La maltraitance des enfants est inacceptable : Que puis-je faire?

Maltraitance physique

Richard est assis, seul, à la cafétéria de l'hôpital. Il a besoin d'être seul pour se calmer. Il vient de téléphoner aux services de protection de l'enfance*. Il a du mal à croire qu'il a fait cette démarche. Mais son fils Jérémie attend en haut, en pédiatrie, qu'on lui fasse une radiographie de son bras pour savoir s'il a une fracture. Et le médecin s'est vraiment inquiétée de la façon dont le garçon a été blessé. Elle a posé beaucoup de questions sur les bleus qu'il a aux poignets et au visage. Jérémie n'a pas dit grand-chose sur ce qui s'est passé chez sa mère, juste que son beau-père l'a enfermé longtemps dans sa chambre. Son nouveau beau-père n'a pas l'air de beaucoup aimer le garçon. Richard a un nœud dans l'estomac. Il sait qu'il y a beaucoup en jeu. Les premières années après leur divorce, son ex-femme, Cathie, a ignoré leur fils Jérémie la plupart du temps. Quand elle s'est remariée et qu'elle a enfin commencé à prendre le garçon pour les fins de semaine, il a semblé que c'était un nouveau départ pour eux tous. Mais, très vite, Jérémie n'a plus voulu aller chez sa mère. Richard pensait que c'était parce qu'il lui fallait du temps pour s'ajuster à la nouvelle situation familiale. Il était convaincu que Cathie ferait tout pour protéger leur fils. À présent, qu'il sait que le mari de Cathie maltraite Jérémie, il sait qu'il doit protéger son fils. Et puis, d'autres enfants vivent chez Cathie et son nouveau mari. Ils doivent avoir été témoins de cette violence — ils doivent avoir peur que cela leur arrive à eux aussi. Tous méritent d'avoir la possibilité d'obtenir de l'aide.

À quoi ressemble la maltraitance physique?

La maltraitance physique est l'utilisation délibérée de la force contre un enfant.

Elle peut causer des douleurs physiques ou des blessures qui peuvent être permanentes. Voici quelques exemples de maltraitance physique :

  • pousser ou bousculer,
  • frapper, gifler ou donner des coups de pied,
  • étrangler,
  • pincer ou donner des coups de poing,
  • mordre,
  • causer des brûlures,
  • lancer des objets sur l'enfant,
  • secouer l'enfant de façon excessive ou avec violence.

Au Canada, tous ces actes sont des crimes.

Qu'est-ce que je peux faire?

Si l'on croit qu'un enfant est maltraité, il existe dans toutes les provinces et dans tous les territoires une loi qui oblige à le signaler. Si vous avez des raisons de croire qu'un enfant est maltraité, le fait de signaler l'incident ne vous causera pas d'ennui, même s'il s'avère que vous n'aviez pas raison.

Pour en savoir plus au sujet des lois sur la protection de l'enfance dans votre province ou dans votre territoire, consultez la partie « Services de protection de l'enfance » dans la section « Qui peut aider » à la fin de la brochure.

Si vous connaissez un enfant victime de maltraitance physique, téléphonez à votre service de police local. En cas d'urgence, composez le 9 1 1.

Si vous avez fait du mal à votre enfant, ou si vous pensez que vous pourriez lui en faire, demandez de l'aide. Vous pouvez, par exemple :

  • téléphoner aux services locaux de protection de l'enfance,
  • parler à un travailleur social, à un conseiller ou à un enseignant,
  • composer le numéro local de ligne d'écoute téléphonique*,
  • téléphoner à la police,
  • en cas d'urgence, composer le 9-1-1.
Date de modification :