Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024

Table des matières

1. Présentation

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction conformément à l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP) et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Ce rapport doit être lu de concert avec le Budget principal des dépenses de 2023-2024 et de 2024-2025, le Budget supplémentaire des dépenses (A) de 2023-2024, ainsi que le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2023-2024 et de 2024-2025. Ce rapport a été examiné par le Comité ministériel de vérification (CMV), mais il n’a pas fait l’objet d’un audit ni d’un examen externe.

Le glossaire (section 7) contient les définitions des termes financiers clés qui sont présentés avec un lien hypertexte tout au long du document.

1.1 Raison d’être

Le ministère de la Justice Canada appuie le double rôle du ministre de la Justice et procureur général du Canada.

Dans le cadre du système juridique canadien, l’administration de la justice est un champ de compétence partagé entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. Le Ministère appuie le ministre de la Justice dans l’exécution de ses responsabilités liées aux lois et secteurs du droit qui relèvent de la compétence fédérale, en assurant un cadre juridique national bilingue et bijuridique, principalement dans les domaines suivants : la justice pénale (y compris la justice pour les victimes d’actes criminels et la justice pénale pour les jeunes), la justice familiale, l’accès à la justice, le droit applicable aux Autochtones, le droit public et le droit privé international. Cette responsabilité est assurée par l’élaboration de politiques, lois, programmes et services pour les Canadiens et Canadiennes. Le ministre agit à titre de conseiller juridique du Cabinet et veille à ce que l’administration des affaires publiques soit conforme à la loi.

Le Ministère appuie le rôle de procureur général du Canada en tant que conseiller juridique en chef de la Couronne, qui représente la Couronne et non les ministères ou organismes individuels. Par conséquent, le procureur général cherche à protéger les intérêts de l’ensemble du gouvernement.

1.2 Méthode de présentation du rapport

Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui l’accompagne rend compte des autorisations de dépenser du Ministère accordées par le Parlement et celles utilisées par le Ministère conformément au Budget principal des dépenses. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel d’information financière à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.

Le Ministère utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour préparer et présenter ses états financiers annuels, qui font partie du processus de rédaction du rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les autorisations de dépenser votées par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.

Bien que le Ministère ait mis en œuvre un nouveau processus de facturation anticipée, les recettes sont comptabilisées lorsqu’elles sont affectées aux dépenses plutôt que lorsqu’elles sont perçues afin d’assurer la cohérence dans la présentation et de permettre la comparaison des rapports avec ceux des exercices précédents.

1.3 Structure financière du ministère de la Justice

La structure financière du ministère de la Justice comprend les autorisations budgétaires suivantes :

En tant que principal fournisseur de services juridiques à d’autres ministères et organismes fédéraux, le ministère de la Justice recueille et dépense les recettes générées par la prestation des services juridiques dans le cadre de son autorisation associée au crédit 1. Le ministère de la Justice a également l’autorisation de dépenser les recettes encaissées à la suite de la prestation de services de soutien administratif interne à d’autres ministères fédéraux. Dans les rapports ministériels, ces recettes réduisent les autorisations et les dépenses totales ministérielles.

Les principaux bénéficiaires du crédit 5 (subventions et contributions) du Ministère sont les gouvernements provinciaux et territoriaux. Environ 70 % du financement du crédit 5 est lié à des ententes à frais partagés avec des bénéficiaires qui sont généralement comptabilisées au cours du dernier trimestre de l’exercice, à la réception de déclarations financières. Par conséquent, une grande partie des dépenses du crédit 5 est généralement engagée au cours du quatrième trimestre.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Cette section présente les principaux éléments qui ont contribué à l’augmentation nette des ressources disponibles pour l’exercice et à l’évolution des dépenses réelles pour le trimestre s’étant terminé le 31 décembre 2024. Pour les deux périodes s’étant terminées le 31 décembre, les autorisations budgétaires nettes (à l’exclusion des revenus nets en vertu d’un crédit (RNC)) accordées au Ministère comprenaient, le cas échéant : le Budget principal des dépenses, le Budget supplémentaire des dépenses et les fonds provenant des crédits centraux du Conseil du Trésor pour les Rajustements à la rémunération et le Report du budget de fonctionnement de l’exercice précédent.

