Revue de la recherche sur la victimisation criminelle et les membres des Premières nations, les Métis et les Inuits, 1990 à 2001

Partie II : Les lacunes en matière de recherche, le cadre de travail et le programme de recherche à venir

1. Introduction

Le présent document est un rapport de recherche qui s’appuie sur l’analyse documentaire portant sur la victimisation criminelle parmi les Premières nations, les Métis et les Inuits. Il suggère tout d’abord un cadre de travail pour entreprendre des recherches dans ce domaine. Ce cadre de travail reconnaît les identités et la diversité particulières des Autochtones au Canada et en tient compte. On y aborde l’éthique de la recherche, dans le cadre de laquelle des facteurs particuliers entrent en jeu lorsqu’on traite des Autochtones et de leurs collectivités. Ces facteurs sont importants pour garantir le respect des Autochtones dans le cadre d’initiatives de recherche à venir.

On fournit, dans le rapport, un résumé des recherches existantes qui portent sur les victimes autochtones d’actes criminels. On détermine ensuite les lacunes en matière de recherche, on fait des recommandations de projets éventuels pouvant combler ces lacunes et on suggère une méthode pouvant être employée dans le cadre d’un de ces projets en particulier. Les lacunes en matière de recherche, les projets éventuels et la méthode suggérée sont présentés dans un tableau.

2. Un cadre de travail pour la recherche portant sur les Autochtones

Lorsque l’on détermine les recherches qui doivent être effectuées sur les problèmes liés à la victimisation des Autochtones et que l’on met ces recherches à exécution, il est important d’identifier clairement les peuples Autochtones visés et de respecter les normes éthiques qu’il convient d’appliquer aux recherches impliquant des collectivités autochtones.

2.1 L’identité autochtone et la recherche

Les collectivités autochtones du Canada sont très différentes les unes des autres. Il y a une multitude de nations autochtones distinctes à l’intérieur des frontières du Canada. Après avoir appliqué le critère du statut des nations aux peuples autochtones du Canada, la Commission royale sur les peuples autochtones (CRPA, 1996b) est arrivée à la conclusion qu’il y aurait au moins de 60 à 80 nations autochtones distinctes au Canada[41]. Les décisionnaires et les chercheurs du gouvernement doivent être au courant de l’existence de ces nations autochtones et doivent effectuer des recherches qui respectent ces unités administratives naturelles. À tout le moins, les chercheurs devraient spécifier si le groupe étudié est indien, inuit ou métis. Il y a des différences historiques, politiques, sociales, culturelles et juridiques très importantes entre ces catégories plus larges, ce qui rend leur regroupement au sein d’une seule catégorie autochtone inapproprié. De plus, lorsque les recherches comprennent les trois groupes, il est convenable d’employer le terme « autochtone » en faisant allusion aux groupes étudiés. Cependant, si les seuls groupes étudiés sont les Premières nations ou les Inuits, les chercheurs doivent s’assurer que le lecteur est conscient du fait que les Métis sont, dans les circonstances, exclus de la définition d’autochtone. Il est préférable d’éviter le terme « peuples autochtones » lorsqu’un des groupes majeurs, tels que les Métis, est exclu.

Par ailleurs, il existe des différences au sein même des trois catégories principales de peuples autochtones. Cela ne veut pas dire que les statistiques qui regroupent tous les peuples autochtones à l’intérieur de la catégorie des « Autochtones » ne sont pas utiles. Des comparaisons générales entre les Autochtones et les non-Autochtones peuvent être très utiles, particulièrement quand elles montrent les différences entre les niveaux de bien-être collectif et de sécurité communautaire des Canadiens autochtones et des Canadiens non autochtones. Il est souvent nécessaire de révéler les différences marquantes entre le bien-être collectif et économique des non-Autochtones et celui des Autochtones si l’on veut pousser les gouvernements à agir. Toutefois, lorsqu’on entreprend des recherches dans le but d’atteindre certains objectifs en matière de politiques, il est alors encore plus important de spécifier, autant que possible, la population autochtone visée. Les décisionnaires et les chercheurs du gouvernement doivent comprendre l’histoire et la sociologie autochtones de façon approfondie afin de garantir que la recherche est pertinente et sérieuse.

