3. Méthodologie de l’évaluation

L’évaluation a été guidée par une matrice d’évaluation (questions d’évaluation, indicateurs et sources de données) qui a été élaborée à l’étape de la détermination de la portée et de la conception de l’évaluation. Les enjeux et les questions de l’évaluation sont présentés à l’annexe A. L’évaluation a fait appel aux différentes sources de données et aux méthodes de collecte de données décrites ci-dessous.

3.1 Examen des documents et des dossiers

L’examen des documents a fourni des renseignements descriptifs sur les activités de l’Initiative de lutte contre le HSMT ainsi que des renseignements permettant de répondre aux questions d’évaluation. L’examen s’est poursuivi tout au long de l’évaluation et portait sur les types de documents suivants :

3.2 Revue de la littérature universitaire

La revue de la littérature universitaire a fourni des renseignements descriptifs sur les besoins des populations cibles en matière d’information et d’éducation juridiques et d’accès à des conseils juridiques. Cette revue s’est limitée à la littérature des pays dont la culture est semblable à celle du Canada et a été axée sur les interventions à l’échelon fédéral.

3.3 Entrevues avec des informateurs clés

Au total, 17 entrevues ont été menées auprès de 20 personnes représentant les groupes suivants :

Les experts en la matière comprenaient des membres d’un comité consultatif qui a été consulté au cours de l’élaboration de l’Initiative.

3.4 Études de cas

Cinq études de cas ont été effectuées afin d’offrir une exploration approfondie des activités de projet et de cerner les obstacles à l’exécution et les pratiques exemplaires. Cinq thèmes ont été choisis lors des discussions avec le GTCE. Le tableau 3 ci-dessous présente les thèmes des études de cas ainsi que les projets connexes qui ont été sélectionnés, accompagnés d’une description de chacun. Les résumés des études de cas figurent à l’annexe B.

Tableau 3 : Études de cas
Thème Projets de l’étude de cas Contexte
Réseautage Réseau de la région atlantique Le Réseau de la région atlantique réunit cinq projets de quatre provinces de l’Atlantique qui ont reçu des fonds de l’Initiative pour offrir des services de VIJ ou une combinaison de services de VIJ et de conseils juridiques. Les cinq organismes étaient le Community Legal Information of Prince Edward Island (CLI), la Legal Information Society of Nova Scotia (LISNS), la Public Legal Information Association of Newfoundland and Labrador (PLIAN), la PEI Human Rights Commission, et le Service public d’éducation et d’information juridiques du Nouveau-Brunswick (SPEIJ NB). Les responsables des cinq projets se sont réunis régulièrement pour échanger de l’information et des ressources et favoriser la collaboration.
Échange d’information et sensibilisation Association canadienne des organismes d’éducation et d’information juridiques (ACOEIJ) Le projet de l’ACOEIJ est le seul qui mettait l’accent sur la collaboration et le transfert de connaissances entre les projets financés. Il a soutenu les occasions de partenariat, de perfectionnement professionnel et d’organisation de conférences en réunissant les organismes chargés de la réalisation des projets. D’autres activités de diffusion des connaissances ont aussi été menées, comme l’offre d’un site Web donnant accès à de l’information sur les projets et les initiatives liés au HSMT partout au Canada.
Transition de la composante VIJ aux composantes combinées VIJ et Conseils juridiques Le Service public d’éducation et d’information juridiques (SPEIJ) du Nouveau-Brunswick Ce projet devait initialement mettre l’accent sur la VIJ, mais il a par la suite été modifié pour y ajouter la composante Conseils juridiques. Pour ce qui est de la VIJ, le projet visait à créer des ressources d’éducation et de formation qui expliquent la loi, les politiques, les pratiques et les procédures relatives au HSMT, tant du point de vue du droit du travail que des droits de la personne. Le projet ciblait de multiples populations vulnérables, y compris les nouveaux arrivants, les femmes et les personnes de la communauté 2ELGBTQI+. En ce qui concerne les conseils juridiques, l’intention était d’élaborer un modèle de prestation de conseils juridiques sur le HSMT qui comprenait une liste de professionnels du droit formés et l’accès à une ligne d’assistance ou à un service d’aiguillage pour toute personne victime de HSMT.
Collaboration intersectorielle Projet Ruban blanc Ruban blanc a reçu du financement pour des activités intersectorielles réunissant les secteurs de l’accueil et ceux à prédominance masculine. Ruban blanc a collaboré avec la Société maritime CSL Inc. et Sunwing Travel Group pour mettre en œuvre des mesures d’intervention en cas de harcèlement sexuel dans les milieux de travail de ces entreprises. Ruban blanc a adapté, élaboré et diffusé des ressources de VIJ, a fait la promotion de la sensibilisation au HSMT, et a renforcé les capacités des professionnels de l’industrie en offrant une formation sur le HSMT.
Conseils et renseignements juridiques Help and Legal Centre of Northumberland Vingt cliniques juridiques disséminées en Ontario, y compris dans les régions rurales et éloignées, collaborent et utilisent une approche coordonnée pour fournir des services. Ces 20 cliniques ont utilisé les ressources relatives au HSMT pour produire du matériel éducatif juridique, embaucher du personnel pour fournir des conseils et des services juridiques aux clients, et organiser et présenter diverses séances de formation.

3.5 Limites et stratégies d’atténuation

Comme il s’agit d’une initiative relativement nouvelle, il y avait peu d’information disponible sur la mesure dans laquelle les projets avaient permis d’atteindre les résultats. Les activités sont en cours pour la plupart des projets. Ceux-ci ne sont pas encore entrés dans la phase à laquelle seraient produits des rapports sur les résultats. Par conséquent, l’information sur les résultats n’était disponible que pour une minorité de projets. Ainsi, les données probantes sur l’atteinte des résultats reposent largement sur les entrevues avec les bénéficiaires de financement des projets.

Il a été difficile d’obtenir des bénéficiaires de financement qu’ils participent à l’évaluation. Le nombre de personnes interrogées a donc été moins élevé que prévu. On a usé de souplesse pour fixer les dates des entrevues, qui ont été planifiées sur une période de trois mois pour disposer du plus de temps possible pour rencontrer les répondants disponibles.