Consultations sur l'aide médicale à mourir – Résumé des résultats et des principales constatations

Annexe A : Rapport des résultats du cahier de questions

Le 6 février 2015, dans sa décision à la cause Carter c. Canada, la Cour suprême du Canada a déclaré que l'alinéa 241(b) et l'article 14 du Code criminel violent les droits constitutionnels de certains adultes souffrant de maladies graves et irrémédiables. Selon ces dispositions du Code criminel, il est désormais illégal pour quiconque, y compris un médecin, d'aider une personne à mourir ou de lui infliger la mort. La Cour a ordonné que les dispositions du Code criminel demeurent en vigueur pendant 12 mois pour donner au Parlement le temps de réagir.

Le 17 juillet 2015, le gouvernement du Canada a mis sur pied le Comité externe sur les options de réponse législative à Carter c. Canada (le Comité) pour qu'il mène des consultation auprès des Canadiens et des intervenants clés quant aux enjeux importants de l'aide médicale à mourir, comme la détermination des risques et l'étude de ce à quoi pourraient ressembler les règles et les mesures de sauvegarde.

Le présent rapport détaille les résultats de la consultation en ligne.

Résumé

Instrument de consultation – le « cahier de questions »

Le Comité a eu recours à une méthodologie de consultation publique dite « cahier de questions ». Sorte de cahier de travail, il prend ses racines dans le domaine de la participation et du débat publics plutôt que dans un sondage de recherche sur l'opinion publique.

Plutôt que de simplement poser des questions pour mesurer les opinions du public, le cahier de questions visait à recueillir une rétroaction plus éclairée en exposant les répondants à une information de contexte, à différentes perspectives relatives à l'aide à mourir ainsi qu'à des scénarios fictifs. Le Comité a utilisé cet instrument pour aider les Canadiens à prendre en considération les divers enjeux complexes liés à l'aide à mourir, puis à exprimer des opinions éclairées en répondant à des séries de questions.

L'avantage de la méthodologie du cahier de questions est que, en transmettant de l'information et de la « matière à réflexion », il fait en sorte que les répondants ont une compréhension de base de la question de fond, de sa terminologie et des différents points de vue qu'elle suscite.

Par conséquent, le cahier de questions pourrait ne pas générer les mêmes résultats qu'un sondage d'opinion publique traditionnel sur un sujet donné. L'information communiquée aux participants ne vise pas à les « persuader » de répondre aux questions dans un certain sens prédéterminé.

Les cahiers de travail ont été utilisés dans de nombreuses consultations en ligne ces 15 dernières années.

 
Exemple de page du cahier de questions : Contexte

Le cahier de questions débutait en transmettant aux répondants de l'information factuelle à propos du Comité, de son mandat, de l'aide à mourir et de la terminologie connexe.

Exemple de page du cahier de questions : Contexte

Description - Exemple de page du cahier de questions : Contexte

Dans notre collimateur : le suicide assisté par un médecin et l'euthanasie volontaire

Le gouvernement du Canada doit étudier la mise en œuvre de l'aide médicale à mourir, situation dans laquelle une personne demande et obtient qu'un médecin l'aide à mourir. Il y a deux formes d'aide médicale à mourir :

  1. Le suicide assisté par un médecin: C'est le cas lorsque des patients posent le geste final pour mettre fin à leur jour et qu'un médecin praticien fournit l'information et les moyens de le faire. Par exemple, il pourrait prescrire une dose mortelle de médicaments que les patients prennent ensuite pour mourir.
  2. L'euthanasie volontaire: C'est le cas lorsqu'un médecin praticien pose le geste final qui met fin à la vie du patient, à la demande de celui-ci. Par exemple, un médecin pourrait injecter une dose mortelle de médicament au patient.

La décision Carter n'a pas autorisé l'euthanasie involontaire, situation dans laquelle le patient ne demande pas l'aide à mourir ou n'y consent pas expressément.

Exemple de page du cahier de questions : Scénarios

Le cahier de questions incluait des scénarios fictifs de manière à apporter un aspect « vraie vie » à considérer pour répondre.

Exemple de page du cahier de questions : Scénarios

Description - Exemple de page du cahier de questions : Scénarios

Scénario 2 : État qui change la vie mais qui n'est pas mortel

Imaginez que vous avez perdu les deux jambes dans un grave accident. Votre espérance de vie n'a pas changé, mais votre vie n'est certainement plus la même. Vous ne pouvez plus effectuer bon nombre des activités que vous appréciiez avant votre accident. La vie vous semble morne, car bon nombre des plans que vous aviez faits semblent à présent impossibles à réaliser. Vous examinez à présent vos options.

Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez être capable de recevoir l'aide médicale à mourir?

1– Fortement en désaccord -2 -3 -4 -5 – Fortement d'accord -Préfère ne pas le dire

Exemple de page du cahier de questions : Les mesures de sauvegarde

Dans une autre section, le cahier de questions interrogeait les répondants à propos des mesures de sauvegarde tout en introduisant de nouveaux éléments à prendre en considération en cliquant sur « Considérez… »

Exemple de page du cahier de questions : Les mesures de sauvegarde

Description - Exemple de page du cahier de questions : Les mesures de sauvegarde

Sauvegardes pour les patients

Combien est-il important, selon vous, que les sauvegardes suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir?

  1 – Pas du tout important 2 3 4 5 – Très important Préfère ne pas le dire
Un document écrit officiel, rempli par le patient, énonçant la demande? Considérez...            
La présence d'un tiers impartial pour être témoin de la signature de la demande écrite? Considérez...            
Un nombre de demandes répétées présentées par le patient? Considérez...            
Un délai entre les demandes? Considérez...            
Exemple de page du cahier de questions : Questions ouvertes

Le cahier de questions offrait aux répondants l'occasion d'ajouter d'autres éléments en répondant à une série de questions ouvertes énoncées à divers endroits.

Exemple de page du cahier de questions : Questions ouvertes

Méthodologie

  • L'outil de consultation en ligne, le cahier de questions, a recueilli des opinions sur l'aide médicale à mourir auprès de deux groupes distincts de la population canadienne générale.
  • Le premier groupe, le grand public (le « public »), réunissait les réponses de toutes les personnes souhaitant contribuer au débat. Les réponses de ce groupe n'ont pas été statistiquement pondérées et les résultats sont plus polarisés pour certaines questions.
  • Le second groupe, l'échantillon représentatif en ligne (l'« échantillon »), englobait 2 066 réponses d'un échantillon représentatif de la population canadienne, pondéré en fonction du recensement de 2011 selon l'âge, le sexe et la région.
  • Un échantillon de cette taille est jugé exact à ± 2,16 pour cent, 19 fois sur 20. Des tests non paramétriques ont été effectués pour les proportions, et tous les tests statistiques ont été réalisés au seuil de signification de 0,05.
  • Le groupe de l'échantillon représentatif en ligne a été tiré d'une base de données gérée activement (le panel) par Léger, la plus grande firme de sondages, de recherche et de marketing stratégique de propriété canadienne.
  • Le panel du groupe de l'échantillon provient de plusieurs sources : 50 pour cent par recrutement au hasard par le centre d'appels de Léger; 35 pour cent sur invitation et par des programmes affiliés; 5 pour cent par les médias sociaux; 5 pour cent par recrutement hors ligne; et 5 pour cent par des programmes et campagnes de partenaires.
  • Le panel Léger est une base de données gérée activement qui met constamment à l'essai de nouvelles méthodes et de nouveaux processus de recrutement.

Méthodologie – Utilisation de scénarios fictifs

À divers endroits du cahier de questions, de courts scénarios fictifs étaient présentés aux répondants. Chaque scénario explorait une situation possible liée à l'aide à mourir. Les participants étaient invités à prendre connaissance du scénario, puis à répondre à une série de questions de suivi.

Technique normale de consultation par cahier de travail, les scénarios servent à illustrer les considérations de fond aux répondants, en présentant leurs conséquences possibles sur les personnes dans la « vraie vie ». Les membres du Comité ont fait un travail minutieux pour produire des scénarios fictifs qui étaient réalistes, justes et équilibrés et aidaient les participants à réfléchir aux grands sujets de l'aide à mourir.

Un grand avantage des scénarios est qu'ils permettent aux participants de réagir à des situations concrètes – ce qui est crucial pour un sujet comme l'aide à mourir où il n'est peut-être pas opportun d'examiner la question de manière abstraite seulement. Les scénarios permettent aussi d'observer les conséquences qu'ont les changements de contexte sur les réponses. Par exemple, dans le scénario nº 2, la proportion de répondants de l'échantillon représentatif qui sont fortement d'accord chute de 13 à 6 pour cent lorsqu'on ajoute que l'événement est récent.

Les résultats de chaque scénario doivent être interprétés globalement, en comparant les réponses à la question principale (la première) avec les différences relatives dans les questions du scénario de suivi.

Méthodologie d'analyse – Données qualitatives

Plus de 1,3 million de mots de données qualitatives (1 368 989) ont été recueillis des répondants grâce aux questions ouvertes du cahier de questions (données du grand public et de l'échantillon représentatif). Ceci correspond à plus de deux fois le nombre total de mots de Le Hobbit et de la trilogie Le seigneur des anneaux, de J. R. R. Tolkien, réunis.

Ces données ont été examinées et formellement analysées par une équipe de chercheurs formés en recherche qualitative, et elles ont été codées selon QSR NVivo, un instrument spécialisé d'analyse des données qualitatives. Elles ont été codées par thème et regroupées en structures de nœuds correspondant aux thèmes des réponses des participants. Nos chercheurs ont résumé les principaux thèmes et identifié des exemples de citations à inclure dans le présent rapport.

Recrutement et sensibilisation

Le Comité n'a pas pu faire la promotion active de son outil de consultation en ligne pendant la campagne électorale fédérale 2015. Il a néanmoins mené une campagne active de sensibilisation du public auprès de plus de 200 organisations canadiennes (regroupant des étudiants, des groupes d'aînés, des professionnels de la santé, etc.) pour faire connaître la consultation en ligne. Les membres du Comité ont aussi participé à plusieurs entrevues avec les médias (numériques, imprimés, radio et télévision) et utilisé le site Web du Comité (ep-ce.ca) et les médias sociaux (Twitter et Facebook) pour informer les Canadiens à propos des enjeux et de la consultation. Ces efforts ont été complétés par une campagne intensive de publicité dans les médias numériques, qui a aidé à accroître le nombre de réponses au cahier de questions pendant la dernière semaine de la consultation en ligne.

L'admissibilité

  • Après avoir pris connaissance de divers scénarios, les répondants étaient généralement plus susceptibles de convenir qu'il faudrait autoriser l'aide médicale à mourir lorsque le patient est confronté à une affection grave potentiellement mortelle ou progressive. Les scénarios impliqués ici concernaient la démence avancée, les difficultés de contrôle de la douleur et l'espérance de vie à court terme.
  • Les répondants étaient davantage susceptibles de ne pas être d'accord pour autoriser l'aide à mourir lorsque les scénarios impliquaient des affections ne mettant pas en cause le pronostic vital ainsi que des situations pour lesquelles il y avait possibilité de réadaptation.

Les risques

  • Les répondants étaient généralement davantage préoccupés par les risques liés à la santé mentale et les préoccupations d'ordre émotif des patients, y compris les demandes d'aide à mourir formulées au cours d'un épisode qui pourrait être temporaire, et le sentiment d'isolement et de solitude du patient.
  • Les répondants étaient généralement moins préoccupés par les répercussions sur les soins médicaux et les risques pour la société, y compris la façon dont l'aide à mourir pourrait modifier leur relation ou leur niveau de confiance à l'égard de leur médecin.

Les mesures de sauvegarde

  • Les mesures de sauvegarde jugées les plus importantes par les répondants incluaient la formation des fournisseurs de soins et des patients relativement aux soins palliatifs ainsi que la mise en œuvre de stratégies nationales concernant les mesures de soutien et les soins à domicile pour les personnes handicapées.
  • Bien que perçues comme importantes par une majorité de répondants, les mesures de sauvegarde jugées les moins importantes concernaient dans une large mesure les contrôles de procédure, y compris les demandes réitérées du patient, l'évaluation par un groupe composé de divers professionnels, la consultation d'autres personnes et les délais.

Évaluation du questionnaire du cahier de questions par les répondants

Les répondants, et surtout ceux de l'échantillon représentatif, se sont dits très satisfaits du processus de consultation :

  • 90 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 74 pour cent des répondants du grand public ont indiqué que « L'information était présentée clairement » (2 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 9 pour cent des répondants du grand public étaient en désaccord);
  • 87 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 65 pour cent des répondants du grand public ont jugé que « L'information était bien équilibrée entre les différents points de vue sur le sujet » (3 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 16 pour cent des répondants du grand public étaient en désaccord);
  • 83 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 61 pour cent des répondants du grand public étaient d'avis que « La consultation en ligne vous a aidé(e) à en savoir plus sur les principaux enjeux et préoccupations » (3 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 17 pour cent des répondants du grand public n'étaient pas d'accord).
 

Qui a répondu?

Groupe 1 : Grand public (le « public »)

Du 20 août au 23 novembre 2015, 12 883 Canadiens ont répondu au cahier de questions. Cet outil était accessible en ligne (ainsi qu'en PDF et en version papier sur demande) pour toutes les personnes intéressées et il représentait certaines des voix les plus actives dans la consultation.

Groupe 2 : Échantillon représentatif (l'« échantillon »)

Du 27 octobre au 6 novembre 2015, un échantillon représentatif de 2 066 Canadiens ont répondu au même cahier de questions en ligne, de façon à créer une perspective contextuelle en utilisant un échantillon d'un fournisseur de panel.

 
Figure 1 - Quel âge avez-vous?

L'équivalent textuel suit.

Figure 1 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Quel âge avez vous?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Moins de 18 ans 1 % 0 %
18 à 24 ans 4 % 12 %
25 à 34 ans 11 % 16 %
35 à 44 ans 12 % 17 %
45 à 54 ans 16 % 20 %
55 à 64 ans 27 % 17 %
65 à 74 ans 22 % 10 %
75 à 84 ans 6 % 6 %
85 à 94 ans 1 % 2 %
95 ans et plus 0 % 0 %
Préfère ne pas répondre 0 % 0 %
 
Figure 2 - Quel est votre sexe?

L'équivalent textuel suit.

Figure 2 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Quel est votre sexe?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Homme 32 % 48 %
Femme 67 % 52 %
Préfère ne pas répondre 1 % 0 %
 
Figure 3 - Dans quelle province ou quel territoire habitez-vous?

L'équivalent textuel suit.

Figure 3 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle province ou territoire habitez-vous?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Colombie-Britannique 20 % 13 %
Alberta 15 % 11 %
Saskatchewan 3 % 3 %
Manitoba 7 % 4 %
Ontario 36 % 38 %
Québec 12 % 24 %
Nouveau-Brunswick 2 % 2 %
Nouvelle-Écosse 3 % 3 %
Île-du-Prince-Édouard 0 % 0 %
Terre-Neuve-et- Labrador 1 % 2 %
Yukon 0 % 0 %
Nunavut 0 % 0 %
Territoires du Nord-Ouest 0 % 0 %
Extérieur du Canada 0 % 0 %
Préfère ne pas répondre 1 % 0 %
 
Figure 4 -Avez-vous un médecin de famille?

L'équivalent textuel suit.

Figure 4 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Avez-vous un médecin de famille?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Oui 92 % 86 %
Non 7 % 14 %
Préfère ne pas répondre 1 % 0 %
 
Figure 5 - À quelle distance approximative de votre domicile se trouve l'hôpital le plus proche dans lequel vous pourriez être admis(e) pour des soins?

L'équivalent textuel suit.

Figure 5 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quelle distance approximative se trouve l'hôpital le plus proche dans lequel vous pourriez être admis(e) pour des soins?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Mois de 25 km 89 % 87 %
25 à 49 km 9 % 10 %
50 à 99 km 2 % 2 %
100 km et plus 0 % 0 %
Préfère ne pas répondre 1 % 0 %
 
Figure 6 -De quelle origine ethnique ou culturelle vous considérez-vous principalement?

L'équivalent textuel suit.

Figure 6 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : De quelle origine ethnique ou culturelle vous considérez-vous principalement?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Blanche (caucasienne, européenne) 91 % 81 %
Noire (africaine, antillaise, américaine) 0 % 4 %
Autochtone (Premières Nations, Inuit, Métis) 1 % 5 %
Asiatique (chinoise, japonaise, coréenne) 2 % 5 %
Sud-asiatique (indienne, pakistanaise) 1 % 3 %
Sud américaine ou Amérique centrale 1 % 0 %
Autre 1 % 2 %
Préfère ne pas répondre 3 % 1 %
 
Figure 7 - Répondez-vous à titre individuel ou représentez-vous le point de vue d'un groupe?

L'équivalent textuel suit.

Figure 7 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Répondez-vous à titre individuel ou représentez-vous le point de vue d'un groupe?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Individuel 98 % 99 %
Groupe 1 % 1 %
Préfère ne pas répondre 1 % 1 %
 
Figure 8 - La foi joue-t-elle un rôle important dans la façon dont vous appréhendez les questions de vie et de mort?

L'équivalent textuel suit.

Figure 8 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : La foi joue-t-elle un rôle important dans la façon dont vous appréhendez les questions de vie et de mort?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Oui 43 % 37 %
Non 51 % 59 %
Préfère ne pas répondre 7 % 4 %
 
Figure 9 - Êtes-vous atteint(e) de…

L'équivalent textuel suit.

Figure 9 - Équivalent textue Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Êtes-vous atteint(e) de…
Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Un handicap 9 % 11 %
Une maladie chronique (c.-à-d. qui ne se guérit pas et avec laquelle vous vivez chaque jour) 20 % 16 %
Une maladie grave ou potentiellement mortelle (« affection » dans l'ensemble du rapport) 4 % 3 %
 
Figure 10 - Envisagez-vous ou avez-vous déjà envisagé de demander de l'aide pour mettre fin à vos jours (p. ex. à votre médecin)?

L'équivalent textuel suit.

Figure 10 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Envisagez-vous ou avez-vous déjà envisagé de demander de l'aide pour mettre fin à vos jours (p. ex. à votre médecin)?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Oui 15 % 9 %
Non 81 % 88 %
Préfère ne pas répondre 4 % 3 %
 
Figure 11 - Exercez-vous l'une de ces professions ou travaillez-vous dans l'un de ces secteurs?

L'équivalent textuel suit.

Figure 11 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Exercez-vous l'une de ces professions ou travaillez-vous dans l'un de ces secteurs?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Médecin 5 % 1 %
Infirmier 9 % 2 %
Pharmacien 1 % 0 %
Professionnel de la santé mentale 3 % 1 %
Travailleur social 3 % 1 %
Travailleur en soins ou de soutien 4 % 2 %
Autre professionnel des soins de santé 6 % 3 %
Avocat 1 % 1 %
Dirigeant religieux 3 % 1 %
Autre 27 % 33 %
 
Figure 12 - Un membre de votre famille ou l'un de vos proches est-il atteint de…

L'équivalent textuel suit.

