Soutien pour un projet de loi visant à criminaliser les pratiques liées à la thérapie de conversion (projet de loi C-8)

Le 9 mars 2020, l’honorable David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada, et l’honorable Bardish Chagger, ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, ont annoncé le dépôt de nouvelles modifications législatives proposant de criminaliser des pratiques liées à la thérapie de conversion au Canada.

La thérapie de conversion vise à changer l’orientation sexuelle d’une personne pour la rendre hétérosexuelle, à réprimer ou à réduire l’attraction ou les comportements sexuels non hétérosexuels, ou à changer l’identité de genre d’une personne pour qu’elle corresponde au sexe qui lui a été attribué à la naissance. Elle fait du tort aux personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, allosexuelles et bispirituelles (LGBTQ2) et les stigmatise. Elle porte atteinte à leur dignité et a une incidence négative sur leurs droits à l’égalité.

Les modifications proposées protégeraient la dignité et les droits à l’égalité de tous les Canadiens, en particulier des Canadiens de la communauté LGBTQ2.

Citations en soutien au projet de loi C-8

« Merci @BardishKW et @DavidLametti de votre écoute. À @NoConversionCanada, nous sommes tous reconnaissants et fiers d’être à vos côtés. Vous m’avez vraiment donné le sentiment d’avoir le pouvoir nécessaire pour franchir cette étape importante. Monumental. »

Matt Ashcroft, survivant de la thérapie de conversion

« Ce projet de loi est une première étape importante en ce sens qu’il met en lumière ces pratiques. C’est vraiment lancer un message clair, particulièrement aux parents, aux tuteurs et aux enseignants, que de telles pratiques ne sont pas compatibles avec les valeurs canadiennes. »

Dr. Travis Salway, chercheur universitaire au niveau postdoctoral, School of Population and Public Health, Université de la Colombie-Britannique

« La criminalisation de la thérapie de conversion est l’une des mesures les plus importantes qu’un pays puisse prendre, et il est formidable de voir le Canada faire preuve d’un tel leadership. »

Kristopher Wells, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la compréhension du public à l’égard des jeunes des minorités sexuelles et de genre, Université MacEwan

« Je suis très heureux que le gouvernement ait pris cette mesure. [...] Si vous rendez illégal le fait de gagner de l’argent en offrant ce service, ce sera l’un des moyens les plus efficaces pour y mettre fin. »

Douglas Elliott, avocat, Cambridge LLP

« Je pense que c’est une très bonne chose qu’ils prennent des mesures et interdisent ce type de thérapie nuisible et destructrice. »

Charlie Murphy, coanimateur des réunions du groupe de soutien de Pflag-St. John’s et cofondateur du groupe sans but lucratif Quadrangle NL qui travaille à l’établissement d’un centre communautaire LGBTQ+.

« En déposant un projet de loi prévoyant une interdiction nationale, le gouvernement du Canada a envoyé un message puissant : les personnes LGBTIQ n’ont pas besoin d’un changement ou d’un traitement. »

Jessica Stern, directrice générale, Outright

« Je suis très fier de @DavidLametti et j’espère que ce projet de loi sera adopté. Bravo Canada! »

Brooke Lynn Hytes, juge et porte-parole, Canada’s Drag Race

« Je suis extrêmement fier que mes concitoyens canadiens appuient les jeunes LGBTQ2. La thérapie de conversion n’a pas sa place dans mon pays @thebornperfect @NoConversionCA. »

Antoni Porowski, chef, vedette de « Queer Eye »

« Ce que fait ce projet de loi, que j’applaudis, est qu’il fait connaître ce bon travail partout au pays, d’un océan à l’autre. Et je pense que c’est extrêmement important. En outre, le Code criminel envoie un message beaucoup plus clair, à savoir que cela est préjudiciable. Nous parlons ici du suicide d’enfants. Nous savons que le taux de suicide chez les enfants LGBTQ2+ est beaucoup plus élevé que chez les enfants hétérosexuels. Il s’agit donc de sauver la vie d’enfants. Voilà l’essence de ce projet de loi. »

