Enquête auprès du corps professoral des facultés de sciences sociales du Canada

4.  Conclusion

Les réponses au sondage auprs des membres du corps professoral des facultes des sciences sociales revlent que certaines questions suscitent plus d’interet et de recherches que d’autres, notamment la diversite, les questions socio-politiques, la criminologie, la gouvernance et la violence familiale. Dans chacun de ces domaines d’interet, la plus grande proportion de chercheurs provient du departement de sociologie, suivi par les sciences politiques, la psychologie, la criminologie et le service social.  Il est encourageant de constater qu’un certain nombre de chercheurs commencent aussi à manifester de l’interet pour les questions plus recentes de la nouvelle technologie de l’information et de la biotechnologie, des victimes et de la criminalite transnationale.  Il s’agit de questions qui deviennent rapidement trs importantes dans la societe canadienne et il est donc utile de pouvoir identifier les personnes qui s’y interessent.  Il est encore plus encourageant de constater qu’un bon nombre de domaines suscitent l’interet de professeurs de diverses facultes, de sorte qu’il n’y a pratiquement pas de domaines qui sont reserves à une seule discipline.  Par exemple, si les criminologues et les sociologues s’interessent au domaine des services policiers, c’est egalement le cas d’un certain nombre de professeurs de science politique et de psychologie.  Ainsi, il est possible d’obtenir une perspective et une demarche interdisciplinaire à l’égard de presque toutes les questions.

Ce sondage, le second du genre que nous avons entrepris, nous a permis de recueillir plus de renseignements sur la nature des recherches que mnent les experts des sciences sociales partout au Canada sur des sujets connexes à la justice.  Le premier sondage, le Sondage du corps professoral des ecoles de droit au Canada, nous a permis de cerner la nature des recherches menees dans les facultes de droit au Canada. Pour la Division de la recherche et de la statistique, la base de donnees des facultes de sciences sociales nous permet d’etablir un repertoire des chercheurs qui oeuvrent dans les domaines socio-politiques auxquels s’interesse periodiquement le ministre lorsqu’il fixe ses orientations en matire de justice et qu’il intervient dans des contestations judiciaires.  La base de donnees fait egalement ressortir certains des sujets de recherche des professeurs de sciences sociales dans toutes les universites canadiennes et elle nous permettra de communiquer avec des specialistes qui mnent des recherches dans des domaines auxquels s’interesse le ministre. L’aspect multidisciplinaire de la base de donnees correspond à la nature multidisciplinaire des domaines de recherche du ministre.

4.1 Les limites et les recommendations pour l'avenir

La principale limite de cette etude tient à ce qu’elle n’est pas aussi exhaustive que nous l’aurions souhaite pour ce qui est du taux de reponses.  Prs de 3 000 questionnaires ont ete envoyes, mais 552 deux ont ete retournes et 358 repondants ont accepte de figurer dans la base de donnees.  Ce faible taux de reponses peut s’expliquer de deux façons.  D’abord, les questionnaires ont ete envoyes au cours de l’ete, et un bon nombre de professeurs pouvaient etre absents de leur bureau entre les mois de mai et d’août.  Toutefois, il faut egalement prendre en consideration le fait que si le questionnaire avait ete envoye au cours de l’annee scolaire, un grand nombre de professeurs auraient ete trop occupes pour y repondre.  Ensuite, il est possible qu’un certain nombre de professeurs aient des interets qui ne sont pas compatibles avec ceux du ministre.  Par exemple, un certain nombre de professeurs de psychologie, une discipline fortement representee dans les facultes de sciences sociales, s’attachent aux aspects plus biologiques que sociaux de la psychologie.  Enfin, et c’est peut-etre le point le plus important, la question par laquelle nous demandons aux repondants s’ils acceptent de figurer à la base de donnees ne comporte pas de sous-questions.  Pour l’avenir, nous recommandons d’ajouter une autre question pour demander specifiquement aux repondants de quelle façon ils souhaiteraient faire partie de la base de donnees.  Il faudrait egalement demander les raisons pour lesquelles ils ne sont pas interesses à figurer dans cette base de donnees.

En vue d’ameliorer les resultats de l’etude, nous recommandons egalement de veiller à ce que le questionnaire puisse etre reçu et retourne par courrier electronique.  Une telle façon de proceder offrirait plusieurs avantages; ainsi, il faudrait moins de temps pour distribuer et remplir les questionnaires. De meme, les repondants pourraient fournir une version electronique de leur curriculum vitae, ce qui simplifierait davantage les reponses.  Les versions electroniques pourraient etre facilement transferees dans une base de donnees et l’analyse pourrait alors se faire beaucoup plus rapidement.

Pour l’avenir, il serait egalement souhaitable d’inclure d’autres facultes et departements dans le sondage.  Nous visons en particulier les facultes ou departements d’histoire, d’education, d’anthropologie et de philosophie. Un bon nombre des repondants à notre dernier questionnaire ont indique qu’ils etaient affilies à ces departements.

Enfin, il faudrait tenir compte, dans les versions ulterieures du questionnaire, de changements à apporter au vocabulaire et aux categories en ce qui concerne les domaines d’etude ou d’interet. Par exemple, le terme general « gouvernance » peut ne pas etre aussi bien connu que les termes utilises dans les sous-domaines (p. ex. droit civil, modifications de la loi).

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