Au cours du troisième trimestre terminé le 31 décembre 2024, le Ministère s’est vu accorder des autorisations supplémentaires totalisant 368,1 millions de dollars, ce qui comprend le financement du Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2024-2025 et des Rajustements à la rémunération. Au cours du troisième trimestre de l’exercice précédent, le Ministère s’est vu accorder des autorisations supplémentaires totalisant 65,2 millions de dollars, ce qui comprend le financement du Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2023-2024 et des Rajustements à la rémunération.

Le graphique 1 montre les autorisations et les dépenses budgétaires nettes du Ministère.

Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires annuelles et des dépenses trimestrielles observées le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2023

Graphique 1 note * Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires annuelles et des dépenses trimestrielles observées le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2023
Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires annuelles et des dépenses trimestrielles observées le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2023 – Version texte

Le graphique montre les autorisations budgétaires annuelles nettes et les dépenses budgétaires trimestrielles nettes du Ministère pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin pour les exercices 2024-2025 et 2023-2024.

Les autorisations budgétaires nettes pour l’exercice 2024-2025 ont totalisé 1 328,7 M$ au 31 décembre, 960,6 M$ au 30 septembre et 927,9 M$ au 30 juin, ce qui représente une augmentation de 32,7 M$ au cours du deuxième trimestre et 368,1 M$ au cours du troisième trimestre. Pour l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes ont totalisé 1 099,8M$ au 31 décembre, 1 034,6 M$ au 30 septembre et 1 005,6 M$ au 30 juin, ce qui représente une augmentation de 29,0 M$ au cours du deuxième trimestre et 65,2 M$ au cours du troisième trimestre.

Les dépenses budgétaires nettes pour l’exercice 2024-2025 pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 210,2 M$, 255,2 M$ et 188,1 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 653,5 M$ au 31 décembre 2024. Pour l’exercice financier précédent, les dépenses budgétaires nettes pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 203,2 M$, 211,3 M$ et 198,1 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 612,6 M$ au 31 décembre 2023.

Il peut y avoir des différences d’arrondissements.

Le graphique 2 présente les revenus nets en vertu d’un crédit (RNC) et les recettes affectées aux dépenses.

Graphique 2 : Comparaison des revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et des recettes trimestrielles affectées aux dépenses observés le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2023

Graphique 2 note * Graphique 2 : Comparaison des revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et des recettes trimestrielles affectées aux dépenses observés le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2023
Graphique 2 : Comparaison des revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et des recettes trimestrielles affectées aux dépenses observés le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2023 – Version texte

Le graphique montre les revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et les recettes trimestrielles gagnées du Ministère pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin pour les exercices 2024-2025 et 2023-2024.

Les revenus nets en vertu d’un crédit pour l’exercice financier 2024-2025 ont totalisé 442,0 M$ au 31 décembre, au 30 septembre et au 30 juin. Pour l’exercice financier précédent, les revenus nets en vertu d’un crédit ont totalisé 442,0 M$ au 31 décembre, au 30 septembre et au 30 juin.

Les recettes affectées aux dépenses pour l’exercice financier 2024-2025 pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 103,8 M$, 109,4 M$ et 56,1 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 269,3 M$ au 31 décembre 2024. Pour l’exercice financier précédent, les recettes affectées aux dépenses pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 90,5 M$, 120,7 M$ et 32,3 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 243,4 M$ au 31 décembre 2023.

Il peut y avoir des différences d’arrondissements.

2.1 Changements importants dans les autorisations

(Veuillez vous reporter au tableau illustrant l’état des autorisations à la section 5.)

Si on le compare au troisième trimestre de l’exercice précédent, le total des autorisations budgétaires nettes disponibles pour 2024-2025 a augmenté de 228,9 millions de dollars, passant de 1 099,8 millions de dollars en 2023-2024 à 1 328,7 millions de dollars en 2024-2025. Cela comprend :

L’augmentation des autorisations s’explique principalement par le financement obtenu dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2024-2025, qui provient principalement du budget de 2024 et du financement lié à la signature récente de la convention collective du groupe Praticien du droit et aux taux de rémunération révisés pour les employés non représentés du groupe Gestion du droit.

