Stratégie fédérale d’aide aux victimes,
Évaluation à mi-mandat

3. CONSTATS D’ÉVALUATION (suite)

3.2.  Réussite


3. CONSTATS D’ÉVALUATION (suite)

3.2. Réussite

Au cours de l’évaluation, on a examiné les résultats à court terme afin d’évaluer dans quelle mesure la Stratégie fédérale d’aide aux victimes s’harmonise avec ses objectifs à long terme, qui consistent à améliorer l’expérience des victimes d’actes criminels dans le système de justice pénale.

Plus précisément, l’évaluation a permis d’examiner dans quelle mesure les programmes, les politiques et les lois sont utiles pour les victimes, si on est davantage en mesure d’offrir des services d’aide aux victimes, si les victimes participent davantage dans le système de justice pénale, si les gens sont davantage sensibilisés aux problèmes que vivent les victimes, aux services d’aide qui leur sont offerts et à la loi, et si on échange plus d’information et de documents se rapportant aux problèmes que vivent les victimes.

Législation

Les répondants clés ont remarqué que les changements apportés par le projet de loi C-2 et le projet de loi C-10 ont conféré un rôle plus significatif aux victimes dans le système de justice pénale et qu’ils constituent une forme réelle et concrète d’aide directe donnée aux victimes. De l’avis des répondants clés dans les provinces et les territoires, ces changements tiennent davantage compte des besoins des victimes et traduisent leurs inquiétudes. Les représentants provinciaux et territoriaux considèrent que ces changements mettent en évidence les progrès réalisés du point de vue de la participation des victimes dans le système de justice pénale et dans l’humanisation des procédures, notamment dans les domaines des agressions sexuelles et dans ceux qui touchent les enfants victimes.

Satisfaction quant à l’administration du Fonds d’aide aux victimes

Dans l’ensemble, les demandeurs du Fonds d’aide aux victimes qui ont répondu au sondage administré dans le cadre de l’évaluation ont laissé savoir qu’ils étaient satisfaits de leur expérience avec la procédure de demande du Fonds. Voici les aspects les plus satisfaisants[13] : la communication, l’information, l’équité de la procédure d’approbation et le sentiment qu’ils étaient traités avec courtoisie et respect. Voici les aspects les moins satisfaisants de leur expérience : la difficulté à suivre la procédure de demande (12,5 %), jugée longue (6 %) et la compréhension des objectifs du Fonds (6 %), qu’ils ont eu du mal à associer aux objectifs du projet.

Répartition du Fonds d’aide aux victimes en fonction des résultats

Selon l’attribution des résultats du Fonds d’aide aux victimes par rapport aux projets par le gestionnaire de programme dans le Système de gestion de l’information sur les subventions et contributions, les projets apportent souvent leur contribution à plus d’un résultat[14]. Le renforcement de la capacité à assurer les services d’aide aux victimes représente le résultat le plus commun auquel les projets ont apporté une contribution. La hausse marquée dans les projets en 2006-2007, qui a contribué aux résultats, soit élargir l’accès aux services d’aide aux victimes, est due à l’augmentation des fonds pour les activités liées à la SNSVAC en 2006-2007.

Tableau 6 : Répartition du Fonds d’aide aux victimes en fonction des résultats
Résultat [15] 2005-2006 2006-2007
Nombre de projets Total ($) Nombre de projets Total ($)
Renforcer les capacités pour donner des services d’aide aux victimes 22 639 445 $ 42 1 194 976 $
Renforcer les capacités pour mettre en œuvre les lois se rapportant aux victimes 11 338 542 $ 15 680 275 $
Conception de nouvelles approches et de nouveaux produits pour contribuer à la prestation de services aux victimes 15 416 421 $ 17 553 458 $
Sensibiliser davantage les employés dans le secteur de la justice pénale, les prestataires de services et les victimes aux problèmes que vivent les victimes, aux lois qui s’y rattachent et aux services d’aide offerts et les aider à mieux comprendre ces aspects 1 6 250 $ 30 525 943 $
Élargir l’accès aux services d’aide aux victimes pour les victimes 0 0 $ 28 416 706 $
Non identifié 2 52 900 $ 7 105 691 $

(Source : SGISC et dossiers sur les projets du gestionnaire du Fonds d’aide aux victimes)

On a établi que la plupart des projets de la SNSVAC apportaient leur contribution au résultat « Élargir l’accès aux services d’aide aux victimes pour les victimes »; cependant, on aurait pu également les attribuer au résultat « Sensibiliser davantage les employés dans le secteur de la justice pénale, les prestataires de services et les victimes aux problèmes que vivent les victimes, aux lois qui s’y rattachent et aux services d’aide offerts et les aider à mieux comprendre ces aspects ».

