Recueil de recherches sur les victimes d’actes criminels, no 3

La victimisation autochtone au Canada : sommaire de la littérature

Par Katie Scrim, Agente de recherche, Division de la recherche et de la statistique, Ministère de la Justice Canada

Le présent article s’inspire du rapport à paraître sous le titre « Revue de la recherche sur la victimisation criminelle et les membres des Premières nations, les Métis et les Inuits, 1990‑2008 »  qui est une mise à jour du rapport original intitulé Revue de la recherche sur la victimisation criminelle et les membres des Premières nations, les Métis et les Inuits, 1990‑2001 (Chartrand et McKay, 2006).

Introduction

Selon les données réunies dans le cadre de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2004 sur la victimisation, 40 % des Canadiens autochtones[1] ont déclaré avoir été victimes d’un crime au cours de l’année précédant l’enquête, à comparé à seulement 28 % des Canadiens non autochtones. Pour ce qui est des crimes avec violence[2], les Autochtones affichaient un risque trois fois plus élevé que celui des non-Autochtones d’en être les victimes (319 incidents par tranche de 1 000 personnes, à comparé à 101 incidents) (Brzozowski et coll., 2006).

Ces statistiques confirment que la représentation des Autochtones dans le groupe des victimes d’actes criminels au Canada est disproportionnée. Les auteurs d’actes de violence contre les Autochtones sont le plus souvent d’autres membres de la collectivité autochtone, tels que les conjoints, les parents ou les amis des victimes, ce qui explique pourquoi la victimisation des Autochtones au Canada est souvent considérée comme une réflexion des infractions commises par les Autochtones.

Un examen des études sur la représentation des Autochtones dans le système de justice pénale permet de constater que ces études sont largement centrées sur les délinquants. Elles s’intéressent de près à des questions telles que les mesures à prendre pour que le système de justice pénale soit mieux adapté aux besoins des délinquants autochtones, mais portent moins attention aux victimes autochtones d’actes criminels.

Le présent article résume les constatations d’une récente analyse documentaire sur la victimisation criminelle des Autochtones au Canada. L’analyse porte expressément sur les tendances démographiques et sociales qui sont perçues comme des facteurs influençant peut-être les taux élevés de victimisation. Elle s’intéresse aussi à la sous-déclaration de la victimisation chez les Autochtones et aux taux de victimisation particulièrement élevés parmi les femmes autochtones, les jeunes autochtones et les Autochtones qui ont des problèmes de santé physique ou mentale. Les auteurs de cette analyse terminent en proposant des explications du taux élevé de victimisation des Autochtones ainsi que des sujets de recherche futurs.

Facteurs criminogènes[3]

La recherche a établi un lien entre certains facteurs démographiques et sociaux et un risque élevé de commettre des infractions ou d’en être les victimes. Ces facteurs sont notamment le jeune âge (Lochner, 2004), le fait de vivre dans une famille monoparentale (Stevenson et coll., 1998), le fait de vivre en union libre (Mihorean, 2005), des taux élevés de chômage (Raphael et Winter-Ebmer, 2001) et la consommation d’alcool (Vanderburg et coll., 1995). Tous ces facteurs de risque sont très apparents dans les caractéristiques démographiques et sociales de la population autochtone au Canada.

La population autochtone au Canada est beaucoup plus jeune en moyenne que la population dans le reste du Canada (âge moyen de 27 ans comparativement à 40 ans pour le reste du Canada). Qui plus est, près de la moitié (48 %) de la population autochtone a moins de 25 ans (Statistique Canada, 2008a).

Pour ce qui est de la composition de la famille, les enfants autochtones sont plus nombreux que les enfants non autochtones à vivre dans des ménages monoparentaux, et en 1996, les femmes autochtones étaient à la tête de 86 % de ces ménages (Statistique Canada, 2001).

S’ils ont réalisé des progrès importants en ce qui concerne le niveau de scolarité, les Canadiens autochtones connaissent encore beaucoup de retards sur le plan de la réussite scolaire. Alors que 81 % des Canadiens non autochtones âgés de 20 ans et plus détiennent au moins un diplôme d’études secondaires, seulement 62 % des Canadiens autochtones dans le même groupe d’âge sont titulaires d’un tel diplôme (Statistique Canada, 2008c).

La population autochtone est aussi une population défavorisée sur le plan économique. Son taux de chômage est plus du double de celui de la population non autochtone au Canada (15 % par rapport à 6 %) (Statistique Canada, 2008b). Ce constat peut être mis en corrélation avec le fait que les Autochtones ont en moyenne un revenu annuel de 33 % inférieur à celui des non-Autochtones (Statistique Canada, 2008d).

