Un aperçu de statistiques sélectionnées sur la justice pénale chez les jeunes, 2024

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Mai 2026

La présente fiche d’information regroupe des statistiques sur le système de justice pénale pour les jeunes concernant des sujets tels que :

Toutes les statistiques proviennent des micro-enquêtes du Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités (CCSJSC) de Statistique Canada sur la justice pénale : le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC; renseignements déclarés par la police); l’Enquête intégrée sur les tribunaux de juridiction criminelle (EITJC; renseignements déclarés par les tribunaux); et l’Enquête sur les services correctionnels canadiens (ESCC; données déclarées par les services correctionnels). Pour de plus amples renseignements, voir chaque source citée en référence, ainsi que l’état du système de justice pénale du ministère de la Justice du Canada.

Section 1. Mesures de la criminalité chez les jeunes

1.1 Taux de criminalitéNote de bas de page 1

Les taux de criminalité chez les jeunes sont fondés sur le nombre de jeunes, âgés de 12 à 17 ans, qui sont entrés en contact avec la police à la suite d’une infraction criminelle signalée et qui ont été accusés (ou recommandés pour une accusation), ou qui ont été classés par d’autres moyens, y compris la déjudiciarisation du système de justice pénale formel par le recours à des mesures extrajudiciaires.

Le taux de criminalité chez les jeunes déclaré par la police mesure le volume de crimes pour 100 000 jeunes. Il combine le taux par habitant de jeunes accusés d’une infraction criminelle par la police (ou recommandés pour une mise en accusation) et le taux de jeunes classés par d’autres moyens (c.-à-d. non inculpés).

1.2 Indice de gravité de la criminalité chez les jeunesNote de bas de page 3

L’Indice de gravité de la criminalité chez les jeunes (IGC) fournit une mesure qui tient compte à la fois du volume et de la gravité de la criminalité, et sa valeur de base a été ajustée pour être égale à 100 pour l’année de référence (2006). Similaire aux taux de crimes déclarés par la police chez les jeunes, l’IGC chez les jeunes est fondé sur le nombre de jeunes qui entrent en contact avec la police. L’IGC pour les jeunes est fondé sur les infractions au Code criminel, y compris les délits de la route, ainsi que sur d’autres infractions aux lois fédéralesNote de bas de page 4.

1.3 Déjudiciarisation : Recours à des mesures extrajudiciairesNote de bas de page 11

La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA)—la loi fédérale qui régit le système de justice pénale pour les jeunes âgés de 12 à 17 ans—a été mise en Å“uvre en 2003 dans le but de réduire le recours excessif aux tribunaux et à l’incarcération en augmentant le recours aux mesures extrajudiciaires, aussi appelées déjudiciarisation. À cette fin, la Loi encourage les policiers à exercer leur pouvoir discrétionnaire en recourant à des mesures extrajudiciaires (MEJ) comme solution de rechange à l’inculpation d’une infraction criminelle contre les jeunes. Les mesures extrajudiciaires comprennent des actes tels que des avertissements verbaux, des mises en garde écrites, des renvois vers un programme communautaire et des renvois vers un programme de sanctions extrajudiciairesNote de bas de page 12.

Section 2. Jeunes en détention avant procès et en détention après condamnationNote de bas de page 14

La détention avant le procès comprend les jeunes placés sous garde qui attendent une nouvelle comparution devant le tribunal et qui ne purgent actuellement aucun type de peine, sauf indication contraire. Il s’agit d’une mesure de dernier recours, qui met l’accent sur le fait que le jeune doit rester dans la collectivité chaque fois que cela est possible et approprié pour le faire. Bien que la détention avant le procès joue un rôle essentiel dans la protection de la société et l’administration de la justice, elle peut également présenter des problèmes systémiques plus profonds liés aux droits juridiques (p. ex. présomption d’innocence), aux droits de la personne, à l’accès à la justice, à une culture de l’inefficacité et des délais, et à des répercussions disproportionnées sur certaines personnes.

Section 3. Peines imposées aux jeunesNote de bas de page 16

La LSJPA met l’accent sur la réadaptation, la responsabilisation et la réinsertion sociale. Elle met l’accent sur les peines non privatives de liberté, l’incarcération étant réservée aux infractions violentes ou graves.

Section 4. Surreprésentation des jeunes autochtones et des jeunes noirs

En 2025–2026, Statistique Canada a introduit une nouvelle mesure appelée l’indice de surreprésentation. Pour la première fois, les données correctionnelles fédérales et provinciales-territoriales sont combinées pour fournir des données sur l’ensemble du système correctionnel, afin d’obtenir un aperçu de la participation aux services correctionnels chez les adultes autochtones et noirs au Canada. L’Indice de surreprésentation tient compte des différences démographiques (p. ex. en termes d’âge et de sexe) entre les populations du système correctionnelNote de bas de page 18. En l’absence de cet indice pour les jeunes, il est important de surveiller leur proportion dans la population correctionnelle par rapport à leur part dans la population générale.

