Enquête auprès du corps professoral des facultés de sciences sociales du Canada

2. Méthode

Il faut signaler dès le départ que le Sondage auprès des membres du corps professoral des facultés des sciences sociales n’a pas pour objet de dresser une carte des sciences sociales; il vise à recueillir des renseignements sur les activités de recherche dans les domaines auxquels s’intéresse la Division de la recherche et de la statistique ainsi que dans les domaines nouveaux.  Ainsi, les questions du sondage portent sur les domaines d’enseignement et de recherche liés à la justice; il y a probablement des domaines auxquels s’intéressent les répondants qui ne sont pas mentionnés ici.  Par ailleurs, nous voulions élargir les paramètres dans ces domaines bien distincts.  Par exemple, dans le domaine des Autochtones, nous voulions savoir non seulement qui s’intéresse aux questions de justice communautaire autochtone mais également connaître les chercheurs qui s’intéressent à l’autodétermination ou à la façon dont les non-Autochtones perçoivent les questions autochtones.

De plus, nous voulions rejoindre des chercheurs dans un grand nombre de disciplines.  Notre base de sondage englobe non seulement des experts en criminologie, en sociologie et en science politique, mais également des experts en service social et en psychologie.  Ceci étant dit, toutes les facultés ne sont pas représentées ici; l’anthropologie, la philosophie ou l’école des maîtres, par exemple, ne sont pas incluses.  Pour établir la base de sondage, il fallait d’abord tenir compte des ressources.

2.1 Le questionnaire

La préparation du questionnaire s’est avérée une oeuvre collective, et chaque membre de la Division de la recherche et de la statistique a indiqué ses principaux domaines de recherche ainsi que des renseignements sur les principaux sujets dans chaque domaine.

La gamme étendue des sujets mentionnés au questionnaire indique la variété des sujets sur lesquels les chercheurs de la division travaillent ou peuvent être appelés à travailler.  Les 15 grands domaines suivants y sont indiqués, dans l’ordre :

  • les Autochtones,
  • les approches alternatives à la justice,
  • la criminologie,
  • la diversité,
  • les familles en transition,
  • la violence familiale,
  • la gouvernance,
  • la conduite avec facultés affaiblies,
  • le crime à grande échelle,
  • la nouvelle génétique et la biotechnologie,
  • les nouvelles technologies de l’information/l’internet,
  • les infractions sexuelles,
  • les questions socio-politiques,
  • la victimologie,
  • la justice pour les jeunes.

Pour chaque domaine principal, sauf la conduite avec facultés affaiblies, des sous-domaines sont indiqués. Par exemple, le domaine de la criminologie énumère les sous-domaines suivants :  les services correctionnels, la déviance et le contrôle social, la psychologie judiciaire, les troubles mentaux et la loi, les services de police, la détermination de la peine, la criminologie théorique, et « autres, veuillez préciser ».

En plus des domaines de recherche et d’enseignement, le questionnaire demande aux répondants d’indiquer leurs publications les plus récentes, d’indiquer s’ils ont déjà fait fonction de témoin expert, et d’indiquer les domaines dans lesquels les étudiants qu’ils dirigent font des recherches. Le questionnaire du Sondage auprès des membres du corps professoral des facultés des sciences sociales est joint à l’annexe B.

2.2 La base de sondage

Tableau 1 : Nombre total de départements et de facultés inclus dans la base de sondage
Départment Nombre de départements au Canada Nombre total de membres du corps professoral pour chacun
Criminologie (A) 12 121
Criminologie (F) 1 19
Études autochtones (A) 1 1
Sciences politiques(A) 50 450
Sciences politiques (F) 8 45
Psychologie (A) 65 750
Psychologie (F) 14 215
Service social (A) 26 403
Service social (F) 7 33
Sociologie (A) 44 780
Sociologie (F) 9 41
Total 237 2,860

Pour établir la base de sondage, il fallait les listes complètes des membres du corps professoral de chaque département dans chaque Université.  L’établissement de la liste des membres du corps professoral s’est avéré assez fastidieux.  Nous avons consulté le site web de l’AUCC (l’Association des Universités et collèges du Canada) qui donne la liste des Universités de langue française et anglaise au Canada ainsi que leur adresse internet.  À partir de ces sites internet, nous avons compilé les listes des membres du corps professoral et des directeurs des départements en indiquant leur adresse postale.  Quelques écoles qui n’étaient pas indiquées sur le site web de l’AUCC[4] ont été ajoutées une fois que d’autres sites web pertinents eurent été consultés afin de nous assurer que toutes les Universités canadiennes y soient indiquées.  La base de sondage indiquait les noms des membres du corps professoral, leur adresse électronique, le numéro de téléphone et de Télécopieur de chaque Université et département ou faculté.  Le nombre total de départements et de facultés est indiqué au tableau 1.

