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Abram Benedict, chef régional de l’Ontario

Abram Benedict, chef régional de l’Ontario

Améliorer l’expérience du passage à la frontière des peuples autochtones

La communauté d’Akwesasne est divisée par la frontière canado-américaine.

Selon le chef régional Abram Benedict, ancien grand chef du Conseil des Mohawks d’Akwesasne, la frontière représente « l’un des obstacles les plus importants sur les plans social, économique et de santé pour les membres de la communauté ».

Le chef Benedict a ajouté : « La frontière internationale pose des problèmes d’accès non seulement pour la communauté, mais aussi pour les prestataires de services. Akwesasne est considérée comme une communauté rurale très proche de la ville. Pourtant, de nombreux prestataires de services ne se rendront pas dans la communauté parce que les douanes américaines et canadiennes doivent procéder à des formalités à l’entrée d’Akwesasne. Les personnes non autochtones mariées à des familles autochtones éprouvent des difficultés à satisfaire aux exigences d’entrée au Canada et aux États-Unis. »

Ce projet appuie la mesure PP52 du Plan d’action de la Déclaration des Nations Unies qui vise à relever les défis complexes liés au passage à la frontière et à la migration auxquels sont confrontés les peuples autochtones divisés par les frontières internationales du Canada.

Le chef régional Benedict a indiqué que les défis liés au passage à la frontière sont une source incessante de stress pour les familles et les proches, et qu’ils entraînent souvent de l’anxiété chez les membres qui la franchissent. C’est un problème dont la communauté mohawk d’Akwesasne souffre depuis longtemps.

Adhérer à la Priorité partagée 52 du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies

Conformément à leur engagement d’améliorer les droits en matière de mobilité frontalière, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) ont organisé 12 tables rondes d’octobre 2023 à février 2024.

Ces tables rondes ont eu lieu avec les communautés, les gouvernements et les organisations des Premières Nations, des Inuits et des Métis afin de mieux comprendre la mobilité frontalière autochtone et les moyens de la rendre plus pertinente et plus respectueuse des peuples autochtones.

L’ASFC a invité le chef régional Benedict à assister aux tables rondes à Ottawa et à Vancouver afin de connaître son point de vue sur l’expérience quotidienne à la frontière et les solutions possibles, ainsi que celui des autres personnes participantes.

Les tables rondes ont donné lieu à des présentations, à des discussions et à des séances en petits groupes qui ont permis au gouvernement du Canada de prendre connaissance du point de vue des communautés autochtones et de mieux comprendre les défis auxquels elles sont confrontées, notamment les difficultés propres à la communauté d’Akwesasne en matière de services de soins de santé.

IRCC et l’ASFC ont publié un rapport intitulé La mobilité des Autochtones et les frontières internationales du Canada : retour sur le passé et regard vers l’avenir, qui résume ce qui a été communiqué lors des conversations des tables rondes. Ce rapport rend compte des précieux commentaires et des recommandations formulés par les partenaires et les personnes participantes, qui permettront de mieux définir les changements législatifs à venir.

C’est l’occasion de prendre des mesures efficaces pour améliorer le passage frontalier. Le chef régional Benedict a expliqué que « le passage à la frontière est essentiel ».

Le changement est imminent, mais il se fera lentement

Selon le chef régional Benedict, le gouvernement semble être sur une voie prometteuse. « Il y a eu quelques améliorations », a-t-il poursuivi, mais a ajouté que les changements n’étaient pas significatifs puisque la communauté continue d’en ressentir les effets négatifs. Fait positif, il a indiqué que, depuis la mise en place de l’initiative de collaboration frontalière, l’expérience du passage à la frontière pour la communauté d’Akwesasne s’est améliorée. Mais il fait également état des frustrations persistantes, suggérant que le renouvellement continu des agents des services frontaliers et des membres de la direction, ainsi que l’afflux de personnel, ont fait que de nombreux membres de la communauté ressentent encore les effets négatifs de la frontière.

« Il faudra du temps pour voir une différence, mais le Canada réalise des progrès pour améliorer l’expérience du passage à la frontière », a noté le chef Benedict. « Le gouvernement du Canada prend les mesures nécessaires pour modifier les lois. Bien qu’il y ait du travail en cours, il en reste encore beaucoup à faire ».

Il a convenu qu’il espérait voir d’autres changements positifs.

Contribution de : l’Agence des services frontaliers du Canada

  • En octobre 2024, des mesures temporaires ont été annoncées pour aider les autochtones des États-Unis à retrouver leur famille au Canada et à renouer avec leurs territoires traditionnels. Pour en savoir plus, consultez ce communiqué de presse d’IRCC.