États financiers du ministère - Pour l’exercice terminé le 31 mars 2024

Déclaration de responsabilité de la direction englobant le contrôle interne en matière de rapports financiers

La responsabilité de l’intégrité et de l’objectivité des états financiers ci-joints pour l’exercice terminé le 31 mars 2024 et de tous les renseignements qui y figurent incombe à la direction du ministère de la Justice. Ces états financiers ont été préparés par la direction à partir des politiques comptables du gouvernement du Canada, lesquelles s’appuient sur les normes comptables canadiennes du secteur public.

La direction est responsable de l’intégrité et de l’objectivité des données présentées dans ces états financiers. Certains renseignements présentés dans les états financiers sont fondés sur les meilleures estimations et le jugement de la direction, compte tenu de l’importance relative des postes en question. Pour s’acquitter de ses obligations au chapitre de la comptabilité et de la présentation de rapports, la direction tient des comptes qui permettent l’enregistrement centralisé des opérations financières du ministère de la Justice. Les renseignements financiers présentés aux fins de l’établissement des Comptes publics du Canada et figurant dans le Rapport sur les résultats ministériels du ministère de la Justice concordent avec ces états financiers.

Il incombe aussi à la direction de tenir un système efficace de contrôle interne en matière de rapports financiers (CIRF) conçu pour donner une assurance raisonnable que l’information financière est fiable, que les actifs sont protégés et que les opérations sont autorisées et enregistrées adéquatement, conformément à la Loi sur la gestion des finances publiques et à d’autres lois, règlements, autorisations et politiques applicables.

La direction veille également à assurer l’objectivité et l’intégrité des données figurant dans ses états financiers en choisissant soigneusement des employés qualifiés et en assurant leur formation et leur perfectionnement, en prenant des dispositions pour assurer une répartition appropriée des responsabilités, en établissant des programmes de communication pour faire en sorte que tous les membres du ministère de la Justice sont au fait des règlements, des politiques, des normes et des pouvoirs de la direction, et en procédant tous les ans à une évaluation fondée sur le risque de l'efficacité du système de CIRF.

Le système de CIRF est conçu pour atténuer les risques à un niveau raisonnable fondé sur un processus continu qui vise à identifier les risques clés, à évaluer l’efficacité des contrôles clés associés, et à apporter les ajustements nécessaires.

Une évaluation fondée sur le risque du système de CIRF pour l’exercice terminé le 31 mars 2024 a été réalisée conformément à la Politique sur la gestion financière du Conseil du Trésor, et ses résultats ainsi que les plans d’action qui en découlent sont résumés en annexe.

L’annexe fournit également des renseignements sur l’état de l’évaluation fondée sur le risque des contrôles sur les services intégrés fournis par le ministère et qui ont une incidence sur les états financiers ministériels du bénéficiaire.

L’efficacité et le caractère adéquat du système de contrôle interne du ministère de la Justice sont examinés dans le cadre du travail réalisé par le personnel de l'audit interne, qui procède à des audits périodiques de divers secteurs des opérations du ministère de la Justice, ainsi que par le comité ministériel de vérification, qui surveille les responsabilités de la direction de maintenir des systèmes de contrôle adéquats et d’assurer la qualité des rapports financiers, et qui recommande les états financiers au sous-ministre du ministère de la Justice.

Les états financiers du ministère de la Justice n'ont pas fait l'objet d'un audit.

Original signé par Shalene Curtis-Micallef

Shalene Curtis-Micallef
Sous-ministre et
sous-procureure générale du Canada

Original signé par Pamela Rudiger-Prybylski au nom de Bill Kroll

Bill Kroll, CPA, CMA
Sous-ministre adjoint et
Dirigeant principal des finances

Ottawa, Canada
Date : 12 septembre, 2024

État de la situation financière (non audité)

au 31 mars
(en milliers de dollars)

  2024 2023
Passifs
Créditeurs et charges à payer (note 4) 103 730 101 301
Compte du droit familial (note 6) 5 368 3 779
Paiements de transfert à payer 333 838 289 555
Indemnités de vacances et congés compensatoires 48 291 48 411
Avantages sociaux futurs (note 7) 15 053 15 426
Total des passifs 506 280 458 472
Actifs financiers
Montant à recevoir du Trésor 427 776 378 730
Débiteurs et avances (note 8) 31 927 34 409
Total des actifs financiers bruts 459 703 413 139
Actifs financiers détenus pour le compte du gouvernement
Débiteurs et avances (note 8) (219) (234)
Total des actifs financiers nets 459 484 412 905
Dette nette ministérielle 46 796 45 567
Actifs non financiers
Charges payées d'avance 42 25
Immobilisations corporelles (note 9) 19 442 21 728
Total des actifs non financiers 19 484 21 753
Situation financière nette ministérielle (27 312) (23 814)

Obligations contractuelles (note 10)

Passif éventuel (note 11)

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.

Original signé par Shalene Curtis-Micallef

Shalene Curtis-Micallef
Sous-ministre et
sous-procureure générale du Canada

Original signé par Pamela Rudiger-Prybylski au nom de Bill Kroll

Bill Kroll, CPA, CMA
Sous-ministre adjoint et
Dirigeant principal des finances

Ottawa, Canada
Date : 12 septembre, 2024

État des résultats et de la situation financière nette ministérielle (non audité)

pour l'exercice terminé le 31 mars
(en milliers de dollars)

2024
Résultats prévus
2024 2023
Charges
Services juridiques 697 338 726 778 666 257
Support au système de justice 671 604 752 415 666 822
Services internes 162 464 207 196 184 477
Charges engagées pour le compte du gouvernement (4 859) (4 444) (4 832)
Total des charges 1 526 547 1 681 945 1 512 724
Revenus
Services juridiques 545 001 567 137 528 087
Frais - droit familial 6 827 6 527 6 768
Services de soutien interne 2 515 2 981 2 514
Revenus divers 818 2 667 1 267
Revenus gagnés pour le compte du gouvernement (113 161) (108 199) (100 704)
Total des revenus 442 000 471 113 437 932
Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts 1 084 547 1 210 832 1 074 792
Financement du gouvernement et transferts
Encaisse nette fournie par le gouvernement du Canada 1 047 204 1 051 352
Variations des montants à recevoir du Trésor 49 046 (77 575)
Services fournis gratuitement par d'autres ministères (note 12a) 111 034 103 332
Transfert des paiements de transition pour la mise en œuvre des paiements de salaires en arrérages (4) 0
Autres éléments d'actifs transférés de / (à) d'autres ministères gouvernementaux 54 (13)
Total du financement du gouvernement et transferts 1 207 334 1 077 096
Coût de fonctionnement net après le financement du gouvernement et les transferts 3 498 (2 304)
Situation financière nette ministérielle - début de l'exercice (23 814) (26 118)
Situation financière nette ministérielle - fin de l'exercice (27 312) (23 814)

Revenus (note 5)
Information sectorielle (note 13)

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.