Les résultats de l’Enquête sociale générale de 2004 montrent que la consommation d’alcool ou de drogues était en cause dans six incidents criminels sur dix dont les victimes étaient des Autochtones. Cependant, cette proportion est à peu près la même pour les incidents dont les victimes ne sont pas autochtones (Brzozowski et coll., 2006).

Les caractéristiques sociales et démographiques n’expliquent qu’en partie ces taux exagérément élevés de victimisation violente des Autochtones. Les résultats d’une étude indiquent que bien que le jeune âge soit le facteur permettant le mieux de prédire la victimisation violente, tant chez les Autochtones que chez les non-Autochtones, le simple fait d’appartenir à un groupe autochtone augmente de façon importante le risque de victimisation violente (Brzozowski et coll., 2006). Tous les autres facteurs demeurant constants, le risque d’être victime d’un crime avec violence est environ trois plus élevé chez les Autochtones (Brzozowski et coll., 2006).

Sous-déclaration de la victimisation

La sous-déclaration de la victimisation, tout particulièrement pour les cas de violence familiale[4], est un grave problème au Canada. Certains affirment que dans de nombreuses collectivités autochtones, le problème est encore plus grave (LaPrairie, 1995; McKay, 2001). Dans son étude sur la victimisation autochtone dans les centres urbains, LaPrairie (1995) affirme que 74 % des répondants qui avaient vécu des incidents de violence familiale n’avaient pas déclaré leur victimisation.

Résultats des poursuites en justice

Des études ont révélé que même quand les incidents avec violence sont signalés par des victimes autochtones et que des accusations sont portées, le pourcentage d’accusations rejetées ou de verdicts de non-culpabilité est plus élevé. Par exemple, le taux de rejet des accusations et d’acquittement dans les poursuites contre des Autochtones accusés de violence familiale est de 60 % par rapport à 44 % chez les non-Autochtones, un écart qui s’explique principalement par la forte réticence des victimes à comparaître en cour et à témoigner (Ursel, 2001). Alors, même lorsque les incidents de violence familiale sont déclarés à la police, ces accusations sont plus souvent retirées pour les accusés autochtones que pour les accusés non autochtones.       

Victimisation des femmes autochtones

Des études révèlent que le taux de victimisation violente chez les femmes autochtones est beaucoup plus élevé que chez les femmes non autochtones (Proulx et Perrault, 2000; Hylton, 2002; Brzozowski et coll., 2006). La violence subie dans le contexte familial est la forme la plus répandue de victimisation des femmes autochtones. Près du quart (24 %) des femmes autochtones au Canada déclarent avoir été agressées par un conjoint ou un ex-conjoint, à comparé à 7 % des femmes non autochtones (Brzozowski et coll., 2006). Les résultats d’autres études donnent à penser que ce pourcentage pourrait atteindre 90 % dans certaines collectivités autochtones (Ontario Native Women’s Association, 2007).

Les travaux examinés montrent que le taux de femmes autochtones déclarant qu’elles ont été victimes de violence conjugale est systématiquement beaucoup plus élevé que celui des femmes non autochtones, même après avoir isolé les variables sociales pertinentes. Par exemple, alors que le risque de victimisation chez les femmes non autochtones est 13 % plus élevé si elles vivent en union libre, le risque chez les femmes autochtones est 217 % plus élevé dans la même situation (Brownridge, 2008).

Les agressions sexuelles contre les femmes sont particulièrement fréquentes dans le Nord du Canada où le pourcentage d’autochtones dans chaque territoire est beaucoup plus élevé que dans les provinces. En 2002, le taux d’agressions sexuelles au Nunavut était de 96,1 par 10 000 habitants, à comparé au taux de 7,8 agressions sexuelles par 10 000 habitants pour l’ensemble du Canada (Levan, 2001). On a également constaté une forte surreprésentation des femmes autochtones parmi les travailleuses de l’industrie du sexe (Oxman-Martinez et coll., 2005; Gendarmerie royale du Canada, 2006). Dans une étude sur le commerce du sexe à Vancouver, 52 des 101 femmes interrogées étaient autochtones (Farley et coll., 2005). Une majorité écrasante de ces femmes ont déclaré avoir été victimes de violence sexuelle par de multiples agresseurs durant leur enfance et avoir été violées et agressées depuis qu’elles travaillent comme prostituées.

