Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 31 décembre 2025
Table des matières
- 1. Présentation
- 2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs
- 3. Risques et incertitudes
- 4. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes
- 5. État des autorisations (non vérifié)
- 6. Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
- 7. Glossaire
1. Présentation
Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction conformément à l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques (LGFP) et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Ce rapport doit être lu de concert avec le Budget principal des dépenses de 2024-2025, le Budget principal des dépenses de 2025-2026, ainsi que le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2024-2025 et le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026. Ce rapport a été examiné par le Comité ministériel de vérification (CMV), mais il n’a pas fait l’objet d’un audit ni d’un examen externe.
Le glossaire (section 7) contient les définitions des termes financiers clés qui sont présentés avec un lien hypertexte tout au long du document.
1.1 Raison d’être
Dans le cadre du système juridique canadien, l’administration de la justice est un champ de compétence partagé entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. Le Ministère appuie le ministre de la Justice dans l’exécution de ses responsabilités liées aux lois et secteurs du droit qui relèvent de la compétence fédérale, en assurant un cadre juridique national bilingue et bijuridique, principalement dans les domaines suivants : la justice pénale (y compris la justice pour les victimes d’actes criminels et la justice pénale pour les jeunes), la justice familiale, l’accès à la justice, le droit applicable aux Autochtones, le droit public et le droit privé international. Cette responsabilité est assurée par l’élaboration de politiques, lois, programmes et services pour les Canadiens et Canadiennes. Le Ministre agit à titre de conseiller juridique du Cabinet et veille à ce que l’administration des affaires publiques soit conforme à la loi.
Le Ministère appuie le rôle de procureur général du Canada en tant que conseiller juridique en chef de la Couronne, qui représente la Couronne et non les ministères ou organismes individuels. Par conséquent, le procureur général cherche à protéger les intérêts de l’ensemble du gouvernement.
1.2 Méthode de présentation du rapport
Le présent rapport trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations qui l’accompagne rend compte des autorisations de dépenser du Ministère accordées par le Parlement et celles utilisées par le Ministère conformément au Budget principal des dépenses. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel d’information financière à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d’information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.
Le gouvernement ne peut dépenser sans l’autorisation du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l’entremise de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.
Lorsque le Parlement est dissous pour la tenue d’une élection générale, l’article 30 de la Loi sur la gestion des finances publiques autorise, sous certaines conditions, l’établissement d’un mandat spécial pour la signature du gouverneur général en vue d’autoriser un paiement sur le Trésor. Les mandats spéciaux sont considérés comme un crédit relatif à l’exercice au cours duquel ils ont été établis. Les mandats spéciaux émis au cours du premier trimestre de 2025-2026 ont été inclus dans le total des crédits du Budget principal des dépenses de 2025-2026.
Le Ministère utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour préparer et présenter ses états financiers annuels, qui font partie du processus de rédaction du rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les autorisations de dépenser votées par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses.
Bien que le Ministère ait mis en œuvre un nouveau processus de facturation anticipée, les recettes sont comptabilisées lorsqu’elles sont affectées aux dépenses plutôt que lorsqu’elles sont perçues afin d’assurer la cohérence dans la présentation et de permettre la comparaison des rapports avec ceux des exercices précédents. La dissolution du Parlement au cours du premier trimestre de 2025-2026 a retardé la perception et la comptabilisation des revenus jusqu’au début du deuxième trimestre.
1.3 Structure financière du ministère de la Justice Canada
La structure financière du ministère de la Justice Canada comprend les autorisations budgétaires suivantes :
- Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement;
- Crédit 5 – Subventions et contributions; et
- Autorisations législatives concernant les contributions au Régime d’avantages sociaux des employés (RASE), le salaire et l’allocation d’automobile pour le ministre de la Justice et procureur général du Canada.
En tant que principal fournisseur de services juridiques à d’autres ministères et organismes fédéraux, le ministère de la Justice Canada recueille et dépense les recettes générées par la prestation des services juridiques dans le cadre de son autorisation associée au crédit 1. Le Ministère a également l’autorisation de dépenser les recettes encaissées à la suite de la prestation de services de soutien administratif interne à d’autres ministères fédéraux. Dans les rapports ministériels, ces recettes réduisent les autorisations et les dépenses totales ministérielles.