D’après les conclusions de l’évaluation, les organisateurs jugeaient que plusieurs sortes d’activités organisées pendant la SNSVAC ont été réussies. Habituellement, les organisateurs faisaient le plus souvent ressortir la grande participation des membres de la collectivité et les réactions positives de cette collectivité et d’autres organisations comme mesure et indicateur de cette réussite.

Pour ce qui est des difficultés, tous les organisateurs d’activités ont dû faire face au manque de temps, et certains étaient également aux prises avec un manque de personnel ou un budget serré. De plus, certains organisateurs ont eu du mal à évaluer dans quelle mesure ils avaient réussi à rejoindre le groupe qu’ils visaient. Cependant, les organisateurs ont dans l’ensemble signalé que les activités de la SNSVAC qu’ils avaient organisées étaient réussies parce qu’elles avaient attiré l’attention et suscité des réactions positives dans la collectivité et dans d’autres organisations locales.

Les conclusions des évaluations de la SNSVAC de 2006 ont servi à influencer la planification de la SNSVAC de 2007 : on a apporté des changements au Guide de ressources, ce qui a accéléré la distribution du guide et permis d’offrir le financement plus rapidement.

3.2.1. Renforcement de la capacité de donner des services d’aide aux victimes

Les personnes interrogées au gouvernement fédéral et les répondants au sondage, y compris les représentants du Nord, ont indiqué qu’il est actuellement impossible de fournir des coordonnateurs des témoins de la Couronne dans chaque affaire, ce qui oblige ces derniers à travailler seulement sur les cas les plus graves, comme les meurtres, les violences contre la personne, les victimes handicapées mentalement et les cas concernant des enfants victimes ou témoins. Sans coordonnateur des témoins de la Couronne, la victime doit directement travailler avec la Couronne, en l’occurrence un juge itinérant en général, et en raison de leur très lourde charge de travail, les coordonnateurs n’ont souvent pas le temps ni l’expertise sur le plan culturel pour aider vraiment la victime ou le témoin. Un coordonnateur qui répondait au sondage a souligné qu‘un plus grand nombre de jeunes femmes parlent franchement et qu’elles signalent les crimes, mais qu’elles ne sont pas renseignées ou qu’elles n’ont pas été conseillées sur la façon de mener à bonne fin la procédure d’accusation. Cette situation peut amener les victimes à se rétracter afin d’éviter d’avoir d’autres conflits avec l’accusé.

Entre 2005-2006 et 2006-2007, deux séances ou réunions de formation ont été organisées pour les coordonnateurs des témoins de la Couronne[16]. Ces réunions, qui se tiennent habituellement une fois par année, représentaient la quatrième et la cinquième réunion organisées par le CPCV avec le concours des directeurs régionaux dans le Nord pour répondre aux besoins en matière de formation et d’information des coordonnateurs dans les territoires. On a choisi les sujets de la formation après consultation des coordonnateurs et des directeurs régionaux dans les territoires.

Ces réunions avaient pour objectif de contribuer à la capacité (connaissance et sensibilisation) des coordonnateurs des témoins de la Couronne dans leur travail en leur donnant l’occasion d’établir un réseau, d’en apprendre sur les problèmes communs et des problèmes précis concernant les victimes et d’en discuter les uns avec les autres, avec d’autres prestataires de services et des spécialistes. Compte tenu de la nature unique du rôle du coordonnateur des témoins de la Couronne au ministère de la Justice, de la distance qui les sépare, on a signalé que cette occasion de se réunir, de partager des expériences et d’interagir avec des collègues était très importante.

Tous les coordonnateurs des témoins de la Couronne qui ont participé aux deux réunions organisées par le CPCV ont rempli un questionnaire d’évaluation. Les questionnaires comprenaient plusieurs questions fermées et ouvertes qui ont permis aux participants de décrire les avantages qu’ils ont tirés de la conférence et de proposer des activités de soutien à venir.