Il est important de noter qu’on pourrait critiquer notre analyse documentaire sur la victimisation criminelle des Autochtones parce qu’elle ne spécifie pas si les recherches dont elle fait mention portent sur les Indiens, les Métis ou les Inuits. Dans la présente étude, nous avons, plus souvent qu’autrement, employé la large catégorie des « Autochtones » pour décrire les résultats des recherches analysées. Cependant, cela découle en grande partie du fait que les recherches et les textes étudiés ne faisaient pas de distinction entre les divers peuples qui entrent dans la large catégorie des Autochtones. Les chercheurs doivent faire plus attention lorsqu’ils classifient le groupe autochtone étudié. Ainsi, les recherches à venir devront spécifier le plus possible de quelle collectivité autochtone il est question, ce qui n’est pas actuellement le cas.

Les chercheurs qui étudieront la victimisation criminelle des Autochtones devront s’assurer que les instruments de recherche permettent de déterminer l’identité des collectivités autochtones de façon sérieuse et pertinente. Par exemple, tout participant autochtone de la recherche devrait avoir la chance, dans le cadre de l’instrument de recherche, de s’identifier en tant qu’Indien, que Métis ou qu’Inuit. Des sous-catégories, sous les trois catégories plus larges, devraient également être considérées comme pertinentes. Par exemple, si le participant s’identifie comme Indien ou comme membre des Premières nations[42], il devrait également pouvoir s’identifier, par exemple, en tant que Cri, qu’Ojibwa, que Salish ou que Mi’kmaq. Dans le cas de certaines de ces nations indiennes, une sous-catégorisation supplémentaire serait utile et nécessaire. Par exemple, le peuple cri est un groupe très important qui comprend les Maskegons, les Cris de la Baie James et les Cris des régions boisées. Par ailleurs, en ce qui concerne les Indiens et les membres des Premières nations, il serait peut-être plus pertinent, selon la région, mais particulièrement dans l’Ouest canadien, de demander aux participants de la recherche de spécifier par quel traité ils sont visés. De même, au sein des groupes métis et inuits, il existe des sous-catégories identitaires qui définissent ces peuples de façon plus précise. Par exemple, la catégorie des Métis comprend les Métis de l’Ouest, qui sont les descendants de la nation historique des Métis des Prairies, ainsi que d’autres Métis qui s’identifient comme tels, qui habitent d’autres régions du Canada, qui ont suivi d’autres évolutions et ont d’autres traditions. De même, les Inuits du Nunavut sont différents des Inuits du Nunavik et des Inuvialuits.

Ces sous-catégories identitaires sont souvent plus significatives pour les Autochtones que les catégories plus larges, et les chercheurs doivent comprendre ces distinctions afin de permettre aux Autochtones de s’identifier en conséquence.

De plus, des comparaisons des différences entre les Premières nations, les Métis et les Inuits vivant en milieu urbain et ceux vivant dans des régions rurales peuvent être très utiles. La présente analyse documentaire montre que les Autochtones vivant en milieu urbain sont aussi susceptibles d’avoir des taux de victimisation élevés que les Autochtones vivant dans des collectivités rurales ou sur des réserves. En fait, certains éléments de preuve indiquent que les Autochtones vivant en milieu urbain ont un taux plus élevé de victimisation. Il est permis de croire que la pression liée à l’assimilation est plus importante dans un milieu urbain hétérogène que dansu ne région rurale relativement homogène. La pression plus importante liée à l’assimilation, en supposant qu’elle soit un facteur, augmente-t-elle le risque d’être victimisé? La distinction entre les milieux de vie urbains et ruraux est valide, tout comme celle qui tient compte des sous-catégories identitaires autochtones mentionnées ci-dessus.