Les principaux bénéficiaires du crédit 5 (subventions et contributions) du Ministère sont les gouvernements provinciaux et territoriaux. Environ 73 % du financement du crédit 5 est lié à des ententes à frais partagés avec des bénéficiaires qui sont généralement comptabilisées au cours du dernier trimestre de l’exercice, à la réception de déclarations financières. Par conséquent, une grande partie des dépenses du crédit 5 est généralement engagée au cours du quatrième trimestre.
2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs
Cette section présente les principaux éléments qui ont contribué à la diminution nette des ressources disponibles pour l’exercice et des dépenses réelles pour le trimestre s’étant terminé le 31 décembre 2025. Pour les deux périodes s’étant terminées le 31 décembre, les autorisations budgétaires nettes (à l’exclusion des revenus nets en vertu d’un crédit (RNC)) accordées au Ministère sont fondées sur le Budget principal des dépenses, le Budget supplémentaire des dépenses, les fonds provenant des crédits centraux du Conseil du Trésor pour les Rajustements à la rémunération et le Report du budget de fonctionnement de l’exercice précédent.
Au cours du troisième trimestre terminé le 31 décembre 2025, le Ministère s'est vu accorder des autorisations supplémentaires totalisant 60,9 millions de dollars, ce qui comprend le financement du Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026 et des Rajustements à la rémunération. Au cours du troisième trimestre de l'exercice précédent, le Ministère s'est vu accorder des autorisations supplémentaires totalisant 368,1 millions de dollars, ce qui comprend le financement du Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2024-2025 et des Rajustements à la rémunération.
Le graphique 1 montre les autorisations et les dépenses budgétaires nettes du Ministère.
Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires annuelles et des dépenses trimestrielles observées le 31 décembre 2025 et le 31 décembre 2024
Graphique 1 : Comparaison des autorisations budgétaires annuelles et des dépenses trimestrielles observées le 31 décembre 2025 et le 31 décembre 2024 – Version texte
Le graphique montre les autorisations budgétaires annuelles nettes et les dépenses budgétaires trimestrielles nettes du Ministère pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin pour les exercices 2025-2026 et 2024-2025.
Les autorisations budgétaires nettes pour l’exercice 2025-2026 ont totalisé 1 243,1 M$ au 31 décembre, 1 182,2 M$ au 30 septembre et 1 170,1 M$ au 30 juin, ce qui représente une augmentation de 12,1 M$ au cours du deuxième trimestre et 60,9 M$ au cours du troisième trimestre. Pour l’exercice financier précédent, les autorisations budgétaires nettes ont totalisé 1 328,7 M$ au 31 décembre, 960,6 M$ au 30 septembre et 927,9 M$ au 30 juin, ce qui représente une augmentation de 32,7 M$ au cours du deuxième trimestre et 368,1 M$ au cours du troisième trimestre.
Les dépenses budgétaires nettes pour l’exercice 2025-2026 pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 144,0 M$, 202,9 M$ et 293,8 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 640,7 M$ au 31 décembre 2025. Pour l’exercice financier précédent, les dépenses budgétaires nettes pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 210,2 M$, 255,2 M$ et 188,1 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 653,5 M$ au 31 décembre 2024.
Il peut y avoir des différences d'arrondissements.
Le graphique 2 présente les revenus nets en vertu d’un crédit (RNC) et les recettes affectées aux dépenses. L’autorisation annuelle des RNC a augmenté de 85 millions de dollars en 2025-2026 par rapport à 2024-2025 afin de mieux l’aligner avec les taux révisés des services juridiques facturés aux ministères et organismes clients, qui s’appliquent à compter de l’exercice 2025-2026.
Graphique 2 : Comparaison des revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et des recettes trimestrielles affectées aux dépenses observés le 31 décembre 2025 et le 31 décembre 2024
Graphique 2 : Comparaison des revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et des recettes trimestrielles affectées aux dépenses observés le 31 décembre 2025 et le 31 décembre 2024 – Version texte
Le graphique montre les revenus nets en vertu d’un crédit (annuels) et les recettes trimestrielles gagnées du Ministère pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin pour les exercices 2025-2026 et 2024-2025.
Les revenus nets en vertu d’un crédit pour l’exercice financier 2025-2026 ont totalisé 527,0 M$ au 31 décembre, au 30 septembre et au 30 juin. Pour l’exercice financier précédent, les revenus nets en vertu d’un crédit ont totalisé 442,0 M$ au 31 décembre, au 30 septembre et au 30 juin.