Dans l’ensemble, les évaluations des réunions par les coordonnateurs des témoins de la Couronne étaient positives. Les participants ont signalé que les séances de formation étaient bien organisées et qu’on y avait présenté suffisamment de renseignements utiles. Pour la réunion de 2006, les coordonnateurs des témoins de la Couronne ont signalé qu’ils avaient acquis de nouvelles connaissances. En moyenne, les participants ont attribué à leur connaissance avant la conférence la cote de trois sur cinq; en revanche, après la conférence, ils lui ont attribué quatre sur cinq (cinq sur cinq correspondant à « excellent »). De plus, les participants ont signalé qu’ils en avaient appris plus qu’ils ne s’y attendaient à la conférence. Ils jugeaient qu’il était particulièrement utile pour leur travail qu’ils comprennent mieux différents sujets, comme la violence familiale, les agressions sexuelles, le suicide et les problèmes que vivent les gais et les lesbiennes.

Les participants étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec le fait qu’ils avaient acquis de nouvelles connaissances qui les aideraient à venir en aide aux victimes et que la conférence leur avait permis d’être plus en mesure de répondre aux besoins des victimes. Plusieurs coordonnateurs des témoins de la Couronne ont indiqué que les principales leçons qu’ils avaient tirées de ces séances, ce sont les renseignements sur l’interaction avec les victimes, notamment les comportements et les réactions habituelles des victimes après différents types de victimisation et la façon dont ces expériences s’intègrent dans des cycles de violence et de toxicomanie. Les coordonnateurs des témoins de la Couronne ont fait remarquer qu’ils se sentaient mieux équipés pour répondre aux victimes (p. ex., « être davantage à l’écoute », « comprendre leurs antécédents ») et qu’ils comprenaient mieux le rôle qu’ils jouent dans la procédure de guérison, notamment les orientations, le cas échéant, vers d’autres programmes de justice.

Dans les sondages et les entrevues auprès de représentants territoriaux, ceux-ci ont remarqué que la formation annuelle organisée par le CPCV à l’intention des coordonnateurs des témoins de la Couronne avait une incidence majeure dans la mesure où elle augmentait la qualité des services donnés par les travailleurs de soutien en améliorant leur connaissance des problèmes qui se posent lorsqu’on travaille avec des victimes et des témoins rattachés au tribunal.

3.2.2. Participation accrue au système de justice pénale

La composante « Aide financière d’urgence » du Fonds d’aide aux victimes fournit une aide financière d’urgence limitée aux victimes d’un acte criminel ou aux membres survivants de la famille confrontés à une situation financière inhabituelle ou extrêmement difficile en raison de la victimisation criminelle, soit au pays ou à l’échelle internationale. Pendant les exercices 2005-2006 et 2006-2007, deux personnes ont reçu au total 13 479 $ de cette composante.

Depuis le 1er novembre 2005, les victimes enregistrées qui souhaitent assister aux audiences de la CNLC pour le délinquant qui leur a porté préjudice (reconnu coupable et purgeant une peine dans une institution fédérale ou sous la supervision du SCC) peuvent obtenir de l’aide financière. Les fonds visent à permettre aux victimes de participer davantage dans le système de justice pénale en supportant les coûts des déplacements et de l’hébergement. Les fonds de la CNLC sont administrés par le CPCV au Ministère. Après consultation de la Division de l’évaluation, on a envoyé par la poste les sondages aux victimes d’actes criminels qui ont bénéficié d’aide financière par l’entremise de ce fonds. Selon les données du sondage reçues au 31 mars 2007, 156 personnes ont répondu au questionnaire.

Au cours des deux exercices couverts par l’évaluation, 757 demandes de fonds ont été présentées dans le cadre de cette composante. Sur ce nombre, 74 ont été refusées, et 509 ont été approuvées. Le montant total demandé s’élevait à 487 672 $; par ailleurs, le montant total approuvé a atteint 445 096 $, et le montant total payé, 312 949,83 $[17].

