La victimisation avec violence : répercussions sur la santé des femmes et des enfants

4. Synthèse et conclusions

4.1 Résumé de la preuve

4.1.1 La VPI et ses répercussions sur la santé des femmes et des enfants

4.1.2 Agressions sexuelles de femmes

4.1.3 Abus sexuels d'enfants

4.1.4 Formes multiples de violence envers les enfants/expériences négatives vécues durant l’enfance

4.2 Conclusions

De plus en plus de données confirment les liens étroits entre la violence envers les femmes et les enfants et d'importants problèmes de santé physique et mentale en sus des comportements risqués pour la santé. Ceux-ci sont prévalents chez les enfants, les adolescents et les adultes qui ont été victimisés durant l'enfance ou à l'âge adulte. Certains groupes, comme les femmes autochtones au Canada, courent des risques accrus de subir des actes de violence plus fréquents et plus graves entraînant des répercussions plus importantes sur leur santé.

Même si les blessures physiques et la mort comptent parmi les répercussions de la violence sur la santé, ce sont les problèmes de santé mentale à plus long terme qui en sont les conséquences les plus courantes, et ceux-ci à leur tour contribuent à accroître les risques pour la santé ainsi que la probabilité de se livrer soi-même à la violence ou d'en être à nouveau victime ultérieurement. Des recherches plus récentes indiquent aussi que la victimisation avec violence est associée à des maladies chroniques à plus long terme.

Dans le présent rapport, nous avons mis l’accent sur diverses formes de victimisation avec violence chez les femmes et les enfants et les souffrances qui y sont associées, notamment la prévalence, l'incidence et les facteurs de risque de ces types de violence, ainsi que leurs répercussions sur la santé physique et mentale. Nous n'avons pas tenté de résumer l'ensemble des travaux portant sur les interventions en matière de santé ou autres (comme les services sociaux, la justice) touchant ces types de violence, à savoir ce qui pourrait être fait pour les prévenir dès le point de départ, ou au moins prévenir leur récurrence et réduire les dégâts chez les personnes y ayant été exposées.

Bref, même si l’on en connaît un peu plus dans certains domaines d'intervention (comme la violence envers les enfants, voir MacMillan et coll., 2009b), on possède très peu de données dans d'autres domaines (comme la VPI, voir Wathen et MacMillan, 2003; Ramsay et coll., 2009). Un recensement exhaustif des interventions dépasse le cadre du présent rapport.