Rapport Annuel des Activités 2005-2006
de la Stratégie de la Justice
Applicable aux Autochtones

Annexe 1

Les Autochtones dans le système de justice canadien : statistiques

La SJA a été mise sur pied dans le cadre de la réponse du gouvernement du Canada à la sur-représentation des Autochtones dans le système de justice canadien.

Contact avec la police

Comparativement à la population non autochtone, les Autochtones sont plus susceptibles d'avoir certaines formes de contact avec la police.

En 2004 :

  • il n'y avait pratiquement aucune différence entre les Autochtones et les non-Autochtones quant à leurs contacts avec la police dans des situations comme les séances d'information publiques ou les infractions de la route ;
  • les Autochtones étaient plus susceptibles que les non-Autochtones d'avoir eu des contacts avec la police en tant que victimes d'actes criminels (17 % contre 13 %), témoins d'un acte criminel (11 % contre 6 %) ou comme sujets d'une arrestation (4 % contre 1 %).[21]

Taux de criminalité

Les taux de criminalité dans les réserves sont plus élevés que les taux de criminalité dans le reste du Canada.

En 2004 :

  • le taux de criminalité dans les réserves était près de trois fois supérieur au taux dans le reste du Canada (28 900 pour 100 000 dans les réserves contre 8 500 pour 100 000 habitants dans le reste du pays);[22]
  • le taux de crimes de violence était huit fois plus élevé dans les réserves que dans le reste du Canada (7 108 contre 953 pour 100 000 habitants).[23]

Victimisation

Comparativement à la population non autochtone, les Autochtones sont plus susceptibles d'être victimes d'actes criminels, victimes de crimes de violence et victimes de violence conjugale.

En 2004 :

  • 40 % de la population autochtone rapportait avoir été victime d'au moins un acte criminel au cours de l'année précédente, comparativement à 28 % de la population non autochtone[24]
  • 21 % de la population autochtone rapportait avoir été victimisée plus d'une fois au cours de l'année précédente, contre 11 % de la population non autochtone[25]
  • les Autochtones rapportaient avoir subi un crime de violence à un taux près de trois fois plus élevé que chez les non-Autochtones (319 incidents contre 101 pour 1 000 habitants)[26]
  • 21 % des Autochtones rapportaient avoir été agressés par leur conjoint, contre 6 % de la population non autochtone.[27]

Incarcération

Les Autochtones sont sur-représentés dans les établissements de garde par rapport à leur représentation dans la population canadienne totale.

En 2003-2004, les adultes autochtones représentaient :

  • 2,6 % de la population adulte canadienne
  • 20,7 % de la population des détenus adultes du pays (21 % dans les établissements provinciaux/territoriaux, contre 14 % en 2001-2002; 18 % dans les établissements fédéraux, contre 15 % en 2001-2002).[28]
En 2003, les jeunes Autochtones[29] représentaient :
  • 5 % de la population des adolescents canadiens
  • 33 % des adolescents sous garde le jour du profil instantané (4 juin 2003)[30]
  • Ils étaient près de huit fois plus susceptibles d’être placés sous garde que les jeunes non Autochtones.[31]
En 2003-2004, les jeunes Autochtones représentaient :
  • 5 % de la population des adolescents canadiens
  • 21 % des placements sous garde en milieu ouvert, 20 % des placements sous garde en milieu fermé, 19 % des placements sous garde différés et 12 % des placements en probation.[32]

Caractéristiques des détenus autochtones adultes

En 2003-2004, les adultes autochtones sous garde étaient :

  • plus jeunes que la moyenne, moins scolarisés et plus susceptibles d’avoir été en chômage avant l’infraction que les détenus non autochtones;
  • considérés plus à risque de récidiver et ayant des besoins plus grands que les détenus non autochtones.[33]


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