La plupart des répondants se sont dit satisfaits de la façon dont ils ont rempli la demande, de la communication avec les employés et le gestionnaire du Fonds d’aide aux victimes, des renseignements reçus dont ils avaient besoin pour remplir la demande, de la courtoisie et du respect dont on leur a fait preuve, de l’équité de la procédure d’approbation et du délai qui s’est écoulé avant qu’ils reçoivent l’aide. On a remis aux demandeurs les documents connexes (c.-à-d. la fiche d’information, la liste de questions et de réponses) pour les aider dans la procédure. La plupart des répondants ont reçu ces documents, et 90 % les ont trouvés très faciles ou faciles à comprendre. L’information qui s’y trouvait leur a servi à remplir le questionnaire et à comprendre la procédure d’approbation.

Presque tous les répondants (97 %) ont trouvé que le montant qu’ils ont reçu leur a été « très utile » ou « utile ». Bien que la plupart aient indiqué qu’ils assisteraient encore à des audiences peu importe le montant, certains (19 %) n’en étaient pas sûrs, et 21 % ont indiqué qu’ils ne seraient pas capables d’y assister. De plus, plusieurs répondants qui ont affirmé qu’ils assisteraient aux audiences même s’ils ne recevaient pas d’allocation ont laissé savoir que les fonds les avaient quand même aidés et qu’ils avaient diminué le fardeau financier qu’ils devaient supporter.

Plusieurs répondants qui n’étaient que relativement satisfaits ont reproché d’avoir eu à défrayer les dépenses engagées au début et ils se sont plaints d’avoir perdu une partie de leur salaire ou manqué d’argent pour payer les services de garde. Certaines de ces préoccupations se sont réglées grâce aux améliorations apportées récemment à la Stratégie fédérale d’aide aux victimes, qui ont élargi les modalités de l’aide financière.

Dans l’ensemble, la plupart des répondants (88 %) étaient très satisfaits ou satisfaits de la procédure de financement. Ils ont donné comme principales raisons de leur satisfaction, le fait que leur fardeau financier pour les déplacements a été allégé, le respect et le soutien qu’ils ont reçus et l’obligeance du personnel de la CNLC et du Ministère. Beaucoup de répondants ont également ajouté que l’aide financière leur a permis de se rendre aux audiences et de s’engager dans un processus de guérison. Qui plus est, beaucoup ont fait remarquer qu’en assistant à l’audience de la CNLC, ils avaient eu l’occasion de participer, ce qui leur donnait le sentiment de prendre part à la procédure de justice pénale et de faire entendre leur point de vue.

3.2.3. Sensibilisation accrue

Sensibilisation à la loi

Certains représentants provinciaux et territoriaux ont indiqué qu’il fallait continuer à sensibiliser davantage aux modifications les employés dans le domaine de la justice pénale et les amener à mieux les comprendre. Voici des exemples d’aspects auxquels il faudrait davantage porter attention, cités par les répondants : les dispositions concernant l’utilisation obligatoire d’aides au témoignage pour les enfants sur demande (à moins que cette demande n’interfère avec l’administration de la justice) et l’élimination des audiences obligatoires pour tester les compétences des enfants.

Sensibilisation du Fonds d’aide aux victimes

Les répondants clés ont indiqué plusieurs façons dont on a fait la promotion du Fonds dans les provinces et les territoires, auprès des ONG et des victimes ainsi que des membres de leur famille. Ils ont signalé que les réunions du GTFPT sur les victimes d’actes criminels étaient un bon instrument de répartition et de promotion auprès des provinces et des territoires et que les membres du GTFPT diffusent souvent l’information auprès des ONG dans leur administration. Plusieurs personnes interrogées dans les provinces et les territoires ont expliqué que la diffusion de l’information auprès des ONG n’est pas une procédure officielle et qu’ils ne ciblent pas tous les ONG, mais qu’ils se concentrent plutôt sur les ONG qui se trouvent « sur le radar ». Plusieurs personnes interrogées dans les provinces et les territoires ont indiqué qu’il y avait encore lieu de sensibiliser davantage les ONG dans leur administration, notamment par les médias (radio et télévision), des campagnes de sensibilisation et des publipostages, bien qu’elles soient conscientes que ce serait difficile à tenir à jour.

