La prostitution chez les jeunes : analyse documentaire et bibliographie annotée

3.  Ouvrages en sciences sociales : Aperçu des conclusions et des débats (suite)

3.  Ouvrages en sciences sociales : Aperçu des conclusions et des débats (suite)

3.3 Questions psychologiques

Tout en mettant l’accent sur le développement psychologique des jeunes prostitués et l’impact psychologique de la pratique du commerce du sexe, Coleman (1989) a constaté que l’interruption du développement psychosexuel et psychologique des adolescents peut contribuer à leur participation à des «activités de prostitution destructrices et contraires à l’épanouissement du moi». Selon Dorais (1996), certaines victimes masculines de violence sexuelle subie pendant leur enfance pourraient se livrer à une «prostitution agressive» pour détourner leur revanche contre le véritable agresseur. Bartek, Krebs et Taylor (1993) ont mené des entrevues auprès de 20 jeunes délinquants prostitués, de 20 jeunes délinquants non prostitués et de 20 sujets témoins. On leur a posé des questions fondées sur l’Entrevue sur le jugement moral (EJM) ainsi que sur le test d’adaptation et de défense de Joffe et Naditch. Les délinquants affichant un faible taux d’adaptation avaient un jugement moral d’un niveau moins élevé sur le dilemme de la prostitution que sur les dilemmes moins pertinents au plan personnel de l’EJM, ce qui révèle un rapport entre le raisonnement moral et le jugement moral.

Les ouvrages de psychologie présentent des renseignements sur l’incidence à court et à long terme de la prostitution chez les jeunes. Toutefois, selon la plupart de ces études, la responsabilité de la décision de se prostituer incombe à l’individu. En d’autres termes, elle ne tient pas compte des variables structurelles (p. ex., la pauvreté, le chômage, le manque de logement) qui ont également une incidence sur la décision d’un jeune de commencer à pratiquer le commerce du sexe. Certains chercheurs ont toutefois fait appel à des variables psychologiques et sociologiques pour réfuter cette critique. Edney (1988 et 1990) a soutenu que les jeunes prostitués qui avaient été victimes de violence sexuelle pendant leur enfance éprouvaient une perte grave d’estime de soi, et ils affichaient un piètre état physique et mental; cependant, leur décision de se prostituer était également influencée par leur structure sociale (c.-à-d. les facteurs culturels, les stéréotypes en fonction du sexe, les écoles familiales, la structure des emplois, etc.). Dans le cas des jeunes prostituées, les travaux de recherche d’Edney (1990) donnent à penser que «…la violence sexuelle et les réactions des victimes à la violence sexuelle ont amené les jeunes filles à se prostituer.»

3.3.1 Résumé des constatations

  • Selon certaines études, l’incidence psychologique de la violence physique et sexuelle subie pendant l’enfance influe sur la décision d’un jeune de se prostituer.
  • La plupart des ouvrages psychologiques ne tiennent pas compte des variables structurelles qui ont également une incidence sur la décision d’un jeune de se prostituer (p. ex., la pauvreté et l’itinérance). Certains chercheurs ont fait appel à des variables psychologiques et sociologiques pour réfuter cette critique.

3.4 Questions relatives à l’itinérance ou aux fugues

Les facteurs liés à la violence physique et sexuelle subie pendant l’enfance et les seules questions psychologiques ne peuvent pas expliquer entièrement comment certains jeunes en viennent à se prostituer. Les ouvrages sur les jeunes itinérants et fugueurs contribuent également à la compréhension de la participation des jeunes au commerce du sexe.