2.1 Changements importants dans les autorisations
Changements aux autorisations votées et législatives observés entre 2024-2025 et 2023-2024
(en millions de dollars)
Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement Crédit 5 – Subventions et contributions Autorisations législatives Total
Augmentations nettes de 253,4 millions de dollars
Fonds provenant des rajustements à la rémunération liés aux récentes augmentations salariales de divers groupes, notamment pour les groupes Praticien du droit et Gestion du droit 162,8 0,0 1,8 164,6
Fonds destinés à l’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés (budget de 2024 et temporisation des fonds du budget de 2023) 0,0 28,1 0,0 28,1
Fonds destinés à l’aide juridique en matière criminelle (budget de 2024 et temporisation des fonds du budget de 2022) 0,0 20,0 0,0 20,0
Fonds destinés à répondre au rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées : fournir un accès accru aux services aux victimes axés sur la culture et dirigés par les Autochtones (budget de 2023) 0,2 8,9 0,1 9,2
Fonds destinés à l’enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (budget de 2024) 6,9 0,0 1,3 8,2
Fonds destinés à soutenir les victimes et survivant(e)s des crimes haineux (budget de 2024) 0,0 4,9 0,0 4,9
Fonds destinés à appuyer les initiatives législatives et réglementaires pangouvernementales (énoncé économique de l’automne de 2022) 3,0 0,0 0,8 3,8
Fonds provenant du Report du budget de fonctionnement 3,7 0,0 0,0 3,7
Fonds destinés au Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 (budget de 2023) 0,0 3,7 0,0 3,7
Financement destiné au Fonds de protection des locataires (budget de 2024) 0,0 3,0 0,0 3,0
Fonds destinés à répondre aux exigences de la sécurité nationale et de l’examen des activités de renseignement (budget de 2023) 1,4 0,0 0,4 1,8
Fonds destinés à l’expansion des évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle pour les Noirs et les autres Canadiens racisés (budget de 2024) 0,0 1,6 0,0 1,6
Fonds destinés à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (report de fonds d’une année précédente) 0,0 0,5 0,0 0,5
Fonds destinés à faire progresser le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le genre (budget de 2021) 0,0 0,3 0,0 0,3
Diminutions de 24,5 millions de dollars
Recentrer les dépenses gouvernementales (réductions du budget de 2023) (5,1) (1,1) (0,5) (6,7)
Temporisation des fonds destinés à Intégrer l’innovation à la réglementation grâce à la mise en œuvre de trois feuilles de route sectorielles – Agroalimentaire et aquaculture, Santé et sciences biologiques et Transports (budget de 2019) (2,3) 0,0 (0,6) (2,9)
Fonds destinés à continuer à soutenir le développement et la mise en œuvre préliminaire de la Stratégie en matière de justice autochtone (budget de 2024 et temporisation des fonds du budget de 2021 et du budget de 2019) 0,0 (2,0) 0,0 (2,0)
Fonds destinés au Bureau de l’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens (budget de 2022 et report de fonds d’une année précédente) (1,1) 0,0 (0,6) (1,7)
Fonds accordés relativement aux principes de Gladue – interventions systémiques et communautaires visant à régler le problème de la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale (énoncé économique de l’automne de 2020) 0,0 (1,0) 0,0 (1,0)
Fonds destinés à fournir un soutien juridique et une sensibilisation pour contrer le harcèlement sexuel en milieu de travail (budget de 2024 et temporisation des fonds du budget de 2018) 0,1 (0,8) 0,0 (0,7)
Autres ajustements techniques, notamment une diminution du RASE conformément à l’ajustement annuel des taux prescrit par le Secrétariat du Conseil du Trésor 0,1 0,7 (10,3) (9,5)
Total 169,7 66,8 (7,6) 228,9

2.2 Changements importants dans les dépenses et revenus budgétaires

(Veuillez vous reporter au tableau intitulé Dépenses ministérielles budgétaires par article courant à la section 6.)

Les dépenses budgétaires nettes cumulatives totales sont passées de 612,6 millions de dollars en 2023-2024 à 653,5 millions de dollars en 2024-2025. Cette augmentation nette de 40,9 millions de dollars s’explique par des changements liés à ce qui suit :