Les recettes affectées aux dépenses pour l’exercice financier 2025-2026 pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 174,0 M$, 189,5 M$ et 0,0 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 363,5 M$ au 31 décembre 2025. Pour l’exercice financier précédent, les recettes affectées aux dépenses pour les trimestres se terminant le 31 décembre, le 30 septembre et le 30 juin étaient de 103,8 M$, 109,4 M$ et 56,1 M$, respectivement, ce qui représente un cumulatif annuel de 269,3 M$ au 31 décembre 2024.
Il peut y avoir des différences d'arrondissements.
2.1 Changements importants dans les autorisations
(Veuillez vous reporter au tableau illustrant l’état des autorisations à la section 5.)
Si on le compare au troisième trimestre de l’exercice précédent, le total des autorisations budgétaires nettes disponibles pour 2025-2026 a diminué de 85,6 millions de dollars, passant de 1 328,7 millions de dollars en 2024-2025 à 1 243,1 millions de dollars en 2025-2026. Cela comprend :
- Crédit 1 – les dépenses de fonctionnement ont diminué de 164,9 millions de dollars
- Crédit 5 – les subventions et contributions ont augmenté de 53,3 millions de dollars
- Les autorisations législatives ont augmenté de 26,0 millions de dollars
La diminution des autorisations s'explique principalement par le financement obtenu dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2024-2025, qui provient principalement du budget de 2024 et du financement ponctuel lié à la ratification de la convention collective du groupe Praticien du droit et aux taux de rémunération révisés pour les employés non représentés du groupe Gestion du droit.
| Changements aux autorisations votées et législatives observés entre 2025-2026 et 2024-2025 (en millions de dollars) |
Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement | Crédit 5 – Subventions et contributions | Autorisations législatives | Total |
|---|---|---|---|---|
| Augmentations nettes de 96,0 millions de dollars | ||||
| Fonds supplémentaires destinés à l’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés (budget de 2025) | 0,0 | 47,3 | 0,0 | 47,3 |
| L’augmentation du Régime d’avantages sociaux des employés (RASE), principalement liée à l’augmentation de l’autorisation des revenus nets en vertu d’un crédit afin de mieux l’aligner avec les taux révisés des services juridiques | 0,0 | 0,0 | 21,1 | 21,1 |
| Fonds destinés à la mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires (énoncé économique de l'automne de 2024) | 1,0 | 9,2 | 0,1 | 10,3 |
| Fonds supplémentaires destinés à l'aide juridique en matière criminelle (budget de 2024) | 0,0 | 10,0 | 0,0 | 10,0 |
Fonds destinés à la mise en œuvre d’un nouveau system de gestion des ressources humaines (report de fonds provenant de 2023-2024) |
2,9 | 0,0 | 0,0 | 2,9 |
| Fonds destinés à la création et mise en œuvre de la Commission d’examen des erreurs du système judiciaire (budget de 2023) | 2,1 | 0,0 | 0,3 | 2,4 |
| Fonds destinés à continuer à soutenir le développement et la mise en œuvre préliminaire de la Stratégie en matière de justice autochtone (budget de 2024) | 0,0 | 2,0 | 0,0 | 2,0 |
| Diminutions nettes de 181,6 millions de dollars | ||||
| Fonds provenant des rajustements à la rémunération liés aux augmentations salariales de divers groupes, notamment pour les groupes Praticien du droit et Gestion du droit | (133,5) | 0,0 | 6,9 | (126,6) |
| Fonds provenant du Report du budget de fonctionnement | (20,6) | 0,0 | 0,0 | (20,6) |
| Temporisation des fonds destinés pour l'enquête publique sur l'ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (budget de 2024) | (6,9) | 0,0 | (1,3) | (8,2) |
Temporisation des fonds destinés pour améliorer l’accès aux services de justice familiale dans la langue officielle de son choix (budget de 2019) |
0,0 | (5,4) | 0,0 | (5,4) |
| Fonds destinés à la mise en œuvre durable de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (budget de 2022) | 0,0 | (4,5) | 0,0 | (4,5) |
| Temporisation des fonds destinés au Bureau de l'interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens (budget de 2022) | (3,6) | 0,0 | (0,2) | (3,8) |
| Recentrer les dépenses gouvernementales (réductions du budget de 2023) | (2,3) | (0,4) | (0,3) | (3,0) |
| Temporisation des fonds destinés à fournir aux ministères et aux agences les ressources pour répondre aux exigences de la sécurité nationale et de l’examen des activités de renseignement (budget de 2023) | (1,4) | 0,0 | (0,4) | (1,8) |
| Fonds accordés relativement aux principes de Gladue – interventions systémiques et communautaires visant à régler le problème de la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale (énoncé économique de l'automne de 2020) | 0,0 | (1,5) | 0,0 | (1,5) |
| Fonds destinés à répondre au rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées : fournir un accès accru aux services aux victimes axés sur la culture et dirigés par les Autochtones (budget de 2023) | 0,0 | (1,3) | 0,0 | (1,3) |
| Autres ajustements mineurs aux niveaux de référence | (2,6) | (2,1) | (0,2) | (4,9) |
| Total | (164,9) | 53,3 | 26,0 | (85,6) |
2.2 Changements importants dans les dépenses et revenus budgétaires
(Veuillez vous reporter au tableau intitulé Dépenses ministérielles budgétaires par article courant à la section 6.)