Les répondants ont également cité le Comité consultatif des victimes comme façon de faire la promotion du Fonds d’aide aux victimes. De plus, comme stratégies de diffusion et de promotion de l’information sur le Fonds d’aide aux victimes, ils ont mentionné différents moyens de communication comme les communiqués, les documents imprimés (affiches, envois par la poste et fiches d’information), les sites Web, le bouche à oreille et les conférences. Enfin, les répondants aux entrevues ont souligné qu’on faisait la promotion du Fonds par l’entremise d’autres ministères et sections du gouvernement fédéral, par exemple, l’Initiative de lutte contre la violence familiale.

Pour ce qui est de la sensibilisation au Fonds d’aide aux victimes parmi les victimes et les membres de leur famille, les répondants ont proposé d’autres modes de sensibilisation, notamment une « trousse » décrivant le rôle du CPCV et du Fonds d’aide aux victimes de même que des brochures pour les victimes et les membres de leur famille à distribuer par l’entremise des prestataires de services de première ligne. Les répondants ont également ajouté qu’il fallait sensibiliser les prestataires de services d’aide aux victimes au Fonds d’aide aux victimes.

Le CPCV s’est également servi de conférences comme instrument stratégique pour sensibiliser davantage le public aux problèmes que vivent les victimes. L’organisation de conférences et de symposiums, notamment un symposium sur les victimes de terrorisme, et la participation limitée des prestataires de services d’aide aux victimes aux conférences ont été financées par le Fonds d’aide aux victimes. En plus de cette aide financière, les répondants aux entrevues du CPCV ont indiqué qu’ils avaient assisté à différentes conférences ou activités d’apprentissage au cours des deux premières années de la Stratégie fédérale d’aide aux victimes, qu’ils avaient prêté leur concours à l’organisation de ce genre d’activités ou qu’ils y avaient présenté des exposés.

Trois études secondaires ont été entreprises dans le cadre de la SNSVAC de 2006, où on a examiné différentes activités, le Guide de ressources et le comité organisateur de la Semaine nationale. On a mené des sondages pour chaque étude secondaire en vue de recueillir des renseignements sur la SNSVAC. Les résultats de ces études ont permis d’établir que le Guide était de très bonne qualité dans l’ensemble et qu’il était utile dans la mesure où il sensibilisait davantage les gens aux problèmes que vivent les victimes ainsi qu’aux programmes et aux services à l’intention de ces dernières. On a constaté que le Guide pouvait servir éventuellement à organiser des activités pour la SNSVAC, bien que la plupart des organisateurs ne l’aient pas utilisé parce qu’ils n’y avaient pas accès à ce moment-là ou parce qu’ils savaient déjà comment en organiser. Cependant, les organisateurs ont indiqué que le Guide était une ressource précieuse, non seulement pour la SNSVAC, mais également comme une source d’information pendant toute l’année. Pour ce qui est des améliorations proposées, mentionnons le fait que le Guide puisse être consulté plus tôt avant les activités de la Semaine nationale ainsi que la prestation de renseignements supplémentaires, tels des services rattachés aux victimes, plus de conseils sur la planification, comme la gestion du temps, la façon de mieux faire de la publicité et de promouvoir une activité, et des exemples antérieurs d’activités et d’histoires de réussite.

3.2.4. Multiplication des échanges d’information et documents

Les personnes interrogées ont reconnu que le GTFPT sur les victimes d’actes criminels atteignait les objectifs qu’il s’était fixé et qu’il est extrêmement important d’organiser des réunions périodiques de hauts fonctionnaires pour discuter des problèmes avec lesquels les victimes sont aux prises, dans le cadre du forum que représente le GTFPT. C’est le seul mécanisme pour le partage d’information, la résolution de problèmes, les discussions et les commentaires dont disposent ses membres à l’échelle nationale pour les problèmes que vivent les victimes. Un certain nombre de membres du GTFPT ont cité, comme mécanismes plus officiels de règlement, le sous-comité sur les victimes autochtones d’actes criminels du groupe de travail et la réunion spéciale sur les indemnités pour blessures aux victimes d’actes criminels. Certains répondants provinciaux et territoriaux ont également remarqué que le GTFPT servait d’instrument de consultation et de collaboration entre les administrations.

Les membres du GTFPT interrogés ont souligné les avantages que comportent l’existence d’un forum pour discuter de différentes approches et de points de vue variés pour des questions semblables et les pratiques exemplaires apprises dans différentes administrations. On considère qu’il est important de se tenir au courant des progrès dans le domaine des problèmes que vivent les victimes.