Lorsque l’on effectue des recherches sur les questions liées à la victimisation, il est peut-être plus important de tenir compte de la distinction entre populations urbaines et populations rurales plutôt que d’autres distinctions dont on tient généralement compte dans ces recherches, telles que celle entre la vie sur les réserves et la vie à l’extérieur de celles-ci. Cette dernière distinction peut être pertinente si la recherche porte exclusivement sur les Premières nations (Indiens inscrits) et non sur les collectivités métisses ou inuites. Les Métis et les Inuits ne vivent généralement pas sur les réserves. Certains Métis en Alberta habitent des établissements métis qui sont comparables, du point de vue juridique et social, aux collectivités rurales habitant sur des réserves, mais le groupe en question ne représente qu’une fraction de la population métisse du Canada. De plus, les Métis et les Inuits n’ont pas été directement touchés par la Loi sur les Indiens – événement historique qui concernait uniquement les Premières nations.

L’Enquête sociale générale de 1999 se focalisait sur la victimisation au Canada, et pour la première fois, ce sondage sur la victimisation a permis de recueillir des données sur la race et sur l’identité culturelle, y compris l’appartenance à la population autochtone. La définition appliquée aux Autochtones dans le cadre du rapport de l’ESG n’est pas claire. Par contre, comme on l’a mentionné dans l’analyse documentaire ci-dessus, le rapport de l’enquête reconnaît les taux beaucoup plus élevés de victimes de crimes violents parmi les Autochtones, mais il ne fournit pas d’analyse plus complète de cette population (Statistique Canada, 2001c). Une autre étude menée à l’échelle nationale, l’Étude d’incidence canadienne des cas déclarés de violence et de négligence envers les enfants (EIC), porte sur l’incidence des cas déclarés de violence envers les enfants au Canada. Le rapport de l’étude en question comprend une section sur l’incidence de la violence envers les enfants par les parents d’origine autochtone (Trocmé et coll., 2001). Le rapport de l’EIC n’indique pas comment les origines autochtones ont été définies. On peut cependant présumer que les personnes qui se sont identifiées en tant qu’Indiens, que Métis et qu’Inuits étaient compris dans la définition des origines autochtones adoptée dans le cadre du rapport de l’EIC[43]. Cependant, le rapport en question compare ensuite l’incidence de violence envers les enfants parmi les Autochtones habitant sur des réserves et le même taux d’incidence parmi les Autochtones habitant à l’extérieur des réserves. Comme on l’a mentionné ci-dessus, cette distinction entre les populations habitant sur les réserves et celles habitant à l’extérieur de ces dernières n’est pas significative lorsque l’on traite des Métis et des Inuits. Il est permis de penser qu’une distinction plus convenable se serait appuyée sur une dichotomie urbaine/rurale.

Recommandations :

  1. Les chercheurs qui mèneront des études sur la victimisation des Autochtones dans l’avenir devront s’assurer que les définitions appliquées au groupe autochtone étudié sont aussi exactes et utiles que possible vu les objectifs de la recherche. Les distinctions et les comparaisons doivent s’appuyer sur des renseignements exacts portant sur les circonstances sociales et juridiques particulières entourant les Autochtones au Canada.
  2. On doit continuer de promouvoir l’appartenance à la population autochtone en tant que facteur reconnaissable dans les études générales telles que l’ESG et l’EIC. Par contre, on ne doit pas entreprendre de telles recherches sans avoir recours aux suggestions et à l’expertise d’un spécialiste dans le domaine des études autochtones afin de s’assurer que la catégorisation des Autochtones est adéquate et que des distinctions appropriées sont établies dans le cadre de la recherche. Il ne sera peut-être pas nécessaire de consulter un spécialiste si les normes éthiques relatives à la recherche sur les collectivités autochtones mentionnées ci-dessous sont respectées.