Figure 12 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Un membre de votre famille ou l'un de vos proches est-il atteint de…

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
Un handicap 24 % 17 %
Une maladie chronique (c.-à-d. qui ne se guérit pas et avec laquelle vous vivez chaque jour) 37 % 23 %
Une malade grave ou potentiellement mortelle 21 % 10 %
 

Résultats détaillés

L'admissibilité

Pour les aider à réfléchir à qui pourrait être admissible à l'aide à mourir, les répondants étaient invités à s'imaginer dans différents scénarios.

Plus particulièrement, les répondants étaient invités à imaginer ce qu'ils ressentiraient s'ils étaient confrontés à chacun des diagnostics suivants :

  1. Maladie grave potentiellement mortelle;
  2. État qui change la vie mais qui n'est par mortel;
  3. État progressif;
  4. Problème de santé mentale.
Principales constatations
  • Après avoir pris connaissance de différents scénarios, les répondants étaient généralement plus susceptibles de convenir qu'il faudrait permettre l'aide médicale à mourir lorsque le patient est confronté à une affection grave potentiellement mortelle ou progressive. Cela comprenait les scénarios concernant la démence avancée, les difficultés de contrôle de la douleur et l'espérance de vie à court terme.
  • Les répondants étaient plus susceptibles de ne pas être d'accord pour permettre l'aide à mourir lorsque les scénarios impliquaient des affections ne mettant pas en cause le pronostic vital et des situations où il existait une possibilité de se réadapter.
 
Scénario d'admissibilité nº 1 : Maladie grave potentiellement mortelle

Scénario présenté aux répondants :

« Imaginez que vous êtes atteint(e) d'une maladie grave potentiellement mortelle.

Le médecin vous a dit que la maladie a progressé et que vous n'avez probablement que quelques mois à vivre.

Bien que vous ne ressentiez pas d'inconfort important, vous ne souhaitez pas traverser une longue et lente agonie. Vous envisagez vos options de fin de vie. »

Figure 13 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 55 à 74 ans, les résidents de la Colombie-Britannique, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que les travailleurs sociaux et les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les résidents de la Saskatchewan étaient moins susceptibles d'être d'accord.

Figure 13 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 37 % 14 %
2 5 % 9 %
3 5 % 17 %
4 7 % 20 %
5 – Fortement d'accord 46 % 38 %
 
Figure 14 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous pourriez vivre quelques mois, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 55 à 74 ans, les résidents de la Colombie-Britannique, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que les travailleurs sociaux, les autres professionnels des soins de santé et les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord.

Figure 14 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Vous pourriez vivre quelques mois, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 34 % 11 %
2 4 % 7 %
3 5 % 20 %
4 9 % 24 %
5 – Fortement d'accord 47 % 35 %
 
Figure 15 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Votre état pourrait se prolonger encore un an ou deux, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 55 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, de même que les autres professionnels des soins de santé et les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord.

Figure 15 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Votre état pourrait se prolonger encore un an ou deux, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 35 % 12 %
2 5 % 9 %
3 6 % 24 %
4 10 % 23 %
5 – Fortement d'accord 43 % 29 %
 
Figure 16 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Indépendamment du temps qu'il peut vous rester, vous vous inquiétez d'être un fardeau pour autrui, sur le plan émotif ou financier.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 55 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, de même que les autres professionnels des soins de santé et les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 16 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Indépendamment du temps qu'il peut vous rester, vous vous inquiétez d'être un fardeau pour autrui, sur le plan émotif ou financier.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 41 % 18 %
2 8 % 14 %
3 9 % 20 %
4 10 % 20 %
5 – Fortement d'accord 30 % 24 %
 
Figure 17 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous avez reçu ce diagnostic à l'âge de 16 ans et vous avez une compréhension pleine et entière de votre état et souhaitez mourir.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 55 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de même que les autres professionnels des soins de santé étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les répondants francophones étaient plus susceptibles que les autres d'être d'accord.

Figure 17 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d’autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l’aide médicale à mourir si : Vous avez reçu ce diagnostic à l’âge de 16 ans et vous avez une compréhension pleine et entière de votre état et souhaitez mourir.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 40 % 19 %
2 6 % 15 %
3 10 % 22 %
4 11 % 19 %
5 – Fortement d'accord 29 % 21 %
 
Scénario d'admissibilité nº 2 : État qui change la vie mais qui n'est par mortel

Scénario présenté aux répondants :

« Imaginez que vous avez perdu les deux jambes dans un grave accident.

Votre espérance de vie n'a pas changé, mais votre vie n'est certainement plus la même.

Vous ne pouvez plus effectuer bon nombre des activités qui vous plaisaient avant votre accident.

La vie vous semble morne, car bon nombre des plans que vous aviez faits semblent à présent impossibles à réaliser.

Vous examinez à présent vos options. »

Figure 18 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de 65 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient généralement plus susceptibles que les femmes d'être davantage d'accord.

Figure 18 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 53 % 41 %
2 12 % 18 %
3 10 % 15 %
4 7 % 11 %
5 – Fortement d'accord 17 % 13 %
 
Figure 19 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Votre accident s'est produit il y a cinq semaines et vous venez juste de commencer un long processus de réadaptation – à cette étape, vous n'êtes pas pleinement au courant des moyens d'aide qui pourraient vous permettre d'avoir une très bonne qualité de vie.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de plus de 65 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique et du Nouveau-Brunswick étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes et les Canadiens de moins de 35 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être d'accord.

Figure 19 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Votre accident s'est produit il y a cinq semaines et vous venez juste de commencer un long processus de réadaptation – à cette étape, vous n'êtes pas pleinement au courant des moyens d'aide qui pourraient vous permettre d'avoir une très bonne qualité de vie.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 64 % 53 %
2 13 % 19 %
3 10 % 14 %
4 4 % 5 %
5 – Fortement d'accord 8 % 6 %
 
Figure 20 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Avant votre accident, vous étiez un(e) athlète de haut niveau et vous avez à présent l'impression que votre vie a perdu son sens.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de plus de 85 ans, les résidents de la Colombie-Britannique et les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord, tandis que les Canadiens de 55 à 64 ans étaient plus susceptibles d'être en désaccord.

Figure 20 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Avant votre accident, vous étiez un(e) athlète de haut niveau et vous avez à présent l'impression que votre vie a perdu son sens.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 61 % 51 %
2 13 % 19 %
3 10 % 14 %
4 4 % 6 %
5 – Fortement d'accord 10 % 7 %
 
Figure 21 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Votre accident s'est produit il y a cinq ans et malgré l'excellent soutien (par exemple un véhicule avec des commandes manuelles) que vous avez reçu, vous êtes insatisfait(e) de votre qualité de vie.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de 65 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord.

Figure 21 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Votre accident s'est produit il y a cinq ans et malgré l'excellent soutien (par exemple un véhicule avec des commandes manuelles) que vous avez reçu, vous êtes insatisfait(e) de votre qualité de vie.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 51 % 42 %
2 11 % 20 %
3 10 % 18 %
4 8 % 9 %
5 – Fortement d'accord 18 % 9 %
 
Figure 22 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Votre accident s'est produit il y a cinq ans et seuls des moyens de soutien minimes ayant été disponibles, vous êtes insatisfait(e) de votre qualité de vie.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de 55 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 22 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Votre accident s'est produit il y a cinq ans et seuls des moyens de soutien minimes ayant été disponibles, vous êtes insatisfait(e) de votre qualité de vie.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 50 % 38 %
2 12 % 20 %
3 11 % 18 %
4 8 % 11 %
5 – Fortement d'accord 18 % 10 %
 
Scénario d'admissibilité nº 3 : État progressif

Scénario présenté aux répondants :

« Imaginez que vous venez de recevoir un diagnostic de maladie d'Alzheimer.

La maladie aura un effet profond sur votre vie et empirera au fil du temps.

Vous avez discuté abondamment de votre pronostic avec votre médecin et vous comprenez clairement ce qui vous attend.

Vous étudiez les options qui s'offrent à vous. »

Figure 23 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 55 à 74 ans, les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 23 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 37 % 16 %
2 5 % 13 %
3 6 % 20 %
4 9 % 21 %
5 – Fortement d'accord 42 % 28 %
 
Figure 24 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous avez des pertes de mémoire minimes et vous ne pouvez pas supporter l'idée de votre avenir et de la perte d'indépendance.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les résidents de la Colombie-Britannique et du Nouveau-Brunswick, ainsi que les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 55 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être en désaccord.

Figure 24 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Vous avez des pertes de mémoire minimes et vous ne pouvez pas supporter l'idée de votre avenir et de la perte d'indépendance.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 50 % 37 %
2 12 % 22 %
3 12 % 21 %
4 8 % 10 %
5 – Fortement d'accord 17 % 9 %
 
Figure 25 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous avez à présent fréquemment du mal à vous souvenir du nom des membres de votre famille, vous oubliez parfois d'éteindre la cuisinière et on vous trouve à l'occasion en train d'errer dans les rues.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 65 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 55 à 64 ans étaient les plus susceptibles d'être en désaccord, tandis que les moins de 25 ans étaient les moins susceptibles d'être en désaccord.

Figure 25 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Vous avez à présent fréquemment du mal à vous souvenir du nom des membres de votre famille, vous oubliez parfois d'éteindre la cuisinière et on vous trouve à l'occasion en train d'errer dans les rues.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 43 % 25 %
2 8 % 18 %
3 10 % 23 %
4 11 % 17 %
5 – Fortement d'accord 26 % 15 %
 
Figure 26 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous avez à présent une démence avancée et vous ne pouvez prendre de décisions vous-même. Cependant, tout de suite après votre diagnostic, vous avez rédigé une directive anticipée indiquant que vous souhaitez recevoir l'aide médicale à mourir à cette étape de la maladie.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les Canadiens de 55 à 74 ans, les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que les travailleurs sociaux et les avocats étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les répondants francophones étaient plus susceptibles que les autres d'être d'accord.

Figure 26 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Vous avez à présent une démence avancée et vous ne pouvez prendre de décisions vous-même. Cependant, tout de suite après votre diagnostic, vous avez rédigé une directive anticipée indiquant que vous souhaitez recevoir l'aide médicale à mourir à cette étape de la maladie.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 34 % 14 %
2 4 % 8 %
3 4 % 13 %
4 6 % 20 %
5 – Fortement d'accord 51 % 42 %
 
Scénario d'admissibilité nº 4 : Problème de santé mentale

Scénario présenté aux répondants :

« Imaginez que vous avez souffert d'un problème de santé mentale pendant une grande partie de votre vie.

Votre état a nui à votre capacité de conserver un emploi stable et a rendu vos relations difficiles.

Vous avez essayé de nombreux traitements, qui n'ont pour la plupart pas aidé ou ont provoqué des effets secondaires qui vous ont poussé(e) à vouloir les abandonner.

Vous vous sentez frustré(e) et désespéré(e) face à votre avenir.

Malgré des soins excellents, vous envisagez de mettre fin à vos jours, mais vous avez peur de le faire vous-même au cas où vous ne réussiriez pas et empireriez la situation. »

Figure 27 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les Canadiens de 55 à 74 ans ainsi que les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 27 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 45 % 31 %
2 9 % 17 %
3 10 % 20 %
4 10 % 15 %
5 – Fortement d'accord 23 % 14 %
 
Figure 28 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Votre état a empiré récemment, mais votre médecin est d'avis que cela pourrait être corrigé en modifiant légèrement la pharmacothérapie.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de plus de 85 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord.

Figure 28 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Votre état a empiré récemment, mais votre médecin est d'avis que cela pourrait être corrigé en modifiant légèrement la pharmacothérapie.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 55 % 46 %
2 13 % 20 %
3 13 % 17 %
4 7 % 7 %
5 – Fortement d'accord 10 % 7 %
 
Figure 29 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous avez été dans cet état d'esprit auparavant et votre état s'est amélioré. Votre état peut varier d'un mois à l'autre et vous avez des pensées suicidaires pendant les pires périodes.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de plus de 65 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord.

Figure 29 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Vous avez été dans cet état d'esprit auparavant et votre état s'est amélioré. Votre état peut varier d'un mois à l'autre et vous avez des pensées suicidaires pendant les pires périodes.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 57 % 47 %
2 13 % 20 %
3 12 % 17 %
4 6 % 7 %
5 – Fortement d'accord 10 % 7 %
 
Figure 30 - Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si :

Vous avez 17 ans, vous comprenez pleinement et entièrement votre état, et vous souhaitez mourir.

L'équivalent textuel suit.

De manière générale, tous les groupes démographiques étaient en désaccord avec cet énoncé.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de 65 à 74 ans, et les résidents de la Colombie-Britannique étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être d'accord.

Figure 30 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous en accord ou en désaccord que vous-même (et d'autres vivant le même scénario) devriez pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir… si : Vous avez 17 ans, vous comprenez pleinement et entièrement votre état, et vous souhaitez mourir.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 – Fortement en désaccord 59 % 50 %
2 11 % 17 %
3 9 % 15 %
4 5 % 7 %
5 – Fortement d'accord 12 % 9 %
 
Figure 31 - Scénarios d'admissibilité : L'accord le plus fort des répondants

Voici les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement l'accord des répondants du public à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Nota : Les cinq même scénarios de situations où une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir ont suscité l'accord le plus marqué autant des répondants du public que de l'échantillon (page suivante).

Figure 31 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement l'accord des répondants du public à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir.

Vous pourriez vivre quelques mois avec votre maladie grave potentiellement mortelle, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire. 9 % 47 %
Votre maladie grave potentiellement mortelle pourrait se prolonger encore un an ou deux, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire. 10 % 43 %
Vous avez une maladie grave potentiellement mortelle : le médecin vous a dit que la maladie a progressé et que vous n'avez probablement que quelques mois à vivre. 7 % 46 %
Vous venez de recevoir un diagnostic de maladie d'Alzheimer. La maladie aura un effet profond sur votre vie et empirera au fil du temps… vous comprenez clairement ce qui vous attend. 9 % 42 %
 

Figure 32 - Voici les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement l'accord des répondants de l'échantillon à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Figure 32 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement l'accord des répondants de l'échantillon à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir.

4
D'accord
5
Fortement d'accord
Vous avez maintenant une démence avancée et vous ne pouvez pas prendre de décisions vous-même. Cependant vous avez rédigé une directive anticipée indiquant que vous souhaitez recevoir l'aide médicale à mourir. 20 % 42 %
Vous pourriez vivre quelques mois avec votre maladie grave potentiellement mortelle, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire. 24 % 35 %
Vous avez une maladie grave potentiellement mortelle : le médecin vous a dit que la maladie a progressé et que vous n'avez probablement que quelques mois à vivre. 20 % 38 %
Votre maladie grave potentiellement mortelle pourrait se prolonger encore un an ou deux, mais l'équilibre entre le contrôle de la douleur et les effets secondaires sera précaire. 23 % 29 %
Vous venez de recevoir un diagnostic de maladie d'Alzheimer. La maladie aura un effet profond sur votre vie et empirera au fil du temps… vous comprenez clairement ce qui vous attend. 9 % 42 %
 

Figure 33 - Voici les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement le désaccord des répondants du public à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Nota : Les cinq mêmes scénarios de situations où une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir ont suscité le désaccord le plus marqué autant des répondants du public que de l'échantillon (page suivante).

Figure 33 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement le désaccord des répondants du public à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir.

2
En désaccord
1
Fortement en désaccord
Votre accident [qui change votre vie mais n'est pas mortel] s'est produit il y a cinq semaines, et vous venez juste de commencer un long processus de réadaptation – à cette étape, vous n'êtes pas pleinement au courant des moyens d'aide qui pourraient vous permettre d'avoir une très bonne qualité de vie. 13 % 64 %
Avant votre accident [qui change votre vie mais n'est pas mortel], vous étiez un athlète de haut niveau et vous avez à présent l'impression que votre vie a perdu son sens. 13 % 61 %
Vous avez 17 ans, vous comprenez pleinement et entièrement votre problème de santé mentale et vous souhaitez mourir. 11 % 59 %
Vous avez été dans cet état d'esprit auparavant et votre état s'est amélioré. Votre état de santé mentale peut varier d'un mois à l'autre et vous avez des pensées suicidaires pendant les pires périodes. 13 % 57 %
Votre état [de santé mentale] a empiré récemment, mais votre médecin est d'avis que cela pourrait être corrigé en modifiant légèrement la pharmacothérapie. 13 % 55 %
 

Figure 34 - Voici les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement le désaccord des répondants de l'échantillon à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Figure 34 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq scénarios qui suscitaient le plus fortement le désaccord des répondants de l'échantillon à déclarer qu'une personne devrait pouvoir recevoir l'aide médicale à mourir.