Enfin, les répondants des gouvernements fédéral et provinciaux-territoriaux ont remarqué la force de la boucle de rétroaction dans le GTFPT lorsqu’il s’agit d’orientations fédérales. Les représentants provinciaux et territoriaux étaient généralement d’avis que leurs commentaires influençaient les orientations stratégiques et qu’ils contribuaient à les améliorer et à les mettre au point. Les représentants du Ministère ont confirmé ce rôle en faisant remarquer l’importance des points de vue du GTFPT dans les orientations stratégiques. On considère que les représentants provinciaux et territoriaux sont les principales forces motrices qui veillent à ce que les nouvelles orientations, initiatives et lois fédérales soient communiquées aux prestataires de services de première ligne respectifs dans chaque administration.

Les représentants FPT interrogés ont déclaré que la fonction de recherche du CPCV fonctionne efficacement. Plusieurs personnes interrogées ont souligné le rôle prépondérant que le Ministère joue en faisant en sorte que l’organisme de recherche se préoccupe des problèmes des victimes là où ils ne le faisaient pas auparavant. Plus précisément, on s’est servi de la recherche pour influencer les orientations stratégiques à venir et pour surveiller la mise en œuvre des orientations. La recherche a également permis de continuer à amasser des preuves convaincantes à partir desquelles on peut définir des options et en discuter, et sensibiliser davantage les gens aux problèmes que vivent les victimes et aux réponses à ces problèmes.

En général, les recherches ont été diffusées par différents canaux internes et externes, notamment le GTFPT, des conférences, le site Web du CPCV, le Comité consultatif des victimes, la distribution active par courrier électronique aux intervenants et aux ministères concernés, JusteRecherche[18], les directeurs internationaux du Justice Research Committee, le Centre canadien de la statistique juridique ou le réseau de distribution de Statistique Canada, et le communiqué du Quotidien de Statistique Canada.

On peut consulter différentes sources d’information, comme des fiches d’information, sur le site Web du CPCV. En tout, 157 083 documents ont été consultés sur ce site entre le 1er avril 2005 et mars 2007, ce qui représente en moyenne 6 545 téléchargements par mois.

Efficacité et utilité de l’information

On a demandé aux demandeurs du Fonds d’aide aux victimes, aux représentants fédéraux, provinciaux et territoriaux ainsi qu’aux membres du Comité consultatif des victimes d’évaluer dans quelle mesure le CPCV avait réussi à diffuser l’information et l’utilité de cette information.

Dans l’ensemble, 52 % des intervenants FPT et 46 % des demandeurs du Fonds d’aide aux victimes ont constaté que le CPCV réussissait ou réussissait très bien à diffuser l’information. Il réussissait davantage à diffuser l’information auprès des intervenants FPT qu’auprès des demandeurs du Fonds d’aide aux victimes dans les domaines des nouvelles lois criminelles, des nouvelles orientations fédérales se rapportant aux victimes, de l’information qui prend place dans d’autres administrations, des possibilités pour mettre en place un réseau et des possibilités de coordination ou d’entreprises conjointes. Par ailleurs, le CPCV a réussi davantage à diffuser l’information auprès des demandeurs du Fonds d’aide aux victimes qu’auprès des intervenants FPT dans les domaines de l’information sur le Fonds d’aide aux victimes, des autres possibilités de financement, de la vulgarisation et de l’information juridiques sur les problèmes que vivent les victimes et des produits de communication.

Dix pour cent des répondants ont déclaré que le CPCV ne parvenait pas du tout à diffuser l’information. Parmi les secteurs où les deux groupes de répondants ont reconnu que le CPCV ne parvenait pas du tout à diffuser l’information, mentionnons l’information sur les autres fonds offerts pour les problèmes que vivent les victimes et l’information sur les travaux en cours dans d’autres administrations.

Dans l’ensemble, 56 % des répondants ont déclaré que l’information reçue de la part du CPCV était utile ou très utile[19]. Les répondants ont affirmé que l’information diffusée était plus utile aux intervenants FPT qu’aux demandeurs du Fonds d’aide aux victimes dans toutes les catégories, sauf l’information sur d’autres fonds offerts et les produits de communication[20]. Les répondants ont trouvé que les possibilités de VIJ et de réseautage étaient tout aussi utiles pour les deux groupes de répondants.