État des résultats prospectif 2022-2023 & 2023-2024

Ministère de la Justice Canada
État des résultats prospectif (non audité)
pour l'exercice terminé le 31 mars

(en milliers de dollars) Résultats projetés
2022-23
Résultats prévus
2023-24

Charges

Services juridiques

669 655

697 338

Support au système de justice

673 718

671 604

Services internes

184 447

162 464

Charges engagées pour le compte du gouvernement

(4 863)

(4 859)

Total des charges

1 522 957

1 526 547

Revenus

Services juridiques

531 904

545 001

Frais - droit familial

6 798

6 827

Services communs

2 515

2 515

Autres revenus

822

818

Revenus gagnés pour le compte du gouvernement

(109 205)

(113 161)

Total des revenus

432 834

442 000

Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts du gouvernement

1 090 123

1 084 547

Les notes complémentaires font partie intégrante de l'état des résultats prospectif.

Ministère de la Justice
Notes à l’état des résultats prospectif (non audité)

1. Méthodologie et hypothèses importantes

L’état des résultats prospectif (ERP) a été établi en fonction des priorités du gouvernement et des plans ministériels qui sont décrits dans le Plan ministériel.

Les renseignements présentés dans les résultats projetés de l’exercice 2022-2023 sont fondés sur les résultats réels en date du 31 octobre 2022 et sur les prévisions pour le reste de l’exercice. Des prévisions ont été réalisées pour les résultats prévus de l’exercice 2023-2024.

Les principales hypothèses qui sous-tendent les prévisions sont les suivantes :

Ces hypothèses sont adoptées en date du 31 octobre 2022.

2. Variations et évolution des prévisions financières

Même si tous les efforts ont été déployés pour prévoir les résultats définitifs pour le reste de l’exercice 2022-2023 et pour 2023-2024, les résultats réels des deux exercices risquent de différer des prévisions financières présentées, et l'écart pourrait être important.

Lors de la préparation du présent ERP, le ministère de la Justice a établi des estimations et des hypothèses à l’égard d’événements futurs. Ces estimations et hypothèses pourraient différer des résultats financiers réels subséquents. Elles sont fondées sur l’expérience et d’autres facteurs, notamment les prévisions relativement aux événements futurs qui sont considérées comme raisonnables compte tenu des circonstances, et sont évaluées de façon continue.

Les facteurs qui pourraient donner lieu à des écarts importants entre l’ERP et l’état des résultats historique incluent :

Une fois que le Plan ministériel est déposé au Parlement, le ministère de la Justice ne fera pas de mise à jour des prévisions, quelles que soient les modifications apportées aux ressources financières dans les budgets supplémentaires des dépenses. Les écarts seront expliqués dans le Rapport ministériel sur les résultats.

3. Sommaire des principales conventions comptables

L’ERP a été préparé conformément aux conventions comptables du gouvernement du Canada en vigueur pour l’exercice 2022-2023, et s’appuie sur les normes comptables canadiennes pour le secteur public. La présentation et les résultats qui découlent de l’utilisation des conventions comptables énoncées ne donnent lieu à aucune différence notable par rapport aux normes comptables canadiennes pour le secteur public.

Les principales conventions comptables sont les suivantes :

a) Charges

Les paiements de transfert sont passés en charges durant l'année où le transfert est autorisé et que le bénéficiaire répond aux critères d'admissibilité.

Les indemnités de vacances et de congés compensatoires sont passés en charges au fur et à mesure que les employés en acquièrent le droit en vertu de leurs conditions d'emploi.

Les charges relatives à la prestation des services juridiques sont limitées aux coûts assumés et réglés directement par le ministère. Les coûts des services juridiques que les ministères clients paient directement aux fournisseurs externes, comme les mandataires légaux, ne sont pas comptabilisés dans les charges du ministère.

Les services fournis gratuitement par d'autres ministères pour les locaux, les cotisations de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires et les indemnités des accidentés de travail sont comptabilisés à titre de charges de fonctionnement à leur valeur comptable.

Les autres charges sont généralement comptabilisées lorsque les biens sont reçus ou les services sont rendus et comprennent les charges de fonctionnement liées au personnel, services professionnels et spéciaux, réparation et entretien, services publics, fournitures et approvisionnement, ainsi que l'amortissement des immobilisations corporelles. Les provisions pour refléter les changements dans la valeur des actifs ou des passifs, comme les provisions pour créances douteuses et autres, sont également incluses dans les autres charges.

