Ministère de la Justice Canada

État des résultats prospectif (non audité)
Pour l'exercice terminé le 31 mars
(en milliers de dollars) Résultats
projetés
2019-2020
Résultats
prévus
2020-2021
Charges
Services juridiques
575 132 550 980
Support au système de justice
472 362 482 645
Services internes
182 845 144 466
Total des charges 1 230 339 1 178 091
Revenus
Services juridiques
383 107 365 702
Frais - droit familial
6 934 6 934
Services communs
2 116 2 116
Autres revenus
1 332 1 332
Revenus gagnés pour le compte du gouvernement
(50 463) (49 084)
Total des revenus 343 026 327 000
Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts du gouvernement 887 313 851 091

Les notes complémentaires font partie intégrante de l'état des résultats prospectif.

Notes à l'état des résultats prospectif (non audité)

1. Méthodologie et hypothèses importantes

L’état des résultats prospectif (ERP) a été établi en fonction des priorités du gouvernement et des Plans ministériels qui sont décrits dans le Plan ministériel.

Les renseignements présentés dans les résultats projetés de l’exercice 2019-2020 sont fondés sur les résultats réels en date du 31 octobre 2019 et sur les prévisions pour le reste de l’exercice. Des prévisions ont été réalisées pour les résultats prévus pour l’exercice 2020-2021.

Les principales hypothèses qui sous-tendent les prévisions sont les suivantes :

  • Les activités du ministère resteront, pour l’essentiel, les mêmes que celle de l'exercice précédent.
  • Les charges et les revenus, y compris la détermination des montants de sources internes et externes au gouvernement, sont fondés sur l’expérience acquise. L’évolution générale historique devrait se poursuivre.

Ces hypothèses sont adoptées en date du 31 octobre 2019.

2. Variations et changements des prévisions financières

Même si tous les efforts ont été déployés pour prévoir les résultats définitifs pour le reste de l’exercice 2019-2020 et pour 2020-2021, les résultats réels des deux exercices risquent de différer des prévisions financières présentées, et l'écart pourrait être important.

Lors de la préparation du présent ERP, le ministère de la Justice a établi des estimations et des hypothèses à l’égard d’événements futurs. Ces estimations et hypothèses pourraient différer des résultats financiers réels subséquents. Elles sont fondées sur l’expérience acquise et d’autres facteurs, notamment les prévisions relativement aux événements futurs qui sont considérées comme raisonnables compte tenu des circonstances, et sont évaluées de façon continue.

Les facteurs qui pourraient donner lieu à des écarts importants entre l’ERP et l’état des résultats historique incluent :

  • La mise en œuvre de nouvelles conventions collectives;
  • Le moment et le montant des acquisitions et des aliénations d'immobilisations corporelles qui peuvent influer sur les gains, les pertes et les charges d’amortissement;
  • La conjoncture économique qui peut avoir une incidence à la fois sur le montant des revenus perçus et sur la possibilité de recouvrer les créances; et
  • Les modifications supplémentaires au budget de fonctionnement, comme de nouvelles initiatives ou des rajustements techniques mis en œuvre plus tard au cours de l’exercice.

Une fois que le plan ministériel est déposé au Parlement, le ministère de la Justice ne fera pas de mise à jour des prévisions, quelles que soient les modifications apportées aux ressources financières dans les budgets supplémentaires des dépenses. Les écarts seront expliqués dans le Rapport ministériel sur les résultats.

3. Sommaire des principales conventions comptables

L’ERP a été préparé conformément aux conventions comptables du gouvernement du Canada en vigueur pour l’exercice 2019-2020, et s’appuie sur les normes comptables canadiennes pour le secteur public. La présentation et les résultats qui découlent de l’utilisation des conventions comptables énoncées ne donnent lieu à aucune différence notable par rapport aux normes comptables canadiennes pour le secteur public.

Les principales conventions comptables sont les suivantes :

a) Charges

Les paiements de transfert sont passés en charges durant l'année où le transfert est autorisé et que le bénéficiaire répond aux critères d'admissibilité.

Les indemnités de vacances et de congés compensatoires sont passées en charges au fur et à mesure que les employés en acquièrent le droit en vertu de leurs conditions d'emploi.

Les charges relatives à la prestation des services juridiques sont limitées aux coûts assumés et réglés directement par le ministère. Les coûts des services juridiques que les ministères clients paient directement aux fournisseurs externes, comme les mandataires légaux, ne sont pas comptabilisés dans les charges du ministère.

Les services fournis gratuitement par d'autres ministères pour les locaux, les cotisations de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires et les indemnités des accidentés de travail sont comptabilisés à titre de charges de fonctionnement à leur valeur comptable.