2.2 L’éthique de recherche concernant les sujets autochtones

Les recherches impliquant des sujets autochtones soulèvent des questions éthiques particulières. En plus des normes éthiques auxquelles tous les chercheurs doivent se conformer lorsqu’ils effectuent des recherches impliquant des sujets humains, il y a des facteurs particuliers dont ils doivent tenir compte quand ils effectuent des recherches sur des collectivités autochtones. Si des collectivités autochtones particulières participent à la recherche proposée, il est possible qu’elles aient des intérêts collectifs particuliers en ce qui concerne la méthode utilisée.

Des intérêts collectifs autochtones pourraient être soulevés si certains biens culturels appartenant à la collectivité ou à la nation autochtone en entier sont concernés. Ces intérêts peuvent comprendre des biens physiques tels que des cimetières et des lieux sacrés ou des intérêts intellectuels tels que des légendes, des histoires et des chansons. La recherche peut également soulever des intérêts collectifs si elle vise à analyser ou à décrire les caractéristiques du groupe étudié. Les chercheurs doivent donc être conscients des normes éthiques particulières qui s’appliquent quand on effectue des recherches impliquant des peuples et des collectivités autochtones. L’Énoncé de politiques des trois Conseils : éthique de la recherche avec des êtres humains (les trois Conseils, 1998) fournit une liste utile de « bonnes pratiques » pouvant aider les chercheurs à respecter les normes éthiques dans ce domaine.

La plus importante de ces « bonnes pratiques » est que les chercheurs doivent respecter les connaissances, les traditions et les lois autochtones. Ils doivent éviter d’avoir recours à des suppositions eurocentriques relatives aux connaissances et accepter les différences entre les points de vue autochtones et les points de vue non autochtones. Afin de respecter les collectivités autochtones, les chercheurs doivent « établir des protocoles appropriés afin de créer des relations réciproques dans le respect des lois et des droits traditionnels » (Battiste et Henderson, 2000, p. 135). Idéalement, les chercheurs, particulièrement les chercheurs non autochtones, devraient avoir suivi une formation interculturelle et comprendre la langue. « Les langues indigènes non seulement constituent un outil de communication permettant d’acquérir des connaissances, mais elles offrent également une théorie permettant de comprendre ses connaissances et un processus paradigmatique qui se déploie pour les besoins de la restauration et la guérison » (Battiste et Henderson, 2000, p. 133).

La nécessité de créer de vrais partenariats avec les collectivités autochtones est liée au respect de ces dernières. L’importance attribuée à la participation de la collectivité autochtone est un thème commun à tous les textes traitant de l’éthique de recherche concernant les Autochtones. Plus la collectivité est impliquée, plus la recherche se sera conformée aux normes éthiques applicables[44]. Par exemple, le American Indian Law Center a établi une liste utile de questions éthiques que les chercheurs peuvent consulter afin de s’assurer qu’ils ont pris ces facteurs en considération. La liste en question comprend également une « échelle » utile permettant d’établir dans quelle mesure un chercheur invite la collectivité à participer. La liste fournit des résumés de plusieurs modèles, du modèle le moins satisfaisant au modèle le plus satisfaisant. Cette échelle de participation est présentée dans son intégralité ci-dessous :

  1. La recherche « safari » ou par hélicoptère, dans le cadre de laquelle le chercheur atterrit dans la collectivité, recueille les données, puis repart pour de bon avec les données;

  2. La « recherche-exposé », dans le cadre de laquelle le chercheur retourne dans la collectivité pour faire état des résultats de la recherche à la collectivité;

  3. La tribu et le chercheur s’entendent sur le fait que, en échange de l’approbation de la tribu et de son consentement relatif à la recherche dans la collectivité (en plus du consentement essentiel des sujets de recherche individuels), le chercheur accordera certains services ou avantages supplémentaires à la tribu ou à la collectivité;

