l'Initiative de lutte contre la violence familiale

RECUEIL DES PRATIQUES PROMETTEUSES VISANT À RÉDUIRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA ET À ACCROÎTRE LEUR SÉCURITÉ –ANNEXE AU RECUEIL : DESCRIPTIONS DÉTAILLÉES DES PRATIQUES

SITUATION ÉCONOMIQUE

Guérison et réinsertion sociale des délinquants

Nom du programme :

Seven Sparks Healing Path Program

Organisme :

Mi’kmaq Friendship Centre

Lieu :

Halifax, Nouvelle-Écosse

Groupe cible :

Les délinquants et délinquantes âgés de 18 à 50 ans

Personne-ressource :

Pam Glode Desrochers, directrice générale

Téléphone :

902-420-1576

Courriel :

pglode@eastlink.ca

Site Web :

www.mymnfc.com

Aperçu du programme
Historique :

Le programme « Seven Sparks Healing Path » a débuté en 2009 et fait face à une demande grandissante. La programmation a été élargie de façon à intégrer une approche holistique pour la guérison et le mieux-être des familles. Le Friendship Centre a dû embaucher davantage de personnel pour appuyer la prestation du programme.

Description du programme
Buts et objectifs :

Soutenir la guérison et la réinsertion sociale des délinquants autochtones sous responsabilité fédérale dans la collectivité après leur mise en liberté, offrir une gamme de services, de soutiens et d’interventions visant notamment les compétences psychosociales, les problèmes de drogue et d’alcool, l’éducation et le développement des compétences améliorant l’employabilité pour appuyer la réinsertion dans la collectivité des détenus qui viennent d’être libérés, et traiter les comportements violents au moyen de cercles de la parole et de programmes de gestion de la colère.

Méthodes traditionnelles et autochtones :

Toutes les activités du programme intègrent des pratiques et des valeurs traditionnelles autochtones fondées sur les principes coutumiers de justice réparatrice. Les activités culturelles traditionnelles représentent un pilier du programme et visent à aider les participants à renforcer leur identité personnelle et à reprendre contact avec leur culture et leur collectivité de manière holistique.

Composantes du programme :

Les délinquants participant au programme sont, dans la plupart des cas, des personnes ayant été dirigées par des établissements correctionnels fédéraux, le réseau de soutien juridique des Micmacs et l’organisation Tawaak Aboriginal Housing. Toutefois, les personnes s’inscrivant au programme de leur propre chef sont également admises. Le programme dirige le client vers des services qui traitent directement les problèmes de violence familiale et sexuelle. Un programme d’appui aux conjoints offre aux membres de la famille des délinquants un accès à des groupes de soutien, à diverses activités et à des cercles de la parole. Un programme de lutte contre la violence est également offert aux jeunes.

Fonctionnement des services :

Les services sont offerts sur place.

Financement :

Le programme est financé par le Groupe de la politique correctionnelle autochtone de Sécurité publique Canada, par le Mi’kmaq Friendship Centre et par la Tawaak Housing Association.

Partenaires et intervenants
Participation des groupes cibles :

Les programmes étant pris en charge par la collectivité, ils sont élaborés en fonction de celle-ci, ce qui les rend d’autant plus pertinents.

Partenaires :

Native Alcohol and Drug Abuse Counseling Association; Réseau de soutien juridique des Micmacs; Tawaak Aboriginal Housing Service; Healing Our Nations; Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain; service de police de la ville d’Halifax.

Autres collaborations :

S/O

Renseignements sur l’évaluation du programme
Évaluation :

Une évaluation est en cours (2012).

Principales conclusions de l’évaluation :

S/O

Résultats du programme
Indicateurs de succès :

Le succès se mesure par le nombre de personnes qui accèdent au programme et la rétroaction des membres de la famille des clients. On effectue un suivi des besoins des clients en matière de logement et d’emploi, et l’on s’assure qu’ils sont satisfaits. 

Réalisations :

Le programme aide les hommes à se trouver un emploi stable et à le conserver. On a observé une diminution notable des comportements violents chez les hommes qui participent au programme, ce qui témoigne du succès de celui-ci. 

Enjeux :

Obtenir du financement. Le programme n’est pas en mesure de répondre aux besoins des délinquants sexuels. Le piètre état des installations hébergeant le programme pose problème. On a dû demander à certains hommes de se retirer du programme parce qu’ils avaient fait du harcèlement sexuel ou qu’ils avaient eu un comportement menaçant ou inapproprié envers le personnel. Ces cas sont rares, mais extrêmement difficiles à gérer lorsqu’ils surviennent.

Renseignements utiles à la reproduction du programme
Conseils sur la reproduction :

Le programme peut être reproduit. Les gens doivent être conscients des obstacles que pose la mentalité « pas dans ma cour », surtout en ce qui concerne les délinquants autochtones. Le racisme et la discrimination systémiques sont des facteurs bien réels dont les programmes doivent tenir compte. Chaque collectivité étant différente, ce qui fonctionne pour l’une peut ne pas fonctionner pour l’autre.

Ressources :

Un financement suffisant, un personnel qualifié et des locaux adéquats sont nécessaires pour garantir le succès du programme.

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