l'Initiative de lutte contre la violence familiale

RECUEIL DES PRATIQUES PROMETTEUSES VISANT À RÉDUIRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES AUTOCHTONES AU CANADA ET À ACCROÎTRE LEUR SÉCURITÉ –ANNEXE AU RECUEIL : DESCRIPTIONS DÉTAILLÉES DES PRATIQUES

INTERACTIONS AU SEIN DES COLLECTIVITÉS

Accroître la sensibilisation dans la collectivité en général

Nom du programme :

Indigenous Rights Program (partie intégrante de KAIROS)

Organisme :

KAIROS

Lieu :

Ottawa, Ontario / desservant 80 groupes de réseau partout au Canada

Groupe cible :

L’ensemble de la population

Personne-ressource :

Ed Bianchi

Téléphone :

613-235-9956, poste 221

Courriel :

ebianchi@kairoscanada.org

Site Web :

www.kairoscanada.org/

Aperçu du programme
Historique :

Le Indigenous Rights Program a vu le jour en 2001 et a connu une croissance importante au fil des années. Il est aujourd’hui un programme prioritaire de KAIROS. Il y a quelques années, lors d’une restructuration comportant une réduction du nombre d’employés, les membres de KAIROS (églises fondatrices et groupes de réseau) ont été pressentis pour déterminer sur quels aspects KAIROS devrait se concentrer. Réponse de KAIROS : les droits de la personne et plus précisément le Indigenous Rights Program. Le sujet des femmes assassinées et portées disparues au Canada a été l’un des premiers sujets sur lequel s’est penché KAIROS, et son engagement à cet égard s’est approfondi avec les années.

Description du programme
Buts et objectifs :

Le rôle de KAIROS et du Indigenous Rights Program est de fournir une aide aux organisations et aux personnes autochtones qui travaillent sur les questions de la violence faite aux femmes autochtones, notamment prôner la sensibilisation du public aux réalités du peuple autochtone en accordant une attention particulière aux femmes (la discrimination, le racisme, les effets du colonialisme), aider les gens à se sentir assez à l’aise pour leur fournir une véritable assistance et favoriser la prise en charge personnelle et collective des femmes du peuple.

Méthodes traditionnelles et autochtones :

Fournir des services adaptés à la culture. Le Indigenous Rights Program s’en remet à l’expertise des groupes avec qui les responsables du programme collaborent; tous les événements témoignent au plan régional des traditions régionales de cette initiative, au moyen de partenariats.

Composantes du programme :

Les responsables du programme collaborent étroitement avec les femmes victimes de violence grâce à des partenariats qui permettent aux groupes du réseau de mieux soutenir les organisations. Cela englobe l’aide aux victimes de violence et l’élimination des causes fondamentales de la violence. L’accent est placé sur les racines même de la violence. Le programme met à profit une approche axée sur la vision, une réflexion prospective et l’éducation sur les problèmes systémiques, tels que les causes historiques de l’injustice, du colonialisme, du racisme et de l’oppression ; il sensibilise les gens aux effets de ces causes. On espère ainsi que le programme pourra atténuer, voire éliminer ces effets.

Fonctionnement des services :

Les services sont fournis sur place.

Financement :

Fourni par les églises membres de KAIROS.

Partenaires et intervenants
Participation des groupes cibles :

Tout le matériel qu’utilise le programme provient de collectivités et d’organisations autochtones affectées à ce domaine, y compris l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), et à l’échelle régionale, les membres des organisations provinciales/territoriales de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC). Pour autant que ces groupes de femmes soient mobilisées, les ressources, l’organisation d’ateliers, les approches et les méthodologies sont guidées par ces organisations et ces collectivités.

Partenaires :

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), l’Assemblée des Premières Nations (APN), Walk for Justice, Families for Sisters in Spirit.

Autres collaborations :

Le programme œuvre par le biais de réseaux régionaux, collabore étroitement avec les Centres d’amitié partout au pays ainsi qu’avec les membres des organisations provinciales et territoriales de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC).

Renseignements sur l’évaluation du programme
Évaluation :

Aucune évaluation n’a été réalisée.

Principales conclusions de l’évaluation :

S/O

Résultats du programme
Indicateurs de succès :

La réussite du programme se mesure par le nombre de personnes qui participent aux diverses initiatives. Plus de gens participent à ces activités et plus on est en mesure de sensibiliser les gens au problème que pose la violence faite aux femmes autochtones, et plus les chances seront grandes que les gens soient enclins à poser des gestes concrets à cet égard.

Réalisations :

Le programme a pu sensibiliser dans une large mesure ses groupes membres à ce fléau. C’est une façon efficace d’introduire les gens aux problèmes connexes que sont le colonialisme, la discrimination et le racisme. Grâce au travail à ce chapitre, le personnel affecté au programme peut aider les gens à comprendre ce que c’est pour certaines populations de vivre dans ces conditions jour après jour, toute leur vie.

Enjeux :

L’ignorance envahissante et profonde relative aux peuples autochtones représente le plus grand  obstacle. Le manque persistant de connaissance à l’égard des événements historiques qui ont été et qui sont toujours à la base des problèmes auxquels font face aujourd’hui les peuples autochtones, se veut un défi de taille. Ainsi, de nombreux membres affectés au programme ne possèdent pas cette information; et une bonne partie du travail du personnel consiste à les aider à mieux comprendre comment l’histoire a façonné la réalité d’aujourd’hui, et l’incidence qu’elle exerce sur le sujet de la violence faite aux femmes autochtones aujourd’hui.

Renseignements utiles à la reproduction du programme
Conseils sur la reproduction :

Le programme peut être reproduit. Les organisations, les collectivités et les groupes partenaires du programme doivent savoir comment se préparer à vivre un long processus qui comportent l’établissement de liens, la création d’un climat de confiance et le recours à l’histoire comme outil d’enseignement, tout particulièrement du fait que tellement de gens ne connaissent pas l’histoire des peuples autochtones et les réalités auxquels ils font face dans la société d’aujourd’hui. Beaucoup d’éducation s’avère nécessaire, dans un contexte intersectoriel actif qui intègre les principes d’enseignement et d’apprentissage autochtones et non autochtones. La connaissance et la compréhension du public contribuent à vaincre les stéréotypes, et la pratique combien trop courante qui consiste à blâmer les victimes - ceux et celles en marge de la société - pour leur malheur.

Ressources :

Un financement suffisant, un personnel qualifié et un réseau bien établi sont nécessaires pour garantir le succès du programme.

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