Plan ministériel 2025-2026 du ministère de la Justice Canada
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© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre de la Justice et procureur général du Canada, 2025
ISSN 2371-6916
No de cat. J1-18F-PDF
Message du ministre
Je suis heureux de présenter le Plan ministériel du ministère de la Justice Canada pour 2025-2026. Ce plan énonce nos principales priorités et présente le travail que nous prévoyons accomplir pour assurer un système de justice équitable, accessible et pertinent au Canada ainsi que pour assurer la sécurité de tout le monde au Canada dans leurs collectivités.
Le Ministère appuie un large éventail de priorités du gouvernement du Canada en offrant des services intégrés de consultation juridique, de contentieux et autres services professionnels de grande qualité, ainsi que des programmes et des services pour soutenir le système de justice.
Au cours de la prochaine année, le ministère de la Justice Canada mettra l’accent sur plusieurs initiatives importantes : soutenir les personnes victimes et survivantes d’actes criminels, assurer la sécurité de la population canadienne dans nos collectivités et en ligne, lutter contre le racisme et la discrimination systémiques, améliorer l’accès à la justice, notamment en finançant l’aide juridique, et répondre aux besoins des tribunaux.
Le Ministère contribuera à l’élaboration d’initiatives pour réduire le crime organisé et les activités des gangs au Canada, appuiera les efforts du gouvernement visant à indemniser les propriétaires légitimes d’armes à feu de style arme d’assaut nouvellement prohibées et réglera les problèmes de sécurité en constante évolution au Canada et à l’étranger. De plus, le Ministère continuera d’appuyer l’engagement du gouvernement du Canada à lutter contre les crimes haineux au Canada au moyen d’initiatives législatives et de programmes.
Le 17 décembre 2024, le Canada a franchi une étape importante dans l’amélioration de l’accès à la justice pour les personnes qui pourraient avoir été condamnées à tort : la Loi de David et Joyce Milgaard a reçu la sanction royale. Nous faisons progresser le processus de création d’une commission indépendante d’examen des erreurs judiciaires chargée d’examiner les cas potentiels de condamnations injustifiées.
Au cours de la prochaine année, le Ministère appuiera l’engagement du gouvernement du Canada à mettre en œuvre le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En se fondant sur le rapport final de l’interlocutrice spéciale, le gouvernement du Canada élaborera une réponse significative qui s’attaquera aux séquelles néfastes des pensionnats et comprendra une coopération entre les gouvernements autochtones, fédéral et provinciaux, les communautés, et les institutions religieuses, entre autres. Nous nous efforcerons également de promouvoir une approche régionale et fondée sur les distinctions pour la Stratégie en matière de justice autochtone.
Pour ce qui est de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, le Ministère fera progresser son plan de mise en œuvre afin d’aider à réduire la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice pénale, y compris en tant que victimes et survivantes d’actes criminels.
Un pilier clé de l’accès à la justice est un système d’aide juridique robuste. Le Ministère augmente le financement de l’aide juridique en matière criminelle dans toutes les provinces et tous les territoires ainsi que celui de l’aide juridique aux personnes immigrantes et réfugiées dans huit provinces où des services sont offerts.
Le ministère de la Justice Canada continuera également de fournir des services juridiques pour appuyer le plan prospectif de la réglementation du gouvernement du Canada, la mise en œuvre et l’évolution des régimes législatifs existants et l’élaboration de nouvelles initiatives législatives.
Le 17 décembre 2024, le Canada a franchi une étape importante dans l’amélioration de l’accès à la justice pour les personnes qui pourraient avoir été condamnées à tort : la Loi de David et Joyce Milgaard a reçu la sanction royale. Nous faisons progresser le processus de création d’une commission indépendante d’examen des erreurs judiciaires chargée d’examiner les cas potentiels de condamnations injustifiées.
Au cours de la prochaine année, le Ministère appuiera l’engagement du gouvernement du Canada à mettre en œuvre le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En se fondant sur le rapport final de l’interlocutrice spéciale, le gouvernement du Canada élaborera une réponse significative qui s’attaquera aux séquelles néfastes des pensionnats et comprendra une coopération entre les gouvernements autochtones, fédéral et provinciaux, les communautés, et les institutions religieuses, entre autres. Nous nous efforcerons également de promouvoir une approche régionale et fondée sur les distinctions pour la Stratégie en matière de justice autochtone.
