l'Initiative de lutte contre la violence familiale

RECUEIL DES PRATIQUES PROMETTEUSES VISANT À RÉDUIRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA ET À ACCROÎTRE LEUR SÉCURITÉ –ANNEXE AU RECUEIL : DESCRIPTIONS DÉTAILLÉES DES PRATIQUES

INTERACTIONS AU SEIN DES COLLECTIVITÉS

Accroître la sensibilisation dans la collectivité en général

Nom du programme :

Violence Prevention Labrador

Organisme :

Violence Prevention Labrador

Lieu :

Fortreau, Terre-Neuve-et-Labrador

Groupe cible :

Fournisseurs de services sociaux

Personne-ressource :

Carmen Hancock

Téléphone :

709-931-2600

Courriel :

coordinator@vplabrador.ca

Site Web :

www.vplabrador.ca/home/2

Aperçu du programme
Historique :

Le programme a été lancé en 2000. À cette époque, le mandat était d’être l’un des dix comités de coordination régionaux desservant l’ensemble du Labrador, et aujourd’hui encore cela n’a pas changé. Toutefois, le service d’approche aux collectivités à desservir dans le mandat a évolué. Ainsi, la coalition témoigne beaucoup plus aujourd’hui du profil du Labrador, couvrant de nombreuses collectivités éloignées ainsi que les deux centres majeurs, Happy Valley-Goose Bay et Labrador City.

Description du programme
Buts et objectifs :

Établir un réseau de communications parmi les organisations et les collectivités dans toutes les régions du Labrador qui offrent la défense de droits, des services et des activités de sensibilisation aux problèmes de la violence.

Méthodes traditionnelles et autochtones :

Cette coalition ne repose pas sur une orientation autochtone délibérée. Cet aspect n’est donc pas expressément examiné. Il y a des membres de la coalition qui représentent des organisations autochtones. Grâce à des consultations régionales, Violence Prevention Labrador a pu établir des priorités régionales précises qui ont été cernées dans nombreuses collectivités, dont le besoin de modèles axés sur les Aînés dans les collectivités, la nécessité d’éduquer la collectivité à l’égard de la violence, la traduction de matériel documentaire, l’utilisation de la radio locale et des médias pour sensibiliser les gens, etc. Des éléments clés comme le Photo Voices Project qui décrit l’histoire des victimes touchées par la violence traduite en trois langues autochtones. C’est le résultat direct d’une demande des collectivités Innu et Inuit au cours des consultations. Si on se sert des modes de guérison traditionnels et autochtones particuliers, cela se produit dans le cadre d’activités financées par les subventions pour des activités de sensibilisation. 

Composantes du programme :

Il offre une programmation aux fournisseurs de services, notamment des séances de formation d’une journée sur les causes fondamentales de la violence, sur les stéréotypes et sur les questions portant sur les sexes. Des séances animées par le groupe sont aussi offertes à la GRC, aux ministères, aux travailleurs de refuges pour femmes, aux responsables de programmes axés sur les jeunes et autres. Le programme fournit un accès virtuel et un soutien sous la forme d’un café de conversation virtuelle où des experts peuvent être invités à donner des conseils et à offrir un mentorat en ligne, ce qui contribuent à éliminer les obstacles géographiques à l’enseignement. Il y a aussi un réseau qui a été mis sur pied pour aider les organisations locales à obtenir du financement dont elles ont besoin pour leurs programmes.

Fonctionnement des services :

Les services sont fournis sur place dans les collectivités participantes.

Financement :

Le financement provient de la Violence Prevention Initiative de la province; du ministère de la Justice; de la Fondation canadienne des femmes; du National Chapter of Canada IODE 100th Anniversary Grant to Alleviate Child Abuse & Neglect; des fonds de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels; du Programme de développement des partenariats ruraux; de Condition féminine Canada; du programme de subventions de la Fondation Muriel McQueen Fergusson; du financement de IGA Grenfell; de Nouveaux Horizons pour les aînés; et des fonds de la Northern Regional Wellness Coalition.

