l'Initiative de lutte contre la violence familiale

RECUEIL DES PRATIQUES PROMETTEUSES VISANT À RÉDUIRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA ET À ACCROÎTRE LEUR SÉCURITÉ –ANNEXE AU RECUEIL : DESCRIPTIONS DÉTAILLÉES DES PRATIQUES

INTERACTIONS AU SEIN DES COLLECTIVITÉS

Accroître la sensibilisation dans la collectivité en général

Nom du programme :

Walking the Prevention Circle

Organisme :

Croix-Rouge canadienne

Lieu :

Victoria, Colombie-Britannique

Groupe cible :

Adultes autochtones et employés d’organismes de services sociaux

Personne-ressource :

Shelley Cardinal, consultante autochtone nationale

Téléphone :

250-995-3508

Courriel :

shelley.cardinal@redcross.ca

Site Web :

http://www.croixrouge.ca

Aperçu du programme
Historique :

Walking the Prevention Circle a vu le jour il y a 12 ans sous la forme d’un programme respecté particulier de la Croix-Rouge canadienne qui découlait d’un besoin d’établissement, exprimé par les collectivités autochtones, d’un programme de prévention qui habilite les participants autochtones à désigner et revendiquer le passé, et qui amorce la transition d’un cercle de violence vers un cercle de guérison. Le programme a été lancé dans l’Ouest canadien (quatre provinces de l’Ouest et trois territoires) en 2000; et à l’échelle nationale en 2003. Trois gestionnaires régionaux sont en poste : dans l’Ouest canadien, en Ontario et dans l’Est du Canada.

Description du programme
Buts et objectifs :

Mettre en place des milieux sécuritaires exempts de violence et de mauvais traitements, surtout pour les enfants et les jeunes. Le programme s’efforce aussi d’accroître la capacité et la participation précoce des services sanitaires et sociaux adaptés à la culture dans le but de travailler avec les enfants et les familles dans leurs foyers et dans les collectivités; favoriser une responsabilité collective pour le maintien de la sécurité des enfants, élément essentiel à leur santé et à celle de leurs familles et de leurs collectivités.

Méthodes traditionnelles et autochtones :

Le cas échéant, on demande aux Aînés de la collectivité de participer au processus. Le programme bénéficie ainsi de l’ajout d’un volet culturel important qui se marie parfaitement au programme de prévention pour parler de la résistance grâce à des récits sur la création et sur les nations. Les clients peuvent aussi être dirigés vers les guérisseurs autochtones traditionnels locaux.

Composantes du programme :

Les responsables du programme ne se rendent dans la collectivité qu’à sa demande. Le coordonnateur du programme discute par la suite des besoins de la collectivité, de sa capacité, des systèmes de soutien et de ses forces. Des membres de la collectivité sont ensuite choisis par la collectivité pour assister aux ateliers de formation sur la prévention. Les « diplômés » de ces ateliers deviennent des éducateurs certifiés en prévention  et offrent des séances éducatives sur la prévention aux enfants, aux jeunes et aux adultes de leur propre collectivité. Les diplômés en éducation du programme sont encadrés, suivis de près et soutenus par les systèmes communautaires et la Croix-Rouge canadienne.

Fonctionnement des services :

Les services sont fournis sur place dans les collectivités qui font une demande en vue de recevoir une aide dans le cadre du programme.

Financement :

Les fonds proviennent du ministère de la Justice du Canada; du ministère de la Sécurité publique du Canada, du Centre national de prévention du crime; et de Santé Canada.

Partenaires et intervenants
Participation des groupes cibles :

Les membres de la collectivité déterminent qui doit participer dans la collectivité et comment ils aimeraient que le processus se déroule.

Partenaires :

S/O

Autres collaborations :

Le programme collabore avec bon nombre de groupes, d’organismes et d’organisations des collectivités autochtones à l’échelle du pays.

Renseignements sur l’évaluation du programme
Évaluation :

Une évaluation a été réalisée.

Principales conclusions de l’évaluation :

Un programme toujours très populaire, particulièrement lorsqu’il est axé sur la compréhension culturelle intégrée et les outils d’enseignement qui témoignent des collectivités (p. ex., les outils vidéos intégrés à « nos récits »).

Résultats du programme
Indicateurs de succès :

La réussite du programme se mesure par l’augmentation continue du nombre de collectivités recherchant ces services, fondés uniquement sur le bouche-à-oreille.

Réalisations :

Obtenir la reconnaissance des collectivités que ces dernières désirent être davantage éduquées et reconnaître les séquelles des pensionnates et d’en défaire. Les collectivités participant au programme ont aussi reconnu que la guérison est un processus qui, en fin de compte, permet à la collectivité de prendre des décisions plus positives et efficaces en vue d’accroître le bien-être de cette collectivité.

Enjeux :

Obtenir du financement. Difficulté à exécuter les programmes d’éducation par l’entremise des programmes gouvernementaux qui peuvent consentir ou non à financer ces types de programmes d’une année à l’autre.

Renseignements utiles à la reproduction du programme
Conseils sur la reproduction :

Le programme peut être reproduit. Il a déjà été dispensé dans plus de 200 collectivités autochtones et dans plusieurs langues différentes, et offrira sous peu ses services dans des collectivités australiennes.

Ressources :

Un financement suffisant doit être fourni pour optimiser l’efficacité du programme. La participation de la collectivité est essentielle au succès du programme.

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