État de la variation de la dette nette ministérielle (non audité)

pour l'exercice terminé le 31 mars
(en milliers de dollars)

  2024 2023
Coût de fonctionnement net après le financement du gouvernement et les transferts 3 498 (2 304)
Variation due aux immobilisations corporelles
Acquisition d'immobilisations corporelles (note 9) 4 543 3 958
Amortissement des immobilisations corporelles (note 9) (6 828) (8 135)
Gain (perte) net sur l'aliénation d'immobilisations corporelles incluant les ajustements (1) (1 725)
Total de la variation due aux immobilisations corporelles (2 286) (5 902)
Variation due aux charges payées d'avance 17 (14)
Augmentation (diminution) nette de la dette nette ministérielle 1 229 (8 220)
Dette nette ministérielle - début de l'exercice 45 567 53 787
Dette nette ministérielle - fin de l'exercice 46 796 45 567

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.

État des flux de trésorerie (non audité)

pour l'exercice terminé le 31 mars
(en milliers de dollars)

  2024 2023
Activités de fonctionnement
Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts 1 210 832 1 074 792
Éléments n'affectant pas l'encaisse :
Amortissement des immobilisations corporelles (note 9) (6 828) (8 135)
Gain (perte) sur l'aliénation d'immobilisations corporelles (1) (1 725)
Services fournis gratuitement par d'autres ministères (note 12a) (111 034) (103 332)
Paiements de transition pour la mise en œuvre des paiements de salaires en arrérages 4 0
Variations de l'état de la situation financière :
Augmentation / (diminution) des débiteurs et avances (2 467) 3 224
Augmentation / (diminution) des charges payées d'avance 17 (14)
Diminution / (augmentation) des créditeurs et charges à payer (2 429) (18 883)
Diminution / (augmentation) du compte du droit familial (1 589) (1 273)
Diminution / (augmentation) des paiements de transfert à payer (44 283) 94 790
Diminution / (augmentation) des indemnités de vacances et congés compensatoires 120 5 891
Diminution / (augmentation) des avantages sociaux futurs 373 2 046
Autres éléments d'actifs transférés (de) / à d'autres ministères gouvernementaux (54) 13
Encaisse utilisée pour les activités de fonctionnement 1 042 661 1 047 394
Activités d'investissement en immobilisations
Acquisitions d'immobilisations corporelles (note 9) 4 543 3 958
Encaisse utilisée pour les activités d'investissement en immobilisations 4 543 3 958
Encaisse nette fournie par le gouvernement du Canada 1 047 204 1 051 352

Les notes complémentaires font partie intégrante des états financiers.

Notes aux états financiers (non audité)

pour l'exercice terminé le 31 mars

1. Pouvoirs et objectifs

Créé en 1868, le ministère de la Justice Canada (le ministère) appuie le double rôle du ministre de la Justice et procureur général du Canada. En vertu de la Loi sur le ministère de la Justice, le ministre est le conseiller juridique du Cabinet et veille à ce que l’administration des affaires publiques soit conforme à la loi. Le ministre de la Justice est responsable des questions liées à l’administration de la justice qui relèvent de la compétence fédérale et assume cette responsabilité en élaborant des politiques, des lois et des programmes pour renforcer le cadre national.

En vertu de la Loi sur le ministère de la Justice, le procureur général du Canada est le conseiller juridique en chef de la Couronne. Le procureur général fournit des services juridiques au gouvernement et à ses ministères et organismes. Ces services comprennent la prestation de conseils juridiques, la conduite de litiges et la rédaction de lois et de règlements. Le procureur général supervise également les poursuites fédérales dans le cadre de la Loi sur le directeur des poursuites pénales. Le procureur général représente la Couronne et non les ministères ou organismes individuels. Par conséquent, le procureur général cherche à protéger les intérêts de l'ensemble du gouvernement lorsqu'il fournit des conseils juridiques et mène des litiges.

Les principaux résultats stratégiques du ministère sont fournis dans le cadre des responsabilités essentielles suivantes, ainsi que des services internes :

Services juridiques

Le ministre de la Justice et procureur général du Canada fournit des services juridiques au gouvernement fédéral et à ses ministères et organismes. Le ministre veille au respect de la loi dans l’administration des affaires publiques. Il est également responsable d'examiner l’ensemble des projets de loi et des règlements du gouvernement pour déceler leur incompatibilité avec la Charte canadienne des droits et libertés. De plus, le procureur général est chargé de conseiller les administrateurs généraux des ministères sur toutes les questions de droit, de la rédaction législative de l’ensemble des projets de loi et des règlements du gouvernement et de diriger tous les litiges pour les ministères et organismes fédéraux liés aux sujets portant sur des matières de compétence fédérale.

Support au système de justice

Le ministère joue un rôle essentiel afin d’assurer un système de justice canadien juste, pertinent et accessible. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre une vaste gamme d’intervenants, dont le Parlement, le pouvoir judiciaire, les ministères et organismes fédéraux, les partenaires des gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux, un large éventail d’organisations et d’intervenants non gouvernementaux et, en fin de compte, tous les Canadiens.

Services internes

Les services internes sont les services fournis au sein d’un ministère afin qu’il puisse respecter ses obligations intégrées et exécuter ses programmes. Les dix catégories de services internes sont les suivantes : gestion et surveillance, communications, juridiques, gestion des ressources humaines, gestion des finances, gestion de l’information, technologie de l’information, biens immobiliers, matériel et acquisitions.

2. Sommaire des principales conventions comptables

Ces états financiers ont été préparés conformément aux conventions comptables du ministère énoncées ci-après, lesquelles s'appuient sur les normes comptables canadiennes pour le secteur public. La présentation et les résultats qui découlent de l'utilisation des conventions comptables énoncées ne donnent lieu à aucune différence importante par rapport aux normes comptables canadiennes pour le secteur public.

