l'Initiative de lutte contre la violence familiale

RECUEIL DES PRATIQUES PROMETTEUSES VISANT À RÉDUIRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA ET À ACCROÎTRE LEUR SÉCURITÉ – ANNEXE AU RECUEIL : DESCRIPTIONS DÉTAILLÉES DES PRATIQUES

HÉRITAGE HISTORIQUE

Guérison des anciens élèves des pensionnats

Nom du programme :

Embracing Our Human-ness

Organisme :

Healing Drum Society

Lieu :

Healing Drum Society

Groupe cible :

Autochtones et non-Autochtones qui ont vécu l’expérience des pensionnats

Personne-ressource :

Joe Pintarics

Téléphone :

867-766-2007

Courriel :

joepintarics@theedge.ca 
ou ed.hds@northwestel.net

Site Web :

S/O

Aperçu du programme
Historique :

Le programme a été lancé en 2003 et se poursuit toujours comme il avait été conçu au départ (en date de janvier 2012 lorsque cet examen a été réalisé). Le programme dispose d’un financement jusqu’au mois de décembre 2013.

Description du programme
Buts et objectifs :

Contribuer à la guérison des gens qui ont été touchés par des traumatismes physiques, sexuels, émotionnels, mentaux et spirituels découlant de leurs expériences dans des pensionnats.

Méthodes traditionnelles et autochtones :

Dans le cadre du programme et au cours des réunions, une prière quotidienne est récitée à laquelle s’ajoutent des cérémonies de purification. Il y a aussi le tambour sacré qui résonne et les chants entamés dans les cercles. Des cercles de la parole sacrés se tiennent régulièrement. Les Aînés aident à enseigner et à conseiller les participants au programme et ils fournissent aussi une orientation et un soutien continu au personnel du programme. Lorsque le programme est exécuté dans une collectivité, on fait appel aux Aînés locaux pour fournir une orientation, un soutien et des conseils. Les méthodes de guérison traditionnelles sont enseignées dans le cadre du programme. Les participants sont aussi sensibilisés aux relations familiales et communautaires traditionnelles ainsi qu’aux rites de passage. Ils participent aux cérémonies traditionnelles locales, telles que les cérémonies du feu et les danses au son des tambours. Le programme se tourne aujourd’hui vers des concepts pan-autochtones qui intègrent les traditions autochtones du Sud et des Dénés du Nord.

Composantes du programme :

Le programme est mobile de par sa nature, répondant à la demande des collectivités de venir offrir ses services. Il s’agit d’un programme de groupe psycho-éducatif d’une durée de 4 semaines dont l’objectif est d’encourager les survivants des pensionnats à partager et à exprimer leurs sentiments sur le traumatisme qu’ils ont vécu. Les séances du programme portent essentiellement sur la survie, les traumatismes indirects et les traumatismes intergénérationnels. Un processus d’accueil intensif se déroule avant que ne s’amorce le programme. Le programme fait un suivi auprès des clients au trois, six et douze mois à la suite de la séance initiale de quatre semaines. La Healing Drum Society peut compter sur treize employés au total. Il y a six facilitateurs de programme embauchés à contrat; il faut deux facilitateurs pour chaque programme. Le programme fait aussi appel à trois conseillers à temps plein qui aident au suivi du programme et qui s’acquittent également de fonctions continues de counseling auprès des survivants à des traumatismes.

Fonctionnement des services :

Des services sont offerts aux collectivités participant au programme.

Financement :

Fondation autochtone de guérison; Santé Canada; et la Healing Drum Society.

Partenaires et intervenants
Participation des groupes cibles :

Les femmes siégeant au Conseil d’administration participent au processus de planification. Elles représentent leurs collectivités au Conseil. Certains des Aînés concernés par le programme, des facilitateurs et des conseillers sont des femmes. Le personnel affecté au marketing et à l’administration est composé de femmes.

Partenaires :

Organisations des Premières Nations, métisses et inuites et Collège Aurora.

Autres collaborations :

Groupes de femmes et organismes gouvernementaux qui présentent une demande d’assistance.

Renseignements sur l’évaluation du programme
Évaluation :

Aucune évaluation n’a été réalisée.

Principales conclusions de l’évaluation :

S/O

Résultats du programme
Indicateurs de succès :

Le succès se mesure par les commentaires des participants et les suivis auprès des clients qui ont suivi le programme.

Réalisations :

À la fin de l’année financière, la société aura exécuté son 40e programme communautaire intitulé « Embracing Our Human-ness ».

Enjeux :

Les services sont perçus comme un modèle « universel ». Certaines collectivités veulent modifier le programme, et le personnel travaille avec elles pour mettre en place un modèle qui répond à leurs besoins particuliers, tout en respectant l’objectif global de guérison des traumatismes subis dans les pensionnats. 

Renseignements utiles à la reproduction du programme
Conseils sur la reproduction :

Ce programme peut être reproduit ailleurs. Il peut être transféré à toute collectivité. Le programme doit être dirigé, soutenu et parrainé par un organisme directeur, tel qu’un conseil d’administration ou un gouvernement des Premières Nations. Il importe également que la Première Nation locale, l’organisation des Premières Nations, inuite ou métisse locale connaisse et soutienne le programme lorsqu’il est exécuté dans sa collectivité. Les commanditaires du programme, tels qu’un collège ou une organisation féminine, doivent aussi parfaitement comprendre le programme et appuyer son personnel et ses participants. Le suivi et les services de consultation continue doivent impérativement être disponibles pour les participants une fois le programme rerminé. Les facilitateurs, le personnel et les Aînés doivent avoir l’occasion de présenter un compte rendu et de se libérer du stress après avoir exécuté un programme. Ils doivent aussi avoir la possibilité de s’occuper de leurs propres enjeux, de participer à des séances de formation et de maintenir un mécanisme d’entraide.

Ressources :

Les gens auraient besoin d’un budget pour embaucher deux facilitateurs pour chaque programme d’une durée de quatre semaines. Il leur faudrait aussi de l’argent pour faire le suivi auprès des participants une fois le programme terminé. Des fonds devraient être débloqués pour l’hébergement et les déplacements des facilitateurs et des Aînés (si aucun Aîné n’est disponible à l’échelle locale). Il serait nécessaire de louer un local si aucun local gratuit n’est disponible. Des fonds devraient être consentis pour que le programme puisse faire l’objet d’une bonne stratégie de marketing.

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