Fiche d’information : Service correctionnel Canada (SCC)
Victimisation violente et accès aux services d’aide aux victimes au Canada
- Pour s’inscrire afin de recevoir de l’information, une victime doit répondre à la définition de « victime » prévue par la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC). Les victimes de délinquants fédéraux doivent être âgées d’au moins 18 ans, être légalement émancipées ou démontrer qu’elles sont en mesure d’agir en leur propre nom. Les victimes peuvent s’inscrire auprès de Service correctionnel Canada ou de la Commission des libérations conditionnelles du Canada.
- Selon les données de la fin de l’exercice 2023–2024 tirées de rapport intitulé Aperçu statistique : Le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, on comptait 8 970 victimes inscrites. Au total, 1 569 demandes d’inscription ont été reçues au cours de la période 2023–2024. Parmi celles-ci, 1 296 ont été approuvées.
- Seize pour cent (16 %) des victimes recensées étaient de sexe masculin, tandis que 44 % d’entre elles étaient de sexe féminin. Quarante et un pour cent (41 %) d’entre elles étaient d’un autre genre, n’avaient fourni aucune information à ce sujet ou étaient inconnues.
- Une victime sur dix (10 %) parmi celles qui ont été enregistrées appartenait à la tranche d’âge des 18 à 30 ans. Un tiers (33 %) avaient entre 31 et 50 ans, 39 % avaient entre 51 et 70 ans, et 12 % avaient 71 ans ou plus.
- Les infractions causant la mort représentaient la moitié des infractions ayant donné lieu à une victimisation (50 %). Les infractions sexuelles constituaient le deuxième type d’infraction le plus fréquent (22,4 %), tandis que les voies de fait représentaient 7 % des cas de victimisation.
- Au cours de l’exercice 2023–2024, SCC a établi un total de 51 889 contacts avec des victimes. Parmi ces contacts, 4 975 visaient le partage de renseignements sur les délinquants, et 4 975 avaient des fins administrativesNote de bas de page 9.
- SCC a reçu 1 570 déclarations de victimes au cours de l’exercice 2023-2024Note de bas de page 10.
La participation des victimes au système de justice pénale au Canada; les déclarations des victimes et des membres de la collectivité – une étude de référence
- Parmi l’ensemble des délinquants – qu’ils soient sous surveillance ou incarcérés, et indépendamment de l’existence d’une déclaration de la victime – 4 % de ceux qui ont reçu au moins une déclaration de la victime étaient des délinquants sous surveillance, tandis que 5 % étaient des délinquants incarcérés.
- Parmi les délinquants pour lesquels au moins une déclaration de la victime figurait dans le dossier, moins de 1 % des victimes étaient des enfants de moins de 18 ans; 43 % avaient entre 18 et 50 ans, 41 % entre 51 et 70 ans, tandis que 6 % des victimes avaient plus de 70 ans.
- Parmi toutes les déclarations des victimes versées au dossier, 45 % ont été présentées par des victimes de sexe féminin et 12 % par des victimes de sexe masculin.
- En ce qui concerne l’origine ethnique, 40 % des déclarations ont été présentées par des victimes non autochtones, tandis que 4 % des déclarations ont été présentées par des victimes autochtones. Environ 2 % des déclarations ont été présentées par des victimes d’origine asiatique, et 32 % par des victimes de race blanche. Il convient de noter que l’origine ethnique de plus de la moitié (60 %) des victimes était inconnue.
- Pour les délinquants ayant au moins une déclaration de victime versée au dossier, 43 % des victimes étaient liées à des infractions causant la mort, 22 % ont été victimes d’infractions sexuelles, 10 % ont été victimes de voies de fait et 5 % ont été victimes d’infractions relatives à la conduite.
- Date de modification :