Un certain nombre de documents examinés dans la présente section ont été publiés avant la période de cinq ans précisée dans les objectifs de la bibliographie. En effet, nous avons inclus ces textes quand nous estimions qu'ils étaient pertinents aux contextes actuels en matière d'évaluation. D'autres documents, comme l'examen mené en 1986, figurent aux présentes parce qu'ils donnent une perspective historique de la recherche menée par le ministère de la Justice (et pour son compte). Le présent rapport peut être comparé à l'évaluation complète la plus récente, qui date de 1997, et qui est intitulée Tools for moving forward (Outils pour aller de l'avant).
Abdelahad, L., Sansfacon, D. et Beaulne, A. (1989). Access to justice: research reports on PLEI, research notes (Accès à la justice : rapports de recherche et notes en matière de VIJ). Sous-direction de la recherche et du développement, ministère de la Justice du Canada.
Dans cette compilation de « notes », on résume douze rapports de recherche reliés à la VIJ et rédigés en 1986-1987, dans le cadre de la série « Accès à la justice » du ministère de la Justice. Même si les précis ne nous éclairent pas pour ce qui est d'évaluer les initiatives de VIJ comme telles, quatre résumés peuvent être utiles pour élaborer un cadre de référence. En 1984, le ministère de la Justice a créé le « Fonds d'accès à l'information juridique » et mis sur pied une stratégie dans le but de financer de nouvelles organisations de VIJ dans six provinces et territoires. Le financement a été accordé pour une période de trois ans et, vers la fin de cette période, on a lancé un appel d'offres en vue d'évaluer ces programmes. Les services de deux sociétés de consultation externes ont été retenus pour évaluer trois des six programmes (offerts au Manitoba, au Yukon et à Terre-Neuve) et le rapport de ces sociétés est annoté dans le présent ouvrage.
L'autre résumé de cette collection qui est particulièrement pertinent à l'évaluation des initiatives de VIJ figure au manuel de référence créé par Focus Consultants suite à la proposition annotée ci-dessous.
Alderson-Gill and Associates. (1995). Public legal education and information program: A new vision for PLEI (Programme d'information et de vulgarisation juridiques : nouvelle vision pour la VIJ). Ministère de la Justice du Canada.
Dans ce document, on expose à grands traits le rôle que le ministère de la Justice pourrait jouer au sein du réseau actuel de la VIJ et on signale que le développement devrait être plus poussé dans trois domaines précis : i) la création de partenariats; ii) l'utilisation accrue du Réseau d'accès à la justice (ACJNet); et iii) la concentration des efforts sur l'éducation. Cette nouvelle « vision »
a été créée dans le but de tenir compte de ressources limitées tout en maximalisant les avantages des activités de VIJ sur le plan national. Pour chaque domaine signalé dans le rapport, on indique comment le Ministère peut mettre en œuvre les diverses composantes de l'évaluation. De plus, on reconnaît explicitement qu'il est rentable, pour tous les intéressés qui participent à la VIJ, de jouer un rôle de chef de file au chapitre de la recherche spécialisée et de l'évaluation. Aux termes du mandat voulant qu'on crée des partenariats, le Ministère peut aider les fournisseurs de services de VIJ à travailler en réseau. Grâce à un service de coordination centralisé, les fournisseurs peuvent être sûrs qu'ils ne reprennent pas inutilement ce qui a déjà été fait. On encourage ainsi le partage de l'information et la démarche devrait, en fin de compte, entraîner des améliorations supplémentaires pour la VIJ. Pour ce qui est du rôle du Ministère, on donne certains exemples, dont stimuler le recours à un réseau national d'organisations, créer un processus consultatif national applicable à la VIJ, maintenir un réseau de télécommunications à jour et coordonner des stratégies à l'échelle nationale. Le recours à l'ACJNet peut faciliter la plus grande partie de ce travail, et c'est le deuxième domaine principal sur lequel les auteurs recommandent de s'attarder. Dans le rapport, on s'attend clairement à ce qu'il y ait un lien entre l'évaluation et le fait de mettre l'accent sur l'éducation. En concentrant ses efforts sur ce domaine, le Ministère permettra d'accroître les connaissances sur l'efficacité relative de différentes démarches en matière d'éducation juridique parce qu'il apportera une contribution, au chapitre de la recherche et de l'évaluation, que les administrations individuelles n'ont pas les moyens de financer d'une manière systématique. Comme on reconnaît communément qu'il existe un besoin en matière de recherche et d'évaluation, le Ministère a un rôle à jouer : il doit faire preuve de leadership et coordonner les partenariats dans ce domaine.