Pour ce qui est de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, le Ministère fera progresser son plan de mise en œuvre afin d’aider à réduire la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice pénale, y compris en tant que victimes et survivantes d’actes criminels.
Un pilier clé de l’accès à la justice est un système d’aide juridique robuste. Le Ministère augmente le financement de l’aide juridique en matière criminelle dans toutes les provinces et tous les territoires ainsi que celui de l’aide juridique aux personnes immigrantes et réfugiées dans huit provinces où des services sont offerts.
Le ministère de la Justice Canada continuera également de fournir des services juridiques pour appuyer le plan prospectif de la réglementation du gouvernement du Canada, la mise en œuvre et l’évolution des régimes législatifs existants et l’élaboration de nouvelles initiatives législatives.
Nous vivons une période unique et difficile. Cependant, je suis convaincu que nous pourrons surmonter ce moment charnière de l’histoire de notre pays. Il s’agit notamment de défendre la Charte canadienne des droits et libertés, la primauté du droit, l’égalité et les droits de la personne, d’assurer la sécurité de nos collectivités et de renforcer la redevabilité de notre gouvernement et de notre système de justice ainsi que la confiance qu’ils inspirent.
Je vous encourage à lire le présent Plan ministériel pour en savoir plus sur la façon dont nous contribuerons à bâtir le meilleur pays au monde en faisant respecter la primauté du droit, en protégeant nos institutions démocratiques et en renforçant l’unité du Canada.
L’honorable Sean Fraser, C.P., député
Ministre de la Justice et procureur général du Canada
L’honorable Sean Fraser, C.P., député
Ministre de la Justice et procureur général du Canada
Plans pour assurer les responsabilités essentielles et les services internes
Responsabilités essentielles et services internes
Responsabilité essentielle 1 : Services juridiques
Dans la présente section
Description
Le ministre de la Justice et procureur général du Canada offre des services juridiques au gouvernement fédéral et à ses ministères et organismes. Le ministre est responsable de s’assurer que l’administration des affaires publiques est effectuée en vertu de la loi. Le ministre est également responsable de l’examen de tous les projets de loi du gouvernement et de tous les règlements du gouvernement pour éviter la non-conformité avec la Charte canadienne des droits et libertés. De plus, le procureur général est responsable de la formulation de conseils pour les administrateurs généraux sur toutes les questions de droit et de la direction de tous les procès pour les ministères et organismes fédéraux qui sont en lien avec tous les sujets portant sur des matières de compétence fédérale.
Répercussions sur la qualité de vie
En fournissant des services juridiques à ses clients, cette responsabilité fondamentale contribue aux domaines et aux indicateurs du Cadre de qualité de vie pour le Canada qui sont liés aux priorités et aux engagements des clients, comme le domaine de la « saine gouvernance » et l’indicateur « autodétermination des Autochtones ».
Indicateurs, résultats et cibles
Cette section présente des renseignements détaillés sur les indicateurs du Ministère, les résultats réels des trois derniers exercices, les cibles et les dates cibles approuvées en 2025-2026 pour les Services juridiques. Les renseignements sont présentés par résultat ministériel.
Tableau 1 : Les ministères et organismes reçoivent des services juridiques de grande qualité
| Indicateurs de résultat ministériel | Résultats réels | Cible | Date d’atteinte de la cible |
|---|---|---|---|
| La cote de satisfaction moyenne des clients sur la qualité globale des services juridiques. | 2021-2022 : 8,6Note de bas de page 1 2022-2023 : 8,6Note de bas de page 2 2023-2024 : 8,7Note de bas de page 3 |
8,0 ou plus sur une échelle de 10 points | Mars 2026 |
| La cote de satisfaction moyenne des clients sur la prestation des services juridiques selon les normes de service. | 2021-2022 : 8,8Note de bas de page 4 2022-2023 : 8,7Note de bas de page 5 2023-2024 : 8,8Note de bas de page 6 |
8,0 ou plus sur une échelle de 10 points | Mars 2026 |
| Pourcentage des dossiers de contentieux résolus au cours d’un exercice de façon satisfaisante du point de vue de l’État (entendus ou réglés). | 2021-2022 : 92 % 2022-2023 : 90 % 2023-2024 : 93 % |
85 % ou plusNote de bas de page 7 | Mars 2026 |
Des renseignements supplémentaires sur les résultats détaillés et l’information sur le rendement pour le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada figurent dans l’InfoBase du GC.