Victimisation des jeunes autochtones

Une bonne partie des études sur la victimisation autochtone se situent dans le contexte de la violence familiale, compte tenu de la prévalence élevée de la victimisation autochtone au sein des familles. La victimisation des enfants et des jeunes autochtones n’est pas souvent évaluée indépendamment de la violence conjugale. Certains indices portent à croire que la victimisation des jeunes autochtones est un grave problème dans certaines collectivités (Kingsley et Mark, 2000). Des travaux de recherche dans ce domaine établissent une forte corrélation entre la victimisation familiale pendant l’enfance et une victimisation ultérieure et l’activité criminelle plus tard dans la vie (LaPrairie, 1995).

La recherche montre que les Canadiens d’origine autochtone âgés de 15 à 34 ans sont deux fois et demie plus susceptibles d’être victimes d’incidents avec violence que ceux qui ont 35 ans et plus (Brzozowski et coll., 2006). La violence sexuelle à l’endroit des enfants autochtones est également fréquente. Des études révèlent qu’en moyenne, 25 % à 50 % des femmes autochtones ont été victimes de violence sexuelle dans leur enfance, comparativement à un taux de 20 % à 25 % au sein de la population non autochtone (Collin-Vézina et coll., 2009). Dans la population autochtone, ces agressions sexuelles sont souvent commises par un membre de la famille immédiate ou élargie de la victime (Bopp et Bopp, 1997). Toutefois, la violence sexuelle n’est pas seulement intrafamiliale. Deux études distinctes montrent que les agresseurs sexuels proviennent d’un large cercle de personnes à l’extérieur de la famille, tels que des amis, des voisins et des pairs (Kingsley et Mark, 2000; LaPrairie, 1995).

Ainsi qu’il a été indiqué précédemment, l’expérience de la victimisation intrafamiliale est liée à une victimisation ultérieure et à l’activité criminelle plus tard dans la vie. Une étude conclut que les enfants exposés à la violence étaient de 10 à 17 fois plus susceptibles d’avoir de graves problèmes psychologiques et comportementaux que les enfants élevés dans un environnement familial sans violence (Dumont‑Smith, 2001, p. 11). Plus la violence subie par l’enfant est grave, plus l’enfant est susceptible de commettre des actes de délinquance juvénile, surtout s’il s’agit d’un garçon (Dumont-Smith, 2001). De surcroît, le risque que les hommes qui ont été maltraités pendant leur enfance répètent le cycle de la violence avec leur conjointe est important (McGillivray et Comaskey, 1996).

L’entrée dans le commerce du sexe peut aussi augmenter le risque de victimisation chez les jeunes. En fait, une étude montre qu’environ 30 % des jeunes participant au commerce du sexe au Canada sont des Autochtones (Koshan, 2003).

La victimisation des Autochtones ayant des problèmes de santé physique et mentale

La victimisation des Autochtones handicapés est de plus en plus reconnue comme un problème (Groupe de travail sur les personnes handicapées, 1996), et pourtant, peu de chercheurs se sont intéressés à ce sujet. Une étude indique que le taux d’incapacité chez les Autochtones est le double de la moyenne nationale chez les adultes et trois fois la moyenne nationale chez les personnes âgées de 15 à 34 ans (Ressources humaines et Développement des compétences Canada, 2002).

Un sujet qui a fait l’objet d’une attention accrue est l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Selon les recherches réalisées, les personnes atteintes de tels troubles courent davantage le risque d’avoir des démêlés avec le système de justice pénale (Streissguth et coll., 1996). Comme le soulignent de nombreux services sociaux et de santé et comme le mentionne un rapport de l’Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada, les symptômes d’ordre social et comportemental qu’ont les personnes atteintes de l’ETCAF sont très semblables aux effets de l’exposition des enfants à la violence familiale (Dumont-Smith, 2001).

Les Autochtones atteints du VIH/sida sont souvent victimes de discrimination de la part de leurs propres collectivités ainsi que de la collectivité non autochtone (Matiation, 1995). Entre 1993 et les premiers mois de 2002, le pourcentage de tous les cas déclarés de sida attribués aux Autochtones est passé de 2 % à 14 % (Matiation, 1999). La prévalence grandissante du VIH/sida dans les établissements fédéraux est également préoccupante pour les Autochtones, puisqu’ils sont surreprésentés dans les prisons canadiennes (Réseau juridique canadien VIH/sida, 1999).

