l'Initiative de lutte contre la violence familiale

RECUEIL DES PRATIQUES PROMETTEUSES VISANT À RÉDUIRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA ET À ACCROÎTRE LEUR SÉCURITÉ –ANNEXE AU RECUEIL : DESCRIPTIONS DÉTAILLÉES DES PRATIQUES

INTERACTIONS AU SEIN DES COLLECTIVITÉS

Accroître la sensibilisation dans la collectivité en général

Nom du programme :

Stolen Sisters

Organisme :

Amnistie internationale Canada

Lieu :

Ottawa, Ontario

Groupe cible :

Femmes autochtones vivant en milieu urbain, organisations politiques

Personne-ressource :

Craig Benjamin

Téléphone :

613-744-7667, poste 235

Courriel :

cbenjamin@amnesty.ca

Site Web :

www.amnesty.ca

Aperçu du programme
Historique :

Le programme a été lancé en 2002 et se poursuit sans interruption de services depuis.  Au départ, le programme s’articulait essentiellement autour de la recherche, pour expliquer les dimensions de la violence qui étaient peu connues, particulièrement la violence en milieux urbains. Le caractère et les types de violence à l’égard des femmes autochtones ont été analysés beaucoup plus au Canada que partout ailleurs dans le monde. Ce programme cherche à examiner davantage ce problème.

Description du programme
Buts et objectifs :

Accroître la sensibilisation à l’étendue de la violence à laquelle font face les femmes autochtones. Promouvoir un environnement dans lequel les organisations de femmes autochtones peuvent trouver des solutions à ce fléau.

Méthodes traditionnelles et autochtones :

Des cercles de guérison ont été utilisés au lieu des processus de recherche occidentaux traditionnels pour rassembler de l’information sur ces sujets. Le programme cherche à intégrer les cérémonies ou les traditions à tout processus possible.

Composantes du programme :

Le programme s’efforce de mobiliser des activités de sensibilisation (telles que des vigiles et des rencontres avec les forces policières et le personnel du gouvernement) regroupant des femmes et des organisations autochtones. Il tente aussi de maintenir les liens internationaux entre tous les comités concernés par les droits de la personne pour s’assurer que le sujet de la violence contre les femmes autochtones demeure une partie intégrante de la discussion continue. Le programme est aussi axé sur la recherche visant à examiner à fond les dimensions de la violence faite aux femmes autochtones, tout particulièrement la violence perpétrée en milieu urbain.

Fonctionnement des services :

Les services sont fournis à l’échelle nationale grâce à des événements organisés par Amnistie internationale.

Financement :

Les fonds proviennent d’Amnistie internationale Canada.

Partenaires et intervenants
Participation des groupes cibles :

L’un des principes fondateurs qu’Amnistie/Stolen Sisters utilise vise à s’assurer que ce qui est dit l’est en partenariat avec les collectivités et les familles  touchées. S’il y a des possibilités de rencontrer les services de police, les gouvernements, les personnes possédant une expérience directe seraient invitées à faire partie du dialogue et des discussions; tout ce qui a été planifié s’est articulé autour de cette approche. Personne ne s’attend à ce que tous aient les mêmes opinions sur certains aspects, mais l’objectif est de faire en sorte que toutes ces voix puissent être entendues, sans être sélectif et sans uniquement promouvoir ceux et celles qui sont d’accord avec Amnistie/Stolen Sisters. La diversité des voix est telle que pour les nombreuses familles et organisations concernées par cette crise, tout revient parfois à déterminer ce qui est pragmatique dans cette situation, mais le modèle d’inclusion est l’objectif d’Amnistie/Stolen Sisters.

Partenaires :

Association des femmes autochtones du Canada, toutes les organisations autochtones nationales, KAIROS, l’Association nationale des centres d’amitié et l’Organisation nationale de la santé autochtone.

Autres collaborations :

Refuges pour femmes et organisations autochtones.

Renseignements sur l’évaluation du programme
Évaluation :

Une évaluation a été réalisée (2006).

Principales conclusions de l’évaluation :

L’établissement de relations externes avec des partenaires s’est révélé un franc succès, mais la gestion interne doit être améliorée.

Résultats du programme
Indicateurs de succès :

On a observé un virage majeur dans l’opinion publique, que l’on a mesuré par le nombre de membres des collectivités non autochtones autrefois indifférents et apathiques face à la violence contre les femmes autochtones, qui la voient maintenant comme un problème canadien crucial. C’est certes là un changement concret et important.

Réalisations :

Un changement véritable et profond à l’échelle de la société.

Enjeux :

Il est extrêmement ardu pour le gouvernement de se détourner de l’examen des préoccupations individuellement, comme celles liées à un programme ou à l’élaboration d’une politique, mais la violence contre les femmes autochtones doit être abordée dans une perspective coordonnée intersectorielle et interministérielle. Des plans nationaux détaillés n’existent pas dans le contexte du problème pressant et grave que pose la violence faite aux femmes autochtones au Canada.

Renseignements utiles à la reproduction du programme
Conseils sur la reproduction :

La personne interrogée ne croit pas que le programme puisse être reproduit parce que le travail d’Amnistie/Stolen Sisters est intimement ié à ses objectifs organisationnels.

Ressources :

S/O

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