Nombre de jeunes qui font une fugue (comme il est mentionné plus haut, souvent pour quitter un milieu familial où règne la violence physique et sexuelle) peuvent se réfugier  dans la rue à cause de l’attrait qu’elle exerce et du désir d’obtenir de l’argent et leur indépendance (Michaud, 1988). Cependant, selon les études, une fois dans la rue, certains de ces jeunes peuvent se livrer à la prostitution pour subsister. Weisberg (1985) a constaté que bien des jeunes n’avaient ni l’instruction ni les compétences professionnelles nécessaires pour subsister, ce qui les a amenés à se prostituer. Sullivan (1986) en est arrivé à la même conclusion et il a fait remarquer qu’en raison des difficultés rencontrées dans la rue, la prostitution devenait une option valable pour certains jeunes, c’est-à-dire se prostituer pour obtenir de l’argent, un logement et des drogues. Michaud (1988) a fait remarquer que les problèmes liés à l’itinérance (comme le chômage chez les jeunes) incitaient certains jeunes à se prostituer pour toucher un revenu.

Webber (1991) a mené des entrevues approfondies auprès de personnes et d’ex-personnes de la rue dans diverses villes canadiennes. Ses recherches ont révélé que bien des jeunes avaient fait une fugue pour quitter un milieu familial violent et s’étaient réfugiés dans la rue avant de se livrer à la prostitution pour survivre. L’auteure a critiqué le système de justice pénale parce qu’il ne tient pas compte des conditions d'existence des jeunes sans abri alors que des organismes de services qui reçoivent peu de fonds luttent pour offrir des services essentiels aux jeunes de la rue – à une époque de pauvreté croissante et de réduction du filet de sécurité sociale.

Hagan et McCarthy sont les coauteurs de plusieurs études sur les relations entre la vie dans la rue et la participation à des activités criminelles (voir Hagan et McCarthy, 1992 et 1997; McCarthy et Hagan, 1991, 1992 et 1995; McCarthy, 1995). Les auteurs soutiennent que les expériences négatives dans le milieu familial incitent un jeune à faire une fugue; cependant, ils soulignent que les difficultés et les conditions liées à la vie dans la rue constituent des variables importantes qui incitent un jeune à commettre des crimes. Trois thèmes principaux ressortent des études de Hagan et McCarthy : 1) une situation familiale perturbatrice incite certains jeunes à faire une fugue; 2) une fois dans la rue, les conditions liées à l’itinérance amènent les jeunes à commettre des crimes, c’est-à-dire que la faim les amène à voler de la nourriture et que les problèmes de chômage et de manque de logement sont liés à la prostitution; 3) la culture de la rue produit des réseaux criminels – les jeunes de la rue établissent une relation d’élève à maître avec des mentors, ce qui accroît leur participation au crime et à la délinquance.

Gaetz, O’Grady et Vaillancourt (1999) ont mené des entrevues structurées, semi-structurées et qualitatives auprès de 360 jeunes itinérants de Toronto. Dix pour cent des membres de l’échantillon pratiquaient le commerce du sexe pour obtenir de l’argent. Au moyen d’un plan de recherche-action participative («ceux qui doivent faire l’objet de l’étude participent à tous les aspects de celle-ci, y compris la conception, la mise en œuvre et l’analyse du projet»), les auteurs ont constaté que la majorité des jeunes avaient connu une vie familiale «insupportable» qui les avait incités à se réfugier dans la rue. La majorité des répondants avaient été victimes de violence physique, sexuelle et psychologique avant de faire une fugue ou d’être chassés de leur domicile.

Green, Ennett et Ringwalt (1999) ont examiné la «prévalence et les corrélats du sexe de survie chez les jeunes fugueurs et itinérants». Selon les résultats des entrevues auprès de 640 jeunes de refuges et de 528 jeunes de la rue dans diverses villes des États-Unis, 27,5 % de l’échantillon des jeunes de la rue et 9,5 % de l’échantillon des jeunes des refuges avaient déjà pratiqué le commerce du sexe de survie, qui se définit comme la vente de services sexuels à des fins de subsistance. D’après les auteurs, la période écoulée depuis le départ du domicile, la victimisation pendant l’enfance, le comportement criminel antérieur, les tentatives de suicide, l’usage de drogues actuel ou antérieur, le fait d’avoir contracté une MTS et la grossesse étaient des corrélats positifs de la pratique du commerce du sexe de survie. Les auteurs soutiennent que la prostitution est une «stratégie de survie économique» et que la violence subie pendant l’enfance constitue un précurseur important de la participation au commerce du sexe de survie.