Les principales conventions comptables sont les suivantes :

(a) Autorisations parlementaires

Le ministère est financé par le gouvernement du Canada au moyen d'autorisations parlementaires. La présentation des autorisations consenties au ministère ne correspond pas à la présentation des rapports financiers selon les principes comptables généralement reconnus étant donné que les autorisations sont fondées, dans une large mesure, sur les besoins de trésorerie. Par conséquent, les postes comptabilisés dans l'état des résultats et de la situation financière nette ministérielle ainsi que dans l'état de la situation financière ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux qui sont prévus par les autorisations parlementaires. La note 3 présente un rapprochement entre les deux méthodes de présentation des rapports financiers. Les montants des résultats prévus inclus dans les sections « Charges » et « Revenus » de l'état des résultats et de la situation financière nette ministérielle correspondent aux montants rapportés dans l’état des résultats prospectif intégré au Plan ministériel 2023-2024. Les montants des résultats prévus ne sont pas inclus dans la section « Financement du gouvernement et transferts » de l’état des résultats et de la situation financière nette ministérielle, ni dans l’état de la variation de la dette nette ministérielle, parce que ces montants n’ont pas été inclus dans le Plan ministériel 2023-2024.

(b) Encaisse nette fournie par le gouvernement

Le ministère fonctionne au moyen du Trésor, qui est administré par le receveur général du Canada. La totalité de l'encaisse reçue par le ministère est déposée au Trésor, et tous les décaissements faits par le ministère sont prélevés sur le Trésor. L'encaisse nette fournie par le gouvernement est la différence entre toutes les entrées de fonds et toutes les sorties de fonds, y compris les opérations entre les ministères au sein du gouvernement.

(c) Montant à recevoir du Trésor ou dû au Trésor

Le montant à recevoir ou à verser au Trésor découle d'un écart temporaire entre le moment où une opération affecte les autorisations du ministère et le moment où elle est traitée par le Trésor. Le montant à recevoir du Trésor correspond au montant net de l'encaisse que le ministère a le droit de prélever du Trésor sans autre autorisation pour s'acquitter de ses obligations.

(d) Revenus

Les revenus proviennent de la prestation des services de consultation juridique, de contentieux et de rédaction législative fournis par les juristes du ministère. Les revenus sont comptabilisés au cours de l'exercice où les services sont rendus. Les revenus sont basés sur le tarif des services juridiques approuvé par le Conseil du Trésor conformément à la Directive sur l’imputation et les autorisations financières spéciales relative à la prestation de services juridiques obligatoires non votés aux ministères et organismes gouvernementaux ainsi que des services juridiques aux sociétés d'état et aux organismes non fédéraux.

Les revenus provenant des frais de service et d'administration dans le cadre des programmes de droit familial sont comptabilisés sur la base des services fournis au cours de l'exercice, soit lors de la validation de la demande de saisie-arrêt ou de la délivrance du certificat de divorce. Conformément à la Loi sur l’aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales, des frais sont exigibles pour le traitement de tout bref saisie-arrêt signifié au ministre.

Les revenus des services de soutien interne sont générés par certains services internes fournis au cours de l'exercice au ministère des Services des poursuites pénales du Canada et à la Commission du Droit du Canada tout en étant conformes à la Directive sur l’imputation et les autorisations financières spéciales.

Les amendes, les confiscations et les frais de justice prévus par la Loi sur les contraventions sont comptabilisés lors de la réception des paiements. Les amendes et les confiscations ne sont pas des frais, mais constituent plutôt des peines infligées relativement à des actes illégaux. Ces revenus sont présentés dans la catégorie des revenus divers.

Les revenus qui ne peuvent pas être dépensés ne sont pas disponibles pour s'acquitter des obligations du ministère. Bien que l'on s’attende à ce que la sous-ministre maintienne le contrôle comptable de ces revenus, elle n’a aucun pouvoir sur leur utilisation. Par conséquent, ces revenus sont considérés comme gagnés au nom du gouvernement du Canada et sont donc présentés en réduction des revenus bruts du ministère.

(e) Charges

Les charges sont comptabilisées selon la méthode de la comptabilité d’exercice.

Les paiements de transfert sont passés en charges durant l'année où le transfert est autorisé et que le bénéficiaire répond aux critères d'admissibilité.

Les indemnités de vacances et de congés compensatoires sont passés en charges au fur et à mesure que les employés en acquièrent le droit en vertu de leurs conditions d'emploi.

Les charges relatives à la prestation des services juridiques sont limitées aux coûts supportés et réglés directement par le ministère. Les coûts des services juridiques que les ministères clients paient directement aux fournisseurs externes comme les mandataires légaux ne sont pas comptabilisés dans les charges du ministère.

Les services fournis gratuitement par d'autres ministères pour les locaux, les cotisations de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires et les indemnités des accidentés de travail sont comptabilisés à titre de charges de fonctionnement à leur valeur comptable.

Les charges liées aux opérations découlant de l'enregistrement des comptes débiteurs générés par les revenus non disponibles, telles que les dépenses pour créances douteuses résultant des provisions, sont considérées comme engagées pour le compte du gouvernement du Canada et sont donc présentées en réduction des charges brutes du ministère.

(f) Avantages sociaux futurs

  1. Prestations de retraite : Les employés admissibles participent au Régime de retraite de la fonction publique, un régime d'avantages sociaux multi employeurs administré par le gouvernement. Les cotisations du ministère au régime sont passées en charges dans l'exercice au cours duquel elles sont engagées et elles représentent l'obligation totale du ministère découlant du régime. La responsabilité du ministère relative au régime de retraite se limite aux cotisations versées. Les excédents ou les déficits actuariels sont constatés dans les états financiers du gouvernement du Canada, répondant du régime.
  2. Indemnités de départ : L'accumulation des indemnités de départ pour les départs volontaires a cessé pour les groupes d'employés éligibles. L'obligation restante est calculée à l'aide de l'information provenant des résultats du passif déterminé sur une base actuarielle pour les indemnités de départ pour l'ensemble du gouvernement.

(g) Débiteurs

Les débiteurs sont comptabilisés au coût et une provision pour créances douteuses est établie pour les comptes dont le recouvrement est incertain. La provision pour créances douteuses représente la meilleure estimation de la direction des pertes probables sur les créances. Le calcul de cette provision se fonde sur une analyse historique des pertes et une évaluation des conditions courantes.

En vertu de la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales et conformément au décret C.P. 2019-0136, les créances impayées sont radiées lorsque la demande de saisie-arrêt a pris fin ou lorsqu'un montant demeure impayé à la fin d'une année pendant le bref de saisie-arrêt de cinq ans. La demande prend fin à l'expiration du délai de cinq ans du bref de saisie-arrêt ou lorsque la province ou le territoire demande l'annulation de la demande.

Les débiteurs qui ne peuvent servir à acquitter les passifs du ministère sont considérés comme étant détenus pour le compte du gouvernement du Canada.