Révérend Cheri DiNovo, ministre de l’Église Unie du Canada et ancien député provincial de l’Ontario pour Parkdale-High Park

« Je remercie sincèrement le ministre David Lametti, la ministre Bardish Chagger et le gouvernement du Canada d’avoir déposé le projet de loi C-8 aujourd’hui. Cette importante mesure législative sur la sécurité publique amorcera la criminalisation de la thérapie de conversion et sauvera la vie de personnes LGBTQ2+ partout au Canada. Et merci surtout aux survivants et survivantes de la thérapie de conversion. C’est votre mouvement, c’est votre combat et aujourd’hui vous avez gagné. C’est grâce à votre courage, à votre promotion de la cause, à votre persévérance et à votre volonté de défendre ce qui est juste que nous avons maintenant ces protections. Nous savons qu’il y a un long chemin à parcourir, mais nous célébrons ce moment avec fierté. Aujourd’hui, nous avons marqué l’histoire. »

No Conversion Canada

« Le CRC est fier d’être solidaire des survivants et des partisans de la nouvelle loi fédérale déposée aujourd’hui et visant à interdire la thérapie de conversion en vertu de modifications apportées au Code criminel. Nous sommes ravis de travailler avec les survivants, les chercheurs et les dirigeants communautaires pour appuyer cette interdiction fédérale, qui aidera à sauver les vies de personnes allosexuelles et transgenres partout au Canada. »

Centre de recherche communautaire (CRC)

« Je suis très heureux de voir que le gouvernement a fait avancer le projet de loi rapidement et nous travaillerons de concert pour nous assurer qu’il atteint l’objectif d’être le projet de loi interdisant la thérapie de conversion le plus complet au monde. C’est un projet de loi important pour deux raisons. Premièrement, il reconnaît qu’aucun membre de ma collectivité n’a besoin de réparation. Cela semble évident, mais bien des gens ne le croient pas. C’est donc un signal très clair de la société canadienne qui affirme que personne n’a besoin d’être réparé. Deuxièmement, il reconnaît le tort causé lorsqu’on tente de modifier l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre d’une personne. Cela mène à la dépression, à l’isolement social et souvent à l’automutilation. Il est donc important que ce projet de loi aille de l’avant rapidement et nous nous engageons aujourd’hui à travailler avec le gouvernement, comme je l’ai dit, pour nous assurer qu’il est le plus complet possible et qu’il franchit rapidement toutes les étapes de la présente législature. »

Randall Garrison, député d’Esquimalt—Saanich—Sooke et porte-parole du NPD pour l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre

« Merci à tous ceux qui ont fait pression pour que cela se produise. Cette mesure législative, qui est la plus complète au monde, protégera nos collectivités et les générations futures de #LGBTQ2 contre ces pratiques odieuses et préjudiciables. #freetobeme [#SoisToiMême] »

Randy Boissonnault, ancien conseiller spécial du premier ministre sur les enjeux liés à la communauté LGBTQ2 et ancien député d’Edmonton-Centre

« La thérapie de conversion n’est pas une thérapie. La thérapie de conversion est préjudiciable. La thérapie de conversion est mortelle. Je respecte le gouvernement canadien d’avoir présenté un projet de loi visant à l’interdire. Je remercie de tout cœur tous les militants de tout le pays qui se sont battus pour cela. #ableg #cdnpoli [#polcan] »

Janis Irwin, députée néo-démocrate d’Edmonton-Highlands-Norwood à l’Assemblée législative de l’Alberta

« Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador est déterminé à appuyer et à célébrer la diversité de la population, de sorte que les principes d’équité, de respect et d’égalité demeurent à l’avant-plan de la façon dont nous gouvernons. Nous appuyons les mesures prises par le gouvernement du Canada pour modifier le Code criminel afin d’interdire la thérapie de conversion. Le gouvernement provincial participe à un groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur la justice pénale qui s’est penché récemment sur la question. »

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

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