3.4.1 Résumé des constatations

  • Les jeunes qui font une fugue (comme il est mentionné plus haut, souvent pour quitter un milieu familial où règne la violence physique et sexuelle) peuvent se réfugier dans la rue à cause de l’attrait qu’elle exerce et du désir d’obtenir de l’argent et leur indépendance.
  • Selon les études, une fois dans la rue, certains de ces jeunes peuvent se livrer à la prostitution pour subsister. À cet égard, à cause de la pauvreté des jeunes de la rue (p. ex., niveau d’études inférieur à la moyenne, compétences professionnelles insuffisantes, chômage et services sociaux inadéquats), la prostitution devient une solution de rechange valable pour certains jeunes.

3.5 La violence à l’endroit des prostitués

D’autres ouvrages portent sur l’incidence de la violence à l’égard des prostitués. En général, la littérature montre qu’il y a un écart entre les prostituées et les prostitués au Canada quant à la nature et l’ampleur de la violence qu’ils subissent. Il arrive souvent que les prostituées soient victimes d’actes de violence de la part de clients et de souteneurs alors que les prostitués risquent plus d’être victimes de la violence de spectateurs homophobes qui les agressent et (ou) les volent (Lowman, 1992, cité dans Allman, 1999; voir également Brannigan, 1996).

Selon le Comité Badgley (1984), environ les deux tiers des jeunes interrogés dans le cadre de l’Enquête sur la prostitution chez les jeunes ont déclaré qu’ils avaient été victimes de violence physique au moment de la vente de services sexuels (voir Groupe de travail FPT, 1998). Les données produites par Statistique Canada révèlent que 63 prostitués ont été assassinés au Canada de 1991 à 1995, dont 60 étaient des femmes et 7 des jeunes de moins de 18 ans (voir Duchesne, 1997; Wolff et Geissel, 1993; Lowman, 1997).

Miller et Schwartz (1995) ont interrogé 16 prostitués de la rue pour examiner en quoi consistait la violence subie par les prostitués. Les répondants ont déclaré qu’ils faisaient souvent l’objet de viol et de violence dans leurs activités liées à la prostitution. Les auteurs soutiennent que les mythes stéréotypés au sujet des viols «ne se rencontrent que dans le cas des prostitués pour alimenter la violence et la dépréciation qui permettent à la société de passer sous silence un tel traitement» et que la violence à l’endroit des prostitués de la rue représente un continuum de violence à l’égard des femmes en général.

Schissel et Fedec (1999) ont examiné la «culture de la violence» subie par les jeunes prostitués en analysant les dossiers de probation des jeunes de Regina et de Saskatoon. En plus de constater les niveaux élevés de violence physique et sexuelle subis par les jeunes prostitués pendant leur enfance, les auteurs ont trouvé plusieurs exemples de victimisation indirecte et directe. Comme le font remarquer les auteurs : «la prostitution crée un contexte où les jeunes prostitués courent un risque élevé de subir des préjudices causés par un prédateur ou par eux-mêmes – que ce soit directement par suite d’une agression ou d’une automutilation, ou indirectement à cause d’un comportement à risque élevé » (Schissel et Fedec, 1999, p. 51).

En 1993, une coalition d’organismes de service de Vancouver a commandé une étude pour examiner la violence à l’endroit de femmes de la rue (Currie et al., 1995). D’après les entrevues approfondies menées auprès de 85 femmes de la rue, les auteurs ont constaté que la majorité des répondantes avaient connu la violence (sexuelle et physique) chez elles et après qu’elles eurent commencé à se prostituer. En outre, 98 % des femmes ont subi des actes de violence aux mains de la personne qui les accompagnait (les jeunes prostitués étaient considérés comme particulièrement vulnérables à la victimisation).