(h) Actifs non financiers

Les coûts d'acquisition de matériel et d'autres immobilisations sont capitalisés comme immobilisations corporelles et sont amortis aux charges au cours de la durée de vie utile estimative des biens. Toutes les immobilisations corporelles et les améliorations locatives dont le coût initial est d'au moins 10 000$ sont comptabilisées à leur coût d'achat. L'amortissement des immobilisations corporelles est calculé selon la méthode linéaire sur la durée de vie utile estimative de l'immobilisation, comme suit :

Catégorie d'immobilisation Période d'amortissement
Matériel de bureau et autre 5 à 10 ans
Matériel informatique 3 à 5 ans
Logiciels 3 à 5 ans
Véhicules automobiles 5 ans
Améliorations locatives Le moindre de la vie utile ou de la durée résiduelle du bail
Actifs en construction Une fois en service, conformément à la catégorie de l'immobilisation

Les actifs en construction sont comptabilisés dans la catégorie applicable dans l'exercice au cours duquel ils deviennent utilisables et ne sont amortis qu'à partir de cette date.

(i) Passif éventuel

Le passif éventuel est une obligation potentielle qui peut devenir une obligation réelle advenant la réalisation ou non d'un ou plusieurs événements futurs. S'il est probable que l'événement futur surviendra ou non et qu'une estimation raisonnable de la perte peut être établie, une provision est comptabilisée et une charge est comptabilisée dans les autres charges. Si la probabilité de l'évènement ne peut être déterminée ou s'il est impossible d'établir une estimation raisonnable, l'éventualité est présentée dans les notes afférentes aux états financiers.

(j) Incertitude relative à la mesure

La préparation des états financiers exige de la direction qu'elle effectue des estimations et formule des hypothèses qui ont une incidence sur les montants comptabilisés et divulgués à titre d'actifs, de passifs, de revenus et de dépenses présentés dans les états financiers et dans les notes complémentaires au 31 mars. Les estimations reposent sur des faits et des circonstances, l'expérience historique, la conjoncture économique générale et rend compte de la meilleure estimation du gouvernement concernant le montant connexe à la date des états financiers. Les principaux éléments pour lesquels des estimations sont faites sont le passif éventuel, le passif au titre d'avantages sociaux futurs, les trop-payés et sous-payés salariaux, la provision pour créances douteuses et la durée de vie utile des immobilisations corporelles. Il se pourrait que les résultats réels diffèrent des estimations de manière significative. Les estimations de la direction sont examinées périodiquement et, à mesure que les ajustements deviennent nécessaires, ils sont constatés dans les états financiers de l'exercice où ils sont connus.

(k) Opérations entre apparentés

Les opérations entre apparentés, autre que les opérations interentités, sont comptabilisées à la valeur d'échange.

Les opérations interentités sont des opérations entre les entités sous contrôle commun. Les opérations interentités, autres que les opérations de restructuration, sont comptabilisées sur une base brute et sont évaluées à la valeur comptable, sauf pour ce qui suit :

  1. Les services à recouvrement de coûts sont comptabilisés à titre de revenus et de dépenses sur une base brute et mesurés à la valeur d'échange.
  2. Certains services reçus gratuitement sont comptabilisés aux fins des états financiers ministériels à la valeur comptable.

3. Autorisations parlementaires

Le ministère reçoit la majeure partie de son financement par le biais d'autorisations parlementaires annuelles. Les éléments comptabilisés dans l'état des résultats et de la situation financière nette ministérielle et dans l'état de la situation financière d'un exercice peuvent être financés au moyen d'autorisations parlementaires qui ont été approuvées au cours d'un exercice précédent, pendant l'exercice en cours ou qui le seront dans un exercice futur. Par conséquent, les résultats des activités de fonctionnement nets du ministère diffèrent selon qu'ils sont présentés en fonction du financement octroyé par le gouvernement ou selon la méthode de la comptabilité d'exercice. Les différences sont rapprochées dans les tableaux suivants :

a) Rapprochement du coût de fonctionnement net et des autorisations parlementaires de l'exercice en cours utilisées

(en milliers de dollars) 2024 2023
Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts 1 210 832 1 074 792
Ajustements pour les postes ayant une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais sans incidence sur les autorisations :
Amortissement des immobilisations corporelles (6 828) (8 135)
Diminution / (augmentation) des indemnités de vacances et congés compensatoires 120 5 891
Diminution / (augmentation) des avantages sociaux futurs 373 2 046
Gain (perte) sur l’aliénation d’immobilisations corporelles (1) (1 725)
Remboursement de charges des exercices antérieurs 11 205 8 370
Dépense pour mauvaises créances (2 607) 2
Services fournis gratuitement par d'autres ministères (111 034) (103 332)
Diminution / (augmentation) des charges à payer non imputées aux autorisations 303 (303)
Augmentation des paiements en trop de salaire à recouvrir et remboursements de dépenses de programmes 300 575
Total des postes qui ont une incidence sur le coût de fonctionnement net, mais sans incidence sur les autorisations (108 169) (96 611)
Ajustements pour les postes sans incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations :
Acquisitions d'immobilisations corporelles 4 543 3 958
Paiements de transition pour la mise en œuvre des paiements de salaires en arrérages 4 0
Augmentation / (diminution) des charges payées d'avance 17 (14)
Paiements en trop de salaires reliés à la mise en œuvre du système de paye 2 561 1 038
Autres 198 160
Total des postes sans incidence sur le coût de fonctionnement net, mais ayant une incidence sur les autorisations 7 323 5 142
Autorisations de l'exercice en cours utilisées 1 109 986 983 323

b) Autorisations fournies et utilisées

(en milliers de dollars) 2024 2023
Autorisations fournies :
Crédit 1 - Dépenses de fonctionnement 346 229 310 113
Crédit 5 - Subventions et contributions 691 665 609 385
Montants législatifs 103 046 92 226
Moins :
Autorisations disponibles pour emploi dans les exercices ultérieurs (2) (1)
Périmées : Dépenses de fonctionnement (20 798) (21 367)
Périmées : Subventions et contributions (10 154) (7 033)
Autorisations de l'exercice en cours utilisées 1 109 986 983 323

4. Créditeurs et charges à payer

Le tableau ci-dessous présente les détails des créditeurs et des charges à payer du ministère :

(en milliers de dollars) 2024 2023
Créditeurs - autres ministères et organismes 16 734 18 211
Créditeurs - parties externes 9 896 9 116
Total des créditeurs 26 630 27 327
Charges à payer 77 100 73 974
Total des créditeurs et des charges à payer 103 730 101 301

5. Revenus

Le ministère a les principaux types de revenus suivants : les revenus des services juridiques, les frais liés au droit familial, les revenus des services de soutien interne et les revenus divers. Les revenus des services juridiques, des honoraires en droit de la famille et des services de soutien interne sont comptabilisés au fur et à mesure que les obligations de prestation sont remplies. Les revenus divers comprennent les amendes et les confiscations, la location de résidences et de services publics, le produit des sentences judiciaires et d'autres frais et charges. Les revenus provenant de la location de résidences et des services publics sont comptabilisés au fur et à mesure que les obligations de prestation sont remplies. Les revenus provenant des autres sources de revenus divers sont comptabilisés lorsque l'autorisation de réclamer ou de retenir le paiement est retenue et que le paiement est reçu.