2.2 Changements importants dans les dépenses et revenus budgétaires
Changements aux dépenses et aux revenus
(2024-2025 par rapport à 2023-2024)
millions $
Dépenses par article courant
Personnel : l’augmentation des salaires est majoritairement liée à une augmentation des effectifs et aux rajustements à la rémunération liés à la ratification de diverses conventions collectives. 59,7
Information : l’augmentation est majoritairement liée à une augmentation des services d’accès aux données et aux bases de données, principalement liée au calendrier des paiements par rapport à l’année précédente. 0,9
Services professionnels et spéciaux : la diminution est majoritairement liée à la diminution des paiements pour les services de témoins experts et de traduction. (1,1)
Acquisition de machines et de matériel : la diminution est majoritairement liée à la diminution des achats de matériel informatique (tels que des ordinateurs portables et des périphériques) et des paiements pour le remplacement du système de sécurité électronique. (1,8)
Paiements de transfert : l’augmentation est liée au calendrier des paiements provisoires, en conformité avec les différentes ententes de contribution. 9,7
Autres articles courants : une diminution nette attribuable à des changements mineurs des dépenses, comme des diminutions dans les transports et communications (y compris les déplacements et la réinstallation), la réparation et l’entretien, les services publics, fournitures et approvisionnements, qui ont été partiellement compensées par des augmentations d’autres subventions et paiements. (0,6)
Revenus affectés aux dépenses
Revenus : une augmentation des recettes affectées aux dépenses, qui compensent les dépenses, en raison des différences dans la chronologie de la finalisation des ententes avec les ministères clients, le traitement des recettes dans le système financier, et une augmentation de la demande de services juridiques. (25,9)
Augmentation totale des dépenses budgétaires 40,9

3. Risques et incertitudes

Le ministère de la Justice du Canada exerce ses activités dans un contexte en constante évolution. Le travail juridique est de plus en plus complexe et transversal, et la pratique du droit plus dynamique. Le Ministère demeure prêt à composer avec la rapidité avec laquelle de nouveaux enjeux stratégiques surviennent ou évoluent. La nature vaste et variée des enjeux juridiques et le caractère multiniveaux du système de justice canadien exigent la participation et la collaboration de nombreux partenaires et intervenants.

Une partie du financement du Ministère provient des recettes découlant de la prestation de services à d’autres ministères clients. L’autre partie du financement provient des crédits votés par le Parlement, lesquels sont assujettis aux réductions annoncées dans les budgets fédéraux récents. Les facteurs qui exercent de la pression financière supplémentaire sur le Ministère comprennent les retards dans la perception des recettes et les augmentations salariales résultant des conventions collectives ratifiées, lorsque le calendrier des paiements aux employés précède l’octroi des crédits et/ou lorsque les montants des paiements dépassent le financement accordé. Afin d’atténuer ces risques financiers, le Ministère surveille de près ses volumes d’activités et sa situation financière. Cela comprend une gestion rigoureuse des recettes et des dépenses, ainsi que des prévisions et de la surveillance des engagements. En outre, le Ministère travaille en étroite collaboration avec les ministères clients pour cerner les changements nécessaires et leurs répercussions.

Les progrès constants de la technologie, tout particulièrement dans la transmission et la gestion de l’information, rendent possibles de nouvelles méthodes de communication et de collaboration. Par contre, ces progrès créent des demandes et des pressions additionnelles. Les formes de technologie les plus récentes accélèrent le changement. Ainsi, les organisations doivent gérer des volumes d’information électronique en croissance rapide et dont les formes changent constamment. Il pourrait être nécessaire d’adopter de nouvelles politiques et réponses législatives ou de mettre sur pied de nouveaux programmes afin de tenir compte de ces technologies innovatrices, tout en respectant la protection des renseignements personnels et la sécurité des Canadiens.

Le Ministère surveille et recense régulièrement les risques stratégiques qui pourraient avoir une incidence sur la réalisation de son mandat et des résultats attendus. Parmi les risques stratégiques que le Ministère gère actuellement, on compte le risque lié à la gestion des relations externes, ainsi que les risques orientés vers l’intérieur concernant la cybersécurité, le mieux-être des employés, les données et les renseignements, et le milieu de travail de l’avenir. Dans leur ensemble, ces risques pourraient avoir une incidence financière pour le Ministère. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le Plan ministériel de 2024-2025.

4. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes

Au cours du troisième trimestre de 2024-2025, les changements de personnel suivants ont eu lieu :

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :

Isabelle Jacques
Sous-ministre de la Justice et
sous-procureure générale du Canada par intérim

Bill Kroll, CPA, CMA
Dirigeant principal des finances et
sous-ministre adjoint, Secteur de la gestion

Ottawa (Canada)
24 février 2025

5. État des autorisations (non vérifié)

Ministère de la Justice
Rapport financier trimestriel
Pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024
État des autorisations (non vérifié)
(en milliers de dollars)

