Contexte
Un examen de la documentation et des pratiques canadiennes et internationales actuelles sur les jeunes adultes, effectué pour la Division de la justice pour les jeunes et les Autochtones du ministère de la Justice Canada (Kimmitt, 2021), donne à penser que les jeunes adultes (âgés de 18 à 25 ans) doivent être considérés comme une population distincte au sein du système de justice pénale. Les jeunes adultes sont à un stade de développement unique où ils peuvent tirer parti d’initiatives qui soutiennent un développement sain du cerveau. Ils peuvent également être affectés par des interventions punitives qui peuvent compromettre un développement sain.
L’examen de 2021 suggère d’envisager un certain nombre d’approches possibles pour cette population. Il s’agit notamment de la nécessité de faire ce qui suit :
- Offrir des protections procédurales dans le cadre des procédures d’enquête et d’évaluation des chefs d’accusation et reconnaître la compréhension et la culpabilité potentiellement réduites.
- Éviter les conséquences négatives à long terme d’un casier judiciaire.
- Tenir compte des répercussions négatives de la détention, tant au sein du milieu carcéral que sur les structures de soutien externes d’un jeune.
- Reconnaître les répercussions négatives de l’isolement social sur le cerveau en développement.
- Mettre l’accent sur l’éducation, le développement des compétences professionnelles et des aptitudes à la vie quotidienne, le counseling, la planification de la libération et un soutien transitoire dans le cadre des programmes.
- Offrir des conseils et un soutien pour l’accès aux traitements et aux services communautaires pour ceux qui purgent une peine communautaire.
La plupart des jeunes interrogés dans le cadre du présent projet ont formulé des propositions qui font écho à celles mentionnées ci-dessus. Leurs commentaires sont décrits en détail dans les pages suivantes. La première section porte sur les besoins en matière de programmes, la deuxième, sur les modifications législatives et la troisième, sur les besoins des divers jeunes qui interagissent avec le système de justice pénale. Les conclusions de ces trois sections sont ensuite examinées en ce qui concerne le développement du cerveau, avant que la dernière section ne présente un résumé de la façon dont les jeunes adultes pourraient être mieux servis dans le système de justice pénale, de l’avis des jeunes.
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