(en milliers de dollars) 2024 2023
Revenus
Services juridiques (contrepartie) 567 137 528 087
Frais - droit familial (contrepartie) 6 527 6 768
Services de soutien interne (contrepartie) 2 981 2 514
Revenus divers
Amendes et confiscations (sans contrepartie) 2 497 1 078
Produits des montants adjugés par une cour (sans contrepartie) 143 65
Location de résidences et services publics (contrepartie) 22 54
Autres frais et charges (contrepartie et sans contrepartie) 5 70
Total des revenus divers 2 667 1 267
Revenus gagnés pour le compte du gouvernement (contrepartie et sans contrepartie) (108 199) (100 704)
Total des revenusNote de bas de page 1 du tableau 471 113 437 932

6. Compte du droit familial

En vertu de la Loi d'aide à l'exécution des ordonnances et des ententes familiales, le ministère appuie les provinces et les territoires dans l'exécution des ordonnances et des ententes familiales en interceptant les fonds fédéraux payables aux particuliers afin de régler les dettes de soutien familial. Les sommes interceptées (consistant en des remboursements d'impôts sur le revenu, des prestations d'assurance-emploi, etc.) sont déposées dans le compte du droit familial à partir duquel elles sont remises aux autorités provinciales et territoriales qui, à leur tour, les distribuent aux bénéficiaires :

(en milliers de dollars) 2024 2023
Compte du droit familial - début de l'exercice 3 779 2 506
Encaissements 214 703 193 252
Paiements (213 114) (191 979)
Compte du droit familial - fin de l'exercice 5 368 3 779

7. Avantages sociaux futurs

(a) Prestations de retraite

Les employés du ministère participent au Régime de retraite de la fonction publique (le Régime), qui est parrainé et administré par le gouvernement du Canada. Les prestations de retraite s'accumulent sur une période maximale de 35 ans au taux de 2 pourcent par année de services ouvrant droit à pension multiplié par la moyenne des gains des cinq meilleures années consécutives. Les bénéfices sont intégrés aux bénéfices du Régime de pensions du Canada/Régime de rentes du Québec et sont indexés à l’inflation.

Tant les employés que le ministère versent des cotisations couvrant le coût du Régime. En raison de l’amendement de la Loi sur la pension de la fonction publique à la suite de la mise en œuvre des dispositions liées au Plan d’action économique 2012, les employés cotisants ont été répartis en deux groupes. Les cotisants du groupe 1 sont les membres existants au 31 décembre 2012, et les cotisants du groupe 2 sont les cotisants qui ont rejoint le régime depuis le 1er janvier 2013. Le taux de cotisation de chaque groupe est différent.

Le montant des charges de 2023-2024 s’élève à 60 955 989 $ (60 189 926 $ en 2022-2023). Pour les membres du groupe 1, les charges correspondent à environ 1,02 fois les cotisations des employés (comme en 2022-23), et, pour le groupe 2, à environ 1,00 fois les cotisations des employés (comme en 2022-2023).

La responsabilité du ministère relative au Régime se limite aux cotisations versées. Les excédents ou les déficits actuariels sont constatés dans les états financiers du gouvernement du Canada, en sa qualité de répondant du régime.

(b) Indemnités de départ

Précédemment, les indemnités de départ accordées aux employés étaient basées sur l’éligibilité de l’employé, les années de service et le salaire au moment de la cessation d’emploi. Par contre, depuis 2011, l’accumulation d’indemnités de départ pour les départs volontaires a cessé pour la majorité des employés. Les employés assujettis à ces changements, ont eu la possibilité de recevoir la totalité ou une partie de la valeur des avantages accumulés jusqu’à présent ou d’encaisser la valeur totale ou restante des avantages au moment où ils quitteront la fonction publique. En date du 31 mars 2024, la majorité des règlements pour encaisser la valeur des indemnités étaient complétés. Ces indemnités ne sont pas financées et conséquemment, les remboursements de l’obligation en cours seront prélevés sur les autorisations futures.

Les changements dans l’obligation durant l’année sont les suivants :

(en milliers de dollars) 2024 2023
Obligation au titre des prestations constituées, début de l'exercice 15 426 17 472
Charge pour l’exercice 3 833 477
Prestations versées pendant l’exercice (4 206) (2 523)
Obligation au titre des prestations constituées, fin de l’exercice 15 053 15 426

8. Débiteurs et avances

Le tableau suivant présente les détails des débiteurs et des avances du ministère :

(en milliers de dollars) 2024 2023
Débiteurs - autres ministères et organismes 15 151 15 412
Débiteurs - parties externes
Droit familial 5 126 5 358
Provision pour créances douteuses sur les débiteurs du Droit familial (5 007) (5 209)
Total des débiteurs du Droit familial 119 149
Autres débiteurs et avances 19 310 18 901
Provision pour créances douteuses sur les débiteurs des parties externes (2 653) (53)
Total des autres débiteurs et avances 16 657 18 848
Débiteurs bruts 31 927 34 409
Débiteurs détenus pour le compte du gouvernement (219) (234)
Débiteurs et avances nets 31 708 34 175

9. Immobilisations corporelles

Le tableau suivant présente les détails des immobilisations corporelles par catégorie :

Coût

(en milliers de dollars) Solde d'ouverture Acquisitions Aliénations, radiations et ajustements Solde de clôture
Matériel de bureau et autre 212 230 0 442
Matériel informatique 2 006 612 (146) 2 472
Logiciels 42 581 124 (275) 42 430
Véhicules automobiles 85 0 0 85
Améliorations locatives 40 220 0 2 571 42 791
Actifs en construction - Développement de logiciels 2 309 1 296 0 3 605
Actifs en construction - Améliorations locatives 4 479 2 281 (2 572) 4 188
Total 91 892 4 543 (422) 96 013

Amortissement cumulé

(en milliers de dollars) Solde d'ouverture Amortissement de l'exercice Aliénations, radiations et ajustements Solde de clôture
Matériel de bureau et autre 202 11 0 213
Matériel informatique 1 672 113 (146) 1 639
Logiciels 33 018 3 476 (275) 36 219
Véhicules automobiles 45 17 0 62
Améliorations locatives 35 227 3 211 0 38 438
Total 70 164 6 828 (421) 76 571

Valeur comptable nette

(en milliers de dollars) 2024 2023
Matériel de bureau et autre 229 10
Matériel informatique 833 334
Logiciels 6 211 9 563
Véhicules automobiles 23 40
Améliorations locatives 4 353 4 993
Actifs en construction - Développement de logiciels 3 605 2 309
Actifs en construction - Améliorations locatives 4 188 4 479
Total 19 442 21 728

Aliénations, radiations et ajustements inclus les actifs en construction de 2 570 323 $ qui ont été transférés à d'autres catégories à la suite de l'achèvement de l'actif.