Les dépenses budgétaires nettes cumulatives totales sont passées de 653,5 millions de dollars en 2024-2025 à 640,7 millions de dollars en 2025-2026. Cette diminution nette de 12,8 millions de dollars s’explique par des changements liés à ce qui suit :
| Changements aux dépenses et aux revenus (2025-2026 par rapport à 2024-2025) |
millions $ |
|---|---|
| Dépenses par article courant | |
| Personnel : l’augmentation des salaires est majoritairement liée à des rajustements à la rémunération liés à la ratification de diverses conventions collectives (notamment pour les groupes Praticien du droit et Gestion du droit), ainsi qu’à une augmentation du RASE. Cette augmentation a été partiellement compensée par des réductions d’effectifs. | 46,9 |
| Transports et communications : la diminution est majoritairement liée à une diminution des voyages intérieurs pour les activités opérationnelles et la formation. | (2,2) |
| Services professionnels et spéciaux : la diminution est majoritairement liée à une diminution des paiements dans des domaines tels que les services d’informatique, les services d'agents juridiques et les services de traduction. | (3,8) |
| Location : la diminution est majoritairement liée à la réduction des espaces de bureaux. | (1,6) |
| Paiements de transfert : l'augmentation est liée au calendrier des paiements provisoires, en conformité avec les différentes ententes de contribution et une augmentation globale du financement en subventions et contributions par rapport à l’année précédente. | 43,0 |
| Autres articles courants : une diminution nette attribuable à des changements mineurs des dépenses, comme des diminutions dans l’acquisition de machines et de matériel (y compris l’acquisition de mobilier et d’ameublement de bureau), les services publics, fournitures et approvisionnements (y compris les abonnements) et la réparation et entretien. | (0,9) |
| Revenus affectés aux dépenses | |
| Revenus : une augmentation des recettes affectées aux dépenses, qui compensent les dépenses, en raison d’une augmentation des taux des services juridiques, des différences dans la chronologie de la finalisation des ententes avec les ministères clients et du traitement des recettes dans le système financier. | (94,2) |
| Diminution totale des dépenses budgétaires nettes | (12,8) |
3. Risques et incertitudes
Le ministère de la Justice Canada évolue dans un environnement en constante évolution où son travail juridique, stratégique et lié aux programmes est complexe, dynamique et multidimensionnel. Le Ministère doit demeurer prêt à composer avec la rapidité à laquelle les nouveaux enjeux de politique et de politique juridique émergent ou évoluent, tant au pays qu’à l’étranger. De nombreuses transformations et tendances sociales, économiques et démographiques, ainsi que l’évolution du contexte géopolitique, continuent d’avoir une grande incidence sur la société, ce qui, à son tour, influe sur les services juridiques fournis à l’appui des priorités des ministères clients, sur la pratique du droit et sur les réponses législatives et stratégiques aux enjeux de justice. Le Ministère doit travailler en étroite collaboration avec de nombreux partenaires et intervenants, tant au pays qu’à l’étranger, afin d’atteindre des objectifs nationaux dans un large éventail de domaines, notamment l’avancement des efforts visant à lutter contre le crime organisé, à renforcer la sécurité nationale et à protéger l’économie.