2
En désaccord
1
Fortement en désaccord
Votre accident [qui change votre vie mais n'est pas mortel] s'est produit il y a cinq semaines, et vous venez juste de commencer un long processus de réadaptation – à cette étape, vous n'êtes pas pleinement au courant des moyens d'aide qui pourraient vous permettre d'avoir une très bonne qualité de vie. 19 % 53 %
Avant votre accident [qui change votre vie mais n'est pas mortel], vous étiez un athlète de haut niveau et vous avez à présent l'impression que votre vie a perdu son sens. 19 % 51 %
Vous avez 17 ans, vous comprenez pleinement et entièrement votre problème de santé mentale et vous souhaitez mourir. 17 % 50 %
Vous avez été dans cet état d'esprit auparavant et votre état s'est amélioré. Votre état de santé mentale peut varier d'un mois à l'autre et vous avez des pensées suicidaires pendant les pires périodes. 20 % 47 %
Votre état [de santé mentale] a empiré récemment, mais votre médecin est d'avis que cela pourrait être corrigé en modifiant légèrement la pharmacothérapie. 20 % 46 %
 

Rétroaction qualitative sur d'autres facteurs d'admissibilité

Résumé des réponses et exemples de citations regroupées par thème pour la question :

  • Y a-t-il d'autres facteurs liés à l'admissibilité à l'aide médicale à mourir que vous souhaitez mettre en évidence? Dans l'affirmative, veuillez formuler vos commentaires ci-dessous.
Thème 1 : Directives anticipées de soins de santé
Résumé :
De nombreux répondants du groupe grand public ont mentionné qu'une directive anticipée de soins de santé réclamant accès à l'aide médicale à mourir devrait être respectée. Les répondants de l'échantillon représentatif étaient d'accord. Il y avait polarisation sur la question de savoir si un mandataire de soins de santé pourrait prendre une telle décision en l'absence d'une directive anticipée de soins de santé. Certains étaient préoccupés par la possibilité qu'une directive anticipée soit mal utilisée ou prête à des abus.
Citations :
  • « Les directives de soins anticipées doivent primer dans les décisions, vu qu'elles traduisent les désirs qu'une personne a exprimés quand elle était compétente. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Chacun doit pouvoir établir ses directives relativement à l'aide médicale à mourir AVANT d'être incapable de décisions rationnelles. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Au début du diagnostic de la maladie d'Alzheimer le patient devrait avoir le droit de décider de ne pas se rendre en fin de vie. Une demande écrite dûment signée devant 2 témoins et le médecin traitant devrait valider l'aide à mourir à une étape déterminée dans le document. Exemple : si je ne reconnais plus personne et que je n'ai aucune idée de se qui se passe autour de moi. » (Répondant de l'échantillon représentatif)

Préoccupations au sujet de la possibilité de mauvaise utilisation/d'utilisation abusive :

  • « En tant que professionnel (retraité) des soins de santé qui ai enseigné la législation sur le consentement à mes collègues, je sais que la législation ontarienne sur le consentement reste très mal comprise et appliquée par les professionnels des soins de santé et encore plus mal comprise par le grand public. Je suis profondément préoccupé par la possibilité de mauvaise utilisation des directives anticipées dans cet environnement d'ignorance béate. » (Répondant du grand public en anglais)

Mandataire de soins de santé :

  • « Si un proche atteint de démence avancée, ou d'une autre maladie fatale, n'a pas de testament de vie, il devrait y avoir une disposition obligeant son exécuteur testamentaire, ses proches ou son mandataire à demander à un médecin d'examiner la possibilité de mettre fin à sa vie. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Chacun devrait pouvoir charger quelqu'un de faire une demande d'aide à mourir s'il l'indique dans un mandat légal pour ses soins personnels en cas d'invalidité et n'est plus capable d'exprimer lui-même le désir de faire cette demande. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Dans le scénario d'Alzheimer avec directive anticipée, le pouvoir de décider du sort du patient et du moment de sa mort ne devrait pas être entre les mains de quelqu'un d'autre, malgré l'existence d'un mandat pour soins de santé. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Pour les maladies progressives, les demandes doivent être faites pendant que le patient est encore capable de comprendre les répercussions sur sa famille, etc. Les décideurs suppléants ne devraient pas prendre ce type de décisions lorsque le patient est incapable de le faire lui-même, à moins qu'il n'ait déjà fait cette demande. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
Thème 2 : Restriction concernant l'âge
Résumé :
Bien que certains soutenaient qu'il ne devrait pas importer, l'âge était régulièrement avancé comme facteur limitatif de l'admissibilité à l'aide médicale à mourir; l'âge auquel fixer la restriction variait toutefois. En d'autres termes, l'âge d'admissibilité à l'aide médicale à mourir ne ressortait pas clairement. La principale justification pour exclure les jeunes était qu'ils sont incapables de comprendre véritablement leur situation ou les conséquences de leur décision, et ne sauraient donc donner un consentement éclairé. De même, plusieurs étaient d'avis qu'un parent ou autre mandataire de soins de santé ne devrait pas pouvoir donner le consentement pour un mineur, alors que certains estimaient qu'un parent ou un tuteur devrait pouvoir approuver l'aide médicale à mourir.
Citations :

Âge d'admissibilité :

  • « Les personnes de moins de 18 ans ne devraient pas avoir ce choix. Elles n'ont pas assez d'expérience de la vie pour prendre elles-mêmes cette décision. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Je pense que le patient devrait avoir 19 ans ou plus et comprendre parfaitement son état. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Les enfants, peu importe qu'ils soient bébés et jusqu'à 18 ans, ne devraient pas être admissibles. Ils n'ont pas encore développé le processus complexe de réflexion qu'exige la prise de cette décision. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « L'âge requis devrait être de plus de 21 ans… Et on devrait avoir une maladie incurable comme l'Alzheimer ou la démence seulement. » (Répondant du grand public)
  • « L'âge, bien sûr, est un facteur important, mais que faire dans le cas d'un mineur qui a, par exemple, une maladie rare, est bien conscient de son pronostic et de ses affections (la plupart des enfants atteints d'une maladie rare sont très bien informés à son sujet), et veut étudier ses options en consultation/collaboration avec son ou ses soignants primaires. » (Répondant du grand public en anglais)

Consentement des parents :

  • « Ce type de décision ne devrait pas être à la portée des mineurs, c.­à­d. des moins de 18 ans. Les parents/tuteurs ne devraient pas pouvoir la prendre à leur place. Le patient devrait avoir 18 ans et être capable de prendre lui-même la décision. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « L'âge de consentement devrait être pris en compte. Les parents/tuteurs devraient peut-être donner leur approbation dans le cas des patients qui n'ont pas l'âge de la majorité. » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 3 : Consentement éclairé
Résumé :
En lien avec le droit du patient de choisir l'aide médicale à mourir, les répondants des deux groupes, grand public et échantillon représentatif, ont souligné que le patient doit pouvoir choisir l'aide médicale à mourir s'il est « sain d'esprit » et dispose de toute l'information nécessaire pour prendre une décision éclairée. Certains répondants étaient d'avis que si le patient est incapable de donner un consentement éclairé, un mandataire de soins de santé devrait pouvoir décider pour lui, alors que d'autres estimaient que seul le patient devrait pouvoir donner son consentement. La santé mentale et la dépression étaient vues par plusieurs comme des empêchements à prendre une décision éclairée.
Citations :
  • « Cela devrait être une question à discuter entre le patient et son médecin. Le consentement éclairé devrait suffire. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Quiconque envisage l'aide au suicide devrait être tenu par la loi d'avoir un entretien ou une série d'entretiens avec un psychologue ou un psychiatre – peut-être désigné par le tribunal – qui jugerait de la capacité du patient à comprendre son état de santé et à prendre une décision éclairée sur la question. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Dans la mesure où un patient de 16 ans et plus est en mesure de comprendre ses options et de prendre sa décision avec compétence et est sain d'esprit, le débat devrait s'arrêter là. Cependant, personne ne devrait jamais, en aucune circonstance, avoir la possibilité de décider pour quelqu'un d'autre (c.­à­d. le proche/le tuteur d'une personne ayant une déficience intellectuelle, mentale, physique ou autre). Cette décision doit être prise lorsque le patient est compétent, sain d'esprit, et comprend ses options et peut donner son consentement éclairé. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Il devrait y avoir une discussion rigoureuse avec des professionnels et les proches avant que le patient ne prenne la décision finale. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Le patient devrait être en phase terminale et pouvoir prendre une décision à tout moment pendant sa maladie. La personne qui est déprimée et a des troubles de santé mentale n'a pas la capacité de prendre une décision éclairée. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
Thème 4 : Choix du patient
Résumé :
De nombreux répondants des groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont mentionné qu'un patient devrait pouvoir choisir l'aide médicale à mourir (être le décideur) – pour certains sans guère d'autres facteurs limitatifs de l'admissibilité. D'autres ont soutenu que les patients devraient avoir le droit de choisir l'aide médicale à mourir dans la mesure où ils rencontrent certains critères d'admissibilité.
Citations :
  • « Ce devrait être le choix du patient (en consultation avec le médecin). Pour les adultes souffrant de maux physiques (cancer, SLA, Alzheimer, etc.), il ne devrait y avoir que peu d'obstacles à l'aide médicale à mourir et à l'euthanasie volontaire, voire aucun. Les critères d'admissibilité devraient être différents pour les moins de 18 ans et pour ceux qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale qui les poussent à demander l'aide médicale à mourir. Mais les adultes en bonne santé mentale devraient pouvoir prendre eux-mêmes leur décision sur cette question, en se heurtant au moins d'obstacles possibles. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Cela devrait être une décision personnelle. Le patient devrait avoir le droit de décider s'il veut vivre ou mourir. C'est lui qui doit vivre avec sa maladie au jour le jour. Personne ne peut établir une gradation de la « qualité de vie » d'autrui. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « C'est définitivement le patient qui peut décider de sa vie ou de sa mort, et surtout ne pas attendre qu'il n'ait plus la force de le dire. » (Répondant du grand public)
  • « Je crois que ce devrait toujours être le choix du patient, quelle que soit sa situation médicale du moment, de pouvoir mettre fin à sa vie. C'est son droit. Je ne dis pas que c'est bien, mais que c'est SON droit. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Si vous êtes en phase terminale, vous devriez avoir le droit de mourir dans la dignité et de ne plus souffrir. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
Thème 5 : Affection grave potentiellement mortelle
Résumé :
Pour les répondants des groupes du grand public et de l'échantillon représentatif, le facteur dominant de l'admissibilité à l'aide médicale à mourir est que le patient doit être en phase terminale et en proie à des souffrances intolérables. Les répondants ont souvent mentionné que l'absence du « moindre espoir » justifiait l'utilisation de l'aide médicale à mourir « en dernier ressort ». Les états dégénératifs progressifs figuraient souvent aux côtés de la maladie terminale comme condition justifiable d'admissibilité. Cependant, les répondants ont fait une mise en garde contre l'incapacité et les problèmes de santé mentale (particulièrement la dépression) comme raisons justifiant l'aide médicale à mourir.
Citations :

À la fois en phase terminale et en proie à des souffrances intolérables

  • « Un diagnostic de maladie terminale avec décès imminent ou une très brève espérance de vie, accompagnée de souffrances extrêmes qui ne peuvent être contrôlées par des analgésiques. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Je pense que la cour a été claire : a) vous vivez dans la souffrance et b) vous êtes sur le point de mourir. Vous êtes admissible à l'aide médicale à mourir seulement si a) et b) sont réunis. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)

État progressif

  • « La personne atteinte d'une maladie qui menace son existence ou d'une maladie dégénérative progressive se dirige déjà vers la mort, qui peut être « hâtée ». La personne qui n'est pas déjà à risque de mourir à cause d'un problème de santé ne devrait pas être encouragée ni aidée à choisir la mort. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Mon opinion personnelle est que seules les personnes souffrant d'une maladie grave et incurable qui ne s'améliorera pas, p. ex. un cancer terminal, la maladie d'Alzheimer, le SLA, etc., devraient être jugées amissibles. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)

Incapacité et problème de santé mentale

  • « J'estime que l'[aide médicale à mourir] devrait être réservée aux personnes qui sont gravement malades – pas seulement incapables, mais vraiment gravement malades – et qui sont en proie à des souffrances intolérables, sans la moindre chance de rétablissement. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Je crois qu'on devrait avoir l'option de l'aide médicale à mourir en cas de maladie terminale ou de mort exceptionnellement imminente, mais pas parce que le patient ne pense pas que la vie vaut la peine d'être vécue à cause d'incapacités physiques. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Je pense qu'il est important, comme l'illustrent vos scénarios, de ne pas confondre maladie mortelle et santé mentale ou dépression qui sont traitables par des médicaments. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
Thème 6 : Mesures de soutien et autres solutions
Résumé :
Un autre thème important qui ressortait des réponses du grand public au sujet des facteurs d'admissibilité à l'aide médicale à mourir était d'offrir aux patients des soins palliatifs ou d'autres traitements (en particulier pour la santé mentale) de manière à s'assurer qu'ils ont considéré l'ensemble des options avant d'être admissibles à l'aide médicale à mourir. De même, de nombreux répondants ont mentionné qu'il est important que les patients aient accès à des mesures de soutien social et à du counselling ainsi qu'à du soutien financier afin que l'absence de ces mesures ne soit pas un facteur motivant leur décision. Avoir accès à des mesures de soutien et à d'autres solutions avant de considérer l'aide médicale à mourir comme un « dernier recours » était aussi un thème fréquent dans le groupe de l'échantillon représentatif.
Citations :

Soins palliatifs et autres traitements

  • « Tous les patients devraient avoir accès à des soins palliatifs de qualité. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Il faut l'assurance que les soins appropriés seront disponibles dès qu'ils seront nécessaires, qu'il s'agisse de soins mécaniques, de médicaments et/ou de soins d'un préposé qualifié, pour maintenir la qualité de vie le plus longtemps possible avant d'y mettre fin, étant donné que la qualité de vie sera un facteur déterminant du maintien de la dignité. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Avant que le suicide devienne une option, je pense qu'il faut explorer chaque service d'aide mentale et d'aide médicale possible. Après, la décision devrait revenir à l'intéressé. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Un grand nombre des personnes mentionnées dans les scénarios auraient avantage à bénéficier d'un meilleur accès à des soins de santé mentale et physique… Parallèlement aux critères pour l'aide au suicide, nous devons nous assurer que chacun ait accès à ces soins. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)

Mesures de soutien social et financier

  • « Il me semble que des mesures de soutien obligatoires devraient être à la disposition des personnes avant qu'elles ne prennent cette décision, par exemple des travailleurs sociaux, une communauté religieuse accueillante, des groupes de soutien, du counselling, des contacts avec d'autres personnes aux prises avec les mêmes problèmes, des professionnels des soins palliatifs, du counselling de transition, etc. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « On ne devrait pas se sentir obligé de mourir à cause de sa situation socioéconomique, à cause de la pauvreté ou du sentiment d'être un fardeau pour ses proches par exemple. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
 

Les risques

Dans la décision qu'elle a rendu dans la cause Carter, la Cour a reconnu qu'il y a des risques à permettre l'aide médicale à mourir au Canada.

Cette section met l'accent sur les risques pour :

  1. Les patients;
  2. Les personnes handicapées;
  3. Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale;
  4. Les soins palliatifs;
  5. La société canadienne en général.
Principales constatations
  • Les répondants étaient généralement davantage préoccupés par les risques liés à la santé mentale et les préoccupations d'ordre émotif des patients, y compris les personnes demandant l'aide à mourir au cours d'un épisode qui pourrait être temporaire, et le sentiment d'isolement et de solitude du patient.
  • Les répondants étaient généralement moins préoccupés par les répercussions sur les soins médicaux et les risques pour la société, y compris la façon dont l'aide à mourir pourrait changer leur relation ou leur niveau de confiance à l'égard de leur médecin.
 
Les patients

Figure 35 - Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants?

Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

subissent des pressions ou l'influence de leur famille/leurs êtres chers?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 25 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, la préoccupation augmentait généralement dans les groupes démographiques plus âgés.

Figure 35 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… subissent des pressions ou l'influence de leur famille/leurs êtres chers?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 21 % 13 %
2 14 % 15 %
3 14 % 21 %
4 12 % 19 %
5 -Très préoccupé 39 % 29 %
 

Figure 36 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

ont le sentiment d'être un fardeau affectif pour leur famille/leurs êtres chers?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 36 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… ont le sentiment d'être un fardeau affectif pour leur famille/leurs êtres chers?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 14 % 7 %
2 12 % 8 %
3 14 % 20 %
4 15 % 27 %
5 -Très préoccupé 44 % 36 %
 

Figure 37 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

ont l'impression qu'ils sont un fardeau financier pour leur famille/leurs êtres chers ou pour la société en général?

 

Dans le public, les femmesL'équivalent textuel suit., les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, la préoccupation augmentait généralement dans les groupes démographiques plus âgés.

Figure 37 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… ont l'impression qu'ils sont un fardeau financier pour leur famille/leurs êtres chers ou pour la société en général?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 15 % 7 %
2 11 % 7 %
3 14 % 19 %
4 16 % 26 %
5 -Très préoccupé 44 % 38 %
 

Figure 38 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

subissent des pressions ou l'influence de leur fournisseur de soins de santé?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 25 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, la préoccupation augmentait généralement dans les groupes démographiques plus âgés.

Figure 38 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… subissent des pressions ou l'influence de leur fournisseur de soins de santé?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 28 % 19 %
2 13 % 17 %
3 11 % 19 %
4 10 % 16 %
5 -Très préoccupé 37 % 27 %
 

Figure 39 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

se sentent isolés/seuls ou manquent de soutien affectif?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 39 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… se sentent isolés/seuls ou manquent de soutien affectif?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 13 % 6 %
2 10 % 8 %
3 14 % 20 %
4 16 % 29 %
5 -Très préoccupé 46 % 36 %
 

Figure 40 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

ne sont pas au courant des traitements, des technologies ou des options qui pourraient améliorer leur qualité de vie?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins, les infirmiers et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 65 à 74 ans étaient généralement plus préoccupés que les autres.

Toutefois, les répondants francophones étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 40 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… ne sont pas au courant des traitements, des technologies ou des options qui pourraient améliorer leur qualité de vie?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 15 % 7 %
2 11 % 10 %
3 14 % 20 %
4 17 % 28 %
5 -Très préoccupé 42 % 33 %
 

Figure 41 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

ont l'impression que leur fournisseur de soins de santé ne comprend pas les options qui pourraient soulager leur souffrance ou ne les fournit pas?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 65 à 74 ans étaient généralement plus préoccupés que les autres.

Toutefois, les répondants francophones étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 41 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… ont l'impression que leur fournisseur de soins de santé ne comprend pas les options qui pourraient soulager leur souffrance ou ne les fournit pas?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 16 % 8 %
2 12 % 12 %
3 14 % 23 %
4 16 % 25 %
5 -Très préoccupé 40 % 30 %
 

Figure 42 - Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils…

fondent leur décision sur un diagnostic/pronostic inexact ou incorrect?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 65 à 84 ans étaient généralement plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Toutefois, les répondants francophones étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 42 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils… fondent leur décision sur un diagnostic/pronostic inexact ou incorrect?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 16 % 8 %
2 13 % 10 %
3 14 % 22 %
4 15 % 22 %
5 -Très préoccupé 41 % 35 %
 
Les personnes handicapées

Figure 43 - Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants?

Les personnes handicapées (et peut-être d'autres) peuvent être plus susceptibles de…

demander l'aide médicale à mourir à cause de la souffrance qu'elles ressentent parce qu'elles ont vécu l'expérience de la discrimination, de la privation ou de la stigmatisation?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 43 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes handicapées (et peut-être d'autres) peuvent être plus susceptibles de… demander l'aide médicale à mourir à cause de la souffrance qu'elles ressentent parce qu'elles ont vécu l'expérience de la discrimination, de la privation ou de la stigmatisation?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 20 % 10 %
2 15 % 15 %
3 15 % 25 %
4 13 % 23 %
5 -Très préoccupé 36 % 24 %
 

Figure 44 - Les personnes handicapées (et peut-être d'autres) peuvent être plus susceptibles de…

être influencées par un membre de la famille ou un aidant naturel dont elles dépendent pour du soutien pour demander l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus préoccupés que les autres.

Figure 44 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes handicapées (et peut-être d'autres) peuvent être plus susceptibles de… être influencées par un membre de la famille ou un aidant naturel dont elles dépendent pour du soutien pour demander l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 18 % 9 %
2 14 % 14 %
3 13 % 22 %
4 13 % 23 %
5 -Très préoccupé 40 % 30 %
 

Figure 45 - Les personnes handicapées (et peut-être d'autres) peuvent être plus susceptibles de…

demander l'aide médicale à mourir afin d'être respectées et admirées pour leur sacrifice ou leur bravoure alors qu'elles ont été dépréciées ou ignorées pendant une grande partie de leur vie.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Toutefois, les répondants francophones étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 45 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes handicapées (et peut-être d'autres) peuvent être plus susceptibles de… demander l'aide médicale à mourir afin d'être respectées et admirées pour leur sacrifice ou leur bravoure alors qu'elles ont été dépréciées ou ignorées pendant une grande partie de leur vie.