Plans visant à atteindre les cibles
La section suivante décrit les résultats prévus relativement aux Services juridiques en 2025-2026.
Les ministères et organismes reçoivent des services juridiques de grande qualité
Le ministère de la Justice Canada fournira des services intégrés de consultation juridique, de contentieux et de rédaction législative et réglementaire aux ministères et organismes fédéraux afin d’appuyer leurs priorités.
Le ministère de la Justice Canada continuera de veiller à ce que ses services juridiques, y compris ses conseils juridiques et ses stratégies en matière de litiges, soient conformes à ce qui suit :
- La Charte canadienne des droits et libertés.
- Les Principes guidant le procureur général du Canada dans les litiges fondés sur la Charte.
- La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Loi sur Déclaration des Nations Unies).
- Les Principes régissant la relation du Gouvernement du Canada avec les peuples autochtones.
- La Directive du procureur général du Canada sur les litiges civils mettant en cause les peuples autochtones.
Les droits des Autochtones et la voie vers la réconciliation
Le ministère de la Justice Canada fournira des services juridiques pangouvernementaux à ses clients dans le cadre d’initiatives qui contribuent aux efforts de réconciliation du gouvernement du Canada, comme celles liées à :
- L’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît et confirme les droits ancestraux et issus de traités, et englobe les questions relatives à l’honneur et aux obligations de la Couronne, telles que son obligation de consulter et ses fonctions fiduciaires.
- La mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action connexe.
- La Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et le Plan d’action national : Mettre fin à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones (le Plan d’action national sur les FFADA)
Notamment, le ministère de la Justice Canada fournira des services juridiques aux ministères suivants :
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada pour appuyer des initiatives comme :
- La mise en œuvre d’une loi sur les services à l’enfance et à la famille autochtones, y compris la négociation et la conclusion d’accords de coordination conformément à la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
- La négociation et la mise en œuvre de traités modernes, d’ententes sur l’autonomie gouvernementale et d’autres accords constructifs qui suivent une approche de reconnaissance des droits et favorisent l’établissement d’une nouvelle relation financière avec les peuples autochtones.
- Le transfert de responsabilités au Nunavut, par lequel le gouvernement du Canada transfère officiellement au gouvernement du Nunavut des responsabilités relatives aux terres, à la gestion des ressources et aux droits relatifs à l’eau.
- Le règlement des revendications particulières, qui sont des revendications déposées par les Premières Nations contre le gouvernement du Canada et qui portent sur l’administration des terres et autres biens des Premières Nations et sur le respect des traités historiques et autres ententes.
- L’élaboration conjointe de réformes visant à améliorer la politique et le processus relatifs aux revendications particulières.
- L’élaboration conjointe d’options stratégiques pour la refonte de la politique fédérale sur les ajouts aux réserves, qui vise à simplifier le processus de création et d’ajout de terres dans les réserves.
- La mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, y compris les initiatives liées aux enfants disparus et aux tombes et sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens.
- La réconciliation économique et le développement des entreprises autochtones.
- La réforme à long terme du Programme des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations de Service aux Autochtones Canada et l’approche à long terme du principe de Jordan.
- Pêches et Océans Canada en ce qui concerne la gestion de l’aquaculture et des pêches canadiennes, y compris la négociation et la mise en œuvre d’accords de pêche avec les collectivités autochtones et la participation accrue des peuples autochtones à la gestion de l’aquaculture.
Sûreté et sécurité
Le ministère de la Justice Canada fournira des services juridiques aux ministères et organismes clients sur les priorités en matière de sécurité publique, notamment :
- À Patrimoine canadien en ce qui a trait à la lutte contre l’augmentation des crimes haineux et des discours haineux au Canada.