Une partie du financement du Ministère provient des recettes découlant de la prestation de services à d’autres ministères clients. L’autre partie du financement provient des crédits votés par le Parlement, lesquels sont assujettis aux réductions annoncées dans les budgets fédéraux récents. Le Ministère a commencé à mettre en œuvre des mesures de réaménagement des effectifs et continue d'examiner ses dépenses pour s'assurer qu'elles sont responsables et rentables. D’autres mesures seront mises en œuvre à mesure que le Ministère continue à respecter les objectifs budgétaires du gouvernement dans les années à venir, comme annoncé dans l’Examen exhaustif des dépenses (budget de 2025).
Toute réduction budgétaire imposée aux ministères clients pourrait également avoir une incidence sur leur capacité de payer les services juridiques et sur le risque juridique global auquel le gouvernement du Canada est confronté. Cela a également une incidence sur les revenus générés par le Ministère et ses autorisations de dépenser. Les autres facteurs qui exercent de la pression financière supplémentaire sur le Ministère comprennent les retards dans la perception des recettes et les augmentations salariales résultant des conventions collectives ratifiées, lorsque les dépenses salariales dépassent le financement affecté.
Afin d’atténuer ces risques financiers, le Ministère surveille de près ses volumes d’activités et sa situation financière. Cela comprend une gestion rigoureuse des recettes, des dépenses, des prévisions et de la surveillance des engagements, ainsi qu'une hiérarchisation rigoureuse des tâches et une rationalisation des fonctions dans l'ensemble du Ministère. En outre, le Ministère travaille en étroite collaboration avec les ministères clients pour cerner les changements nécessaires et leurs répercussions.
Les avancées technologiques en cours telles que celles liées au domaine de l’intelligence artificielle sont sur le point de modifier considérablement la prestation des services juridiques. En même temps, ces progrès posent des défis éthiques et réglementaires. L’élaboration de nouveaux cadres juridiques, ainsi que de politiques législatives, ou de mise en œuvre de programmes, pourraient être nécessaires afin d’aborder de manière responsable l’adoption de ces technologies en évolution rapide tout en respectant la vie privée et en assurant la sécurité des Canadiens.
Le Ministère surveille et recense régulièrement les risques stratégiques qui pourraient avoir une incidence sur la réalisation de son mandat et des résultats attendus. Parmi les risques stratégiques que le Ministère gère actuellement, on compte un risque lié à la gestion des relations externes, ainsi que les risques orientés vers l’intérieur concernant la cybersécurité, le mieux-être des employés, les données et les renseignements, et le milieu de travail de l’avenir. Dans leur ensemble, ces risques pourraient avoir une incidence financière pour le Ministère. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le Plan ministériel de 2025-2026.
4. Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et aux programmes
Au cours du troisième trimestre de 2025-2026, le Premier ministre a annoncé le changement suivant aux échelons supérieurs de la fonction publique, qui entrera en vigueur au cours du dernier trimestre :
- L’honorable Marie-Josée Hogue devient sous-ministre de la Justice et sous-procureure générale du Canada.
Approbation des cadres supérieurs
Approuvé par :
Marie-Josée Hogue
Sous-ministre de la Justice et sous-procureure générale du Canada
Bill Kroll, CPA, CMA
Dirigeant principal des finances et sous-ministre adjoint, Secteur de la gestion
Ottawa (Canada)
20 février 2026
5. État des autorisations (non vérifié)
Ministère de la Justice Canada
Rapport financier trimestriel
Pour le trimestre terminé le 31 décembre 2025
État des autorisations (non vérifié)
(en milliers de dollars)
| Exercice 2025-2026 | Exercice 2024-2025 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2026Note de bas de page * du tableau | Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2025 | Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | Crédits totaux disponibles pour l’exercice se terminant le 31 mars 2025Note de bas de page * du tableau | Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 31 décembre 2024 | Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | |