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 31 % 21 %
2 13 % 17 %
3 12 % 19 %
4 9 % 16 %
5 -Très préoccupé 32 % 24 %
 

Figure 46 - Des fournisseurs de soins de santé qui…

ne connaissent pas bien d'autres façons de s'attaquer aux difficultés ou à la détresse que ressent une personne handicapée?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 46 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Des fournisseurs de soins de santé qui… ne connaissent pas bien d'autres façons de s'attaquer aux difficultés ou à la détresse que ressent une personne handicapée?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 22 % 11 %
2 13 % 14 %
3 13 % 23 %
4 14 % 23 %
5 -Très préoccupé 37 % 26 %
 

Figure 47 - Des fournisseurs de soins de santé qui…

sont davantage portés à voir comme étant raisonnables les demandes d'aide à mourir de personnes handicapées?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 47 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Des fournisseurs de soins de santé qui… sont davantage portés à voir comme étant raisonnables les demandes d'aide à mourir de personnes handicapées?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 24 % 11 %
2 13 % 14 %
3 12 % 25 %
4 11 % 22 %
5 -Très préoccupé 38 % 25 %
 
Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale

Figure 48 - Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants?

 

Il pourrait être plus difficile pour les personnes atteintes d'un problème de santé mentale de recevoir l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 65 à 84 ans, et les résidents du Québec étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 48 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Il pourrait être plus difficile pour les personnes atteintes d'un problème de santé mentale de recevoir l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 24 % 10 %
2 10 % 9 %
3 18 % 25 %
4 19 % 30 %
5 -Très préoccupé 23 % 23 %
 

Figure 49 - Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient…

demander l'aide médicale à mourir pendant un épisode qui pourrait être temporaire?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 49 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient… demander l'aide médicale à mourir pendant un épisode qui pourrait être temporaire?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 12 % 6 %
2 9 % 7 %
3 13 % 16 %
4 16 % 26 %
5 -Très préoccupé 49 % 43 %
 

Figure 50 - Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient…

demander l'aide médicale à mourir à cause de la souffrance/de l'aliénation qui découle de l'expérience qu'elles ont vécue de la discrimination, de la pauvreté, de la violence ou de la stigmatisation?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 50 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient… demander l'aide médicale à mourir à cause de la souffrance/de l'aliénation qui découle de l'expérience qu'elles ont vécue de la discrimination, de la pauvreté, de la violence ou de la stigmatisation?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 14 % 6 %
2 11 % 10 %
3 14 % 21 %
4 16 % 27 %
5 -Très préoccupé 44 % 33 %
 

Figure 51 - Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient…

être influencées par des tiers occupant des positions d'autorité pour demander l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 65 à 84 ans étaient plus susceptibles d'être préoccupés.

Figure 51 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient… être influencées par des tiers occupant des positions d'autorité pour demander l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 19 % 10 %
2 14 % 13 %
3 12 % 19 %
4 12 % 22 %
5 -Très préoccupé 42 % 34 %
 

Figure 52 - Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient…

avoir du mal avec les raisonnements et le jugement qu'il faut pour demander l'aide médicale à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les résidents de l’Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l’échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles d’être préoccupés, tandis que Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 52 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient… avoir du mal avec les raisonnements et le jugement qu'il faut pour demander l'aide médicale à mourir?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 13 % 5 %
2 10 % 8 %
3 14 % 20 %
4 16 % 27 %
5 -Très préoccupé 44 % 38 %
 

Les fournisseurs de soins de santé…

Figure 53 - peuvent ne pas être en mesure d'évaluer avec fiabilité la capacité décisionnelle des personnes atteintes de problèmes de santé mentale?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 53 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les fournisseurs de soins de santé… peuvent ne pas être en mesure d'évaluer avec fiabilité la capacité décisionnelle des personnes atteintes de problèmes de santé mentale?

Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 15 % 6 %
2 12 % 8 %
3 14 % 22 %
4 17 % 29 %
5 -Très préoccupé 40 % 33 %
 

Les fournisseurs de soins de santé…

Figure 54 - peuvent ne pas être au courant des moyens d'aborder les difficultés ou la détresse qu'une personne atteinte de problèmes de santé mentale éprouve?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 54 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les fournisseurs de soins de santé… peuvent ne pas être au courant des moyens d'aborder les difficultés ou la détresse qu'une personne atteinte de problèmes de santé mentale éprouve?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 16 % 6 %
2 12 % 10 %
3 13 % 23 %
4 17 % 29 %
5 - Très préoccupé 40 % 31 %
 

Les fournisseurs de soins de santé…

Figure 55 - peuvent être moins portés à mettre en doute les demandes d'aide à mourir émanant de personnes atteintes de problèmes de santé mentale?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 55 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les fournisseurs de soins de santé… peuvent être moins portés à mettre en doute les demandes d'aide à mourir émanant de personnes atteintes de problèmes de santé mentale?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 21 % 9%
2 13 % 13 %
3 13 % 23 %
4 14 % 25 %
5 - Très préoccupé 37 % 28 %
 
Les soins palliatifs

Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants?

Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir parce que…

Figure 56 - ils ne sont pas au courant des services de soins palliatifs disponibles?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

figure 56 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir parce que… ils ne sont pas au courant des services de soins palliatifs disponibles?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 26 % 13 %
2 12 % 15 %
3 11 % 21 %
4 11 % 22 %
5 - Très préoccupé 38 % 27 %
 

Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir parce que…

Figure 57 - ils n'ont pas accès à des services et à des moyens de soutien de soins palliatifs?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Figure 57 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir parce que… ils n'ont pas accès à des services et à des moyens de soutien de soins palliatifs?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 18 % 9 %
2 10 % 10 %
3 10 % 18 %
4 13 % 25 %
5 - Très préoccupé 47 % 35 %
 

Les fournisseurs de soins de santé…

Figure 58 - n'ont pas été formés à la façon de discuter des options de soins palliatifs avec les patients?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 58 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les fournisseurs de soins de santé… n'ont pas été formés à la façon de discuter des options de soins palliatifs avec les patients?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 21 % 13 %
2 12 % 15 %
3 12 % 21 %
4 15 % 24 %
5 - Très préoccupé 38 % 26 %
 

Les fournisseurs de soins de santé…

Figure 59 - n'ont pas reçu la formation ou ne possèdent pas les compétences pour fournir des soins palliatifs efficaces?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 59 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Les fournisseurs de soins de santé… n'ont pas reçu la formation ou ne possèdent pas les compétences pour fournir des soins palliatifs efficaces?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 21 % 12 %
2 12 % 15 %
3 12 % 21 %
4 15 % 21 %
5 - Très préoccupé 40 % 29 %
 
 

Figure 60 - Il y a moins de soutien/ressources pour les services de soins palliatifs dans tout le pays lorsque l'aide à mourir pourrait être considérée comme étant plus « rentable »?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les résidents de l'Alberta et les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles de ne pas être préoccupés.

Figure 60 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que l'aide médicale à mourir comportera les risques suivants? Il y a moins de soutien/ressources pour les services de soins palliatifs dans tout le pays lorsque l'aide à mourir pourrait être considérée comme étant plus « rentable »?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 29 % 13 %
2 9 % 11 %
3 8 % 19 %
4 9 % 21 %
5 - Très préoccupé 45 % 34 %
 
Les répercussions sur les soins médicaux

Certains s'inquiètent que cela ne puisse changer la façon dont certains fournisseurs de soins de santé définissent leur rôle et ce qu'ils font, et certains craignent que cela ne puisse finalement affecter la façon dont ils servent leurs patients.

 

Figure 61 - Dans quelle mesure craignez-vous que ceci ne change votre relation ou niveau de confiance avec votre médecin?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les hommes, les Canadiens de moins de 25 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux et les médecins étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles d'être préoccupés.

Figure 61 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Certains s'inquiètent que cela ne puisse changer la façon dont certains fournisseurs de soins de santé définissent leur rôle et ce qu'ils font, et certains craignent que cela ne puisse finalement affecter la façon dont ils servent leurs patients. Dans quelle mesure craignez-vous que ceci ne change votre relation ou niveau de confiance avec votre médecin?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 44 % 32 %
2 10 % 15 %
3 9 % 19 %
4 8 % 14 %
5 - Très préoccupé 28 % 17 %
 
 

Figure 62 - Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que les médecins puissent ne pas être au courant des ressources nécessaires pour soutenir les patients qui envisagent de mettre fin à leurs jours ou ne pas y avoir accès?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les résidents de l'Alberta, ainsi que les dirigeants religieux et les médecins étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Figure 62 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Certains s'inquiètent que cela ne puisse changer la façon dont certains fournisseurs de soins de santé définissent leur rôle et ce qu'ils font, et certains craignent que cela ne puisse finalement affecter la façon dont ils servent leurs patients. Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que les médecins puissent ne pas être au courant des ressources nécessaires pour soutenir les patients qui envisagent de mettre fin à leurs jours ou ne pas y avoir accès?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 24 % 13 %
2 11 % 16 %
3 14 % 24 %
4 16 % 22 %
5 - Très préoccupé 32 % 23 %
 
 

Figure 63 - Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que les médecins puissent ne pas être au courant des ressources nécessaires pour faciliter les demandes d'aide à mourir des patients admissibles, ou ne pas y avoir accès?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes et les Canadiens de 65 à 84 ans étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Figure 63 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Certains s'inquiètent que cela ne puisse changer la façon dont certains fournisseurs de soins de santé définissent leur rôle et ce qu'ils font, et certains craignent que cela ne puisse finalement affecter la façon dont ils servent leurs patients. Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé que les médecins puissent ne pas être au courant des ressources nécessaires pour faciliter les demandes d'aide à mourir des patients admissibles, ou ne pas y avoir accès?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 30 % 14 %
2 12 % 15 %
3 14 % 25 %
4 15 % 22 %
5 - Très préoccupé 27 % 22 %
 
Les risques pour la société

Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes?

 

Figure 64 - La normalisation des points de vue de la société sur l'aide à mourir comme solution de rechange à d'autres moyens de s'attaquer à la souffrance?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Figure 64 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes? La normalisation des points de vue de la société sur l'aide à mourir comme solution de rechange à d'autres moyens de s'attaquer à la souffrance?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 30 % 15 %
2 11 % 13 %
3 9 % 25 %
4 7 % 20 %
5 - Très préoccupé 42 % 24 %
 
 

Figure 65 - Les perceptions publiques négatives au sujet de la qualité de vie et de la dignité des personnes handicapées, atteintes de problèmes de santé mentale ou souffrant de maladies chroniques?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de ne pas être préoccupés.

Figure 65 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes? Les perceptions publiques négatives au sujet de la qualité de vie et de la dignité des personnes handicapées, atteintes de problèmes de santé mentale ou souffrant de maladies chroniques?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 25 % 12 %
2 11 % 13 %
3 10 % 24 %
4 10 % 22 %
5 - Très préoccupé 43 % 26 %
 
 

Figure 66 - Moins de soutien/de ressources publics pour prendre des mesures d'adaptation pour les personnes handicapées, atteintes de problèmes de santé mentale ou souffrant de maladies chroniques?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les résidents du Manitoba étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 66 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes? Moins de soutien/de ressources publics pour prendre des mesures d'adaptation pour les personnes handicapées, atteintes de problèmes de santé mentale ou souffrant de maladies chroniques?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 24 % 10 %
2 9 % 11 %
3 9 % 20 %
4 11 % 23 %
5 - Très préoccupé 46 % 33 %
 
 

Figure 67 - Une baisse de la confiance publique envers le système de soins de santé?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les hommes et les Canadiens de 45 à 54 ans étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 67 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes? Une baisse de la confiance publique envers le système de soins de santé?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 37 % 22 %
2 11 % 18 %
3 10 % 21 %
4 9 % 17 %
5 - Très préoccupé 31 % 19 %
 
 

Figure 68 - La pauvreté, l'isolement ou l'inégalité sociale pourraient influer sur la décision du patient de demander l'aide à mourir?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés, tandis que les hommes étaient plus susceptibles que les autres de ne pas être préoccupés.

Figure 68 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes? La pauvreté, l'isolement ou l'inégalité sociale pourraient influer sur la décision du patient de demander l'aide à mourir?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 19 % 9 %
2 11 % 11 %
3 12 % 19 %
4 14 % 25 %
5 - Très préoccupé 44 % 34 %
 
 

Figure 69 - L'aide à mourir pourrait devenir plus largement disponible (par exemple l'admissibilité pourrait s'étendre à d'autres groupes, notamment les mineurs matures).

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus préoccupés.

Dans l'échantillon, les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être préoccupés.

Figure 69 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les questions suivantes? L'aide à mourir pourrait devenir plus largement disponible (par exemple l'admissibilité pourrait s'étendre à d'autres groupes, notamment les mineurs matures).

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas préoccupé 30 % 14 %
2 10 % 13 %
3 9 % 20 %
4 8 % 21 %
5 - Très préoccupé 42 % 29 %
 
Les risques

Figure 70 - Voici les cinq risques qui préoccupaient le plus les répondants du public au sujet de l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Nota : Les cinq mêmes risques ont été identifiés comme les plus préoccupants autant par les répondants du public que de l'échantillon (page suivante).

Figure 70 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq risques qui préoccupaient le plus les répondants du public au sujet de l'aide médicale à mourir :

  4 Préoccupé 5 Très préoccupé
Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient demander l'aide médicale à mourir pendant un épisode qui pourrait être temporaire 16 % 49 %
Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils se sentent isolés/seuls ou manquent de soutien affectif 16 % 46 %
Les personnes atteintes d'un problème de santé mentale peuvent avoir du mal avec les raisonnements et le jugement nécessaires pour demander l'aide médicale à mourir 16 % 44 %
Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide à mourir s'ils ont l'impression qu'ils sont un fardeau financier pour leur famille/leurs êtres chers ou pour la société en général 16 % 44 %
Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide à mourir s'ils ont le sentiment d'être un fardeau affectif pour leur famille/leurs êtres chers 15 % 44 %
 

Figure 71 - Voici les cinq risques qui préoccupaient le plus les répondants de l'échantillon au sujet de l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Figure 71 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq risques qui préoccupaient le plus les répondants de l'échantillon au sujet de l'aide médicale à mourir :

  4 Préoccupé 5 Très préoccupé
Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale pourraient demander l'aide médicale à mourir pendant un épisode qui pourrait être temporaire 26 % 43 %
Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide médicale à mourir s'ils se sentent isolés/seuls ou manquent de soutien affectif 27 % 38 %
Les personnes atteintes d'un problème de santé mentale peuvent avoir du mal avec les raisonnements et le jugement nécessaires pour demander l'aide médicale à mourir 29 % 36 %
Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide à mourir s'ils ont l'impression qu'ils sont un fardeau financier pour leur famille/leurs êtres chers ou pour la société en général 26 % 38 %
Les patients seront plus susceptibles de demander l'aide à mourir s'ils ont le sentiment d'être un fardeau affectif pour leur famille/leurs êtres chers 27 % 36 %
 

Figure 72 - Voici les cinq risques qui préoccupaient le moins les répondants du public au sujet de l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Nota : Quatre des cinq risques qui précèdent (1, 2, 3 et 5) figuraient également parmi les cinq risques les moins importants pour les répondants de l'échantillon (page suivante).

Figure 72 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq risques qui préoccupaient le moins les répondants du public au sujet de l'aide médicale à mourir 

  2 Légèrement préoccupé 1 Pas préoccupé
Cela changerait votre relation ou niveau de confiance avec votre médecin 10 % 44 %
Une baisse de la confiance publique envers le système de soins de santé 11 % 37 %
Les médecins ne sont peut-être pas au courant des ressources nécessaires pour faciliter les demandes à mourir des patients admissibles ou n'y ont peut-être pas accès 12 % 30 %
Il pourrait être plus difficile pour les personnes atteintes d'un problème de santé mentale de recevoir l'aide médicale à mourir 10 % 24 %
Les personnes handicapées pourraient être plus susceptibles de la demander afin d'être respectées et admirées pour leur sacrifice ou leur bravoure, quand elles ont été dépréciées ou ignorées pendant une grande partie de leur vie 13 % 31 %
 

Figure 73 - Voici les cinq risques qui préoccupaient le moins les répondants de l'échantillon au sujet de l'aide médicale à mourir :

L'équivalent textuel suit.

Figure 73 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq risques qui préoccupaient le moins les répondants de l'échantillon au sujet de l'aide médicale à mourir :

  2 Légèrement préoccupé 1 Pas préoccupé
Cela changerait votre relation ou niveau de confiance avec votre médecin 15 % 32 %
Une baisse de la confiance publique envers le système de soins de santé 18 % 22 %
Les médecins ne sont peut-être pas au courant des ressources nécessaires pour faciliter les demandes à mourir des patients admissibles ou n'y ont peut-être pas accès 17 % 21 %
Il pourrait être plus difficile pour les personnes atteintes d'un problème de santé mentale de recevoir l'aide médicale à mourir 17 % 19 %
Les personnes handicapées pourraient être plus susceptibles de la demander afin d'être respectées et admirées pour leur sacrifice ou leur bravoure, quand elles ont été dépréciées ou ignorées pendant une grande partie de leur vie 15 % 14 %
 

Rétroaction qualitative : Autres facteurs de risque

Résumé des réponses et exemples de citations regroupées par thème pour la question :

  • L'aide médicale à mourir comporte-t-elle des risques supplémentaires qui n'ont pas été évoqués? Dans l'affirmative, veuillez les décrire ci-dessous.
Thème 1 : Accès à l'aide médicale à mourir
Résumé :

Des principaux risques identifiés, il s'agit de celui qui reflète le plus les opinions des répondants en faveur de l'aide médicale à mourir. La plus grande préoccupation liée à l'accès à l'aide à mourir est que les patients ne puissent pas la recevoir parce que de nombreux médecins refuseront de la pratiquer. Puisqu'ils estiment que les médecins « font passer leurs croyances avant les besoins des patients », nombre de répondants ont dénoncé que les opinions personnelles d'un médecin puissent les priver de l'accès au service. Un autre enjeu identifié par les répondants est le niveau de bureaucratie qui sera mis en œuvre relativement à l'aide médicale à mourir ‒ bureaucratie qui sera, à leur avis, trop lente, compliquée et excessive, de sorte que le système s'engorgera et qu'il deviendra impossible de recevoir l'aide à mourir. Si le processus exige trop de temps et est retardé, la situation sera particulièrement problématique pour les patients qui souffrent et qui n'ont « pas le luxe d'options et d'échéanciers multiples ».

Les répondants se préoccupaient également au sujet de l'accès inégal et non uniforme à l'aide à mourir, en particulier dans les collectivités rurales et éloignées qui connaissent déjà des problèmes d'accès aux soins de santé (pour les soins palliatifs par exemple). Par conséquent, l'accès « dépendra du lieu de résidence » et il pourrait être particulièrement difficile pour les personnes vivant en dehors des régions urbaines d'avoir accès aux connaissances et aux compétences nécessaires – sans parler d'un médecin volontaire. Plus généralement, certains répondants craignaient également que l'accès à l'aide médicale à mourir puisse être limité ou bloqué par l'influence de groupes religieux ou de défense d'intérêts, ou par l'« intimidation » exercée autant à l'égard des individus que du gouvernement et des politiciens, une situation qu'ils estiment injuste considérant qu'elle a des répercussions sur les options de fin de vie de chacun.

