Projet de services d'avocat autochtone de garde du Nouveau-Brunswick

15. Connaissance de l'anglais et plaidoyer inscrit

On a déjà signalé qu'environ 23,7% des clients autochtones avaient déclaré qu'ils avaient une mauvaise connaissance de l'anglais.  Selon les données fournies par les clients, environ 8,5% de ceux-ci ne parlaient pas du tout l'anglais.  Il serait que les personnes ayant une mauvaise connaissance de l'anglais soient plus portées à plaider coupable que les personnes en ayant une bonne connaissance.  Toutefois, les données relatives au projet présentées au Tableau 15.1 ci-dessous ne permettent de discerner aucune tendance particulière à cet égard chez les Autochtones ayant une mauvaise connaissance de l'anglais.  La différence dans le pourcentage des personnes inscrivant des plaidoyers de culpabilité et de non-culpabilité parmi les personnes comprenant mal l'anglais est de 8,7% (26,3% - 17,6%). 

Tableau 15.1: Connaissance de l'anglais et plaidoyer inscrit
Connaissance de l'anglais Culpabilité Non-culpabilité
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total
Mauvaise 24.0% (6) 30.8% (4) 26.3% (10) 14.9% (7) 22,2% (6) 17,6% (13)
Bonne 64.0% (16) 53.8% (7) 60.5% (23) 55.3% (26) 44.4% (12) 51.4% (38)

Il y a un écart de 9,1% entre les personnes inscrivant des plaidoyers de culpabilité et de non-culpabilité parmi les personnes ayant une bonne connaissance de l'anglais (60,5 – 51,4).  Les deux écarts de pourcentages – 8,7% pour ceux ayant une mauvaise connaissance de l'anglais et 9,1% pour ceux qui en ont une bonne connaissance – sont trop rapprochés pour qu'on puisse déduire qu'existe une différence fondée sur la connaissance de l'anglais. 

Les données ne révèlent pas de différences substantielles entre les hommes et les femmes.  Pour les hommes qui ont une mauvaise connaissance de l'anglais, il y a une différence de 9,1% entre ceux qui ont inscrit des plaidoyers de culpabilité et de non-culpabilité (24,0 – 14,9).  Pour les femmes qui ont une mauvaise connaissance de l'anglais, cette différence est de 8,6% (30,8 – 22,2).  Pour les hommes qui ont une bonne connaissance de l'anglais, il y a une différence de 8,7% entre ceux qui ont inscrit des plaidoyers de culpabilité et de non-culpabilité (64,0 – 55,3).  Pour les femmes dans la même situation, la différence est de 9,4% (53,8 – 44,4).  Les écarts de pourcentages entre les hommes et les femmes ne sont pas suffisamment importants pour qu'on puisse en déduire que la connaissance de l'anglais est source de distinctions substantielles quant aux plaidoyers que les hommes et les femmes ont l'intention d'inscrire.

Il se peut que l'influence de l'avocate autochtone de garde ait mis un frein à toute tendance des Autochtones ayant une mauvaise connaissance de l'anglais à plaider coupable.

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