Évaluation du Programme pour l’application de la Loi sur les contraventions

3. Méthodologie

La méthodologie utilisée pour mener cette évaluation comprend plusieurs volets afin d'examiner les questions relatives à l'évaluation décrites dans l'Annexe B : examen des documents et des dossiers, des entrevues avec les informateurs clés et des visites sur place. Les paragraphes suivants décrivent brièvement ces activités.

3.1. Examen des documents et des dossiers

L'examen des documents et des données pertinents a permis de connaître tous les enjeux et les questions relatifs à l'évaluation. Cela a fourni une base des renseignements communs pour les autres données (entrevues et visites sur place). La liste des documents examinés comprend, sans toutefois se limiter, aux suivants :

Des documents supplémentaires ont été recueillis tout au long du processus de collecte des données, y compris des renseignements fournis par des informateurs clés.

3.2. Entrevues d'intervenants clés, incluant les visites sur place

Les entrevues menées auprès des intervenants clés ont contribué à une compréhension approfondie du programme, à la détermination des réussites ainsi que des problèmes et des défis de même que des solutions possibles. Des entrevues semi-dirigées ont été menées auprès des intervenants clés afin d’évaluer les opinions, les perceptions et l'expérience acquise par les intervenants du Programme. Bien qu'un certain nombre d'entrevues aient été effectuées par téléphone, certaines ont été complétées dans le cadre de visites, notamment à l'Île-du-Prince-Édouard et au Manitoba, afin de permettre une compréhension plus approfondie de la mise en œuvre de la Loi. Au fil du temps, diverses provinces ont été sélectionnées en vue de visites sur place dans le cadre de l'évaluation du Programme.

En tout, 60 personnes ont été questionnées dans le cadre de ces entrevues et de ces visites. Le Tableau 4 répartit les personnes questionnées selon la catégorie d'intervenants du Programme. Quelques points méritent d'être soulignés au sujet de ces entrevues :

Tableau 4 : Répartition des entrevues des principaux intervenants
Catégories des intervenants clés Nombre de personnes consultées
Ministère de la Justice du Canada 4
Autres ministères fédéraux (y compris les unités de services juridiquesTable note i) 7
Gouvernements provinciaux 14
Agents de l’autorité 25
Personnel judiciaire 6
Services des poursuites 4
Total 60
Table note i

Bien que les conseillers juridiques affectés aux unités de services juridiques soient des employés du ministère de la Justice du Canada, ils sont inclus dans la catégorie « autres ministères fédéraux » aux fins de la présente évaluation.

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3.3. Limites méthodologiques et stratégies d’atténuation

Le processus d'évaluation a fait face à certaines limites, dont aucune n'a eu une incidence importante sur la validité des résultats.

Opinions limitées des procureurs
Les opinions des procureurs sur les répercussions du Programme sont importantes. Tel que déjà mentionné, malgré que le SPPC a fourni des aperçus aux moyen d’une réponse ministérielle unique, cette méthode n'a pas permis de recueillir des points de vue approfondis. Cette limitation a été atténuée par des entrevues menées avec des procureurs qui ne font pas partie du SPPC et par des renseignements fournis par les procureurs du SPPC dans le cadre d'évaluations antérieures.
Opinions limitées des provinces qui ne participent pas au Programme
Aucune entrevue n'a été menée auprès des représentants provinciaux des provinces qui ne participent pas encore au Programme. Cela s'explique par le fait que ces provinces n'ont aucune obligation de participer au processus d'évaluation et que l'équipe d'évaluation ne voulait pas s'ingérer dans les négociations en cours avec ces provinces. Cette limite a été atténuée par la tenue d'entrevues avec des agents de l’autorité qui exercent leurs fonctions dans ces provinces.
Données limitées sur les interactions directes avec les Canadiens
L'un des objectifs principaux de la Loi sur les contraventions est de faire une distinction plus claire entre les infractions criminelles et réglementaires et d'alléger le fardeau imposé aux Canadiens qui auraient commis une infraction réglementaire qualifiée de contravention. La portée de l'évaluation ne permettait pas de recueillir directement des opinions auprès des Canadiens. Cela a été atténué par les entrevues avec d'autres intervenants clés, en particulier les agents de l’autorité et les procureurs qui ne sont pas membres du SPPC, qui pouvaient répondre aux questions liées aux répercussions du Programme sur les Canadiens.