En réponse aux préoccupations selon lesquelles la loi sur le «racolage» (article 213 du Code criminel) perpétue la violence envers les prostitués, le ministère de la Justice du Canada a parrainé une série d’études régionales pour examiner l’incidence de la violence, avant et après la présentation de cette loi (projet de loi C-49) (voir Lowman et Fraser, 1996). Voici certaines des conclusions des évaluations : 1) Les données composites d’études réalisées en Colombie-Britannique ont révélé qu’il y a eu 67 homicides de prostitués depuis 1978 (60 depuis 1982). Selon une analyse des journaux, l’âge des victimes variait de 15 à 41 ans et quatre jeunes prostitués (de moins de 18 ans) ont été assassinés entre 1974 et 1994. Lowman et Fraser (1996) ont conclu que «d’après l’analyse préliminaire, le taux de meurtre des prostituées de la rue dans la région est de soixante à cent vingt fois plus élevé que celui des femmes non prostituées». Les auteurs ont établi un lien indirect entre l’application de la loi sur le racolage et la violence à l’endroit des prostituées (Lowman et Fraser, 1996). 2) Les études effectuées à Halifax ont permis de relever de nombreux actes de violence commis par les souteneurs et les clients à l’endroit des prostituées. Cependant, la police, la Couronne, la défense et les organismes sociaux ont déclaré que le projet de loi C-49 n’a pas créé un milieu de travail plus dangereux pour les prostituées de la rue (Fleischman, 1995). 3) Les études réalisées à Calgary et Winnipeg ont révélé que 20 homicides de prostituées ont été commis depuis 1985. L’auteur estime que l’accroissement de la violence envers les prostituées correspond à la hausse de violence envers les femmes (Brannigan, 1996).

Lowman (2000) a établi le profil des meurtres de travailleurs du sexe en Colombie-Britannique de 1964 à 1998. (Son analyse commence par un examen des diverses sources de données du Centre canadien de la statistique juridique, qui révèlent que 86 prostitués ont été assassinés au Canada de 1992 à 1998.) Lowman soutient que les articles des médias au sujet des activités visant à se débarrasser des prostitués lancées par la gent politique, la police et des résidents pendant les années 1980 ont contribué à une «hausse sensible du nombre de meurtre de prostitués après 1980». En plus d’établir le profil des meurtres de prostitués en Colombie-Britannique (p. ex., 32 meurtres de 1992 à 1998, le taux d’affaires classées dans le cas des meurtres de prostitués s’élevant à 34 % contre un taux allant de 77 à 85 % dans le cas des non-prostitués), Lowman examine comment les campagnes visant à éliminer la prostitution de rue de certains secteurs de Vancouver ont contribué à un «milieu social où la violence envers les prostitués pouvait se développer». Au milieu des années 1980, plusieurs personnes de la classe politique et groupes communautaires de Vancouver ont fait campagne afin d’éliminer la prostitution de rue de certains secteurs de la ville, sans tenir compte de l’endroit où ce commerce pourrait se déplacer. Nombre de prostitués ont donc été forcés de pratiquer leur métier dans des secteurs plus dangereux et plus isolés de la ville (situation que compliquait encore davantage un système de quasicriminalisation instauré dans le Code criminel). Lowman soutient qu’il y a deux formes de violence envers les prostitués : circonstancielle (violence qui se produit au «cours d’une transaction») et prédatrice (violence préméditée). Cependant, il faut envisager cette violence dans le cadre d’un «continuum de violence envers les femmes en général[13]».

3.5.1 Résumé des constatations

  • Il arrive souvent que les prostituées soient victimes d’actes de violence de la part de clients et de souteneurs.
  • Les prostitués de sexe masculin risquent plus d’être victimes de la violence de «spectateurs homophobes qui les agressent et(ou) les volent» (Lowman, 1992).
  • Selon les données de Statistique Canada, 63 prostitués ont été assassinés au Canada de 1991 à 1995, dont 60 étaient des femmes et 7 des jeunes de moins de 18 ans.