« dans le cas des programmes de VIJ ciblés, il est relativement facile de déterminer les répercussions; cela est moins aisé lorsque l'activité consiste à distribuer à la population des brochures ou des livrets de VIJ »(p. 13).
« comprend la responsabilité de garantir que les destinataires reçoivent l'information, l'assimilent et prennent les mesures appropriées ».
Currie, J. et Roberts, T. (1984). An evaluation resource book for PLEI organizations : A proposal (Manuel de référence portant sur l'évaluation et destiné aux organisations de VIJ : proposition). Ministère de la Justice du Canada.
Dans cet ouvrage, on propose de produire un manuel de référence portant sur l'évaluation qui serait destiné aux organisations de VIJ. Le Conseil canadien de la documentation juridique (« CCDJ »), c'est-à-dire le bureau central des services de VIJ au Canada au moment où la recherche a été menée, a donné ce projet en sous-traitance au groupe Focus Consultants. Dans l'article, on discute d'un certain nombre de défis fondamentaux et de problèmes précis qui compliquent l'évaluation des initiatives de VIJ. Bien que la plupart des groupes avec lesquels on a communiqué procédaient à un examen d'un genre ou d'un autre, on s'entendait pour dire que les évaluations qui existent à l'heure actuelle sont inefficaces, incomplètes et mal utilisées pour les fins souhaitées. En faisant valoir les avantages d'un manuel de référence canadien, les auteurs font remarquer ce qui suit : [TRADUCTION] « bien qu'on produise beaucoup de matériel d'évaluation pour les services sociaux et les organisations à caractère éducatif, nous en avons trouvé très peu qui a trait précisément à la VIJ. La VIJ intègre certains aspects des services sociaux et des programmes éducatifs, mais elle est unique en ce qu'elle porte sur le droit et fait intervenir des juristes »
(p. 23). De plus, les fournisseurs de services de VIJ interrogés ont indiqué qu'ils manquaient, dans leurs organisations, d'un certain nombre de compétences au chapitre de l'évaluation. Tous estimaient que le manuel de référence proposé serait extrêmement utile, surtout parce qu'il garantirait que le gouvernement, d'autres bailleurs de fonds et les organisations de VIJ voient les choses d'un même œil. La plupart des problèmes signalés dans le rapport peuvent être réglés si on confie le matériel pertinent à un organisme central (comme l'ACVEJ ou une direction du ministère de la Justice) et que cet organisme se charge d'élaborer les critères applicables. Nombre d'obstacles sont attribuables au fait que la définition et les objectifs du projet, et de l'évaluation elle-même, ne sont pas clairs. En prévoyant des lignes directrices et en fournissant les compétences ou les méthodes requises pour procéder à l'examen, on pourrait alléger quelque peu le fardeau de l'évaluateur. Les défis et obstacles énumérés dans ce rapport sont toujours pertinents à l'évaluation des initiatives de VIJ. Conjointement avec le manuel de référence rédigé par les mêmes auteurs en 1986, l'ouvrage a toujours une grande portée et on devrait s'en inspirer lorsqu'on élabore du matériel qui a trait à l'évaluation et à l'information.
Facteurs contextuels
« enseignants »dont l'opinion fait autorité.
« trop difficile, trop pénible et exige trop de temps ».
Dans le rapport, on discute des évaluations externes et professionnelles; même si elles peuvent être très avantageuses dans certains cas, elles ne peuvent être la principale méthode d'évaluation continue des initiatives de VIJ.
Au chapitre des méthodes informelles dont on a discuté, citons la révision par les pairs, la formation de groupes de réflexion composés du personnel et la mise en place de réseaux communautaires qui font intervenir des organismes (de VIJ ou non) dont la clientèle ou les intérêts sont analogues.
Godin, J. (1994). Au-delà de l'aspect criminel : rapport sur la pénurie de documents de vulgarisation et d'information juridiques à l'intention des immigrantes maltraitées par leur mari. Section de la recherche, ministère de la Justice du Canada.