Partenaires et intervenants
Participation des groupes cibles :

Les activités de sensibilisation dans les parties éloignées et rurales du Labrador ont permis au coordonnateur d’établir des liens plus directs avec lescollectivités. De meilleures relations de travail ont été établies avec les membres clés des diverses collectivités, permettant une compréhension des enjeux individuels de chaque collectivité et le soutien des organisations communautaires locales. La Coalition axe ses efforts sur le renforcement des capacités, sur la mise à profit de la consultation régionale auprès des fournisseurs de services, l’identification des mesures qui ont été prises dans la collectivité au plan de la prévention de la violence à l’échelle locale. Il y a des représentants de chacune des administrations autochtones qui sont membres de la Coalition. 

Partenaires :

Le ministère de l’Éducation, le ministère de la Santé et des Services communautaires, les services aux enfants, aux jeunes et à la famille, le Centre de santé de Churchill Falls, les Services aux victimes du ministère de la Justice, la GRC, FCRTN, Ressources humaines et Emploi, Labrador and Aboriginal Affairs, Newfoundland and Labrador Housing Corporation, Nunatsiavut Health and Social Development, Libra House, Hope Haven (refuge pour femmes), les services juridiques du Labrador, le Community Youth Network, la nation Métis du Labrador.

Autres collaborations :

Partenaires communautaires locaux.

Renseignements sur l’évaluation du programme
Évaluation :

Aucune évaluation n’a été réalisée. On en est rendu à la dernière année de la deuxième stratégie de six ans de la Violence Prevention Initiative. En 2012, des évaluations seront effectuées partout dans la province avec le concours de tous les intervenants et partenaires communautaires, y compris les dix comités de coordination régionaux. Les responsables de de la Violence Prevention Initiative ont mené un sondage provincial approfondi sur l’attitude des ménages pour mesurer la sensibilisation et les attitudes du public à l’égard de la violence et des mauvais traitements dans la province. Les renseignements recueillis contribueront  à améliorer les efforts de prévention de la violence du gouvernement provincial dans l’ensemble de T.-N.-L. Les subventions individuelles sont assorties d’exigences d’évaluation particulières. Un plan existe pour effectuer un sondage de petite envergure auprès des jeunes sur la campagne « Yes means Yes », lorsqu’elle aura été mise en place dans les écoles.

Principales conclusions de l’évaluation :

S/O

Résultats du programme
Indicateurs de succès :

La réussite du programme se mesure par la compréhension qu’ont les populations visées des messages clés sur lesquels on s’attarde. Par exemple, le programme destiné aux jeunes « Yes Means Yes » vise à ce que les jeunes acquièrent une compréhension de la façon de communiquer pour obtenir un consentement, et saisissent ce que cela signifie, ainsi que le droit à la sexualité sans violence.

Réalisations :

S’être rendu encore plus loin dans les collectivités éloignées du Labrador. Au départ, le travail de la Coalition portait essentiellement sur le centre du Labrador. La Coalition dessert aujourd’hui un plus grand nombre de collectivités éloignées. Collaboration accrue avec les organisations communautaires autochtones.

Enjeux :

Géographie : la côte nord compte de nombreuses collectivités accessibles seulement par avion dans la région visée par des revendications territoriales de Nunatsiavut; une composition démographique diverse; une population de passage.

Renseignements utiles à la reproduction du programme
Conseils sur la reproduction :

Le programme peut être reproduit. Il importe que le travail de la Coalition soit visiblement relié à toutes les collectivités, y compris les plus éloignées. Les subventions de déplacement l’ont permis et ont facilité le succès de la portée accrue de la coalition. Il importe d’identifier les aspects uniques et la présence d’organismes communs dans l’ensemble des collectivités. La GRC est présente dans toutes les collectivités. Nunatsiavut possède des bureaux du minisère de la Santé et du Développement social, et peut aussi accéder aux écoles, aux bureaux de service du gouvernement, aux cliniques de santé, aux Centres familiaux de ressources et aux Community Youth Networks. Ainsi, à titre de coalition régionale, la représentation de la coalition doit provenir des échelons supérieurs des organisations régionales. Les gens qui peuvent faire bouger les choses doivent faire partie de la coalition.

Ressources :

Un financement suffisant sera nécessaire pour que le projet puisse être réalisé, compte tenu du volume de déplacements nécessaires pour rejoindre efficacement les collectivités éloignées.

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