3.6 Études concernant les clients

Les données sur la demande masculine dans le commerce du sexe demeurent une lacune évidente dans les ouvrages en sciences sociales. Le peu d’études sur les clients des prostitués a été attribué aux données inadéquates sur l’aspect demande du commerce du sexe (c.-à-d. que la police a toujours mis l’accent sur les activités des prostitués, et ses dossiers reflètent cet état de fait), et à la perception générale selon laquelle les «clients ne veulent pas accorder d’entrevues et sont peu portés à répondre à des sondages» (Lowman, Atchison et Fraser, 1996, p. 4).

Les travaux de recherche limités sur les clients révèlent que les hommes qui achètent des services sexuels des prostitués désirent une «rencontre sexuelle brève et non compliquée» (Gemme et al., 1984, cité dans Lowman, Atchison et Fraser, 1996; voir également McLeod, 1982) ou ils recherchent des actes sexuels spéciaux et ils veulent garder secrète la «nature transactionnelle de l’interaction» (McKeganey et Barnard, 1996). Selon des études canadiennes récentes réalisées par Lowman, Atchison et Fraser (1996), l’âge moyen des clients de l’échantillon était de 34 ans, la majorité d’entre eux était des citoyens canadiens de race blanche et la plupart occupaient des emplois manuels. Les futurs travaux de recherche de Lowman sur les clients des prostitués aideront à produire d’autres données permettant de comprendre cet aspect souvent négligé du commerce du sexe.

Minichiello, Marino, Browne et Jamieson (1999) ont étudié les clients des prostitués masculins en demandant à ces derniers leurs opinions au sujet de leurs clients. Des travailleurs du sexe qui faisaient paraître des annonces dans les journaux, qui travaillaient dans la rue et dans des agences d’escortes à Sidney, Melbourne et Brisbane en Australie ont été recrutés pour l’étude. On leur a demandé de remplir un bref questionnaire après une rencontre sexuelle avec un client. Cent quatre-vingt-six travailleurs du sexe ont participé à l’étude et ils ont fourni des renseignements sur 2 088 rencontres et profils pour 1 776 clients. Le groupe de clients le plus nombreux était constitué d’hommes dans la quarantaine (31,7 %), suivis d’hommes dans la trentaine (28,7 %) et d’hommes dans la vingtaine (16 %). Ils estimaient que la plupart de leurs clients faisaient partie de la «classe moyenne». Les clients «riches» avaient tendance à recourir aux services d’une agence d’escorte tandis que les clients «pauvres» recouraient aux services de travailleurs de la rue. La plupart des clients étaient homosexuels (45 %) ou bisexuels (31,3 %). Il était rare que les clients consomment des drogues et de l’alcool avant la rencontre sexuelle. Les clients commettaient rarement des actes de violence (qui se produisaient plus souvent dans le cas des clients de la rue que dans celui des autres genres de clients). Selon les auteurs, les résultats aideront à élaborer une politique et des stratégies d’éducation. Cependant, «il faut de toute urgence comprendre de façon générale l’interaction entre le client et le travailleur du sexe masculin».

3.6.1 Résumé des constatations

  • Il y a un manque d’études en sciences sociales sur la demande masculine dans le commerce du sexe.
  • Les travaux de recherche limités révèlent que les clients présentent des caractéristiques variées et qu’il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles ils achètent des services sexuels de prostitués (p. ex., le désir d’une « rencontre sexuelle brève et non compliquée » ou un acte sexuel particulier).

[13]  Selon les études, la prostitution à l’extérieur de la rue offre une solution de rechange beaucoup plus sécuritaire aux niveaux élevés de violence subie par les prostitués de la rue (voir Lowman, 2001). Cependant, il faut poursuivre les recherches pour déterminer les divers niveaux de violence subie par les prostituées qui travaillent à différents endroits.

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