Enquête auprès du corps professoral des facultés de sciences sociales du Canada

1. Introduction

La Division de la recherche et de la statistique du ministère de la Justice du Canada entreprend des recherches pour appuyer les efforts du ministère en vue de rendre le système canadien de justice pertinent, accessible et réceptif aux besoins des Canadiens tout en assurant l’administration efficace de ce système.  La recherche constitue depuis longtemps un élément important au ministère, et à notre époque de changements rapides, le ministère doit être prêt à réagir dans les nouveaux domaines du droit, des orientations et des services juridiques.  Pour faciliter l’intervention du ministère, de bonnes recherches sont essentielles.

Dans ce contexte, la Division de la recherche et de la statistique mène actuellement une vaste gamme de recherches dans les domaines social, socio-juridique et socio-économique en vue de mieux cerner les besoins actuels et futurs.  Ces recherches englobent notamment des études sur les manifestations de la criminalité, la violence familiale, l’économie clandestine, les jeunes de la rue, la justice applicable aux jeunes, la criminalité transnationale, la criminalité sur l’internet, la justice réparatrice, la prévention du crime, la diversité et l’égalité des sexes, l’accès à la justice et l’aide juridique.  Nos chercheurs constituent un groupe de professionnels dynamiques ayant des connaissances dans un vaste éventail de disciplines[1], et nous avons établi des rapports et des liens étroits entre les activités de recherche au ministère de la Justice et le secteur plus vaste de la recherche tant au gouvernement qu’à l’extérieur.  La division participe à des projets gouvernementaux comme l’élaboration, aux plans horizontal ou interministériel, des orientations sur les besoins à venir du système canadien de justice, et nous participons aux groupes de travail interministériels qui mènent des recherches dans un certain nombre de domaines plus vastes.  De plus, nous avons établi des rapports avec des équipes et des groupes multidisciplinaires composés notamment de partenaires du secteur de la recherche comme des experts du monde de l’enseignement, des organisations non-gouvernementales et des groupes de réflexion.

En tant que partenaires dans ce vaste secteur de la recherche, nous offrons couramment des renseignements au sujet de nos propres activités de recherche.  Notre site web indique les domaines dans lesquels nous menons des travaux de recherche et donne accès à nos publications qui peuvent être consultées, commandées ou téléchargées sans frais[2].  Nous avons également une publication trimestrielle, JusetRecherche, qui offre des renseignements sur les projets de recherche en cours et à venir à la division, de l’information sur notre très populaire série de conférences, ainsi que des sommaires des plus récents rapports de recherche. JusteRecherche est également accessible sur notre site web.

1.1 Les sondages auprès du corps professoral des facultés

Dans le cadre de nos partenariats dans le secteur de la recherche, et afin de nous assurer l’accès à l’expertise des universitaires partout au Canada, nous avons entrepris un projet qui vise à reserrer les liens entre les Universités et le ministère.  Le Sondage du corps professoral des écoles de droit au Canada, mené en 1999 en collaboration avec le Conseil des doyens et doyennes des facultés de droit au Canada, a constitué la première étape de ce projet.  Ce sondage nous a permis de rassembler des renseignements sur les projets de recherches juridiques et socio-juridiques entrepris dans les 22 écoles de droit au Canada.  La Division de la recherche et de la statistique possède maintenant au sujet des membres du corps professoral de ces écoles et de leur domaine d’expertise une base de données dans laquelle elle pourra puiser au besoin.  De plus, ce sondage a permis la publication d’un rapport final[3].  Ce rapport final résume l’information sur les domaines et les projets de recherche en cours dans les écoles de droit au Canada.

Le répertoire des membres du corps professoral des écoles de droit, comme source d’experts dans une grande variété de domaines juridiques, s’est avéré tellement utile que nous avons décidé d’entreprendre un sondage semblable auprès des facultés des sciences sociales.  Au début, le sondage devait être envoyé uniquement aux facultés de criminologie.  Toutefois, en raison de la nature multidisciplinaire des recherches que nous faisons et afin d’englober les questions plus complexes et liées à la justice non pénale qui ont une incidence sur les orientations en matière de justice, la liste des facultés a rapidement été élargie pour inclure les sciences politiques, la psychologie, le service social et la sociologie.  La plupart des questions, qu’elles soient nouvelles ou plus anciennes, sont complexes et exigent souvent, pour qu’on les saisisse bien, une approche multidisciplinaire.  L’identification de chercheurs et d’enseignants dans d’autres domaines facilite cette démarche.  Étant donné que les recherches entreprises par la Division de la recherche et de la statistique du ministère de la Justice touchent une vaste gamme de sujets, et en raison de la complexité de la plupart des questions abordées, il peut être nécessaire d’examiner un domaine en particulier sous divers angles.  Par exemple, nous effectuons actuellement des recherches au sujet de la corruption des fonctionnaires publics sous l’angle plus général du crime organisé.  Si, dans le passé, c’était une question qui relevait du droit pénal, le crime organisé touche aujourd’hui un domaine beaucoup plus vaste que la criminalité et la justice.  En vue d’obtenir une vue d’ensemble de ce sujet, il faut adopter une démarche plus globale de façon à envisager ce sujet du point de vue, par exemple, des sociologues qui peuvent expliquer les forces sociales  contribuant à créer les milieux propices à ces activités criminelles, des psychologues qui peuvent expliquer le comportement et les traits distinctifs des personnes qui posent ces gestes criminels, et des économistes qui connaissent bien les conséquences financières de la corruption des fonctionnaires.

C’est ainsi que le Sondage auprès des membres du corps professoral des facultés des sciences sociales a été mené en 2000 et a permis de recueillir des renseignements sur les domaines d’enseignement et les projets de recherche dans des secteurs généraux reliés à la justice.  Ce rapport final résume l’information obtenue au sujet des domaines d’enseignement et des projets de recherche liés à la justice dans ces facultés, et Même si ce rapport résume les renseignements obtenus, l’information qu’on y trouve n’en demeure pas moins intéressante.


  • [1] Notamment l’anthropologie, la criminologie, l’économique, l’éducation, le droit, les sciences politiques, la psychologie, le service social, la sociologie et la statistique.
  • [2] Vous pouvez nous rejoindre à rsd.research@justice.gc.ca.
  • [3] Voir le rapport de recherche 2000-3F, Sondage du corps professoral des écoles de droit au Canada, Anna Paletta, Christopher Blain et Daniel Antonowicz, Division de la recherche et de la statistique, ministère de la Justice du Canada, Ottawa, 2000.
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