Trousse d’outils AIDE : Comment repérer les cas de violence familiale et intervenir pour les conseillères et conseillers juridiques en droit de la famille – Matériel supplémentaire

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Onglet 4 : Représentation d’un(e) client(e) qui a peut-être eu recours à la violence familiale

Dans l’éventualité où un(e) client(e) révèle avoir commis des actes de violence familiale, les renseignements qui suivent vous aideront à travailler avec lui(elle) pour déterminer la bonne marche à suivre dans le cadre de son dossier en droit de la famille. Vous pouvez être un soutien important pour votre client(e) en contactant les ressources communautaires.

Il peut être difficile de demander à un(e) client(e) s’il ou si elle a commis des actes de violence. Ce document donne quelques conseils sur la manière de demander à votre client(e) s’il ou si elle a commis des actes de violence familiale, ainsi que sur la manière de répondre à ces révélations. Avant de vous informer sur la violence familiale, assurez-vous de connaître vos obligations professionnelles et légales, y compris les obligations de signaler les cas soupçonnés de violence envers les enfants, et discutez-en avec votre client(e).

1. Comment poser des questions

2. Manière de répondre aux révélations‍note de fin d’ouvrage 33

Voici quelques exemples de ce qu’il faut dire quand le(la) client(e) révèle avoir commis des actes de violence familiale :

Vous pouvez consulter l’onglet 9 : Questions sur des formes précises de violence familiale lorsque vous demandez à vos client(e)s s’ils ou si elles ont commis des actes de violence familiale, ainsi que lorsque vous interprétez ce qu’ils(elles) vous disent sur le sujet.

Si votre client(e) reconnaît avoir eu des comportements violents, vous pouvez lui démontrer votre soutien en lui demandant s’il ou si elle aimerait avoir de l’aide pour apprendre à gérer ce type de comportements. S’il ou si elle souhaite obtenir de l’aide, vous pouvez lui proposer des programmes qui pourraient lui être utiles. Vous pouvez également lui proposer d’appeler les responsables d’un programme d’intervention pour prendre un rendez-vous en son nom. Expliquez à votre client(e) que sa participation à un tel programme est susceptible d’être perçue favorablement par un juge lors de l’évaluation de son rôle parental et d’autres aspects de son dossier.

N’oubliez pas de prendre acte des mesures que le(la) client(e) a prises pour prendre conscience de son comportement ou pour le changer. Adoptez une attitude positive et encourageante.

3. Les allégations de violence familiale lorsque votre client(e) est l’agresseur(se) présumé(e)

Si vous représentez un(e) client(e) qui peut avoir commis des actes de violence familiale, il est également judicieux de dresser un plan de sécurité pour vous-même, ainsi que pour le personnel de votre cabinet. Voir la section E.3 du Guide AIDE.

4. Fausses allégations de violence familiale

La question des allégations fausses ou exagérées de violence familiale fait l’objet de nombreuses discussions. Il ne fait aucun doute qu’une fausse allégation de violence familiale peut avoir des conséquences importantes et dommageables pour la personne faussement accusée, ainsi que pour les enfants. Cependant, il est important de considérer les préoccupations concernant les fausses allégations de violence familiale dans leur contexte.