10. Obligations contractuelles

De par leur nature, les activités du ministère peuvent donner lieu à des contrats et à des obligations en vertu desquels le ministère sera tenu d'effectuer des paiements échelonnés sur plusieurs années pour mettre en œuvre ses programmes de paiements de transfert ou pour l'acquisition de biens ou services.

Voici les principales obligations contractuelles pour lesquelles une estimation raisonnable peut être faite :

(en milliers de dollars) 2024-2025 2025-2026 2026-2027 2027-2028 2028-2029 et suivantes Total
Paiements de transfert 443 401 412 720 365 633 27 480 150 1 249 384

11. Passif éventuel

Réclamations et litiges

Des réclamations ont été faites auprès du ministère dans le cours normal de ses activités. Certaines réclamations sont assorties d'un montant déterminé, et pour d'autres, le montant n'est pas spécifié. Bien que le montant total de ces réclamations soit important, leur dénouement ne peut pas être déterminé. Les réclamations et litiges pour lesquels le dénouement est indéterminable et dont le montant peut faire l'objet d'une estimation raisonnable de la direction s'élèvent à 0 $ au 31 mars 2024 (0 $ en 2022-2023).

12. Opérations entre apparentés

En vertu du principe de propriété commune, le ministère est apparenté à tous les ministères, organismes et sociétés d'État du gouvernement du Canada. Les apparentés incluent, entre autres, les personnes faisant partie des principaux dirigeants ou un membre de la famille proche de ces personnes et entités contrôlées en tout ou en partie par un membre des principaux dirigeants ou un membre de la proche famille de ces personnes.

Le ministère conclut des opérations avec ces entités dans le cours normal de ses activités et selon des modalités commerciales normales.

a) Services intégrés fournis gratuitement par d'autres ministères

Au cours de l'exercice, le ministère a reçu gratuitement des services de certaines organisations relatifs aux locaux, cotisations de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires et indemnisation des accidents du travail. Ces services gratuits ont été constatés à la valeur comptable comme suit dans l'état des résultats et de la situation financière nette ministérielle :

(en milliers de dollars) 2024 2023
Installations 47 265 46 848
Cotisations de l'employeur aux régimes de soins de santé et de soins dentaires 63 766 56 482
Frais d'indemnisation des accidents du travail 3 2
Total 111 034 103 332

Le gouvernement a centralisé certaines de ses activités administratives de manière à optimiser l’efficience et l’efficacité de la prestation des programmes auprès du public. Le gouvernement fait donc appel à des organismes centraux et à des organisations de services intégrés, de sorte qu’un seul ministère fournisse gratuitement des services à tous les autres ministères et organismes. Le coût de ces services, qui comprennent les services de paie et d’émission des chèques offerts à tous les ministères et organismes par Services publics et approvisionnement Canada ainsi que les services d’audit offerts par le Bureau du vérificateur général, ne sont pas inclus dans l’état des résultats et de la situation financière nette ministérielle. Les coûts des services d’infrastructure de technologie de l’information offerts par Services partagés Canada, suite au transfert des responsabilités effectué en novembre 2011 et en avril 2013, sont également exclus de l’état des résultats et de la situation financière nette ministérielle.

(b) Services intégrés fournis gratuitement à d'autres ministères

En outre, le ministère de la Justice a fourni gratuitement à d'autres ministères des services juridiques, tels que la prestation des services de consultation juridique, de contentieux et de rédaction législative, d'une valeur totale de 116 602 854 $ (127 083 845 $ en 2022-2023). Le montant est déterminé sur la base des salaires réels et des charges de fonctionnement attribués aux services non recouvrables fournis aux autres ministères.

(c) Autres transactions avec les autres ministères et organismes

(en milliers de dollars) 2024 2023
Débiteurs 15 151 15 412
Créditeurs 16 734 18 211
Charges 121 691 109 024
Revenus 569 028 529 117

Les charges et les revenus inscrits à la section (c) n'incluent pas les services communs fournis gratuitement qui sont inscrits dans les sections (a) et (b).

13. Information sectorielle

La présentation de l'information sectorielle est fondée sur les responsabilités essentielles du ministère, ainsi que ses services internes. La présentation par secteur est fondée sur les mêmes conventions comptables décrites à la note 2, sommaire des principales conventions comptables. Le tableau qui suit présente les charges engagées et les revenus générés pour les principales responsabilités et les services internes, par principaux articles de dépenses et types de revenus. Voici les résultats de chaque segment pour la période :

(en milliers de dollars) Services juridiques Support au système de justice Services internes 2024 2023
Charges de fonctionnement
Salaires et avantages sociaux des employés 658 799 63 210 149 103 871 112 785 660
Installations 35 939 3 588 11 366 50 893 51 277
Services professionnels et spécialisés 20 770 7 855 20 050 48 675 45 255
Services publics, matériels et fournitures 1 046 84 9 501 10 631 9 462
Déplacements et réinstallations 5 858 1 551 509 7 918 5 107
Créances douteuses 2 005 4 685 361 7 051 4 830
Amortissement des immobilisations corporelles 17 0 6 811 6 828 8 135
Location 236 48 4 776 5 060 5 422
Services d'information 1 653 300 2 701 4 654 4 114
Réparation et entretien 60 12 1 259 1 331 847
Communications 318 63 798 1 179 1 106
Autres 42 201 (60) 183 1 923
Réclamations, paiements à titre gracieux et montants adjugés par une cour 35 20 21 76 84
Charges engagées pour le compte du gouvernement 0 (4 444) 0 (4 444) (4 832)
Total des charges de fonctionnement 726 778 77 173 207 196 1 011 147 918 390
Paiements de transfert
Provinces et territoires 0 564 918 0 564 918 503 515
Institutions et organisations sans but lucratif 0 103 552 0 103 552 89 648
Individus 0 1 524 0 1 524 452
Organisations internationales 0 804 0 804 719
Total des paiements de transfert 0 670 798 0 670 798 594 334
Total des charges 726 778 747 971 207 196 1 681 945 1 512 724
Revenus
Services juridiques 504 171 0 62 966 567 137 528 087
Frais - droit familial 0 6 527 0 6 527 6 768
Services de soutien interne 85 0 2 896 2 981 2 514
Revenus divers 165 2 497 5 2 667 1 267
Revenus gagnés pour le compte du gouvernement (87 781) (9 024) (11 394) (108 199) (100 704)
Total des revenus 416 640 0 54 473 471 113 437 932
Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts 310 138 747 971 152 723 1 210 832 1 074 792

Annexe à la déclaration de responsabilité de la direction englobant le contrôle interne en matière de rapports financiers du ministère de la Justice du Canada pour l’exercice 2023-2024 (non audité)

pour l'exercice terminé le 31 mars

1. Introduction

Le présent document fournit des renseignements sommaires sur les mesures prises par le ministère de la Justice du Canada (le ministère) pour maintenir un système efficace de contrôle interne en matière de rapports financiers (CIRF), ainsi que des renseignements sur la gestion du contrôle interne, les résultats des évaluations et les plans d'action connexes.