| Crédit 1 – Dépenses nettes de fonctionnement | 342 414 | 21 547 | 278 902 | 507 333 | 100 860 | 354 649 |
| Crédit 5 – Subventions et contributions | 782 500 | 92 870 | 273 144 | 729 172 | 86 451 | 230 104 |
| Autorisations législatives budgétaires | ||||||
| Contributions aux régimes d’avantages sociaux des employés | 118 113 | 29 509 | 88 526 | 92 114 | 22 886 | 68 658 |
| Ministre de la Justice et procureur général du Canada – Traitement et allocation pour automobile | 102 | 31 | 82 | 99 | 25 | 75 |
| Dépenses des produits de la vente de biens excédentaires de l’État | 6 | 0 | 0 | 3 | 0 | 0 |
| Autorisations législatives budgétaires totales | 118 221 | 29 540 | 88 608 | 92 216 | 22 911 | 68 733 |
| Autorisations totales | 1 243 135 | 143 957 | 640 654 | 1 328 721 | 210 222 | 653 486 |
6. Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
Ministère de la Justice Canada
Rapport financier trimestriel
Pour le trimestre terminé le 31 décembre 2025
Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non vérifié)
(en milliers de dollars)
| Exercice 2025-2026 | Exercice 2024-2025 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2026Note de bas de page * du tableau | Dépensés durant le trimestre terminé le 31 décembre 2025 | Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | Dépenses prévues pour l’exercice se terminant le 31 mars 2025Note de bas de page * du tableau | Dépensés durant le trimestre terminé le 31 décembre 2024 | Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre | |
| Dépenses | ||||||
| Personnel | 898 441 | 209 195 | 689 446 | 945 517 | 208 593 | 642 546 |
| Transports et communications | 6 552 | 1 536 | 3 673 | 8 190 | 2 614 | 5 860 |
| Information | 4 925 | 1 323 | 3 436 | 4 795 | 1 284 | 3 341 |
| Services professionnels et spéciaux | 51 125 | 9 429 | 24 161 | 54 208 | 11 750 | 27 932 |
| Location | 10 164 | 717 | 5 260 | 11 166 | 1 890 | 6 890 |
| Réparation et entretien | 2 850 | 336 | 543 | 3 208 | 304 | 728 |
| Services publics, fournitures et approvisionnements | 2 604 | 402 | 865 | 2 824 | 461 | 1 194 |
| Acquisition de machines et de matériel | 8 392 | 383 | 992 | 9 049 | 749 | 1 647 |
| Paiements de transfert | 782 500 | 92 870 | 273 144 | 729 172 | 86 451 | 230 104 |
| Autres subventions et paiements | 2 582 | 1 761 | 2 641 | 2 592 | (9) | 2 560 |
| Dépenses budgétaires brutes totales | 1 770 135 | 317 952 | 1 004 161 | 1 770 721 | 314 087 | 922 802 |
| Moins : les recettes affectées aux dépenses | (527 000) | (173 995) | (363 507) | (442 000) | (103 865) | (269 316) |
| Dépenses budgétaires nettes totales | 1 243 135 | 143 957 | 640 654 | 1 328 721 | 210 222 | 653 486 |
7. Glossaire
- Articles courants
- Système de comptabilisation qui classifie et résume les dossiers par catégorie, notamment par type de bien ou de service acquis, aux fins de la surveillance et de l’établissement de rapports.
- Les autorisations de dépenser sont des approbations par lesquelles le Parlement accorde à un organisme gouvernemental le droit de dépenser jusqu’à un montant précisément défini. L’autorisation de dépenser est fournie de deux façons :
- au moyen des lois de crédit annuelles, lesquelles déterminent les montants et les motifs généraux pour lesquels on peut dépenser les fonds;
- au moyen d’autres statuts particuliers, lesquels autorisent les paiements et établissent les montants ainsi que les périodes pendant lesquelles doivent avoir lieu ces paiements.
- Bijuridique
- Qui se rapporte à la coexistence et à l’interaction de deux systèmes ou traditions juridiques dans un cadre juridique donné. Au Canada, cela concerne le droit civil du Québec et la common law canadienne, en tenant compte des autres sources du droit fédéral, notamment les règles et coutumes autochtones.
- Budget principal des dépenses
- Chaque année, le gouvernement prépare le budget des dépenses pour justifier la demande adressée au Parlement visant à faire autoriser la dépense des fonds publics. Cette demande est officialisée par la présentation de projets de loi de crédits au Parlement. À l’appui de la Loi de crédits, le Budget principal des dépenses énonce les autorisations de dépenser (crédits) et les montants à inclure dans des projets de loi de crédits subséquents. Le Parlement doit approuver ces crédits avant que le gouvernement ne puisse donner suite à ses plans de dépenses.