Les groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont, l'un comme l'autre, insisté sur les risques liés à l'accès à l'aide médicale à mourir, les répondants de l'échantillon représentatif s'attardant toutefois surtout aux conséquences des croyances des médecins sur la restriction d'accès (les préoccupations au sujet de la bureaucratie et de la géographie n'occupant pas la même place).

Citations :
  • « Un grand risque est que le médecin porte un jugement en fonction de ses convictions religieuses personnelles et qu'il ne traite pas le patient en tenant compte de ses volontés et de ses besoins. L'opinion du médecin sur la façon dont nous choisissons de vivre et de mourir, et sur le moment de mourir, ne devrait jamais intervenir. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Les médecins, par conviction morale ou religieuse, refusent d'aider les patients à se suicider, comme cela se voit dans le cas de l'avortement et de la contraception. Cela pourrait tout simplement prolonger les souffrances du patient. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Un grand risque est que cela devienne un cauchemar bureaucratique – légale en théorie, mais inaccessible dans la pratique. Je peux imaginer de longs formulaires, des listes de documents requis, des consultations requises avec de nombreux professionnels de la santé, dont chacun a sa longue liste d'attente, tandis que le patient souffre et que son état se dégrade et qu'il finit par ne plus avoir accès au suicide assisté. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Les changements devraient se faire à l'échelle du Canada. Les patients ne devraient pas avoir à se rendre dans une autre province pour avoir l'aide dont ils ont besoin, comme ils doivent actuellement se rendre à l'étranger. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Je m'inquiète que l'influence indue des médecins opposés à l'aide à mourir, des groupes religieux fondamentalistes, des préjugés des politiciens conservateurs, de l'information et de la médiatisation nuisent à un sain débat public. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Le risque est justement que l'influence de l'extérieur soit plus viable que ce que souhaite vivre la personne. » (Répondant du grand public)
Thème 2 : Consentement et influence
Résumé :

De nombreux répondants des groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont exprimé la crainte que davantage de patients soient dirigés vers l'aide médicale à mourir en raison du manque de clarté des paramètres de consentement et/ou de l'influence d'autres parties, deux éléments étroitement liés. Nombre de répondants se préoccupaient particulièrement de l'influence familiale, certains patients pouvant, d'une part, être incités par leurs proches à demander à mourir et les familles pouvant, d'autre part, être plus disposées à prendre cette décision dans les cas où ils ne pourraient communiquer. Les considérations financières (héritage ou allégement du fardeau par exemple) étaient les justifications les plus invoquées par les répondants. Certains ont aussi exprimé des préoccupations à l'égard des médecins, susceptibles d'exercer une grande influence sur la décision d'un patient (en faveur ou contre l'aide médicale à mourir selon leurs propres convictions).

Les répondants ont aussi mentionné la situation où un patient pourrait ne pas avoir donné – ou ne pas être en mesure de donner – un consentement clair et explicite pour les raisons les plus diverses, mais pourrait quand même recevoir l'aide à mourir (comme cela se fait ailleurs aux dires de certains). Il y avait donc de nombreuses interrogations quant à la personne qui peut donner le consentement au nom d'un patient, et de l'opinion qui doit primer s'il y a plusieurs personnes. La famille / les êtres chers, les médecins, les décideurs suppléants et les mandataires ont tous été mentionnés. Par ailleurs, certains étaient d'avis qu'il existe des risques si le consentement est donné dans un moment de détresse temporaire et que le patient change d'idée par la suite. Il faut noter que certains répondants ont rejeté toute possibilité qu'une autre personne que le patient puisse donner le consentement, ce qui, à leur avis, réduit réellement les risques liés à l'aide médicale à mourir.

Citations :
  • « Des membres de la famille peuvent demander de "mettre fin aux souffrances" du patient lorsque, de fait, cela serait par commodité pour la famille. Ce pourrait être, par exemple, parce qu'on veut avoir accès plus vite à la succession de la personne décédée plutôt que d'attendre que la nature fasse son œuvre. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « On risque justement que l'influence de l'extérieur soit plus viable que ce que souhaite vivre la personne. » (Répondant du grand public)
  • « Les médecins et les patients ont une relation inégale. Le professionnel de la santé qui a le dessus pourrait exercer des pressions sur un patient que ses médicaments ou sa maladie pourraient empêcher de réfléchir clairement avant de consentir à une procédure qu'il pourrait ne pas comprendre à fond, même s'il était bien portant. Cela comprend le consentement à l'euthanasie. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Compétence contestable du patient qui demande l'aide à mourir. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Dans toutes mes années de travail en soins palliatifs, j'ai entendu des patients dire : "Que j'aimerais donc mourir", puis le lendemain, changer d'idée et être prêts à reprendre leur vie avec tout ce qu'elle peut avoir à offrir. Les patients en santé mentale ont bien des hauts et des bas, mais ils sont contents lorsqu'ils échouent dans leur tentative de suicide et finissent par recevoir l'attention médicale dont ils ont besoin. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « C'est une décision personnelle qui doit demeurer dans les choix que le patient a exercés, et seul le patient peut accepter de participer à des discussions continues, à des motifs ultérieurs, ou à du harcèlement de la part d'autres groupes ou personnes cherchant à le faire changer d'idée. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Je pense que seuls les désirs du patient importent. S'il a formulé la demande et qu'il est en phase terminale, peu importe ce que pense la société ou ce que pensent les médecins – si c'est trop demandé à quelqu'un de vivre dans la souffrance sans aucune qualité de vie, il faut lui permettre d'y mettre fin. La seule personne qui sait ce qu'elle peut et ne peut pas endurer, c'est le patient et je ne crois pas que quiconque devrait s'autoriser à deviner ses sentiments ou ses désirs. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
Thème 3 : Dévalorisation de la vie
Résumé :

Selon de nombreux répondants, un des risques les plus préoccupants de l'aide médicale à mourir est qu'elle contribuera à dévaloriser la vie humaine, et que les opinions de la société quant au caractère sacré de la vie seront édulcorées avec le temps. Certains estiment que cette pratique est une menace inhérente à la dignité humaine, puisque certaines personnes seront stigmatisées et influencées et finiront par considérer que leur vie est sans espoir / moins valable / « ne vaut pas la peine d'être vécue », sentir qu'elles sont un fardeau pour les autres, et avoir « besoin de justifier leur existence ». Des répondants se sont dits particulièrement préoccupés pour les groupes vulnérables, comme les aînés, les personnes handicapées et les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Par conséquent, un grand nombre ont mentionné que l'aide médicale à mourir finira par transformer la façon dont les personnes voient la société canadienne : avec un déclin de la compassion et du sens du devoir d'aider et de soigner les autres. En outre, certains répondants ont fait état des aspects positifs (p. ex. croissance personnelle, resserrement des liens familiaux) qui peuvent naître de la souffrance et des situations difficiles.

Parmi toutes les préoccupations identifiées, c'est celle où les citations religieuses et spirituelles étaient le plus nombreuses. Les groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont fait état de préoccupations au sujet de la dévalorisation de la vie, mais cette considération était beaucoup plus répandue parmi les répondants du grand public. De plus, il faut noter que ces préoccupations sont étroitement liées à celles exprimées dans un autre thème principal – le terrain glissant des critères d'admissibilité.

Citations :
  • « Nous parlons d'un glissement culturel, d'une dégradation de la vie de chacun lorsque des êtres humains sont sacrifiables; cela changera notre façon de traiter les autres en général. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Les êtres humains ont le droit à la vie, du simple fait qu'ils sont humains – voilà une norme objectivement mesurable. Lorsque le droit à la vie devient subjectif, lorsque le droit vient de la possession de certaines compétences ou de la jouissance de certaines qualités de vie que les autres estiment nécessaires, alors le droit à la vie devient violable. Ce changement fondamental fait qu'il est logiquement impossible de tirer une ligne fixe entre ceux qui peuvent être tués et ceux qui ne le peuvent pas. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « L'aide médicale à mourir illustre bien que nous attachons plus de prix à certaines vies qu'à d'autres. Nous disons que nous reconnaissons que votre vie n'a plus de sens ni d'importance. Cela ne détruit-il pas ce que signifie le fait d'être Canadien? » (Répondant du grand public en anglais)
  • « La société devrait être protectrice plutôt qu'un agent de la mort. Nous devrions témoigner de la compassion à ceux qui souffrent plutôt que de les encourager à mettre fin à leur vie. Nous devrions les aimer et le leur témoigner et les aider à vivre leurs difficultés. Dieu a créé les humains à son image, et celui qui met fin à ses jours ne témoigne pas de respect pour la création divine. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Comme société, nous avons été conditionnés à croire que la souffrance et la douleur sont des choses à éviter, malgré le fait que de nombreux témoins font état de résultats positifs malgré la douleur et la souffrance. » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 4 : Violation des droits des travailleurs de la santé
Résumé :

Un des principaux risques est que les médecins et les autres travailleurs de la santé soient incités ou forcés à participer à l'aide à mourir (ou à fournir des références), même s'ils s'y objectent pour des raisons morales, éthiques ou religieuses. Certains craignent donc que les médecins et autres perdent effectivement leur liberté de conscience puisque leur droit de refuser la pratique pourrait ne pas être entendu, respecté ou juridiquement protégé (il y a une foule de questions relatives au fonctionnement). Les répondants étaient d'avis que c'est un lourd fardeau à imposer aux travailleurs de la santé, surtout que ceux-ci estiment avoir l'obligation de protéger la vie, comme ils y ont été formés. Un grand nombre ont insisté pour la défense de ces droits, puisque les médecins et autres doivent avoir la liberté de rester fidèles à leur conscience et à leurs valeurs. Il y a aussi la crainte que les médecins fassent l'objet de discrimination ou soient punis s'ils refusent de participer, par exemple par des amendes, des suspensions, des licenciements ou la perte de leur droit de pratique. À un niveau plus élevé, certains pensent que l'aide médicale à mourir entraînera éventuellement une diminution des professionnels de la santé puisque les médecins pourraient commencer à délaisser leur pratique et que certains pourraient être dissuadés de s'y lancer.

Les groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont tous deux souligné ces risques, de façon plus prononcée toutefois chez les répondants du grand public (par rapport aux autres enjeux définis). Il faut également noter que certains – mais beaucoup moins – des répondants du grand public ont exprimé l'avis contraire : les médecins ne devraient pas avoir le droit d'invoquer leurs convictions personnelles pour refuser l'aide à mourir.

Citations :
  • « Je suis préoccupé par les pressions qui s'exerceront sur les médecins qui auront des objections morales et par la possibilité qu'ils puissent être légalement forcés de participer à l'aide au suicide, dans l'intérêt de leur carrière et de leur pratique. Ils ne devraient pas être tenus de procurer l'aide médicale à mourir. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Garantir la liberté de conscience sur ce sujet pour les fournisseurs de soins de santé. » (Répondant du grand public)
  • « Les fournisseurs de soins de santé ont prêté serment de "s'abstenir de tout mal". Il y aura des médecins qui ne voudront pas aider à tuer leurs patients, et refuseront de les renvoyer à un autre médecin qui accepterait. Ces médecins devraient avoir le droit de refuser d'aider leurs patients à se tuer. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Un fardeau incroyable à mettre sur les épaules des médecins, qui doivent décider s'ils veulent ou ne veulent pas aider leurs patients à mourir – coupables dans tous les cas. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Les médecins qui ne voudront pas participer à l'aide au suicide sous quelque forme que ce soit doivent être protégés par la loi. Ils doivent pouvoir demeurer en règle et échapper à toute sanction légale / sociale / financière. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Protection de la pratique sans discrimination à l'endroit du médecin refusant d'aider un patient qui a exprimé le désir de mourir; et aussi protection de la pratique sans discrimination à l'endroit du médecin qui refuse tout aiguillage vers un médecin disposé à aider le patient qui a exprimé le désir de mourir. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
Thème 5 : Formation et professionnalisme insuffisants
Résumé :

Les répondants ont souligné la nécessité de s'assurer que les médecins et autres professionnels de la santé reçoivent une formation pertinente en matière d'aide à mourir. Les répondants ont mentionné que de nombreux médecins ne connaissent pas bien toute la gamme des options de soins palliatifs / de fin de vie de manière générale, et sont encore moins préparés à gérer efficacement l'aide à mourir (certains ont indiqué que le premier élément est précurseur du second). Les médecins ont aussi besoin de formation pour améliorer leurs capacités de communication afin d'être efficaces dans l'évaluation de l'aide à mourir et dans l'information de leurs patients et la discussion avec eux à ce sujet. À cet égard, les répondants ont aussi exprimé des préoccupations quant à la façon dont les traits de personnalité du médecin (un manque d'empathie par exemple) – combinés à ses croyances et attitudes personnelles – pourraient avoir une influence négative sur sa façon d'expliquer l'aide à mourir et d'offrir du counselling au patient. Considérant ces facteurs, certains répondants se sont dits préoccupés par la subjectivité d'ensemble que cela met en cause : certains médecins seront bien équipés pour gérer l'aide à mourir, mais un grand nombre ne le seront pas.

De façon plus générale, certains répondants étaient également d'avis que l'aide à mourir porte atteinte à l'intégrité des professions médicales et pourrait changer les perceptions par rapport à la relation patient-fournisseur puisqu'elle entre en conflit avec la notion de prestation de soins de santé, de guérison et de protection de la vie. De nombreux répondants ont fait valoir que le médecin ne devrait pas être seul à décider si le patient reçoit de l'aide à mourir parce que la « responsabilité est trop grande » – plusieurs médecins, une équipe de professionnels des soins de santé, ou des spécialistes du domaine devraient participer à la décision ou offrir un soutien. Les groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont désigné ces préoccupations parmi les principaux risques, ce dernier groupe étant moins explicite au sujet de l'impératif de formation.

Citations :
  • « Tous les professionnels de la santé ont besoin de plus de formation pour mieux discuter de toute la gamme d'options, depuis le traitement agressif complet jusqu'à la mort naturelle ou assistée. Tous les fournisseurs de soins de santé devraient avoir la compétence de base pour veiller à bien informer leurs patients. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Les fournisseurs de soins de santé n'ont pas encore la formation et/ou les protocoles obligatoires concernant les soins palliatifs. Pourquoi instaurer les protocoles et la formation sur l'aide médicale à mourir avant que les médecins aient reçu la formation obligatoire en soins palliatifs, qui vise à alléger les souffrances? » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Différents médecins ont des compétences très différentes lorsqu'il s'agit de grands malades. Je détesterais penser que le choix des patients de mettre fin à leur vie puisse tellement dépendre de la façon dont le médecin explique le pour et le contre. Certains médecins pourraient avoir un "taux de décès" plus élevé pour les patients sous leurs soins en raison de leurs convictions et de leurs attitudes personnelles. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Le préjugé personnel du médecin au sujet des soins de fin de vie. Certains médecins font actuellement la promotion de leurs préjugés personnels en faveur de l'aide à mourir pour les aînés et refuseront le traitement et diminueront à leur gré les niveaux d'ordonnance de ne pas réanimer. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Un médecin est formé pour préserver la vie chaque fois que c'est possible. Lui demander de participer au suicide assisté, c'est nier cette formation. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « En tant qu'infirmière, je suis préoccupée de ce que les facultés de médecine et les médecins sont soit mal formés soit mal à l'aise à l'idée d'aborder ces questions avec leurs patients. De plus, j'estime que cela devrait se faire selon une approche d'équipe. Une équipe, et pas seulement le médecin, mais aussi le patient, un prêtre, un travailleur social, une infirmière, un proche, un physiothérapeute, un psychiatre, etc., devraient participer à la présentation du sujet, mais aussi à l'accomplissement des vœux du patient. » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 6 : Assouplissement des critères d'admissibilité
Résumé :

Il y a des inquiétudes quant à la possibilité que l'instauration de l'aide médicale à mourir au Canada débouche avec le temps sur un élargissement ou un relâchement des critères d'admissibilité, ce qui créerait une « pente glissante » (terme utilisé par de nombreux répondants), où la pratique se normaliserait et deviendrait plus fréquente. Les répondants craignent que plus de personnes soient admissibles à l'aide à mourir, et qu'il devienne plus difficile d'établir qui est admissible (p. ex. comment quantifier les souffrances). Les répondants se préoccupaient beaucoup des enfants et des aînés (surtout avec le vieillissement de la population au Canada), mais aussi des personnes ayant des problèmes de santé mentale, des maladies et des handicaps. Un grand nombre de répondants ont fait valoir que l'admissibilité s'est élargie et que l'aide à mourir continue d'augmenter dans d'autres secteurs de compétence où la pratique est permise – particulièrement aux Pays-Bas. En outre, certains étaient d'avis que cela ouvrira la porte à de plus nombreux abus et à une application non désirée de la pratique dans son ensemble. Ainsi, certains craignent que des considérations financières / économiques puissent influer sur les décisions concernant l'aide à mourir, et en particulier que des personnes soient incitées à formuler une demande parce qu'elles sentiraient qu'elles sont un fardeau pour leur famille / leurs êtres chers ou la société en général.

Ces risques ont été mentionnés à la fois par les groupes du grand public et de l'échantillon représentatif, mais bien davantage par le premier groupe (et sont étroitement liés à un autre des principaux thèmes : La dévalorisation de la vie). De manière générale, ce n'était pas un des principaux risques soulignés par les répondants de l'échantillon.