Ministère de la Justice
Rapport financier trimestriel
Pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024
État des autorisations (non vérifié)
(en milliers de dollars)
Exercice 2024-2025 Exercice 2023-2024
Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2025Note de bas de page * du tableau Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024Note de bas de page * du tableau Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2023 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 1 – Dépenses nettes de fonctionnement 507 333 100 860 354 649 337 538 102 904 317 904
Crédit 5 – Subventions et contributions 729 172 86 451 230 104 662 365 75 574 220 414
Autorisations législatives budgétaires
Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés 92 114 22 886 68 658 99 797 24 737 74 211
Ministre de la Justice et procureur général du Canada – Traitement et allocation pour automobile 99 25 75 95 25 73
Dépenses des produits de la vente de biens excédentaires de l’État 3 0 0 2 0 0
Autorisations législatives budgétaires totales 92 216 22 911 68 733 99 894 24 762 74 284
Autorisations totales 1 328 721 210 222 653 486 1 099 797 203 240 612 602

6. Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)

Ministère de la Justice
Rapport financier trimestriel
Pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024
Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
(en milliers de dollars)

Ministère de la Justice
Rapport financier trimestriel
Pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024
Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
(en milliers de dollars)
Exercice 2024-2025 Exercice 2023-2024
Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2025Note de bas de page * du tableau Dépensés durant le trimestre terminé le 31 décembre 2024 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024Note de bas de page * du tableau Dépensés durant le trimestre terminé le 31 décembre 2023 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Dépenses
Personnel 945 517 208 593 642 546 786 709 197 838 582 895
Transports et communications 8 190 2 614 5 860 7 797 2 812 6 332
Information 4 795 1 284 3 341 4 125 716 2 401
Services professionnels et spéciaux 54 208 11 750 27 932 46 428 10 663 29 048
Location 11 166 1 890 6 890 12 112 2 565 6 892
Réparation et entretien 3 208 304 728 4 761 760 948
Services publics, fournitures et approvisionnements 2 824 461 1 194 2 741 615 1 638
Acquisition de machines et de matériel 9 049 749 1 647 5 267 1 646 3 406
Paiements de transfert 729 172 86 451 230 104 662 365 75 574 220 414
Autres subventions et paiements 2 592 (9) 2 560 9 492 530 2 058
Dépenses budgétaires brutes totales 1 770 721 314 087 922 802 1 541 797 293 719 856 032
Moins : les recettes affectées aux dépenses (442 000) (103 865) (269 316) (442 000) (90 479) (243 430)
Dépenses budgétaires nettes totales 1 328 721 210 222 653 486 1 099 797 203 240 612 602