- Aux représentants du gouvernement fédéral dans l’élaboration continue de nouvelles politiques et de nouvelles lois visant à réduire le crime organisé et les activités des gangs au Canada, notamment en s’attaquant au blanchiment d’argent et en créant un nouvel organisme de détection du crime financier, et visant à assurer l’intégrité des institutions financières et la sécurité du système financier.
- À Sécurité publique Canada et à la Gendarmerie royale du Canada pour appuyer les engagements du gouvernement du Canada en matière d’armes à feu, y compris un programme visant à indemniser équitablement les propriétaires légitimes d’armes à feu de style arme d’assaut récemment prohibées pour la neutralisation ou la destruction de ces armes à feu.
- À Sécurité publique Canada et à la Gendarmerie royale du Canada en ce qui a trait aux principales priorités en matière de services de police, y compris les nouvelles approches en matière de services de police fédérale au Canada et les questions de sécurité publique touchant les collectivités autochtones, comme les services de police et l’exécution des règlements.
- À Sécurité publique Canada, à la Gendarmerie royale du Canada, au Service canadien du renseignement de sécurité, à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, à l’Agence des services frontaliers du Canada, au Centre de la sécurité des télécommunications du Canada, à la Défense nationale et aux Forces armées canadiennes en ce qui concerne les questions de sécurité actuelles et futures au Canada et à l’étranger, y compris dans le contexte des examens de la sécurité nationale et de la Commission sur l’ingérence étrangère.
- À Innovation, Sciences et Développement économique Canada pour l’entrée en vigueur de la Loi sur la modernisation de l’examen des investissements relativement à la sécurité nationale, qui vise à lutter contre les menaces économiques à la sécurité nationale.
- Au Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF) en ce qui concerne l’élargissement de son mandat et de ses pouvoirs par l’entremise de la Loi no 1 d’exécution du budget de 2023. Cela comprend une surveillance accrue du BSIF pour déterminer si les institutions financières ont des politiques et des procédures adéquates pour se protéger contre les menaces à leur intégrité et à leur sécurité, comme l’ingérence étrangère.
Résilience économique
Le ministère de la Justice Canada fournira des services juridiques aux ministères et organismes clients fédéraux à l’appui de leurs initiatives visant à renforcer l’économie et à rendre la vie plus abordable pour la population canadienne, notamment :
- À l’Agence du revenu du Canada pour l’aider à réaliser son engagement à protéger l’intégrité et l’équité du régime fiscal du Canada en combattant l’évasion fiscale et l’évitement fiscal, ainsi que son engagement à assurer l’intégrité du régime d’avantages sociaux afin que la population canadienne ait accès aux avantages et aux crédits auxquels elle est admissible.
- À Finances Canada en ce qui concerne les questions relatives à l’abordabilité du logement, aux soins de santé, aux soins dentaires, à la politique fiscale et aux services de rédaction législative liés à la taxation fédérale.
- À Services publics et Approvisionnement Canada afin de mettre sur pied le plan « Construire des logements sur des terrains publics », qui explore les possibilités de transformer des terrains publics en logements.
- À Logement, Infrastructure et Collectivités Canada pour l’aider à mettre en œuvre des initiatives en matière de logement et d’itinérance.
- À Santé Canada pour le nouveau régime canadien de soins dentaires à long terme et sa mise en œuvre.
- À Finances Canada pour l’appuyer dans sa responsabilité à l’égard de la dette publique, y compris la gestion des risques juridiques associés à l’émission d’obligations et à la conception et à la mise en œuvre de nouveaux instruments de créance.
- Aux fonctionnaires fédéraux en vue de la préparation de la législation relative à la mise en œuvre du budget de 2025 et à la préparation du budget de 2026.
Modifications réglementaires et législatives
Le ministère de la Justice Canada fournira des services juridiques aux ministères et organismes clients fédéraux à l’appui de leurs initiatives visant à moderniser le système de réglementation et le cadre législatif du Canada, notamment :
- Aux ministères et organismes fédéraux qui participent aux examens réglementaires, lesquels visent à examiner les règlements et les pratiques réglementaires en place, à trouver de nouvelles approches réglementaires pour appuyer la croissance économique et l’innovation, et à trouver des moyens de rendre les règlements plus souples, transparents et adaptés, tout en continuant à protéger la santé et la sécurité de la population canadienne et de l’environnement. Ce travail se poursuivra au fur et à mesure que le programme de modernisation de la réglementation sera mis à jour à la suite de la consultation sur le projet de loi annuel sur la modernisation de la réglementation : suivre le rythme du changement et de la troisième série d’examens réglementaires.