Des renseignements détaillés sur les pouvoirs, le mandat et les responsabilités essentielles du Ministère se trouvent dans le Plan ministériel 2023-2024 et le Rapport sur les résultats ministériels 2023-2024.

2. Système ministériel de contrôle interne en matière de rapports financiers

2.1 Gestion du contrôle interne

Le ministère dispose d’une structure de gouvernance et de responsabilité bien établie pour appuyer les efforts d’évaluation et de surveillance de son système de contrôle interne.

Un cadre ministériel de contrôle interne, approuvé par le dirigeant principal des finances, est en place et comprend :

Le CMV, un comité indépendant et objectif, fournit des conseils au sous-ministre sur la pertinence et le fonctionnement des cadres et des processus ministériels de gouvernance, de contrôle et de gestion des risques.

2.2 Ententes de services afférentes aux états financiers

Le ministère confie à d’autres organisations le traitement de certaines opérations qui sont comptabilisées dans ses états financiers, notamment :

Ententes intégrées au sein du gouvernement du Canada

Les lecteurs de la présente annexe peuvent consulter les annexes des organisations susmentionnées pour mieux comprendre les systèmes de CIRF liés à ces services particuliers.

Ententes particulières pour le ministère

Le ministère fournit certains services ministériels (internes) au Service des poursuites pénales du Canada et à la Commission du droit du Canada par l'entremise d'un système de gestion des ressources humaines, d'un système de gestion des cas juridiques (c.-à-d. LEX) et d'une plateforme de système financier SAP pour saisir et déclarer toutes les opérations financières.

Services intégrés fournis par le ministère

3. Résultats de l’évaluation ministérielle pour l’exercice 2023-2024

Le tableau ci-dessous résume l’état des activités de surveillance continue selon le plan cyclique de surveillance continue de l’exercice précédent.

Plan de surveillance continue en rotation de l’année précédente pour l’année en cours État d’avancement
Recettes de services juridiques Évaluation amorcée en 2022-2023 et terminée en 2023-2024. Les mesures correctives n’ont pas commencé.
Administration de la paie Terminé comme prévu ; les mesures correctives n'ont pas commencé.
Estimation des coûts Terminé comme prévu ; les mesures correctives n'ont pas commencé.
Attestation du DPF Terminé comme prévu ; les mesures correctives n'ont pas commencé.
Dépenses de voyages, d’accueil, de conférences et d’événements (DVACE) Évaluation amorcée en 2022-2023 et terminée en 2023-2024. Des mesures correctives ont été prises.

Les principales constatations des activités de surveillance de l’exercice en cours sont résumées ci-après.

3.1 Contrôles clés nouveaux ou considérablement modifiés

Pendant l’année en cours, aucune modification significative n’a été effectuée dans les contrôles clés des processus existants, ce qui aurait nécessité une réévaluation.

3.2 Programme de surveillance continue

Conformément à son plan rotationnel de surveillance continue, le ministère a complété sa première évaluation officielle du processus opérationnel d'attestation du dirigeant principal des finances (DPF).

Le ministère a également complété la réévaluation des éléments suivants :

Étant donné qu'un certain nombre de réponses et de plans d'action de la direction étaient toujours en cours de mise en œuvre, en particulier en ce qui concerne le processus opérationnel de gestion des recettes de services juridiques, une évaluation complète n'a pas été effectuée en 2022-2023 et les activités se sont concentrées uniquement sur les interfaces de données financières entre le Système de gestion des dossiers juridiques (LEX) et le Système intégré des finances et du matériel (SIFM). Une évaluation complète du processus de gestion des recettes de services juridiques a été complétée en 2023-2024.

L'évaluation du processus opérationnel des dépenses de voyages, d'accueil, de conférences et d'événements a été lancée en 2022-2023 et complétée en 2023-2024.

La majorité des contrôles clés qui ont été évalués ont fonctionné comme prévu; les mesures correctives nécessaires sont les suivantes :