2.3 La cueillette des données

La cueillette des données a été faite au moyen d’un questionnaire envoi et retour par la poste.  Une lettre Préface signée par la sous-ministre adjointe principale du secteur des politiques[5] du ministère de la Justice du Canada a été envoyée au directeur ou au Président de chaque département pour présenter le sondage (annexe A).  Cette lettre expliquait l’objet du sondage, et était jointe à cette lettre une liste des membres du corps professoral établie à partir du site web de chaque département le cas échéant.  On demandait au directeur ou au Président de mettre cette liste à jour ou d’en fournir une dans les cas où il n’y en avait pas sur les site web.  À partir des listes à jour, les questionnaires ont été envoyés à chaque membre du corps professoral.  Dans quelques cas, le Président ou le directeur n’était pas disponible ou encore, en raison des changements apportés, le Président ou le directeur d’un département n’était pas encore connu[6].  Dans ces cas, les questionnaires ont été envoyés directement aux membres du corps professoral indiqués sur la liste initiale.

L’envoi des questionnaires par la poste a été échelonné entre les mois d’avril et de juillet 2000 selon les disciplines.  Au début, on donnait un mois aux membres de chaque discipline pour compléter et retourner le questionnaire; un rappel téléphonique a été fait au directeur ou au Président de chaque département pour qu’il demande aux membres du corps professoral de compléter le questionnaire.  Une fois tous les questionnaires mis à la poste, un dernier rappel a été fait par courrier électronique envoyé à tous les directeurs ou Présidents de département en indiquant que le délai de retour était reporté au 31 octobre 2000 afin d’accommoder les membres du corps professoral qui s’étaient absentés pour l’été.  Le texte de ce courriel figure à l’annexe C.

2.4 Le taux de réponse

Nous avons reçu au total 552 réponses au questionnaire[7] provenant des 237 départements de la base de sondage.  De ces 552 questionnaires, 13 étaient incomplets et n’ont donc pas pu être retenus.  Cent quatre-vingt-un répondants ont indiqué qu’ils ne travaillent pas dans un des domaines donnés, qu’ils ne sont pas intéressés à figurer dans la banque de données ou qu’ils ne sont pas disponibles en ce moment pour entreprendre d’autres recherches.  Les 358 autres questionnaires complétés constituent donc la banque de données des experts qui sont intéressés et disponibles.  Comme 2 860 questionnaires avaient été envoyés, le taux de réponse global est de 19 % et 358 réponses ou 12,5 % constituent la base de données définitive.

Tableau 2 :  Nombre total de départements et de facultés inclus dans la base de données des sciences sociales
Département Nombre de départements qui ont répondu Nombre total d’experts intéressés et disponibles
Criminologie (A) 12 31
Criminologie (F) 1 8
Divers[8] (A) 1 [9] 3
Science politique (A) 50 74
Science politique(F) 8 3
Psychologie (A) 65 102
Psychologie (F) 14 14
Service social (A) 26 34
Service social (F) 7 10
Sociologie (A) 44 78
Sociologie (F) 9 1
Total 237 358

Le taux de réponse reflète en partie les domaines de recherche et d’enseignement du corps professoral au Canada.  C’est-à-dire qu’il est probable que les professeurs qui ne travaillent pas dans ces domaines n’a simplement pas participé au sondage.  Le taux de réponse reflète aussi l’intérêt ou la disponibilité des professeurs lorsqu’il s’agit de participer aux recherches en sciences sociales à l’appui des activités et des programmes du ministère.  Le tableau 2 indique le nombre total de professeurs que comprend notre répertoire d’experts et auxquels le ministère de la Justice peut faire appel pour des recherches en sciences sociales.  Les répondants qui enseignent dans plus d’une discipline sont inscrits dans celles qu’ils ont indiquées sur leur questionnaire. 

Le tableau 3 illustre le taux de réponse par département et indique en pourcentage les professeurs qui constituent la base de données.

Tableau 3 : Taux de réponse par département
Départements (anglais et français) Taux de réponse :  professeurs inclus dans la base de données (en pourcentage)
Criminologie 28 %
Science politique 16 %
Psychologie 12 %
Service social 10 %
Sociologie 10 %

  • [4] Certaines écoles ne figurent pas sur le site web de l’AUCC parce qu’elles offrent des diplômes par correspondance ou parce qu’elles sont considérées comme des collèges, Même si elles offrent un programme de baccalauréat.
  • [5] Au moment de l’envoi des questionnaires, Janice Charette était sous-ministre adjointe principale du secteur des politiques.
  • [6] Certains étaient en vacances ou en congé sabbatique.
  • [7] Nous avons reçu un certain nombre de questionnaires remplis après avoir complété l’analyse; les données obtenues sont incluses dans notre base de données mais non dans ce rapport.  Tous les chiffres dans ce rapport sont établis en fonction des questionnaires reçus avant le mois de novembre 2000.
  • [8] Nous avons reçu une réponse de chacun des départements suivants :  les études autochtones, le droit et la comptabilité.  Une école de comptabilité et une école de droit sont incluses parce que deux professeurs ont indiqué qu’ils sont affiliés à ces écoles.
  • [9] Nous avons communiqué avec l’école qui compte un département des études autochtones, mais les réponses des facultés de droit et de comptabilité n’ont pas été sollicitées, et l’on ne peut donc pas affirmer que ces écoles aient été contactées directement.
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