Les charges liées aux opérations découlant de l'enregistrement des comptes débiteurs générés par les revenus non disponibles, telles que les dépenses pour créances douteuses résultant des provisions, sont considérées comme engagées pour le compte du gouvernement du Canada et sont donc présentées en réduction des charges brutes du ministère.

b) Revenus

Les revenus proviennent de la prestation de services de consultation juridique, de contentieux et de rédaction législative fournis par les juristes du ministère de la Justice. Les revenus sont comptabilisés au cours de l'exercice où les services sont rendus. Les revenus sont basés sur les tarifs des services juridiques approuvés par le Conseil du Trésor, conformément à la Politique sur les services communs relative à la prestation de services juridiques obligatoires non votés aux ministères et organismes gouvernementaux ainsi que des services juridiques aux sociétés d'état et aux organismes non fédéraux.

Les revenus provenant des frais de service et d'administration dans le cadre des programmes de droit familial sont comptabilisés sur la base des services fournis au cours de l'exercice, soit lors de la validation de la demande de saisie-arrêt ou de la délivrance du certificat de divorce. Conformément à la Loi sur l’aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales, des frais sont exigibles pour le traitement de tout bref saisie-arrêt signifié au ministre.

Les revenus des services communs sont générés par certains services internes fournis au Service des poursuites pénales du Canada tout en étant conformes à la Politique sur les services communs.

Les amendes, les confiscations et les frais de justice prévus par la Loi sur les contraventions sont comptabilisés lors de la réception des paiements. Les amendes et les confiscations ne sont pas des frais, mais constituent plutôt des peines infligées relativement à des actes illégaux. Ces revenus sont présentés dans la catégorie « Autres revenus ».

Les revenus qui ne peuvent pas être dépensés ne sont pas disponibles pour s'acquitter des obligations du ministère. Bien que l'on s’attende à ce que le sous-ministre maintienne le contrôle comptable de ces revenus, il n’a aucun pouvoir sur leur utilisation. Par conséquent, ces revenus sont considérés comme gagnés au nom du gouvernement du Canada et sont donc présentés en réduction des revenus bruts du ministère.

4. Autorisations parlementaires

Le ministère reçoit la majeure partie de son financement par le biais d'autorisations parlementaires annuelles. Les éléments comptabilisés dans l’état des résultats prospectif d'un exercice peuvent être financés au moyen d'autorisations parlementaires qui ont été approuvées au cours d'un exercice précédent, pendant l'exercice en cours ou qui le seront dans un exercice futur. Par conséquent, le coût de fonctionnement net du ministère pour l'exercice diffère selon qu'il est présenté en fonction du financement octroyé par le gouvernement ou selon la méthode de la comptabilité d'exercice. Les différences sont rapprochées dans les tableaux suivants :

a) Rapprochement du coût de fonctionnement net et des autorisations demandées

(en milliers de dollars) Résultats projetés
2022-23
Résultats prévus
2023-24

Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts

1 090 123

1 084 547

Ajustements pour les postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais sans incidence sur les autorisations :

Amortissement des immobilisations corporelles

(8 175)

(7 886)

Services fournis gratuitement par d'autres ministères

(103 789)

(106 127)

Diminution des indemnités de vacances et de congés compensatoires

1 546

1 522

Diminution des avantages sociaux futurs

3 133

3 035

Remboursement de charges des exercices antérieurs

7 389

8 859

Augmentation des paiements en trop de salaire à recouvrir

482

453

Total des postes qui ont une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais sans incidence sur les autorisations

(99 414)

(100 144)

Ajustement pour les postes sans incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations :

Acquisition d'immobilisations corporelles

1 886

1 886

Paiements en trop de salaires reliés à la mise en œuvre du système de paye

1 484

1 263

Total des postes sans incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations

3 370

3 149

Autorisations demandées prévues à être utilisées

994 079

987 552

b) Autorisations fournies/demandées

(en milliers de dollars) Résultats projetés
2022-23
Résultats prévus
2023-24

Autorisations fournies/demandées :

Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement

310 101

281 780

Crédit 5 – Subventions et Contributions

609 385

606 730

Montants des postes législatifs

94 391

99 042

Autorisations fournies/demandées totales

1 013 877

987 552

Moins: Autorisations inutilisées estimées et autres ajustements

19 798

-

Autorisations demandées prévues à être utilisées

994 079

987 552