Des études ont aussi souligné le risque accru de VIH/sida chez les jeunes autochtones, surtout chez ceux qui consomment de la drogue par injection et qui se livrent à la prostitution ainsi que chez les jeunes qui sont exposés à la violence sexuelle et physique. Des liens ont été établis entre le VIH et la violence sexuelle à l’endroit des femmes autochtones, en particulier lorsque cette violence prend la forme de viols, de mauvais traitements et de pratiques incestueuses (Neron et Roffey, 2000).

Explication des taux élevés de victimisation

C’est principalement par la « théorie du traumatisme » que les chercheurs expliquent les taux élevés de victimisation autochtone. Cette théorie pose comme hypothèse que la victimisation récente des Autochtones n’a pas été infligée seulement aux Autochtones en tant que personnes, mais aussi aux Autochtones en tant que société, et qu’elle résulte du processus de colonisation qui a fait perdre aux collectivités le contrôle de leurs familles et de leur culture. C’est la théorie prédominante dans bon nombre d’études sur la violence familiale dans les collectivités autochtones, mais elle peut aussi s’appliquer facilement à une conception plus large de la victimisation autochtone (Ursel, 2001). Ses effets sont souvent utilisés pour expliquer les causes profondes du désordre social dans les sociétés autochtones où la consommation abusive d’alcool, le suicide, la violence et les victimes de la violence sont des symptômes de ce traumatisme sous‑jacent.

Les conséquences de l’enlèvement forcé des enfants de leurs familles et de leurs collectivités et de la maltraitance dont nombreux d’entre eux ont été victimes dans les pensionnats ont été transmises de génération en génération. Rupert Ross (dans Brant Castellano et coll., 2008), procureur adjoint de la Couronne, écrit que l’expérience des pensionnats [Traduction] « a déclenché le transfert intergénérationnel d’un traumatisme qui continue de causer des dommages en aval aux familles autochtones, à leurs enfants et à leurs petits-enfants ». Les survivants des pensionnats et leurs descendants déclarent qu’ils éprouvent des difficultés à établir des relations de confiance avec leurs conjoints et conjointes ainsi qu’avec les membres de leur famille. Les enfants qui grandissent sans ces liens de confiance deviennent souvent incapables de gérer le stress sans se tourner vers des stimuli extérieurs tels que des dépendances destructrices (Chansonneuve, 2007).

Le cycle de la victimisation

De nombreuses études soulignent que les actes de violence sont souvent commis par des personnes pour qui la violence est devenue un comportement normal, étant donné qu’elles ont été elles‑mêmes victimes, en particulier durant l’enfance (Jacobs et Gill, 2002; Rojas et Gretton, 2007; Van der Woerd et coll., 2006). L’augmentation des services d’aide aux victimes pourrait être un pas en avant vers la rupture du cycle de la violence. Levan (2003) décrit des lacunes importantes dans l’offre de services aux victimes dans les territoires, en particulier à l’extérieur des centres urbains, ainsi que l’insuffisance du soutien apporté aux bénévoles et aux employés qui travaillent dans les quelques organisations existantes de services aux victimes. Au cours de plusieurs des dernières années, des améliorations ont été apportées aux services dans de nombreuses régions du pays, en particulier au Yukon où il existe peut-être un lien entre de meilleurs services et des taux déclarés plus faibles de violence conjugale, d’agression sexuelle et de violence envers les enfants (Levan, 2003). Toutefois, il reste de nombreuses difficultés à surmonter pour être en mesure d’offrir à toutes les victimes autochtones des services accessibles et adaptés à la réalité culturelle.

Conclusion et autres études

La majorité des recherches publiées sur les démêlés des Autochtones avec le système de justice pénale sont centrées sur les délinquants. Ces publications semblent indiquer que la victimisation des Autochtones est un sujet vaste et complexe et qu’elle pourrait être une réflexion directe de la délinquance autochtone, étant donné que les actes violents à l’endroit des Autochtones sont le plus souvent perpétrés par d’autres Autochtones.

Il y a des lacunes importantes dans la recherche, et ces lacunes peuvent donner lieu à un manque de connaissance, de compréhension et de mesures qui amélioreraient ces circonstances. Des renseignements statistiques incomplets peuvent conduire à une sous-estimation de la véritable étendue de la victimisation autochtone ou encore déformer notre compréhension des causes et des contextes de cette violence. Une telle situation peut compromettre la mise en place de mesures stratégiques appropriées (Amnistie internationale, 2004; Kong et Beattie, 2005). Si le cycle de la violence doit être brisé, les démêlés des Autochtones avec le système de justice pénale doivent être compris tant du point de vue des délinquants que du point de vue des victimes.v

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