Citations :
  • « Je crains que, avec le passage du temps, les limites disparaissent et que l'aide à mourir devienne la réponse de la société aux personnes difficiles. Dès que nous ouvrirons ces portes, d'autres trouveront moyen d'abuser des règles. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Comment contrer l'illusion que l'aide à mourir est une solution qui deviendra très vite LA solution parce que les gens, en général, ont terriblement peur de la souffrance. » (Répondant du grand public)
  • « Il n'y a pas un secteur de compétence au monde qui a su bien répondre aux risques inhérents à l'aide au suicide et à l'euthanasie. De fait, des études validées par des pairs montrent que le nombre de décès médicalement assistés continue de croître dans ces autres secteurs de compétence, malgré la preuve claire que la loi n'est pas correctement appliquée. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Étant d'origine hollandaise, je sais que, en très peu de temps, une personne peut demander l'euthanasie pour à peu près n'importe quelle raison. De même, ceux qui sont un "fardeau pour la société" se sentiront obligés de justifier le fait qu'ils coûtent cher, non seulement en soins médicaux, mais à l'ensemble de la société (p. ex. programmes d'éducation spéciale dans les écoles). Mais, par-dessus tout, Dieu a créé l'humanité à son image. On nous a toujours enseigné qu'il est mal d'assassiner ou de tuer un autre être humain. Si nous franchissons cette ligne, où nous arrêtons-nous? Où la société se situera-t-elle? Je dirais que ce sera sur un terrain instable. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Plutôt que de voir les handicapés, les aînés et les mourants avec respect et compassion, la société les verra comme un fardeau pour les familles et les contribuables et les jugera égoïstes s'ils ne demandent à mourir (pour faire la chose honorable). » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 7 : Confiance dans les fournisseurs et le système de soins de santé
Résumé :

De nombreux répondants étaient d'avis que la relation patient-médecin se modifiera dans la foulée de cette pratique. Ils ont fait valoir qu'il y aura un changement important du rôle du médecin (p. ex. « de soignant / guérisseur à facilitateur de la mort », de « préservation de la vie et atténuation des souffrances à dispensation de la mort », de « tueur plutôt que de soignant des êtres humains »), ce qui effritera la confiance du patient. Les répondants ont fait état de diverses façons dont l'approche, les motifs et les intérêts du médecin pourraient pousser les patients vers l'aide à mourir par divers moyens (ils la trouveraient plus commode que les soins de longue durée, ne connaissent pas les solutions / options, ils ne veulent plus être écrasés de travail ou avoir à s'occuper d'un patient difficile par exemple). Avec le temps, ils estiment que davantage de médecins seront désensibilisés à l'aide à mourir et plus susceptibles de la conseiller à leurs patients. Il convient de noter qu'un grand nombre de ces répondants ont fait état d'une méfiance ou d'une crainte globale à l'endroit des fournisseurs de soins de santé et du système, et que certains ont cité des expériences négatives. Selon eux, l'instauration de l'aide médicale à mourir amplifie le manque de confiance parce qu'elle donne aux médecins encore plus de pouvoir et d'autorité sur leurs patients.

En outre, certains répondants ont exprimé leur méfiance à l'égard du système de soins de santé en général. Dans le contexte de l'augmentation des coûts, des importantes contraintes de ressources et du vieillissement de la population, ils estimaient que l'aide à mourir pourrait de plus en plus être vue comme une solution économique aux soins des patients. Les groupes du grand public et de l'échantillon représentatif ont tous deux exprimé ces préoccupations, de façon plus marquée cependant dans le cas de l'échantillon représentatif.

Citations :
  • « Si un médecin me parlait d'euthanasie, je ne lui adresserais plus jamais la parole. Je ne devrais pas avoir à mourir parce que j'ai une maladie, et personne ne devrait jamais le penser. Pis, il pourrait vouloir en parler à ma famille / à mes proches, ou ces derniers pourraient vouloir lui en parler à lui. Je veux que mon médecin tente de me sauver la vie plutôt que d'y mettre fin. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Cela change fondamentalement son rôle si un professionnel qui s'efforce d'améliorer la qualité de vie se met à prendre des décisions à propos d'une fin prématurée de la vie. Ce changement de paradigme réduit les aspects "aide" et "soins" des soins de santé et produira une génération de professionnels de la santé qui attacheront moins de prix au travail avec les patients pour trouver des solutions viables afin de dénouer des situations difficiles pour les fournisseurs de soins de santé qui encouragent subtilement la fin de vie comme option viable lorsque la vie nous traite mal. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Considérant la faible qualification de nombreux médecins dans notre pays, et la pression pour la réduction des coûts des soins de santé, je crains que l'euthanasie ne soit présentée comme une solution au maintien de la dignité du patient, ou comme un acte de bravoure. Il y a un grand lavage de cerveau dans notre pays pour convaincre les gens que les pratiques les plus rentables sont de fait les meilleures pour les patients. L'euthanasie peut être vue comme une solution "normale", et devrait être présentée comme un droit au patient, et même étendue à d'autres situations ne mettant pas en cause le pronostic vital (comme le cas des personnes souffrant d'une grande dépression). » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Dans un contexte de coupures budgétaires, de professionnels de la santé complètement débordés, il peut être tentant de « tourner les coins ronds » et d'aller un peu trop vite pour prendre de telles décisions. » (Répondant du grand public)
  • « Le système médical penchera toujours nettement du côté de l'aide médicale au suicide parce que, à la longue, il sera beaucoup moins cher et beaucoup plus rentable d'aider quelqu'un à mourir que de le garder en vie par des soins palliatifs. » (Répondant du grand public en anglais)
 

Les mesures de sauvegarde

La Cour a reconnu que les risques pour la santé ne peuvent être entièrement éliminés parce qu'ils « font déjà partie intégrante de notre régime médical ». Cependant, des mesures de sauvegarde peuvent contribuer à réduire ces risques au minimum. Cette section mettait l'accent sur les mesures de sauvegarde pour :

  1. Les patients;
  2. Les médecins;
  3. La société canadienne, y compris notre système public de soins de santé.

Pour certains éléments, une boîte contextuelle facultative, qui s'ouvrait en passant la souris au-dessus du bouton « Considérez… », donnait accès à un surcroît d'information. La lecture des boîtes contextuelles n'était toutefois pas obligatoire et il est possible que certains participants aient répondu aux questions sans les lire.

Principales constatations
  • Les mesures de sauvegarde jugées les plus importantes par les répondants incluaient la formation des fournisseurs de soins de santé et des patients relativement aux soins palliatifs ainsi que la mise en œuvre de stratégies nationales sur les mesures de soutien et les soins à domicile pour les personnes handicapées.
  • Bien que toujours perçues comme importantes par une majorité des répondants, les mesures de sauvegarde jugées les moins importantes concernaient dans une large mesure les contrôles de procédure, y compris les demandes réitérées du patient, l'évaluation par un groupe composé de divers professionnels, la consultation d'autres personnes et les délais.
 
Les mesures de sauvegarde pour les patients

À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir?

 

Figure 74 - Une discussion approfondie avec le médecin du patient?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 25 à 34 ans, les résidents de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les médecins et les infirmiers étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 55 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 74 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Une discussion approfondie avec le médecin du patient?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 2 % 1 %
2 1 % 2 %
3 4 % 7 %
4 7 % 12 %
5 - Très important 80 % 75 %
 
 

Figure 75 - Les patients comprennent et apprécient toutes les options ou les mesures de soutien et les services de soins palliatifs et médicaux (p. ex. psychologue, travailleur social, soin pastoral, appareils médicaux, soutien communautaire) qui pourraient soulager la souffrance d'un patient.

Considérez…

Est-il possible que les souffrances d'une personne soient parfois moins directement liées à son état médical et davantage au fait qu'elle ne reçoit pas le soutien dont elle a besoin?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les Canadiens de 25 à 34 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que la plupart des professionnels hormis les avocats étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 55 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 75 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Les patients comprennent et apprécient toutes les options ou les mesures de soutien et les services de soins palliatifs et médicaux (p. ex. psychologue, travailleur social, soin pastoral, appareils médicaux, soutien communautaire) qui pourraient soulager la souffrance d'un patient. Boîte contextuelle « Considérez… » : Est-il possible que les souffrances d'une personne soient parfois moins directement liées à son état médical et davantage au fait qu'elle ne reçoit pas le soutien dont elle a besoin?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 2 % 1 %
2 1 % 1 %
3 3 % 6 %
4 7 % 13 %
5 - Très important 83 % 76 %
 
 

Figure 76 - L'aiguillage vers un médecin spécialiste pour obtenir un deuxième avis sur l'état, le traitement et le pronostic du patient?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de 25 à 34 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les médecins étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 55 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 76 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? L'aiguillage vers un médecin spécialiste pour obtenir un deuxième avis sur l'état, le traitement et le pronostic du patient?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 5 % 2 %
2 3 % 2 %
3 8 % 9 %
4 12 % 17 %
5 - Très important 68 % 67 %
 
 

Figure 77 - L'option de l'aide médicale à mourir ne peut être discutée que si le patient la soulève en premier?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et du Québec, ainsi que les dirigeants religieux et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de trouver cela important.

Figure 77 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? L'option de l'aide médicale à mourir ne peut être discutée que si le patient la soulève en premier?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 10 % 4 %
2 5 % 5 %
3 10 % 15 %
4 10 % 17 %
5 - Très important 59 % 56 %
 
 

Figure 78 - Un délai entre le diagnostic de l'état ou de la blessure et le moment où une demande peut être prise en considération?

Considérez…

Ceci pourrait laisser aux patients, qui peuvent être vulnérables, le temps de s'ajuster à leur nouvelle réalité. Par contre, l'imposition d'un délai peut sembler injuste et arbitraire puisque nous éprouvons tous la souffrance différemment.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les médecins étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 78 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Un délai entre le diagnostic de l'état ou de la blessure et le moment où une demande peut être prise en considération? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait laisser aux patients, qui peuvent être vulnérables, le temps de s'ajuster à leur nouvelle réalité. Par contre, l'imposition d'un délai peut sembler injuste et arbitraire puisque nous éprouvons tous la souffrance différemment.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 8 % 3 %
2 6 % 4 %
3 13 % 17 %
4 15 % 22 %
5 - Très important 53 % 51 %
 
 

Figure 79 - Un document écrit officiel, rempli par le patient, énonçant la demande?

Considérez…

Ceci fournirait un document et une preuve de la décision, non seulement pour garantir qu'elle respecte la portée de la loi, mais également pour souligner son sérieux.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les résidents de l'Alberta, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les infirmiers étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 79 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Un document écrit officiel, rempli par le patient, énonçant la demande? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci fournirait un document et une preuve de la décision, non seulement pour garantir qu'elle respecte la portée de la loi, mais également pour souligner son sérieux.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 5 % 2 %
2 3 % 4 %
3 8 % 12 %
4 14 % 21 %
5 - Très important 62 % 58 %
 
 

Figure 80 - La présence d'un tiers impartial pour être témoin de la signature de la demande écrite?

Considérez…

Ceci pourrait aider à garantir que la demande tienne véritablement compte du désir du patient, et non de celui de qui que ce soit d'autre.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les résidents de l'Alberta, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les infirmiers étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 80 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? La présence d'un tiers impartial pour être témoin de la signature de la demande écrite? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider à garantir que la demande tienne véritablement compte du désir du patient, et non de celui de qui que ce soit d'autre.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 5 % 3 %
2 3 % 3 %
3 7 % 10 %
4 13 % 21 %
5 - Très important 65 % 61 %
 
 

Figure 81 - Un nombre répété de demandes présentées par le patient?

Considérez…

Ceci pourrait aider à faire en sorte que la demande soit à la fois cohérente et étudiée par le patient.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les médecins étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les répondants anglophones, les femmes et les Canadiens de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 81 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Un nombre répété de demandes présentées par le patient? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider à faire en sorte que la demande soit à la fois cohérente et étudiée par le patient.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 17 % 9 %
2 9 % 9 %
3 14 % 21 %
4 13 % 23 %
5 - Très important 40 % 35 %
 
 

Figure 82 - Un délai entre les demandes?

Considérez…

Ceci pourrait également faire en sorte que la demande soit à la fois cohérente et étudiée par le patient, ce qui répond à l'exigence du tribunal de « souffrance persistante ».

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les médecins étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les répondants anglophones et les Canadiens de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 82 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Un délai entre les demandes? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait également faire en sorte que la demande soit à la fois cohérente et étudiée par le patient, ce qui répond à l'exigence du tribunal de « souffrance persistante ».

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 15 % 7 %
2 9 % 5 %
3 15 % 21 %
4 13 % 24 %
5 - Très important 41 % 39 %
 
 

Figure 83 - Une consultation avec la famille du patient?

Considérez…

Ceci pourrait aider un médecin à évaluer si la demande rend véritablement compte du désir et des valeurs du patient ou s'il subit ou non l'influence d'un membre de sa famille.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 25 ans et de 75 à 84 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 65 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 83 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Une consultation avec la famille du patient? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider un médecin à évaluer si la demande rend véritablement compte du désir et des valeurs du patient ou s'il subit ou non l'influence d'un membre de sa famille.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 13 % 5 %
2 8 % 6 %
3 13 % 17 %
4 13 % 22 %
5 - Très important 46 % 47 %
 
 

Figure 84 - Une consultation avec un professionnel de la santé mentale?

Considérez…

Ceci pourrait contribuer à évaluer si la demande est influencée par une maladie mentale qui se traite et l'état d'esprit du patient quand il a présenté la demande.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 45 ans, les résidents de l'Alberta et du Manitoba, ainsi que les dirigeants religieux, les travailleurs en soins ou de soutien et les infirmiers étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les répondants anglophones étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 84 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Une consultation avec un professionnel de la santé mentale? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait contribuer à évaluer si la demande est influencée par une maladie mentale qui se traite et l'état d'esprit du patient quand il a présenté la demande.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 9 % 3 %
2 6 % 3 %
3 12 % 12 %
4 14 % 23 %
5 - Très important 52 % 56 %
 
 

Figure 85 - Les demandes sont évaluées par un groupe de professionnels variés (p. ex. médecins, avocats, travailleurs sociaux)?

Considérez…

Ceci pourrait aider à réduire le risque d'une partialité personnelle lors de la détermination du consentement et de la capacité et faire en sorte que diverses perspectives soient prises en compte dans l'intérêt du patient.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba, ainsi que la plupart des professionnels hormis les avocats étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 75 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 85 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? Les demandes sont évaluées par un groupe de professionnels variés (p. ex. médecins, avocats, travailleurs sociaux)? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider à réduire le risque d'une partialité personnelle lors de la détermination du consentement et de la capacité et faire en sorte que diverses perspectives soient prises en compte dans l'intérêt du patient.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 18 % 7 %
2 9 % 8 %
3 12 % 19 %
4 13 % 22 %
5 - Très important 42 % 41 %
 
 

Figure 86 - La présence d'un médecin pour observer le patient qui prend les médicaments létaux?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les Canadiens de moins de 35 et de plus de 75 ans, les résidents du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les dirigeants religieux et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les réponses étaient relativement homogènes entre les différents groupes démographiques.

Figure 86 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? La présence d'un médecin pour observer le patient qui prend les médicaments létaux?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 16 % 4 %
2 7 % 5 %
3 13 % 14 %
4 12 % 20 %
5 - Très important 41 % 53 %
 
 

Figure 87 - L'obligation pour les médecin de rendre compte des demandes d'aide à mourir acceptées ou refusées?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes et les Canadiens de 25 à 34 ans étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 55 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 87 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient exigées par la loi avant qu'un patient puisse recevoir l'aide à mourir? L'obligation pour les médecin de rendre compte des demandes d'aide à mourir acceptées ou refusées?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 4 % 2 %
2 2 % 2 %
3 7 % 11 %
4 13 % 21 %
5 - Très important 66 % 60 %
 
Les mesures de sauvegarde pour les médecins

À quel point importe-t-il de créer un mécanisme ou processus externe pour vérifier que les exigences légales en matière d'aide à mourir sont respectées avant qu'une demande soit accordée?

Figure 88 - À quel point importe-t-il de créer un mécanisme ou processus externe pour vérifier que les exigences légales en matière d'aide à mourir sont respectées avant qu'une demande soit accordée?

Considérez…

Ceci pourrait aider à mettre les médecins à l'abri d'une responsabilité criminelle ou civile et garantir que des professionnels possédant l'expertise appropriée prennent ces décisions.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants francophones, les femmes, les Canadiens de 55 à 74 ans, les résidents de la Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que les travailleurs sociaux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les répondants francophones, les Canadiens de 55 à 74 ans, et les résidents du Québec étaient plus susceptibles de trouver cela important.

Figure 88 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il de créer un mécanisme ou processus externe pour vérifier que les exigences légales en matière d'aide à mourir sont respectées avant qu'une demande soit accordée? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider à mettre les médecins à l'abri d'une responsabilité criminelle ou civile et garantir que des professionnels possédant l'expertise appropriée prennent ces décisions.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 31 % 11 %
2 3 % 4 %
3 5 % 15 %
4 6 % 19 %
5 - Très important 53 % 48 %
 

Figure 89 - Êtes-vous en accord ou en désaccord pour que les médecins qui refusent de fournir l'aide à mourir soient tenus d'aiguiller le patient vers d'autres médecins qui sont disposés à fournir leur aide?

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les femmes, les Canadiens de moins de 35 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les dirigeants religieux, les médecins, les infirmiers et les travailleurs en soins ou de soutien étaient généralement les plus susceptibles d'être d'accord.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 65 à 74 ans étaient plus susceptibles que les autres d'être d'accord.

Figure 89 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : Êtes-vous en accord ou en désaccord pour que les médecins qui refusent de fournir l'aide à mourir soient tenus d'aiguiller le patient vers d'autres médecins qui sont disposés à fournir leur aide?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Fortement en désaccord 6 % 3 %
2 4 % 3 %
3 8 % 11 %
4 14 % 25 %
5 - Fortement d'accord 59 % 54 %
 
Les mesures de sauvegarde pour la société

À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place?

 

Figure 90 - Une campagne de sensibilisation/d'éducation du public sur les options de fin de vie?

Considérez…

Ceci pourrait mettre les gens au courant de leurs options de fin de vie, ainsi que des droits et responsabilités des patients et des fournisseurs de soins de santé.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les Canadiens de 55 à 84 ans, les résidents de l'Ontario, ainsi que les travailleurs sociaux et les infirmiers étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 55 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 90- Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? Une campagne de sensibilisation/ d'éducation du public sur les options de fin de vie? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait mettre les gens au courant de leurs options de fin de vie, ainsi que des droits et responsabilités des patients et des fournisseurs de soins de santé.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 6 % 4 %
2 3 % 5 %
3 9 % 14 %
4 14 % 25 %
5 - Très important 62 % 49 %
 
 

Figure 91 - La collecte, l'analyse et l'évaluation obligatoires de toute l'information concernant l'aide médicale à mourir?

Considérez…

Ceci pourrait contribuer à recueillir l'information importante, souligner les principaux problèmes et permettre l'analyse des tendances ou des habitudes sociales qui révéleraient d'éventuelles incidences sur les populations vulnérables ou la prestation de soins de santé.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les Canadiens de 25 à 34 ans, ainsi que les médecins, les infirmiers, les travailleurs en soins ou de soutien et les dirigeants religieux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes, les répondants anglophones, et les Canadiens de 65 à 84 ans étaient plus susceptibles de trouver cela important.

Figure 91 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? La collecte, l'analyse et l'évaluation obligatoires de toute l'information concernant l'aide médicale à mourir? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait contribuer à recueillir l'information importante, souligner les principaux problèmes et permettre l'analyse des tendances ou des habitudes sociales qui révéleraient d'éventuelles incidences sur les populations vulnérables ou la prestation de soins de santé.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 4 % 2 %
2 2 % 3 %
3 8 % 13 %
4 14 % 26 %
5 - Très important 66 % 52 %
 
 

Figure 92 - Un organisme national de supervision de l'aide médicale à mourir?

Considérez…

Ceci pourrait aider à déterminer si les politiques sont mises en œuvre conformément à la réglementation, à effectuer des recherches en vue de faire des rapports publics et apporter des éléments pour ajuster ou peaufiner les politiques et la réglementation.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les Canadiens de 25 à 34 ans, les résidents de l'Alberta, du Manitoba et de Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que les médecins, les infirmiers, les travailleurs en soins ou de soutien et les dirigeants religieux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes, les répondants anglophones, et les Canadiens de 65 à 84 ans étaient plus susceptibles de trouver cela important.

