Un rapport sur les relations entre la justice réparatrice et les traditions juridiques autochtones au Canada

Conclusion

Le présent rapport examine la relation entre la justice réparatrice et les traditions juridiques autochtones. Il analyse la justice réparatrice et les traditions juridiques autochtones en montrant que même si ces deux approches en matière de justice partagent des similitudes en ce qui a trait aux principes sous-jacents, et même au point de vue des processus et des protocoles, elles sont finalement très différentes l’une de l’autre. Cette différence se résume à des stratégies proactives mises en Å“uvre par le truchement des liens de parenté, à la centralité de la spiritualité et à l’utilisation de sanction et de peines. Il s’agit de différences très concrètes qui ne devraient pas être ignorées.

Ce rapport explore également d’autres enjeux, dont le soutien que les traditions juridiques autochtones ont reçu de sources de l’étranger et au pays, bien que les Nations Unies aient reconnu et soutenu la justice réparatrice en 2003. Cela a mené à une discussion sur le statut actuel des traditions juridiques autochtones au Canada, notamment en ce qui a trait à la façon dont les collectivités autochtones sont organisées et gouvernées actuellement en vertu des lois adoptées par le Canada. Ce rapport examine aussi la façon dont sont revitalisés les systèmes juridiques autochtones à la lumière de cette oppression continue, même s’il reconnaît que ces systèmes devront probablement évoluer afin de répondre aux besoins contemporains ainsi qu’aux normes internationales en matière de droits de la personne. Mais ce rapport mentionne également comment les futurs délinquants pourraient être en mesure de signer un document dans lequel ils renonceraient à leurs droits pour être soumis à une punition corporelle. Enfin, ce rapport analyse la relation changeante entre la justice réparatrice et les traditions juridiques autochtones, laissant entendre que cette relation continuera à évoluer tant qu’il y aura de façon continue de l’interaction, du dialogue, de la critique et du soutien. En conclusion, l’interaction entre ces deux approches est une bonne chose, voire nécessaire, étant donné que d’après de nombreuses visions autochtones du monde, l’histoire et les relations sont cycliques, et par conséquent, la façon dont les traditions juridiques autochtones peuvent apprendre de la justice réparatrice représente simplement une rotation du cercle de la vie.