- Budget supplémentaire des dépenses
- Le président du Conseil du Trésor dépose trois Budgets supplémentaires des dépenses (en mai, à la fin d’octobre ou au début de novembre, et en février) en vue d’obtenir l’autorisation du Parlement de rajuster le Plan de dépenses du gouvernement fixé dans le Budget principal des dépenses pour l’exercice concerné. Les Budgets supplémentaires des dépenses jouent deux rôles. Premièrement, ils sollicitent l’autorisation de réviser les niveaux de dépenses, révisions que le Parlement sera appelé à approuver par le biais d’une loi de crédits. D’autre part, ils renseignent le Parlement sur les changements dans les dépenses estimatives établies aux termes de lois qu’il avait antérieurement adoptées. Chaque Budget supplémentaire des dépenses est identifié par ordre alphabétique (A, B, C).
- Crédits approuvés et crédits législatifs
- Les dépenses effectuées par le gouvernement doivent être autorisées par le Parlement. Cette autorisation est donnée de deux façons : d’une part, par les lois ou les projets de loi de crédits annuels, qui précisent les montants et les fins générales auxquelles ces fonds peuvent servir; d’autre part, par d’autres lois particulières qui autorisent des paiements et fixent les montants et les délais pour ces paiements. Les montants approuvés dans les lois de crédit sont désignés comme des montants votés; les autorisations de dépenses accordées par l’intermédiaire d’autres lois sont appelées autorisations législatives.
- Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement : Crédit qui couvre la plupart des frais courants, tels que les salaires et les services publics.
- Crédit 5 – Subventions et contributions : Crédit utilisé lorsque les dépenses en matière de subventions et de contributions équivalent à cinq millions de dollars ou plus.
- Méthode de la comptabilité d’exercice intégrale
- Les coûts sont déclarés en fonction de la consommation. Les recettes sont déclarées lorsqu’elles sont gagnées. Le Ministère utilise cette méthode de la comptabilité pour préparer et présenter ses états financiers annuels. Les rapports financiers trimestriels sont préparés en utilisant un référentiel d’information financière à usage particulier.
- Niveau de référence
- Montant des fonds que le Conseil du Trésor a approuvés à l’intention des ministères et des organismes aux fins de l’exécution des politiques et des programmes pour chaque exercice de la période de planification.
- Rajustements à la rémunération
- Crédit central du Conseil du Trésor qui affecte des fonds supplémentaires pour les modifications apportées aux modalités de service ou d’emploi de l’administration publique fédérale à la suite de négociations collectives.
- Recettes affectées aux dépenses
- Recettes constatées lorsqu’elles sont gagnées (habituellement lorsque les services sont rendus).
- Recettes différées
- Montant reçu ou inscrit comme somme à recevoir, qui n’a pas encore été gagné et qui, entre-temps, est reporté de manière à être inclus dans les revenus de périodes ultérieures.
- Recettes disponibles perçues
- Recettes que le Ministère a expressément l’autorisation du Parlement de dépenser de nouveau et qui peuvent être constituées des recettes différées et des recettes affectées aux dépenses.
- Référentiel d’information financière à usage particulier
- Les exigences et la structure du rapport financier trimestriel sont définies dans la Directive GC 4400 – Rapport financier trimestriel des ministères.
- Régime d’avantages sociaux des employés (RASE)
- Poste législatif qui comprend le coût des contributions que l’employeur verse au titre du régime de pensions de retraite de la fonction publique, du Régime de pensions du Canada, du Régime des rentes du Québec, des prestations de décès et de l’assurance emploi. Le taux du RASE change chaque année selon les directives du Secrétariat du Conseil du Trésor et il est exprimé sous la forme d’un pourcentage du salaire.
- Report de fonds
- Réalignement des montants qui seront dépensés durant certaines années, même si le montant global dépensé dans le cadre d’un projet reste inchangé.
- Report du budget de fonctionnement (RBF)
- Crédit central du Conseil du Trésor qui permet aux ministères de reporter les fonds inutilisés admissibles d’un exercice à l’autre jusqu’à concurrence d’une somme représentant 5 % des budgets de fonctionnement figurant dans leur Budget principal des dépenses. (Voir aussi crédits approuvés et crédits législatifs).
- Revenus nets en vertu d’un crédit
- Pouvoir dont dispose le ministère de la Justice Canada pour recouvrer et dépenser les recettes émanant de la prestation des services juridiques et des services internes au sein du gouvernement.
- Temporisation
- Fin du financement temporaire.
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