Figure 92 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? Un organisme national de supervision de l'aide médicale à mourir? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider à déterminer si les politiques sont mises en œuvre conformément à la réglementation, à effectuer des recherches en vue de faire des rapports publics et apporter des éléments pour ajuster ou peaufiner les politiques et la réglementation.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 8 % 4 %
2 5 % 4 %
3 11 % 16 %
4 14 % 24 %
5 - Très important 56 % 48 %
 
 

Figure 93 - Une stratégie nationale sur les soins palliatifs et de fin de vie.

Considérez…

Ceci pourrait aider à régler certaines iniquités, notamment le manque d'accès et de disponibilité d'options de soins palliatifs pour des patients qui pourraient profiter de cette approche.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les Canadiens de 25 à 34 ans, les résidents du Manitoba et de l'Ontario, ainsi que les médecins, les infirmiers, les travailleurs sociaux, les travailleurs en soins ou de soutien et les dirigeants religieux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes et les Canadiens de 55 à 84 ans étaient plus susceptibles que les autres de trouver cela important.

Figure 93 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? Une stratégie nationale sur les soins palliatifs et de fin de vie. Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci pourrait aider à régler certaines iniquités, notamment le manque d'accès et de disponibilité d'options de soins palliatifs pour des patients qui pourraient profiter de cette approche.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 4 % 3 %
2 2 % 4 %
3 7 % 14 %
4 12 % 23 %
5 - Très important 72 % 53 %
 
 

Figure 94 - Une formation relative aux soins palliatifs pour tous les fournisseurs de soins de santé?

Considérez…

Ceci garantirait que les fournisseurs de soins de santé soient adéquatement formés pour soulager la douleur et la souffrance des patients.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les résidents du Manitoba, ainsi que les infirmiers, les travailleurs sociaux, les travailleurs en soins ou de soutien et les dirigeants religieux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes, les répondants anglophones et les Canadiens de 55 à 74 ans étaient plus susceptibles de trouver cela important.

Figure 94 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? Une formation relative aux soins palliatifs pour tous les fournisseurs de soins de santé? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci garantirait que les fournisseurs de soins de santé soient adéquatement formés pour soulager la douleur et la souffrance des patients.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 2 % 2 %
2 2 % 2 %
3 5 % 10 %
4 11 % 22 %
5 - Très important 79 % 62 %
 
 

Figure 95 - Une stratégie nationale exhaustive de soins à domicile?

Considérez…

Ceci contribuerait à ce que les personnes atteintes d'un handicap ou d'une maladie chronique progressive reçoivent le soutien dont elles ont besoin pour vivre chez elles.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, les Canadiens de 55 à 74 ans, les résidents du Manitoba et de l'Ontario, ainsi que les infirmiers, les médecins, les travailleurs sociaux, les travailleurs en soins ou de soutien et les dirigeants religieux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes, les répondants anglophones et les Canadiens de 55 à 84 ans étaient plus susceptibles de trouver cela important.

Figure 95 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? Une stratégie nationale exhaustive de soins à domicile? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci contribuerait à ce que les personnes atteintes d'un handicap ou d'une maladie chronique progressive reçoivent le soutien dont elles ont besoin pour vivre chez elles.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 3 % 2 %
2 2 % 3%
3 6 % 14 %
4 11 % 23 %
5 - Très important 75 % 55 %
 
 

Figure 96 - Une stratégie nationale sur le soutien aux personnes handicapées?

Considérez…

Ceci garantirait que les ressources appropriées soient engagées pour répondre aux besoins des personnes handicapées, atteintes de problèmes de maladie mentale et de maladies chroniques.

L'équivalent textuel suit.

Dans le public, les répondants anglophones, les femmes, ainsi que les infirmiers, les travailleurs sociaux, les travailleurs en soins ou de soutien et les dirigeants religieux étaient généralement plus susceptibles de trouver cela très important.

Dans l'échantillon, les femmes, les répondants anglophones et les Canadiens de 55 à 84 ans étaient plus susceptibles de trouver cela important.

Figure 96 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : À quel point importe-t-il que les mesures de sauvegarde suivantes soient mises en place? Une stratégie nationale sur le soutien aux personnes handicapées? Boîte contextuelle « Considérez… » : Ceci garantirait que les ressources appropriées soient engagées pour répondre aux besoins des personnes handicapées, atteintes de problèmes de maladie mentale et de maladies chroniques.

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Pas important 3 % 2 %
2 2 % 3%
3 6 % 12 %
4 12 % 24 %
5 - Très important 75 % 56 %
 
Les mesures de sauvegarde

Figure 97 -Voici les cinq mesures de sauvegarde que les répondants du public ont jugées les plus importantes, en moyenne :

L'équivalent textuel suit.

Nota : Trois des cinq mesures de sauvegarde ci-dessus (1, 2 et 5) figuraient également parmi les cinq mesures de sauvegarde les plus importantes pour les répondants de l'échantillon (page suivante).

Figure 97 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq mesures de sauvegarde que les répondants du public ont jugées les plus importantes, en moyenne :

  4 Important 5 Très important
Une formation relative aux soins palliatifs pour tous les fournisseurs de soins de santé 11 % 79 %
Les patients comprennent et apprécient toutes les options ou les mesures de soutien et les services de soins palliatifs et médicaux qui pourraient soulager la souffrance d'un patient 7 % 83 %
Une stratégie nationale sur le soutien aux personnes handicapées 12 % 75 %
Une stratégie nationale exhaustive de soins à domicile 11 % 75 %
Une discussion approfondie avec le médecin du patient 7 % 80 %
 

Figure 98 - Voici les cinq mesures de sauvegarde que les répondants de l'échantillon ont jugées les plus importantes, en moyenne :

L'équivalent textuel suit.

Figure 98 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq mesures de sauvegarde que les répondants de l'échantillon ont jugées les plus importantes, en moyenne :

  4 Important 5 Très important
Les patients comprennent et apprécient toutes les options ou les mesures de soutien et les services de soins palliatifs et médicaux qui pourraient soulager la souffrance d'un patient 13 % 76 %
Une discussion approfondie avec le médecin du patient 12 % 75 %
L'aiguillage vers un spécialiste pour un deuxième avis sur l'état, le traitement et le pronostic du patient 17 % 67 %
Une formation relative aux soins palliatifs pour tous les fournisseurs de soins de santé 22 % 62 %
La présence d'un tiers impartial pour être témoin de la signature de la demande écrite 21 % 61 %
 

Figure 99 - Voici les cinq mesures de sauvegarde que les répondants du public ont jugées les moins importantes, en moyenne :

L'équivalent textuel suit.

Nota : Quatre des cinq mesures de sauvegarde énumérées ci-dessus (2-5) figuraient également parmi les cinq mesures les moins importantes pour les répondants de l'échantillon (page suivante).

Figure 99 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq mesures de sauvegarde que les répondants du public ont jugées les moins importantes, en moyenne :

  2 Légèrement important 1 Pas du tout important
La présence d'un médecin pour observer le patient qui prend les médicaments létaux 7 % 16 %
Un nombre de demandes répétées présentées par le patient 9 % 17 %
Les demandes sont évaluées par un groupe de professionnels variés 9 % 18 %
Un délai entre les demandes 9 % 15 %
Une consultation avec la famille du patient 8 % 13 %
 

Figure 100 - Voici les cinq mesures de sauvegarde que les répondants de l'échantillon ont jugées les moins importantes, en moyenne :

L'équivalent textuel suit.

Figure 100 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les cinq mesures de sauvegarde que les répondants de l'échantillon ont jugées les moins importantes, en moyenne :

  2 Légèrement important 1 Pas du tout important
Un nombre de demandes répétées présentées par le patient 9 % 9 %
Un délai entre les demandes 5 % 7 %
Les demandes sont évaluées par un groupe de professionnels variés 8 % 7 %
Une consultation avec la famille du patient 6 % 5 %
Un organisme de supervision national de l'aide médicale à mourir 4 % 4 %
 

Rétroaction qualitative sur d'autres mesures de sauvegarde

Résumé des réponses et exemples de citations regroupées par thème pour la question :

  • Y a-t-il des mesures de sauvegarde supplémentaires pour l'aide médicale à mourir qui n'ont pas été évoquées? Dans l'affirmative, veuillez les décrire ci-dessous.
Thème 1 : Une gamme de mesures de soutien et de possibilités
Résumé :

Un thème important qui s'est dégagé se rapportait à l'identification d'une gamme de mesures de soutien et de possibilités susceptibles de réduire la demande d'aide médicale à mourir ou d'en faire une option de dernier recours. Les répondants du grand public et de l'échantillon représentatif ont, les uns comme les autres, souligné qu'il n'y a aucune raison pour qu'une personne souffre physiquement ou mentalement alors qu'il existe des moyens efficaces, dignes, indolores et naturels permettant de faciliter les soins de vie ou de fin de vie. Les deux groupes de répondants considéraient les soins palliatifs comme une option claire à l'aide à mourir, leur but premier étant d'optimiser la qualité de vie et d'aider les personnes souffrant d'une maladie avancée, progressive et potentiellement mortelle à vivre le mieux possible jusqu'à leur mort. L'investissement dans une gamme de mesures sociales, comme la réduction de la pauvreté, était également vu par les répondants comme un excellent moyen de réduire le nombre de demandes d'aide à mourir.

De l'avis d'un grand nombre, le Canada doit se donner et/ou mettre en œuvre des stratégies nationales pour appuyer l'investissement dans la disponibilité / l'accessibilité de programmes, de services et de fournisseurs de soins de santé, et donner l'assurance de cette disponibilité et de cette accessibilité. Les domaines où il y aurait lieu d'investir sont : les soins de fin de vie, les soins palliatifs, en hospice ou à domicile, le contrôle de la douleur, le traitement et le rétablissement en santé mentale, les prestations d'invalidité, et les soins à long terme et pour les aînés. Ces solutions étaient présentées comme offrant une « approche holistique du système de soins de santé » dans laquelle il faudrait investir parallèlement de manière à offrir une gamme complète d'options et de choix. Il importe de noter que si certains répondants considéraient l'aide à mourir comme « un élément » de cette gamme d'options ou comme un « dernier recours », d'autres ont mentionné qu'il « ne faut ni présenter ni percevoir le suicide assisté et l'euthanasie comme des actes de soins de santé ou des interventions médicales, de sorte que les fournisseurs de ces solutions n'empiètent pas sur les services de soins de santé ».

Les répondants au cahier de questions ont cerné d'autres stratégies de gestion du stress, d'allégement de la douleur et des souffrances, notamment les solutions basées sur la foi, qui transfèrent « la conscience sociale vers l'acceptation de la mort comme inévitable plutôt que comme quelque chose à craindre », la collaboration avec des fournisseurs alliés de soins de santé, comme la thérapie par la musique, la médecine chinoise traditionnelle et l'Ayurvéda.

Citations :
  • « Nous pourrions diminuer considérablement le nombre de demandes si, comme nation, nous faisions beaucoup plus pour réduire l'inégalité des revenus, et améliorer les mesures de soutien pour les personnes handicapées et leurs aidants, les services de santé mentale, les soins de fin de vie et la sécurité alimentaire. Nous avons oublié une foule de choses qui donnent un sens à la vie et, comme nombre de mes connaissances, j'accepterais très volontiers de payer plus d'impôts pour avoir une société civile où chacun peut vivre dans la dignité. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Un examen continu indépendant de la disponibilité et du financement de programmes comme les soins à domicile, les soins palliatifs, le counselling [santé mentale], les soins de santé en général, et d'autres auxquels je n'ai pas pensé, dont l'absence ou la réduction pourrait tendre à accroître l'attrait de l'aide médicale au suicide. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Sensibiliser les personnes à la variété des options de soins et des solutions de rechange à l'aide médicale à mourir. Rendre les mesures de soutien faciles à trouver et accessibles. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Davantage d'accès gratuits aux services spécialisés : psychologues, travailleurs sociaux, ergothérapeutes. Malheureusement, en cette ère d'austérité et de manque de compassion envers autrui, je ne sens pas qu'on ouvre les portes au bien-être des patients, bien au contraire. » (Répondant du grand public)
  • « La mise en œuvre de toutes les options doit viser au premier chef à donner à chacun l'aide, le soutien et l'information dont il a besoin pour ne pas être désespéré. Notre véritable objectif comme société devrait être de travailler vers une réalité où il n'y aurait personne qui voudrait l'aide à mourir, parce que chacun aurait une vie très bien remplie, se sentirait désiré et digne de sa vie telle qu'elle est, peu importe sa maladie ou son état. » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 2 : Peu ou pas de mesures de sauvegarde
Résumé :

Certains répondants du grand public ont exprimé l'opinion que les mesures de sauvegarde ne sont pas nécessaires (p. ex. la Cour suprême a rendu sa décision et nous devons « passer à autre chose ») ou qu'elles devraient être réduites au minimum parce que leur multiplicité finira par bloquer l'accès, retarder le processus et ne pas respecter les désirs du patient. Les répondants de l'échantillon représentatif n'ont pas exprimé de points de vue explicites sur ce point.

Certains répondants ont exprimé un point de vue différent concernant l'identification des mesures de sauvegarde, affirmant qu'un grand nombre de celles énumérées ne sont pas vraiment des mesures de sauvegarde, mais devraient déjà être en place comme éléments nécessaires du système canadien des soins de santé et être indépendantes des règlements qui permettront l'aide médicale à mourir, notamment « avoir de bonnes politiques nationales sur les soins palliatifs et les mesures de soutien pour les personnes handicapées ne s'inscrit en réalité que dans une saine politique de soins de santé ».

Citations :
  • « Un grand nombre des éléments des écrans qui précèdent ne font qu'ajouter un retard indu pour les personnes qui éprouvent des souffrances physiques et mentales incroyables. Une politique nationale sur n'importe quoi prend des décennies. Les références vers un autre médecin (praticiens ou spécialistes) prennent des mois! Partons du principe que les gens connaissent leur capacité physique et mentale d'endurer la douleur et la souffrance. Si une personne veut partir, qu'elle parte. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Je crois qu'il faut nous donner de solides mesures de sauvegarde, mais elles ne doivent pas être onéreuses ni prendre du temps au point de retarder les choses, ni mettre en place de nombreux obstacles bureaucratiques au point que le processus devienne trop difficile et dissuade le patient de poursuivre dans cette voie ou de chercher à s'informer. Il doit y avoir un JUSTE équilibre. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Si je comprends bien la décision de la Cour suprême, il faut donner aux citoyens le droit de choisir de mourir. À l'heure actuelle, les personnes et leurs familles se sont vues privées de ce droit par les mesures de sauvegarde mises en place par les personnes qui veulent se protéger professionnellement et légalement. Il est temps de sauvegarder le droit des citoyens canadiens d'exercer librement ce choix. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « En instituant des barrière juridiques, on augmentera les souffrances du patient. Moins il y aura d'avocats impliqués dans l'aide médicale à mourir, mieux ce sera. De même, les comités de supervision ajouteront un important niveau supplémentaire de bureaucratie et de retard à une décision qui devrait revenir au patient seul, en consultation avec un professionnel de la médecine. Le patient devrait conserver le pouvoir. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Non, tout est clairement mentionné et en fin de compte, c'est le patient qui doit avoir le droit de décider de la fin de sa vie si elle n'est que souffrances physiques et psychologiques et qu'il n'y a plus aucune qualité de vie acceptable. » (Répondant du grand public)
Thème 3 : Opposition à l'aide à mourir
Résumé :

L'opposition à l'aide à mourir était au nombre des réponses les plus marquées du grand public à l'identification d'autres mesures de sauvegarde. Les répondants du grand public et de l'échantillon représentatif étaient d'avis qu'il est impossible de mettre en place des mesures de sauvegarde pour rendre la pratique acceptable, si bien qu'elle devrait être interdite par le Code criminel, certains allant même jusqu'à la considérer comme un meurtre.

L'opposition à l'aide à mourir est enracinée dans les points de vue suivants :

  • Convictions et religion : L'aide à mourir a été qualifiée de « pratique immorale » allant contre les convictions fondamentales (« tu ne tueras pas »), un grand nombre soulignant que Dieu seul a le droit de mettre fin à une vie humaine et que la mort est l'aboutissement d'un processus qui doit suivre son cours naturel.
    • « Toute la paperasse et toutes les lois du monde ne sauraient rendre plus sûre l'aide médicale à mourir. C'est Dieu qui donne et qui prend la vie. Il nous donne des souffrances pour nous faire avoir confiance en Jésus qui nous fait la grâce de vivre chaque jour sur cette terre. Dieu peut aussi accomplir des miracles et guérir les personnes par la puissance de la prière. Les seules lignes directrices qui sont applicables dans ce cas sont dans la Bible. » (Répondant du grand public en anglais)
    • « La meilleure mesure de sauvegarde, c'est de lire la Bible et de reconnaître que c'est à Dieu seul de décider. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • Assouplissement des critères d'admissibilité : Cela reposait sur la conviction que, avec le temps, la pratique se répandra et débouchera sur des changements non prévus dans notre système de soins de santé et dans la société en général pour ce qui est de notre vision des options de soins et de la valeur que nous attachons à la vie humaine – « une fois franchie la ligne, toutes les mesures de sauvegarde qui pourraient être mises en place seront sujettes à des changements et des contestations sans fin ».

    Des répondants ont mis en garde contre la « pente glissante » qui aurait sévi ailleurs, comme aux Pays-Bas et en Belgique. En particulier, les répondants étaient préoccupés par les abus possibles qui surviennent malgré les mesures de sauvegarde – les décès par euthanasie qui ne sont pas déclarés, l'euthanasie pratiquée sans consentement, l'euthanasie de nouveaux-nés ayant un handicap, et l'obtention de l'euthanasie en l'absence de maladie chronique.

