3. Méthodologie de l’évaluation
L’évaluation a été guidée par une matrice d’évaluation (questions d’évaluation, indicateurs et sources de données) élaborée dans le cadre du processus d’établissement de la portée et d’élaboration de l’évaluation. La méthodologie utilisée pour cette évaluation comprenait de multiples sources de données décrites ci-dessous. L’annexe A contient la liste de questions d’évaluation. Une description plus détaillée de la méthodologie d’évaluation est incluse à l’annexe B.
3.1 Entrevues avec des informateurs clés
Des entrevues ont été menées avec 38 informateurs clés entre avril et juillet 2022, dont 20 représentants des PT, 11 prestataires de services représentant des ONG de tout le pays, ainsi que 7 représentants de Justice Canada. Les entrevues ont eu lieu par vidéoconférence dans un format semi-structuré en suivant un guide d’entrevue adapté à chaque groupe de répondants. Les informateurs clés ont reçu le guide d’entrevue préalablement et ont pu participer à l’entrevue dans la langue officielle de leur choix.
3.2 Examen des documents et des données
Divers documents et données ont été examinés dans le cadre de l’évaluation du FCJF, notamment des documents de planification et de rapports relatifs au FCJF (p. ex. les ententes de contribution au financement de projets et des PT et les rapports finaux), les résumés d’enquêtes et les bases de données sur la justice familiale, ainsi que les rapports de recherche externes et les statistiques sur les besoins en matière de justice familiale et les nouvelles tendances. Les données de deux enquêtes de Justice Canada ont été analysées et résumées :
- l’Enquête sur le programme d’éducation parentale;
- l’Enquête sur le programme de services de médiation.
3.3 Études de cas
Trois études de cas ont été réalisées sur des projets du FCJF. Chaque étude de cas aborde un thème différent :
- Populations diversifiées et mal desservies;
- Mise en œuvre des modifications à la Loi sur le divorce;
- Contribution au bien-être des membres de la famille qui se retrouvent dans le système de justice familiale. Les données pour chaque étude de cas étaient collectées au moyen d’entrevues avec les intervenants du projet et d’un examen des documents et des dossiers. Les études de cas sont résumées dans des rapports d’études de cas individuels.
Les projets sélectionnés pour les études de cas sont les suivants :
- Étude de cas no 1 : Les populations diversifiées et mal desservies : Ministère du Procureur général de la Colombie-Britannique, Division des services de justice familiale : « Online Parenting After Separation for Indigenous Families » (Colombie-Britannique, en anglais seulement).
- Étude de cas no 2 : Mise en œuvre des modifications à la Loi sur le divorce : Centre de soutien et de ressources pour les femmes et les enfants Luke’s Place : « Building Awareness about Divorce Act Changes Impacting Women » (Ontario, en anglais seulement).
- Étude de cas no 3 : Contribution au bien-être des membres de la famille qui se retrouvent dans le système de justice familiale : Le Petit Pont : « Équipons les parents pour l’avenir des enfants et de notre communauté » (Québec).
3.4 Limites, difficultés et stratégies d’atténuation
L’équipe d’évaluation s’est heurtée à quelques limites ou difficultés méthodologiques.
| Source de données | Limite ou difficulté | Stratégie d’atténuation |
|---|---|---|
| Entrevues d’informateurs clés et études de cas | Parmi les difficultés rencontrées, citons la partialité possible des réponses découlant de la méthode d’échantillonnage (sélective, non aléatoire), de la participation volontaire, et de l’autovérification des participants (déclaration sur ses propres activités). | L’évaluation a utilisé plusieurs sources de données et la triangulation pour confirmer les résultats. |
| Examen des documents et des données | Informations quantitatives primaires limitées et niveaux variables d’informations qualitatives disponibles sur les activités du programme. En outre, le calendrier et le format de la réception des rapports finaux des PT et des ONG varient. De plus, les résultats n’ont pas toujours été présentés de manière cohérente entre les différentes administrations. | La collaboration entre les PT et les représentants de Justice Canada pour échanger les informations et les données était cruciale à la réussite de cette évaluation. Les informations sur les résultats ont été fondées en grande partie, mais pas exclusivement, sur des données qualitatives provenant d’entrevues avec des informateurs clés et d’examens de dossiers et de documents. Les données qualitatives ont été complétées par des données quantitatives, lorsqu’elles étaient accessibles, sur la façon dont les projets ont amélioré l’accès aux services, les points de vue des participants sur l’efficacité des services (p. ex. par l’intermédiaire de sondages de fin d’activité), et d’autres données statistiques et recherches décrivant la nécessité des activités et des projets financés par le FCJF. |
| Examen des documents et des données | En raison du moment de l’évaluation et du décalage dans la façon dont les données sont recueillies et publiées (c.-à-d. par Statistique Canada), des données limitées étaient accessibles sur l’incidence totale de la pandémie de COVID-19 sur divers indicateurs tels que les taux de divortialité, les taux de violence familiale et d’autres indicateurs. | L’évaluation s’est appuyée sur des entrevues avec les prestataires de services et sur les recherches existantes portant sur les répercussions de la COVID-19 sur la séparation et le divorce, afin d’émettre des hypothèses concernant les répercussions possibles sur la façon dont la pandémie a changé les besoins et la prestation des services de justice familiale. |
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