Jeunes autochtones :

Jeunes noirs :

Section 5. Récidive chez les jeunes

La récidive est le fait de commettre un autre crime ou d’entrer de nouveau en conflit avec le système de justice pénale (SJP), à la suite d’un premier crime ou d’un premier contact. Il s’agit d’une mesure importante de l’efficacité des efforts déployés par le SJP pour promouvoir la réadaptation, la réinsertion sociale et la sécurité publique. Cependant, il existe des variations importantes dans la façon dont le récidivisme est défini et mesuré (p. ex. nouveaux contacts, nouvelle arrestation, réincarcération ou nouvelle condamnation) d’une étude à l’autre et dans différentes administrations. Au cours de la dernière décennie, Statistique Canada a mené quelques études sur les nouveaux contacts; Pour un aperçu plus détaillé, veuillez consulter La récidive dans le système de justice pénale (2020). Voici les principales conclusions concernant les jeunes :

Depuis, d’autres études ont été menées sur le sujet. Notamment :

Tendances en matière de récidive chez les auteurs présumés vivant dans les régions rurales des provinces canadiennes, 2014 à 2023 de Statistique Canada (2025)


Un aperçu de statistiques sélectionnées sur la justice pénale chez les jeunes, 2024

J4-205/2026F-PDF
ISBN 978-1-100-00103-6

Annexe I. Nombre et taux de jeunes inculpés et non inculpés pour 100 000 jeunes, Canada, 2014 à 2024

Annexe I. Nombre et taux de jeunes inculpés et non inculpés pour 100 000 jeunes, Canada, 2014 à 2024
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Taux (Total, toutes les infractions au Code criminel [sauf les délits de la route])
Total, taux de criminalité chez les jeunes (jeunes inculpés et non inculpés) 4 016 3 946 3 765 3 776 3 402 3 213 2 219 2 163 2 572 2 914 2 791
Taux, jeunes inculpés pour 100 000 habitants âgés de 12 à 17 ans 1 776 1 734 1 649 1 614 1 485 1 432 973 897 1 073 1 278 1 291
Taux, jeunes non inculpés pour 100 000 habitants âgés de 12 à 17 ans 2 240 2 212 2 116 2 162 1 916 1 781 1 246 1 266 1 498 1 636 1 500
Nombre (Total, toutes les infractions au Code criminel [sauf les délits de la route])
Total, jeunes inculpés 41 911 40 768 39 022 38 127 35 230 34 513 23 947 22 390 27 402 33 529 34 895
Total, jeunes non inculpés 52 871 52 002 50 096 51 075 45 462 42 928 30 678 31 582 38 258 42 930 40 530

Annexe II. Admissions de jeunesNote de bas de page 25 aux services correctionnels, selon l’identité autochtone, 2016–2017 à 2023–2024

Annexe II. Admissions de jeunes aux services correctionnels, selon l’identité autochtone, 2016–2017 à 2023–2024
2016–2017 2017–2018 2018–2019 2019–2020 2020–2021 2021–2022 2022–2023 2023–2024
Total des admissions de jeunes 25 116
(100 %)
22 961
(100 %)
19 724
(100 %)
17 528
(100 %)
10 107
(100 %)
9 654
(100 %)
11 027
(100 %)
13 546
(100 %)
Admissions de jeunes Autochtones 10 736
(43 %)
9 543
(42 %)
8 193
(42 %)
7 270
(41 %)
4 312
(43 %)
3 994
(41 %)
4 382
(40 %)
5 525
(41 %)
Admissions de jeunes non autochtones 13 034
(52 %)
12 437
(54 %)
10 965
(56 %)
9 787
(56 %)
5 504
(54 %)
5 378
(56 %)
6 288
(57 %)
7 583
(56 %)
Identité autochtone inconnue 1 346
(5 %)
981
(4 %)
566
(3 %)
471
(3 %)
291
(3 %)
282
(3 %)
357
(3 %)
438
(3 %)

Annexe III. Admissions de jeunes aux services correctionnels, selon l’identité noire, Nouvelle-Écosse, Ontario, Alberta et Colombie-Britannique, 2019–2020 à 2023–2024

Annexe III. Admissions de jeunes aux services correctionnels, selon l’identité noire, Nouvelle-Écosse, Ontario, Alberta et Colombie-Britannique, 2019–2020 à 2023–2024
2019–2020 2020–2021 2021–2022 2022–2023 2023–2024
Total des admissions de jeunes 11 450 (100 %) 6 612 (100 %) 6 581 (100 %) 7 595 (100 %) 9 350 (100 %)
Admissions de jeunes noirs 1 412 (12 %) 870 (13 %) 813 (12 %) 957 (13 %) 1 258 (13 %)