7. Glossaire

Articles courants
Système de comptabilisation qui classifie et résume les dossiers par catégorie, notamment par type de bien ou de service acquis, aux fins de la surveillance et de l’établissement de rapports.
Autorisations
Les autorisations de dépenser sont des approbations par lesquelles le Parlement accorde à un organisme gouvernemental le droit de dépenser jusqu’à un montant précisément défini. L’autorisation de dépenser est fournie de deux façons :
  1. au moyen des lois de crédit annuelles, lesquelles déterminent les montants et les motifs généraux pour lesquels on peut dépenser les fonds;
  2. au moyen d’autres statuts particuliers, lesquels autorisent les paiements et établissent les montants ainsi que les périodes pendant lesquelles doivent avoir lieu ces paiements.
Bijuridique
Qui se rapporte à la coexistence et à l’interaction de deux systèmes ou traditions juridiques dans un cadre juridique donné. Au Canada, cela concerne le droit civil du Québec et la common law canadienne, en tenant compte des autres sources du droit fédéral, notamment les règles et coutumes autochtones.
Budget principal des dépenses
Chaque année, le gouvernement prépare le budget des dépenses pour justifier la demande adressée au Parlement visant à faire autoriser la dépense des fonds publics. Cette demande est officialisée par la présentation de projets de loi de crédits au Parlement. À l’appui de la Loi de crédits, le Budget principal des dépenses énonce les autorisations de dépenser (crédits) et les montants à inclure dans des projets de loi de crédits subséquents. Le Parlement doit approuver ces crédits avant que le gouvernement ne puisse donner suite à ses plans de dépenses.
Budget supplémentaire des dépenses
Le président du Conseil du Trésor dépose trois Budgets supplémentaires des dépenses (en mai, à la fin d’octobre ou au début de novembre, et en février) en vue d’obtenir l’autorisation du Parlement de rajuster le Plan de dépenses du gouvernement fixé dans le Budget principal des dépenses pour l’exercice concerné. Les Budgets supplémentaires des dépenses jouent deux rôles. Premièrement, ils sollicitent l’autorisation de réviser les niveaux de dépenses, révisions que le Parlement sera appelé à approuver par le biais d’une loi de crédits. D’autre part, ils renseignent le Parlement sur les changements dans les dépenses estimatives établies aux termes de lois qu’il avait antérieurement adoptées. Chaque Budget supplémentaire des dépenses est identifié par ordre alphabétique (A, B, C).
Crédit d’exécution du budget
Crédit central du Conseil du Trésor pour de nouvelles mesures ou initiatives annoncées dans le budget fédéral. Ce crédit central facilite la disponibilité en temps opportun des crédits pour les mesures du budget à prendre durant l’exercice à venir.
Crédits approuvés et crédits législatifs
Les dépenses effectuées par le gouvernement doivent être autorisées par le Parlement. Cette autorisation est donnée de deux façons : d’une part, par les lois ou les projets de loi de crédits annuels, qui précisent les montants et les fins générales auxquelles ces fonds peuvent servir; d’autre part, par d’autres lois particulières qui autorisent des paiements et fixent les montants et les délais pour ces paiements. Les montants approuvés dans les lois de crédit sont désignés comme des montants votés; les autorisations de dépenses accordées par l’intermédiaire d’autres lois sont appelées autorisations législatives.
Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement
Crédit qui couvre la plupart des frais courants, tels que les salaires et les services publics.
Crédit 5 – Subventions et contributions
Crédit utilisé lorsque les dépenses en matière de subventions et de contributions équivalent à cinq millions de dollars ou plus.
Initiatives pangouvernementales
Sous réserve de l’approbation du Conseil du Trésor, pour suppléer à d’autres crédits pour appuyer la mise en œuvre d’initiatives de gestion stratégique entreprises dans la fonction publique du Canada.
Méthode de la comptabilité d’exercice intégrale
Les coûts sont déclarés en fonction de la consommation. Les recettes sont déclarées lorsqu’elles sont gagnées. Le Ministère utilise cette méthode de la comptabilité pour préparer et présenter ses états financiers annuels. Les rapports financiers trimestriels sont préparés en utilisant un référentiel d’information financière à usage particulier.
Niveau de référence
Montant des fonds que le Conseil du Trésor a approuvés à l’intention des ministères et des organismes aux fins de l’exécution des politiques et des programmes pour chaque exercice de la période de planification.
Rajustements à la rémunération
Crédit central du Conseil du Trésor qui affecte des fonds supplémentaires pour les modifications apportées aux modalités de service ou d’emploi de l’administration publique fédérale à la suite de négociations collectives.
Recettes affectées aux dépenses
Recettes constatées lorsqu’elles sont gagnées (habituellement lorsque les services sont rendus).
Recettes différées
Montant reçu ou inscrit comme somme à recevoir, qui n’a pas encore été gagné et qui, entre-temps, est reporté de manière à être inclus dans les revenus de périodes ultérieures.
Recettes disponibles perçues
Recettes que le Ministère a expressément l’autorisation du Parlement de dépenser de nouveau et qui peuvent être constituées des recettes différées et des recettes affectées aux dépenses.
Référentiel d’information financière à usage particulier
Les exigences et la structure du rapport financier trimestriel sont définies dans la Directive GC 4400 – Rapport financier trimestriel des ministères.
Régime d’avantages sociaux des employés (RASE)
Poste législatif qui comprend le coût des contributions que l’employeur verse au titre du régime de pensions de retraite de la fonction publique, du Régime de pensions du Canada, du Régime des rentes du Québec, des prestations de décès et de l’assurance emploi. Le taux du RASE change chaque année selon les directives du Secrétariat du Conseil du Trésor et il est exprimé sous la forme d’un pourcentage du salaire.
Report de fonds
Réalignement des montants qui seront dépensés durant certaines années, même si le montant global dépensé dans le cadre d’un projet reste inchangé.
Report du budget de fonctionnement (RBF)
Crédit central du Conseil du Trésor qui permet aux ministères de reporter les fonds inutilisés admissibles d’un exercice à l’autre jusqu’à concurrence d’une somme représentant 5 % des budgets de fonctionnement figurant dans leur Budget principal des dépenses. (Voir aussi crédits approuvés et crédits législatifs).
Revenus nets en vertu d’un crédit
Pouvoir dont dispose le ministère de la Justice pour recouvrer et dépenser les recettes émanant de la prestation des services juridiques et des services internes au sein du gouvernement.
Temporisation
Fin du financement temporaire.