  4. Dans le cadre du projet, le chercheur améliore les capacités de la tribu ou de ses membres, par exemple, en améliorant les capacités de la tribu de fournir des services ou d’effectuer ses propres recherches, en formant des membres de la tribu pour qu’ils apprennent à travailler sur des projets de recherche ou à effectuer leurs propres recherches;

  5. Le chercheur et la tribu sont des partenaires dans la conception, la réalisation, l’analyse et la transmission de données relatives à la recherche; grâce à ses propres capacités, la tribu fournit des ressources et des idées qui contribuent grandement à la recherche;

  6. La tribu détermine ses priorités en matière de recherche et amorce elle-même la recherche. Elle fait appel à des chercheurs au besoin afin qu’ils deviennent partenaires ou consultants dans la conception, l’exécution, l’analyse et la transmission de données relatives à la recherche.

On peut soutenir que le premier et le deuxième type de participation communautaire à la recherche ne sont pas conformes à notre compréhension actuelle de la recherche éthique en ce qui concerne les collectivités autochtones, à moins que les collectivités elles-mêmes soient pleinement conscientes de la nature proposée de leur participation et qu’elles donnent leur consentement. L’importance d’une participation concrète des collectivités autochtones est exprimée dans les textes récents portant sur la gouvernance autochtone relative à la recherche. L’Organisation nationale de la santé autochtone (ONSA) a récemment favorisé les dialogues sur cette question en organisant des forums et des conférences sur la gouvernance et l’éthique autochtones dans le cadre de la recherche sur les Autochtones. Par exemple, l’ONSA a recommandé que des Comités spécifiques d’éthique de la recherche soient créés (ONSA, 2002).

On doit également s’assurer que la recherche est conçue de manière à ce qu’elle profite à la collectivité. Les chercheurs venant de l’extérieur ne se sont pas toujours assurés que ce résultat important fait partie de leurs recherches et, dans certains cas, des chercheurs ont, dans les faits, causé du tort aux collectivités étudiées (rapport des trois Conseils, 1998)[45]. On doit également tenir compte de la façon dont on veut contrôler l’information et les données, et les diffuser au grand public. Le chercheur et la collectivité doivent s’entendre sur un entrepôt de données. On devra prendre des mesures supplémentaires afin de protéger la confidentialité dans les cas où les connaissances sont de nature délicate et ont trait à des coutumes ou des éléments de la culture autochtone qui sont considérés comme sacrés et privés. Un manquement à la protection des connaissances et de la culture indigènes pourrait avoir des répercussions juridiques puisque de telles connaissances constituent un droit autochtone protégé en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle. Enfin, dans les cas où la collectivité et les chercheurs ne peuvent pas s’entendre sur l’interprétation des données, il est important que le point de vue de la collectivité soit expliqué dans toute publication de la recherche.

Il est important que les chercheurs tiennent compte des facteurs expliqués ci-dessus lorsque leurs projets portent sur des collectivités autochtones ou des personnes autochtones. Ainsi, les chercheurs dans le domaine de la victimisation des Autochtones devraient également incorporer les normes éthiques spécifiques aux Autochtones dans tout projet qui porte sur des personnes et des collectivités autochtones.

Recommandations :

  1. Les recherches effectuées en milieu communautaire et portant sur la victimisation doivent faire participer la collectivité autochtone à toutes les étapes du processus, qui doit être conçu de manière à constituer un partenariat réel. Lorsque la recherche est effectuée aux échelles régionale, provinciale ou nationale, les chercheurs doivent aborder les organismes autochtones appropriés, qui représentent les Autochtones à ces échelles, et les inviter à participer en tant que partenaires aux activités de recherche proposées.

  2. Le ministère de la Justice devrait continuer de ne pas subventionner les recherches qui ne répondent pas au moins aux critères relatifs aux « bonnes pratiques ».

Date de modification :