provenant de divers cercles sociaux.
Ce partenariat entre la police et le milieu scolaire vise les jeunes de moins de 12 ans. On estime qu'il touchera environ 52 000 jeunes cette année.
Personne-ressources :
Commandant Pierre Caumartin
514-280-0346
En avril 2000, l'agent André Belleau a lancé un projet visant l'élaboration d'un article de « commercialisation »
qui répondrait au besoin exprimé par le public d'être en mesure de reconnaître les policiers dans la rue et d'appuyer la prévention du crime chez les jeunes élèves de Montréal-Nord.
L'article est un petit modèle en carton d'une auto-patrouille, que les élèves assemblent durant ou après la visite d'un agent de police communautaire dans leur classe. Aux couleurs du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, le modèle affiche le logo « Je me conduis bien »
. Le modèle d'auto-patrouille est utilisé pour renforcer les messages que les agents communiquent dans les écoles sur la sécurité, la prévention du crime, la responsabilité civile et ainsi de suite.
Deux sociétés de bienfaisance et des caisses populaires locales ont offert les fonds nécessaires à la production de 5 000 modèles qui serviront au projet communautaire initial. Le projet a depuis été étendu à la Communauté urbaine de Montréal en entier, et 50 000 modèles seront produits et distribués en 2001.
Personne-ressources :
André Belleau
514-280-0139
À titre de représentant du service de police communautaire, l'agent Alain Richer a travaillé en étroite collaboration avec des partenaires locaux pour créer le projet nommé (Milieu de vie pour les jeunes - Le Lien). Ce dernier offre aux jeunes un lieu de rencontre autre que les rues et les endroits publics du quartier Rosemont à Montréal. Le Club Optimiste de Rosemont participe au projet en tant qu'important partenaire financier.
Le Lien, qui se trouve dans un centre communautaire, a ouvert ses portes en janvier 2001 et est ouvert tous les vendredis soirs. Jusqu'à 20 jeunes âgés de 12 à 17 ans le fréquentent chaque semaine. Deux étudiants d'université accompagnent l'agent Richer pour promouvoir l'estime de soi et la responsabilité communautaire auprès des jeunes.
Personne-ressources :
Alain Richer
514-280-0443
De sa propre initiative, l'agente Millette a mis en oeuvre deux programmes couronnés de succès sur la sécurité et la prévention dans des écoles de Ville de LaSalle de la Communauté urbaine de Montréal.
Au niveau élémentaire, elle a présenté le programme « Elmer l'Éléphant prudent »
pour expliquer les règlements de la circulation et pour promouvoir les déplacements en toute sécurité à deux écoles de quartier. Aucun élève de ces écoles n'a été mêlé à un accident de la circulation depuis la mise en oeuvre du programme.
Au niveau secondaire, l'agente Millette s'est associée à un travailleur social scolaire pour organiser un programme de prévention du viol commis par un ami afin de fournir aux adolescentes des renseignements sur l'agression et l'exploitation sexuelles. Dans le cadre de ce programme, elle a présenté avec succès des solutions de rechange aux procédures judiciaires officielles pour résoudre les affaires impliquant des jeunes.
Personne-ressources :
Agente Martine Millette
514-280-0414
En 1999, la mort tragique par balle d'un étudiant de l'école secondaire de Taber a obligé le modeste service de police locale à adopter une ligne de conduite qui l'amènerait à s'engager pour ainsi dire auprès de tous les jeunes de la collectivité.
Après cette affaire, le service de police s'est tourné vers la collectivité pour que cette dernière avance des propositions en matière de prévention du crime. La collectivité désirait que le service participe à une vaste gamme de Programmes de prévention du crime qui, pour la plupart, sont aujourd'hui bien établis et ont déjà fait la preuve de leur efficacité. De plus, le service s'attache, dans le cadre de ses activités journalières, à communiquer avec les jeunes notamment au moyen du « Adopt a School Program »
(Programme adoptez une école), qui veille à ce que chaque agent se rende périodiquement dans une école.
Tous les agents collaborent également avec les jeunes même lorsqu'ils ne sont pas en service. Que ce soit pour entraîner une équipe de football ou pour réunir des fonds en vue de construire une maison de jeunes, ils acceptent volontiers la tâche qu'on leur confie. Le service de police de Taber a tenté d'inciter les jeunes et la collectivité, autant que possible, à participer à l'élaboration de solutions aux problèmes au fur et à mesure qu'ils surgissent. Par la même occasion, les jeunes ont la possibilité d'accepter de jouer un rôle plus important et d'améliorer leur image au sein de la collectivité et de se voir offrir des solutions de rechange au cas où ils enfreindraient la loi.
Personne-ressources :
Chef Terrance Dreaddy
403-223-8991
Policier depuis dix-sept ans, le sergent Andy Hay a mis en oeuvre un programme de justice réparatrice qui a mené à une nouvelle approche en matière de justice pour les jeunes dans la ville de Thunder Bay.
En dehors de ses heures de travail, il a étudié l'approche réparatrice de la justice pour les jeunes. Sur la foi de ses recherches et de ses présentations, l'administration policière, ainsi que les juges et les avocats de la Couronne locaux ont appuyé sa proposition de mettre en oeuvre un programme de déjudiciarisation destiné aux jeunes contrevenants primaires inculpés d'infractions mineurs. Sa proposition a mené à l'élaboration d'un programme de justice réparatrice communautaire, qui fonctionne bien depuis six ans déjà.
Depuis le début, le sergent Hay se charge d'orienter et d'assurer la croissance du programme, y compris la formation d'autres policiers. Aujourd'hui, de vingt à quarante conférences de justice réparatrice ont lieu à Thunder Bay chaque année.
Personne-ressources :
Sergent Andy Hay
807-684-1327
Membre du Service de police de Vancouver depuis longtemps, le sergent (présentement inspecteur par intérim) Ken Frail avait un désir personnel de mieux comprendre la situation des jeunes à risque. Aussi, il jugeait nécessaire d'améliorer l'échange d'information entre les divers groupes d'aide aux jeunes afin de coordonner l'action communautaire contre la délinquance urbaine, y compris le recours aux mesures de rechange énoncées dans la nouvelle Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
Au début de l'an 2000, le sergent Frail s'est mis à travailler avec des étudiants en criminologie de l'université Simon Fraser en vue de compiler des statistiques sur les jeunes à risque et de chercher des moyens appropriés (et légaux) d'échanger de l'information avec d'autres organismes.
Il a ensuite travaillé avec une équipe d'étudiants du British Columbia Institute of Technology et de l'université Simon Fraser, afin d'élaborer une nouvelle base de données -- le Youth at Risk Data System (YARDS) -- qui sera utilisé par divers fournisseurs de services pour jeunes dans la collectivité.
Personne-ressources :
Sergent Ken Frail
604-717-3087