Besoins en matière d'aide juridique, de conseillers parajudiciaires et de services de vulgarisation et d'information juridiques dans les territoires du Nord-Ouest

2. Incidence de la structure des tribunaux, de la géographie et de la culture sur la demande de services juridiques, les modalités de prestation de services et la qualité des services

2. Incidence de la structure des tribunaux, de la géographie et de la culture sur la demande de services juridiques, les modalités de prestation de services et la qualité des services

Cette étude a été définie à l'origine lors de la réunion de juillet 2001 des représentants territoriaux de l'aide juridique (voir la section 1.1) sur les incidences possibles du tribunal à niveau unique du Nunavut. Toutefois, il est apparu qu'il existe dans chacun des trois territoires des caractéristiques déterminantes tenant à la fois à la géographie, à la culture et à la structure des tribunaux qui définissent les paramètres de la prestation des services d'aide juridique. Dans les Territoires du Nord-Ouest, ces caractéristiques sont apparemment les suivantes :

Certaines des répercussions de ces caractéristiques sont examinées plus en détail à la section 3 (Cours de circuit), à la section 4 (Cours des juges de paix), à la section 6 (Droit civil) et à la section 10 (Éléments de coût).

2.1. Données sur les affaires portées devant les tribunaux et les clients bénéficiant de services d'aide juridique

Les tableaux 2 et 3 présentent des données sur les accusations au pénal dans les cours territoriales de janvier 2000 au 30 juin 2002. Le tableau 4 montre les demandes d'aide juridique en matière pénale approuvées par la Commission des services juridiques (CSJ). En plus de la représentation des clients quand les demandes sont approuvées, la CSJ fournit un avocat de service qui s'occupe aussi des clients en cas d'admissibilité présumée, comme l'indique le tableau 3.

Les tableaux devraient être considérés en relation les uns aux autres afin de comprendre la portée ou l'incidence de l'aide juridique dans le système judiciaire territorial. Toutefois, plusieurs mises en garde s'imposent :

Malgré ces mises en garde, il est possible de faire quelques observations générales :

Voici d'autres schémas de changement relevés par les répondants à titre anecdotique :

En règle générale, il y a eu peu de commentaires ou de plaintes quant à l'efficacité du système d'admissibilité présumée. D'après un répondant, les clients ont tendance à se montrer moins responsables dans le système, à se contenter de se présenter au tribunal et à se comporter comme s'ils avaient droit au service, au lieu de contacter la Commission des services juridiques au préalable. Il s'agit cependant d'un commentaire isolé.

2.2. Procès devant un juge c. procès devant un juge et un jury

D'après bon nombre de répondants appartenant à la profession juridique, la forte proportion de procès devant jury à la Cour suprême fait augmenter les coûts de l'aide juridique. La préparation pour les procès devant jury est plus exigeante que pour ceux qui se déroulent devant un juge et, comme les procès sont généralement plus longs, le coût est d'autant plus élevé. Le tableau 6 montre que du 1er janvier 2000 au 30 juin 2002, près des trois quarts des accusés choisissaient un procès devant jury.

Voici les raisons avancées pour cette fréquence élevée des procès devant jury :

Tableau 6 : Procès pénaux à la Cour suprême, par type de procès

2.3. Besoins à la Cour territoriale

Plusieurs besoins de la Cour territoriale ont été mentionnés. Dans tous les cas, ils l'ont été par une minorité de répondants, même dans certains groupes. Voici quelques-unes des préoccupations citées :

Tableau 7 : Demandes d'aide juridique refusées

2.4. Contributions fédérales et territoriales aux services d'aide juridique

Le tableau 8 présente des données sur les contributions fédérales et territoriales au fonctionnement de l'aide juridique, aux services des conseillers parajudiciaires et à la VIJ. Le financement réel pour les T. N. O. ne peut être déterminé avec certitude que pour les trois dernières années, puisque avant l'exercice de 1999-2000, les contributions fédérales et territoriales incluaient les fonds pour la région qui est maintenant le Nunavut. (Le Nunavut a été créé en avril 2000, mais le budget de l'année précédente a été calculé pour les deux territoires.)

Le tableau n'indique pas les contributions du G.T.N.-O. pour chacun des trois volets du programme parce que, au cours des quatre dernières années, la portion du G.T.N.-O. a tout simplement servi à combler la différence entre la contribution fédérale et le total des dépenses. Même si les chiffres pour les exercices antérieurs à 1999-2000 comprennent le Nunavut actuel, il est clair que, depuis cinq ans, la contribution fédérale se maintient entre 39 % et 42 % du total des coûts, grâce à des injections ponctuelles.

Tableau 8 : Contributions fédérales et territoriales à l'aide juridique, aux services des conseillers parajudiciaires autochtones et à la VIJ