Les autres charges sont généralement comptabilisées lorsque les biens sont reçus ou les services sont rendus et comprennent les charges de fonctionnement liées au personnel, les services professionnels et spéciaux, la réparation et l'entretien, les services publics, les fournitures et l'approvisionnement, ainsi que l'amortissement des immobilisations corporelles. Les charges comprennent également des provisions qui tiennent compte des changements dans la valeur des actifs ou des passifs, y compris les provisions pour créances douteuses sur les débiteurs. Conformément à la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales, la provision pour créances douteuses représente la meilleure estimation de la direction quant aux pertes probables sur créances. Le calcul de cette provision se fonde sur une analyse historique des pertes et une évaluation des conditions courantes.

b) Revenus

Les revenus proviennent de la prestation de services de consultation juridique, de contentieux et de rédaction législative fournis par les juristes du ministère de la Justice. Les revenus sont comptabilisés au cours de l'exercice où les services sont rendus. Les revenus sont basés sur les tarifs des services juridiques approuvés annuellement par le Conseil du Trésor, conformément à la Politique sur les services communs relative à la prestation de services juridiques obligatoires non votés aux ministères et organismes gouvernementaux ainsi que des services juridiques aux sociétés d'État et aux organismes non fédéraux.

Les revenus au titre des frais de service et d'administration prélevés dans le cadre des programmes d'aide au droit familial sont comptabilisés en fonction des services fournis au cours de l'exercice, tel que lors de la validation d'une demande de saisie-arrêt, ou lors de l'émission d'un certificat de mise à jour. Conformément à la Loi sur l'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales, des frais sont exigibles pour le traitement de tout bref de saisie-arrêt signifié au ministre.

Les revenus des services communs sont générés par certains services internes fournis au Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) tout en étant conformes à la Politique sur les services communs.

Les amendes, les confiscations et les frais de justice prévus par la Loi sur les contraventions sont comptabilisés lors de la réception des paiements par le ministère. Les amendes et les confiscations ne sont pas des frais, mais constituent plutôt des peines infligées relativement à des actes illégaux. Ces revenus sont présentés dans la catégorie «Autres revenus».

Les revenus non disponibles pouvant maintenant être dépensés ne peuvent servir à acquitter les passifs du ministère. Bien que l'on s'attende à ce que la sous-ministre maintienne le contrôle comptable, elle n'a pas l'autorité pour disposer des revenus non disponibles pouvant maintenant être dépensés. Par conséquent, les revenus non disponibles pouvant maintenant être dépensés sont considérés comme étant gagnés pour le compte du gouvernement du Canada et sont donc présentés en réduction du montant brut des revenus du ministère.

4. Autorisations parlementaires

Le ministère reçoit la plus grande partie de son financement au moyen d'autorisations parlementaires annuelles. Les éléments comptabilisés dans l'ERP d'un exercice peuvent être financés au moyen d'autorisations parlementaires qui ont été approuvées au cours d'un exercice précédent, pendant l'exercice en cours ou qui le seront dans un exercice futur. Par conséquent, le ministère a des résultats d'exploitation nets qui diffèrent dépendamment de la présentation, selon qu'ils sont présentés selon le financement octroyé par le gouvernement ou selon la méthode de la comptabilité d'exercice. Les différences sont rapprochées dans les tableaux suivants :

(a) Rapprochement du coût de fonctionnement net et des autorisations demandées
(en milliers de dollars)
Résultats projetés
2019-2020
Résultats prévus
2020-2021
Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts du gouvernement 887 313 851 091
Ajustements pour les postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais sans incidence sur les autorisations:
Amortissement des immobilisations corporelles
(7 999) (6 097)
Perte sur l'aliénation d'immobilisations corporelles
(5 945) -
Services fournis gratuitement par d'autres ministères
(91 344) (87 689)
Augmentation des indemnités de vacances et de congés compensatoires
(5 709) (6 793)
Diminution des avantages sociaux futurs
978 1 309
Ajustement des créditeurs de l'exercice précédent
7 554 7 587
Provision pour créances douteuses
(5 643) (5 113)
Diminution des charges de programmes non imputées aux autorisations
987 987
Total des postes qui ont une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais sans incidence sur les autorisations (107 121) (95 809)
Ajustement pour les postes sans incidence sur le coût de fonctionnement net, mais qui ont une incidence sur les autorisations :
Acquisition d'immobilisations corporelles
12 749 11 727
Paiements en trop de salaires reliés à la mise en œuvre du système de paye
2 787 2 009
Total des postes sans incidence sur le coût de fonctionnement net, mais avant une incidence sur les autorisations 15 536 13 736
Autorisations demandées prévues à être utilisées 795 728 769 018
(b) Autorisations fournies/demandées (en milliers de dollars)
  Résultats
projetés
2019-2020
Résultats
prévus
2020-2021
Autorisations fournies/demandées :
Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement
307 676 262 288
Crédit 5 – Subventions et Contributions
424 467 430 220
Montants des postes législatifs
81 874 76 510
Autorisations fournies/demandées 814 017 769 018
Moins: Estimations des autorisations non utilisées et autres ajustements 18 289 -
Autorisations demandées prévues à être utilisées 795 728 769 018
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