    • « Les mesures de sauvegarde ne sont pas plus efficaces que la mesure dans laquelle elles sont mises en œuvre et appliquées. Avec le temps, l'aide médicale au suicide deviendra la norme généralement acceptée et les mesures de sauvegarde deviendront une pente glissante. » (Répondant du grand public en anglais)
    • « La normalisation de l'aide au suicide comme solution aux problèmes de fin de vie amènera la société à y voir une option à envisager. Inévitablement, cela fera naître des pressions pour inciter les patients à envisager cette option, surtout quand eux-mêmes ou leur famille estimeront que les soins requis seront un fardeau. » (Répondant du grand public en anglais)
    • « Toute notre société va changer : l'attitude sera qu'on peut en finir si l'on est déprimé et en phase terminale et que ses souffrances ne sont pas contrôlées. L'entraide en cas de maladie mentale, de maladie terminale ou de souffrances pour résoudre ces dilemmes fera place à la recherche d'un médecin pour faciliter le suicide. Quelle triste façon d'envisager les problèmes de notre vie! Nous devons construire une collectivité!. » (Répondant du grand public en anglais)
  • Protection des personnes vulnérables : En lien avec l'inquiétude visant l'assouplissement des critères d'admissibilité, il y a la conviction que les mesures de sauvegarde ne sont pas suffisantes pour protéger les plus vulnérables de notre société – les pauvres, les marginalisés, des handicapés et les aînés – et empêcher le mal à leur égard.
    • « Les mesures de sauvegarde ne veulent rien dire lorsque la loi autorise un groupe de personnes puissantes (c.‑à‑d. médecins, proches) à tuer des patients vulnérables. Les mesures de sauvegarde n'empêchent pas d'abuser des personnes vulnérables. Elles nous confortent en nous faisant croire que nous avons fait tout notre possible lorsque surviennent les abus. Il vaut mieux dire non à tous les abus que de laisser certains patients vulnérables être oubliés par le système et être tués. » (Répondant du grand public en anglais)
    • « L'objectif principal est de mettre les plus vulnérables à l'abri du mal. L'interdiction de l'euthanasie est la meilleure façon. Autrement, il faut resserrer les restrictions et avoir souvent des contrôles judiciaires pour s'assurer du respect de la loi dans l'aide à mourir. » (Répondant du grand public en anglais)
  • Érosion de l'éthique médicale : Enfin, les arguments contre l'aide à mourir étaient enracinés dans des questionnements à savoir s'il est possible de demander à des médecins, des infirmiers ou d'autres professionnels de la santé de se livrer à des activités qui constitueraient une violation de l'éthique médicale fondamentale et du serment d'Hippocrate les engageant à soigner leurs patients et les rendraient « indignes » de traiter d'autres personnes.
    • « Les mesures de sauvegarde ne sont pas plus efficaces que leur degré de mise en œuvre et d'application. Avec le temps, le suicide médicalement assisté deviendra la norme généralement acceptée et les mesures de sauvegarde dévaleront la pente glissante. » (Répondant du grand public en anglais)
    • « Les médecins ne sont pas des bourreaux. Leur mission est de promouvoir la santé et de guérir. Ils ne devraient jamais se trouver en position d'avoir à exécuter une personne ou à recommander un bourreau pour le faire. » (Répondant du grand public en anglais)
  • Une gamme de mesures de soutien et de possibilités : Les deux groupes ont signalé l'importance d'offrir du confort et des traitements qui ne comportent pas l'aide à mettre fin à une vie.
Thème 4 : Participation et aiguillage non obligatoires
Résumé :

Selon de nombreux répondants du grand public, il est important de « protéger la liberté de conscience » de tous les professionnels de la santé (médecins, infirmiers, pharmaciens). Les répondants étaient d'avis qu'ils ne devraient pas être forcés de participer à des pratiques (soit l'aide à mourir) allant à l'encontre de leur éthique médicale ainsi que de leurs convictions morales ou religieuses. Ce point de vue était partagé par quelques répondants de l'échantillon représentatif.

Un grand nombre ont fait valoir que les médecins ne devraient pas être obligés d'aiguiller des patients vers un médecin disposé à dispenser l'aide médicale à mourir; ils ont plutôt proposé la mise en œuvre d'un système d'auto-orientation qui éviterait d'imposer aux médecins le « fardeau » de référer. Dans ce système, il était suggéré que les patients pourraient effectuer eux-mêmes une recherche en ligne ou visiter un centre donnant les noms des médecins offrant le service dans leur collectivité. Les médecins estimant ne pas pouvoir participer à l'aide au suicide doivent être appuyés dans leur décision sans être soumis à des répercussions juridiques (amendes ou peines) ou à la discrimination, en particulier en ce qui concerne leur sécurité d'emploi.

Une solution de rechange proposée à la participation et à l'aiguillage comprend la création d'une nouvelle catégorie de professionnels ayant pour rôle d'aider à mourir. Cette solution aiderait à « exclure du tableau les médecins qui sont contre l'aide au suicide »; ils devraient toutefois référer un patient vers un de ces professionnels sur demande. Ces nouveaux professionnels seraient formés pour la bonne application des exigences et des techniques, à l'instar des autres professionnels tels les ingénieurs, les avocats, les médecins…

Citations :
  • « Tous les médecins et les travailleurs de la santé devraient pouvoir suivre leur conscience. Nous avons besoin d'eux. Ils ne devraient PAS avoir à aiguiller des patients vers l'euthanasie si cela va à l'encontre de leur conscience ou de leur religion. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Protéger explicitement la liberté de conscience de tous les médecins et travailleurs de la santé pour les laisser libres de refuser de participer, d'aiguillage ou de conseiller la mort d'un patient. Aucun autre territoire autorisant l'euthanasie ou le suicide assisté n'impose aux médecins ayant une objection de conscience l'obligation de référer vers l'aide à mourir. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « La liberté absolue dans toutes les provinces et tous les territoires sans représailles pour les médecins qui, par objection de conscience, refuseront de référer ou de participer à l'euthanasie. Je vois trop de personnes dans notre pays être forcées de vivre ou de travailler en allant contre leurs croyances ou leur conscience. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Il y a un grand risque pour le bien-être des fournisseurs de soins de santé qui participent à la prestation de ce « service ». Cela ne peut pas être une action requise dans leur agrément, autrement peu de ceux qu'on voudrait attirer dans cette profession voudront y entrer. Peu de fournisseurs de soins de santé seraient à l'aise avec cela. C'est pourtant un service très approprié dans le système canadien de la santé qui est essentiel dans les circonstances appropriées. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « L'exigence imposée aux médecins est déraisonnable parce que leur serment les engage à préserver la vie. Cela réforme leur profession et on risque d'avoir moins de médecins. Nous prenons le risque de changer et de perdre de précieux médecins au profit d'une race de médecins œuvrant dans une culture de la mort. Personnellement, je perdrai foi en ces professionnels. » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 5 : Choix du patient / droit de mourir
Résumé :

Les répondants du grand public ont exprimé de manière prédominante l'opinion que chacun devrait avoir la liberté de choix, y compris le droit de contrôler son corps et sa vie, et de ne pas prolonger ses souffrances, en étant à l'abri de toute influence extérieure. Après avoir bien pesé l'information et les enjeux qui les touchent eux et leurs proches, les patients devraient avoir le droit de choisir l'aide médicale à mourir. Les deux groupes de répondants ont exprimé l'opinion que ce choix devrait s'accompagner du choix de changer d'avis. D'autres ont soutenu qu'il faut protéger la volonté de mourir du patient, dans la mesure où il satisfait aux conditions imposées par la Cour suprême.

Citations :
  • « Je crois que la seule personne qui devrait pouvoir prendre la décision finale devrait être celle dont la vie est en cause. Je crois qu'un médecin peut offrir des options de fin de vie, mais ne devrait jamais pouvoir prendre une décision finale pour le patient, quel que soit son état mental ou physique. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Bien que les décisions devraient être soigneusement pesées et être conformes à un processus bien défini, l'“accord” d'un comité diversifié pour chaque décision de fin de vie menace encore une fois de priver le patient de son autonomie et de sa dignité. Les patients prennent une décision très difficile, qui devrait pouvoir être prise avec l'aide de leur médecin et des professionnels de la santé mentale, et être respectée. Ils ne devraient jamais avoir à demander la “permission” à un organisme externe. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Chacun devrait avoir le contrôle et avoir voix au chapitre dans ses décisions de fin de vie. Ce genre d'autonomie ne peut être assuré que si l'on comprend que la plupart des personnes choisiraient la vie, mais que, dans les cas où elle est devenue insupportable, il y a des façons de mettre fin à ses jours sans avoir à quitter sa maison ou son pays ou à souffrir en refusant un traitement. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Chacun aura un seuil différent pour ce qu'il définit comme le “point tournant”. Je crois que cela doit être pris en considération et respecté. Les médecins doivent apprendre à respecter et à protéger les désirs des patients. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Il doit y avoir un mécanisme facilement accessible, toujours disponible, non punitif et simple permettant au patient de changer d'avis au sujet de toute demande de mettre fin à sa vie, n'importe quand, jusqu'au dernier moment. Autrement dit, la personne devrait avoir le droit et la capacité de changer d'avis tant qu'il n'est pas trop tard pour le faire. » (Répondant de l'échantillon représentatif en anglais)
  • « Le patient ne devrait subir AUCUNE pression de ses proches ou de ses aidants lorsqu'il décide de mettre fin à sa vie. Les MÉDECINS devraient référer leurs patients s'ils REFUSENT de participer; c'est à la demande du patient. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Une fois que le patient a pris sa décision et qu'elle est jugée raisonnable et appliquée en toute connaissance de cause, les proches ne devraient pas avoir le droit d'intervenir. Je crois savoir que, à l'heure actuelle, les proches peuvent passer outre au désir du patient de faire un don d'organe. C'est mal et cela ne devrait pas être permis dans les situations de fin de vie. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « Il faut instaurer des mesures de sauvegarde pour veiller à ne pas refuser l'accès à un adulte compétent qui souffre d'une manière qui est inacceptable pour LUI. Pas inacceptable pour un psychologue, un médecin, ses proches ou toute autre personne. On ne peut juger pour quelqu'un d'autre. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « La capacité de mourir devrait être le choix du patient, une fois qu'il est informé des options et choisit quand même de mourir. L'aide à mourir ne devrait JAMAIS être une décision à soumettre à l'approbation d'un comité de professionnels. » (Répondant du grand public en anglais)
  • « La mesure de sauvegarde la plus importante que nous devons envisager est de créer un système qui protège le droit de mourir exprimé par le patient, pourvu qu'il réponde aux conditions imposées par la Cour suprême. Ce droit fondamental ne doit pas être contourné par des systèmes bureaucratiques inaccessibles créés pour apaiser les préoccupations de la profession médicale et des groupes religieux. » (Répondant du grand public en anglais)
Thème 6 : Examen et supervision
Résumé :

En partageant leurs points de vue sur la façon d'atténuer les risques et les préjudices présumés de l'aide médicale à mourir pour les plus vulnérables, les répondants ont mentionné des processus ou des entités qui exerceraient une fonction d'examen ou de supervision avant que l'aide médicale à mourir soit accordée, de même qu'après à des fins de contrôle et d'évaluation.

Les principaux processus d'examen et de supervision suggérés par les répondants du cahier de questions incluaient les exigences suivantes :

  • Counselling : Que les médecins réfèrent en counselling les patients pouvant souffrir de troubles psychiatriques ou psychologiques ou de dépression. La mort ne peut être consentie tant que le conseiller n'a pas confirmé que le patient ne souffre pas psychologiquement ou n'est pas en dépression.
  • Consentement : Il a été suggéré d'avoir au moins deux témoins du consentement (un des témoins ne devant pas être un proche ni une personne ayant droit à une partie de la succession), et que tout le processus soit enregistré sur vidéo depuis le début de la demande jusqu'à la constatation du décès, en passant par la discussion avec les médecins, les audiences du comité, l'injection létale et la déclaration de la mort. Ces vidéos devraient être revues périodiquement et de façon indépendante par un comité mixte de médecins, d'avocats et d'éthiciens, et être immédiatement et entièrement accessibles pour tout juge, fonctionnaire de la cour ou parlementaire sur demande.

    Il a aussi été mentionné que le consentement doit être donné de vive voix et par écrit, à au moins 15 jours d'intervalle, et peut être retiré n'importe quand et de n'importe quelle manière, sans égard à l'état mental du patient. Il est important d'avoir un processus écrit formel pour documenter une demande d'aide médicale à mourir, mais il ne doit pas être conçu de manière à constituer une entrave pour toute personne voulant mettre fin à sa vie – par exemple, les personnes peu alphabétisées ou pour qui il y a des obstacles au langage ou celles qui ont souffert d'un grave accident vasculaire cérébral. Ainsi, il faut faire tous les efforts pour que le processus soit aussi inclusif que possible, et notamment fournir d'autres formes de documentation aux patients incapables de rédiger physiquement une demande (vidéo, langage des signes). À l'inverse, de nombreuses personnes capables de communiquer clairement leur désir de mourir peuvent être intimidées par la tâche de rédiger une demande en bonne et due forme et pourraient n'avoir jamais rédigé elles-mêmes un document officiel. Il a donc été proposé de fournir les ressources pour permettre à ces personnes de rédiger une demande sans avoir à compter sur l'aide d'amis ou de proches qui pourraient les influencer.

  • Validation : On a fait valoir que c'est à ceux qui participent à l'administration de l'aide médicale à mourir qu'il doit incomber de produire la preuve de tierces parties que la demande d'aide à mourir n'est pas obtenue par coercition, dans chaque cas. L'incapacité de fournir cette preuve devrait entraîner des sanctions et d'autres répercussions pouvant aller jusqu'à des accusations criminelles.

    Comme mécanisme pour appuyer la surveillance continue, les répondants du grand public ont, en très grande majorité, fait état de la nécessité d'un contrôle judiciaire, tous les trois ans, de l'ensemble des décès par suicide assisté. S'il s'avérait que la loi n'était pas respectée, il a été suggéré d'imposer un moratoire immédiat sur toute l'aide à mourir, le temps de modifier la loi pour prévenir d'autres préjudices.

    Nombreux sont ceux qui ont également proposé la création d'une agence (relevant du ministre de la Justice ou formée par les sociétés ou les associations médicales canadiennes) ayant mandat de surveiller l'aide médicale à mourir pour s'assurer du respect de la loi. On a proposé une approche de « centre d'excellence » pour exercer un meilleur contrôle à l'échelle nationale afin de veiller à l'application uniforme des protocoles établis et de faciliter la constitution d'une banque de données statistiques fiables pour fins d'évaluation.

Parmi les autres processus ou entités d'examen et de supervision, les répondants du cahier de questions ont suggéré :

  • Audits et rapports des données : Il devrait y avoir des audits, assortis de peines sévères pour quiconque prend ou aide à prendre une vie humaine sans en faire rapport; il y aurait lieu également de maintenir des dossiers publics indiquant qui a reçu des services d'aide médicale à mourir et qui a participé à la pratique, directement ou indirectement.
  • Comités d'éthique : Le rôle de l'éthique est primordial dans la formulation de la politique concernant les mesures de sauvegarde.
  • Comités d'examen : Pour surveiller et discuter chaque demande soumise par le médecin; cela devrait être un comité de concertation composé possiblement de médecins, d'infirmiers, de membres du public, de pharmaciens, de membres du clergé, etc., chargé de recueillir une évaluation objective et une approbation promptement . Ce comité servirait de soutien aux médecins pour qu'ils n'aient pas à prendre eux-mêmes la décision primaire. Le comité devrait être bien informé des lois ainsi que des conséquences médicales et morales de la décision. Il devrait y avoir un processus d'appel pour le patient. Les patients dont l'espérance de vie est supérieure à trois à six mois devraient demander un processus distinct et plus formel, comportant notamment un groupe d'examen formé d'experts (avocats, médecins, éthiciens) ou une audience.
  • Examens de conformité : cet examen décidé par une commission externe aurait pour objet de vérifier que toutes les lignes directrices sont respectées (il devrait avoir lieu avant le décès plutôt qu'après), mais cela ne devrait pas imposer un délai déraisonnable – c.­à­d. l'examen ne devrait pas ajouter plus que quelques semaines au processus.
  • Vérifications au hasard : pour vérifier que le patient et le médecin se conforment à toutes les politiques.
  • Examens par les pairs : pour permettre aux médecins (pas aux administrateurs ni au personnel des RH) d'évaluer d'autres médecins, afin d'établir et d'attester officieusement la vigueur et la robustesse des raisons pour lesquelles les médecins présidents offrent leurs services d'aide à mourir.
  • Ombudsmans fédéral et provinciaux : pour vérifier que la législation et les soutiens appropriés et nécessaires sont en place.
  • Considérer la culture et la diversité dans l'accès à l'aide médicale à mourir : les enjeux devraient aussi être pris en compte par le processus et surveillés; il y a, par exemple, déjà un nombre disproportionné de suicides d'Autochtones et de membres de Premières Nations au Canada. Il serait important de vérifier que cela n'est pas un facteur (ni pour ni contre) dans l'accès à l'aide médicale à mourir et, par conséquent, un organisme de supervision devrait avoir le pouvoir de supervision dans cette perspective. Les consommateurs, les patients, les familles et les citoyens devraient participer à la conception et à la supervision continue du processus, dans une perspective purement neutre (c.‑à‑d. ni médicale, ni légale, ni économique).
 

Évaluation du questionnaire du cahier de questions par les répondants

À la fin de chaque cahier de questions, les répondants étaient invités à évaluer leur expérience de la consultation et à commenter la manière dont l'information était présentée. Les pages qui suivent présentent les résultats des évaluations des répondants.

Principales constatations
  • Les répondants, et surtout ceux de l'échantillon représentatif, se sont dits très satisfaits du processus de consultation :
    • 90 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 74 pour cent des répondants du grand public ont indiqué que « L'information était présentée clairement » (2 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 9 pour cent des répondants du grand public étaient en désaccord);
    • 87 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 65 pour cent des répondants du grand public ont jugé que « L'information était bien équilibrée entre les différents points de vue sur le sujet » (3 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 16 pour cent des répondants du grand public étaient en désaccord);
    • 83 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 61 pour cent des répondants du grand public étaient d'avis que « La consultation en ligne vous a aidé(e) à en savoir plus sur les principaux enjeux et préoccupations » (3 pour cent des répondants de l'échantillon représentatif et 17 pour cent des répondants du grand public n'étaient pas d'accord).
 
Évaluation
Figure 101 - L'information était présentée clairement

L'équivalent textuel suit.

Figure 101 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : L'information était-elle présentée clairement?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Fortement en désaccord 4 % 1 %
2 5 % 1%
3 15 % 7 %
4 30 % 27 %
5 - Fortement d'accord 44 % 63 %
 
Figure 102 - L'information dressait un portrait équilibré entre les différents points de vue sur le sujet

L'équivalent textuel suit.

Figure 102 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : L'information présentait-elle un portrait équilibré entre les différents points de vue sur le sujet?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Fortement en désaccord 7 % 1 %
2 9 % 2 %
3 16 % 9 %
4 26 % 26 %
5 - Fortement d'accord 39 % 61 %
 
Figure 103 - La consultation en ligne vous a aidé(e) à en savoir plus sur les principaux enjeux et préoccupations

L'équivalent textuel suit.

Figure 103 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : La consultation en ligne vous a-t-elle aidé(e) à en savoir plus sur les principaux enjeux et préoccupations?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Fortement en désaccord 9 % 1 %
2 8 % 2 %
3 19 % 11 %
4 24 % 24 %
5 - Fortement d'accord 37 % 59 %

 

 
Figure 104 - La consultation en ligne vous a offert une bonne occasion d'exprimer vos points de vue sur ce sujet

L'équivalent textuel suit.

Figure 104 - Équivalent textuel

Graphique illustrant les réponses à la question suivante : La consultation en ligne vous a offert une bonne occasion d'exprimer vos points de vue sur ce sujet?

  Réponses du grand public Réponses de l'échantillon représentatif
1 - Fortement en désaccord 4 % 1 %
2 5 % 1 %
3 14 % 8 %
4 27 % 24 %
5 - Fortement d'accord 48 % 64 %
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