Principaux domaines de contrôle Domaines d’amélioration
Recettes des services juridiques
  • Le ministère devrait accorder l'accès à une solution d’informatique décisionnelle avec l'appui du Système intégré des finances et du matériel (SIFM) pour exécuter d'autres fonctions d'assurance concernant la comptabilisation des recettes.
  • Le ministère devrait compléter la documentation existante pour y inclure une explication des raisons pour lesquelles certaines activités sont nécessaires, leur ordre et des captures d'écran des modules du SIFM pour démontrer comment elles devraient être exécutées. La documentation doit également démontrer l'incidence sur les états financiers et la façon dont le fichier utilisé pour le suivi des recettes doit être mis à jour.
  • Le ministère devrait déterminer quels renseignements seraient nécessaires pour démontrer des preuves tangibles solides à l'appui des entrées de consommation du régime d'avantages sociaux des employés.
  • Le ministère devrait s'assurer que toutes les ententes de recouvrement des coûts sont approuvées, suivies et comptabilisées correctement dans le système financier au bon moment. Cela nécessitera que :
    1. La charte de délégation des pouvoirs de dépenser et des pouvoirs financiers indique clairement qui a le pouvoir d'approuver ou de modifier les ententes de recouvrement des coûts;
    2. Des preuves tangibles appropriées, en particulier des ententes de recouvrement des coûts signées par le client, sont disponibles en temps opportun;
    3. Toutes les demandes de rajustement des recettes sont approuvées numériquement à l'aide du formulaire approprié par une personne détenant le pouvoir délégué identifié dans la charte de délégation financière;
    4. Seuls les rajustements de recettes approuvés de manière appropriée sont reflétés dans le calendrier de paiement anticipé, les prévisions de recettes et la liste des nouveaux clients associés pour s'assurer que le client est facturé selon les conditions convenues.
Administration de la paie
  • Le ministère devrait veiller à ce que les efforts actuels visant à reconstituer la capacité d'effectuer des activités de vérification adéquates après paiement soient soutenus et menés à bien.
  • Le ministère devrait fournir aux gestionnaires de centres de coûts délégués des rapports sur les dépenses réelles au niveau des employés aux fins d'approbation en vertu de l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques. Cela pourrait être fait dans le cadre du rapport sur la situation financière (RSF) mensuel ou mis à disposition pour examen et approbation par d'autres moyens, tel un tableau de bord automatisé.
Estimation des coûts
  • Les tests ont permis de conclure qu'il n'y avait aucune lacune dans les contrôles qui présentait un risque important pour le ministère.
Attestation du DPF
  • Les tests ont permis de conclure qu'il n'y avait aucune lacune dans les contrôles qui présentait un risque important pour le ministère.
Dépenses de voyages, d’accueil, de conférences et d’événements (DVACE)
  • Le ministère devrait évaluer les rôles et responsabilités actuels afin de déterminer et de documenter les activités liées aux DVACE qui sont obligatoires et le poste organisationnel le plus approprié pour l’effectuer. Les rôles et responsabilités révisés doivent être clairement communiqués à toutes les personnes impliquées, ce qui pourrait nécessiter une formation supplémentaire.
  • Le ministère devrait examiner la liste de vérification des comptes pour souligner l'importance et la nécessité d'évaluer l'admissibilité des dépenses de DVACE à la Directive sur les voyages du Conseil national mixte.
  • Le ministère devrait examiner le processus d'approbation des DVACE pour s'assurer que l'approbation en vertu de l'article 32 de la Loi sur la gestion des finances publiques est reçue par une personne détenant le pouvoir délégué approprié avant que des dépenses ne soient engagées et s'assurer que le formulaire de DVACE présente adéquatement les renseignements permettant d'évaluer l'admissibilité et la pertinence par rapport à la Directive sur les DVACE, y compris les exigences supplémentaires en matière de rapports.
  • Le ministère devrait s'assurer que les personnes ayant des pouvoirs délégués en matière de dépenses et de finances connaissent leurs responsabilités en ce qui concerne le pouvoir d'engager des dépenses lorsqu'elles examinent et autorisent les dépenses prévues avant de conclure un marché ou une entente et de consigner les engagements de fonds.
  • Le ministère devrait revoir les exigences de vérification des comptes de l'approvisionnement au paiement en vertu de l'article 33 de la Loi sur la gestion des finances publiques en veillant à ce que les participants de haut niveau qui assistent aux activités d'accueil puissent être validés.

Au besoin, les responsables du processus ont pris des mesures et élaboré une réponse de la gestion et des plans d'action de la gestion pour donner suite aux recommandations énoncées ci-dessus.

4. Plan d’action ministériel pour le prochain exercice et les suivants

Comme le ministère a déjà effectué une évaluation complète de l'ensemble du système ministériel de CIRF, il est au stade de la surveillance continue. Grâce aux progrès réalisés jusqu’à maintenant, le ministère poursuivra son évaluation plus vaste des contrôles internes en matière de gestion financière (CIGF), qui a commencé au cours de l'exercice 2019-2020.

Dans le cadre du nouveau plan triennal, le ministère a effectué une évaluation détaillée des risques dans le but d'établir la portée de la surveillance des CIGF qui sera effectuée au cours des exercices 2022-2023 à 2024-2025.

Le calendrier de rotation est indiqué dans le tableau suivant :

Principaux domaines de contrôle 2022-23 2023-24 2024-25 Années futures
Contrôles au niveau de l'entité Non Non Non Oui
Contrôles généraux de la technologie de l'information (CGTI) Oui Oui Oui Oui
Contrôles au niveau du processus (CNP) Recettes de services juridiquesNote de bas de page 1 du tableau Initié Oui Non Non
Compte du droit familial (passif) Non Non Non Oui
Administration de la paie Non Oui Non Non
Subventions et contributions Non Non Oui Non
Planification, budgétisation et prévisions Non Non Oui Non
Estimation des coûts Non Oui Non Non
Attestation du DPF (Soumissions au Cabinet) Non Oui Non Non
Frais – Droit familial (revenus) Non Non Non Oui
Délégation des pouvoirs de dépenser et des pouvoirs financiers Non Non Non Oui
Dépenses de voyages, d’accueil, de conférences et d’événementsNote de bas de page 2 du tableau Initié Oui Non Non
Cycle de l’approvisionnement jusqu’au paiement Non Non Non Oui
Données maîtres sur les fournisseurs Non Non Oui Non
Immobilisations Oui Non Non Non
Rapports financiers et processus de clôture annuel des comptes Non Non Non Oui
Gestion des actifs non capitalisables Oui Non Non Non
Dépenses relatives aux juristes Non Non Non Oui

Des analyses annuelles de l’environnement sont effectuées pour valider les processus, les applications et les contrôles à risque élevé, et des ajustements sont apportés au besoin au plan de surveillance continue et à son calendrier rotationnel. Le plan comprend des éléments des CIGF pour répondre aux exigences de la Politique sur la gestion financière du Conseil du Trésor.

5. Résultats de l'évaluation ministérielle des services intégrés au cours de l'exercice 2023-2024

Le ministère de la Justice du Canada, à titre de fournisseur de services juridiques intégrés, utilise une approche fondée sur les risques lorsqu'il effectue des évaluations des contrôles internes liés aux services juridiques qu'il fournit.

Étant donné qu'un certain nombre de réponses et de plans d'action de la direction spécifiquement liés au processus opérationnel de gestion des recettes de services juridiques étaient toujours en cours de mise en œuvre, une évaluation complète n'a pas été effectuée en 2022-2023 et les activités se sont concentrées uniquement sur l’évaluation des interfaces de données de nature financière entre le Système de gestion des dossiers juridiques (LEX) et le Système intégré des finances et du matériel (SIFM). Une évaluation complète du processus de gestion des recettes de services juridiques a été réalisée en 2023-2024.

Principaux domaines de contrôle Analyse de l’efficacité de la conception et mesures correctives Analyse de l’efficacité opérationnelle et mesures correctives Surveillance continue cyclique
CGTI – Système de gestion des dossiers juridiques (LEX) Terminée Terminée Exercice futurNote de bas de page 3 du tableau
Recettes des services juridiques Terminée Terminée Exercice futurNote de bas de page 3 du tableau
Estimation des coûts pour les tarifs de services juridiques Terminée TerminéeNote de bas de page 2 du tableau Exercice futurNote de bas de page 3 du tableau
Dépenses relatives aux juristes CommencéeNote de bas de page 1 du tableau Exercice futurNote de bas de page 3 du tableau Exercice futurNote de bas de page 3 du tableau