- À Innovation, Sciences et Développement économique Canada, dans le cadre de la modernisation des lois et des règlements régissant la protection des renseignements personnels dans le secteur privé du Canada en matière de systèmes d’intelligence artificielle.
- Au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, qui entreprend le prochain examen législatif de la Loi sur l’accès à l’information.
- À Affaires mondiales Canada et à d’autres ministères et organismes afin de procéder à l’identification, à la saisie, à la confiscation et à la redistribution des biens saisis en vertu de la législation canadienne sur les sanctions.
Équité, diversité et inclusion
Pour appuyer l’engagement du gouvernement du Canada à améliorer la diversité, l’équité et l’inclusion dans la fonction publique, le ministère de la Justice Canada :
- Fournira un soutien au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, qui agit à titre d’employeur de l’administration publique centrale, pour promouvoir et mettre en œuvre l’appel à l’action du greffier du Conseil privé en faveur de la lutte contre le racisme, de l’équité et de l’inclusion dans la fonction publique fédérale.
- Offrira un soutien aux ministères clients en matière d’embauche, de maintien en poste, d’avancement professionnel et d’établissement d’un fonds pour la santé mentale des fonctionnaires noirs.
- Appuiera le processus de démarches réparatrices et les mesures prises pour lutter davantage contre le harcèlement, la discrimination, la violence et d’autres obstacles dans le milieu de travail fédéral.
- Appuiera le gouvernement du Canada dans la mise en œuvre de la Loi sur l’équité salariale dans la fonction publique.
- Fournira des conseils juridiques à la Commission de la fonction publique du Canada sur le renouvellement du Programme fédéral de stages pour les Canadiens en situation de handicap afin de rendre la fonction publique fédérale plus inclusive et représentative de la diversité de la population canadienne.
Autres services juridiques et types de soutien
Le ministère de la Justice Canada fournira également des services juridiques aux intervenants suivants :
- Au greffier du Conseil privé et au Bureau du Conseil privé, ainsi qu’à d’autres ministères fédéraux pour les questions et les litiges concernant les documents confidentiels du Cabinet.
- Aux ministères et organismes fédéraux dans l’avancement du gouvernement numérique et dans la modernisation de la prestation des avantages et des services gouvernementaux afin de mieux servir la population canadienne, ce qui comprend une disponibilité accrue des données et les initiatives de données ouvertes.
- Au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, en collaboration avec Emploi et Développement social Canada, afin d’adopter une approche commune et sécuritaire en vue d’une plateforme d’identité numérique fiable pour la population canadienne.
- Au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada et à Patrimoine canadien dans la mise en œuvre de la Loi visant l’égalité réelle entre les langues officielles du Canada.
- À Services publics et Approvisionnement Canada pour assurer la prestation continue des approvisionnements en matière de défense à l’appui de la politique de défense du Canada de 2024, Notre Nord, fort et libre : Une vision renouvelée pour la défense du Canada.
- À Services publics et Approvisionnement Canada dans le cadre de ses efforts pour moderniser le système d’approvisionnement du Canada, y compris son initiative de modernisation des contrats, le Règlement harmonisé sur les marchés publics et la mise en œuvre du système d’approvisionnement électronique.
- Aux ministères clients fédéraux dans leurs efforts pour atteindre les objectifs du Canada en matière de climat et d’environnement, comme l’objectif d’Environnement et Changement climatique Canada et de Pêches et Océans Canada de veiller à ce que le gouvernement du Canada atteigne ses cibles de conservation de 25 % des terres et des eaux du Canada d’ici 2025 et de 30 % d’ici 2030.
Stratégies et positions en matière de litiges
Le ministère de la Justice Canada continuera de gérer horizontalement les litiges et les questions juridiques par la collaboration et la mobilisation dans le cadre du processus d’examen des litiges du Ministère, et renforcera la gestion stratégique des litiges très médiatisés et des litiges de grande envergure, notamment en :
- Collaborant avec les ministères et organismes fédéraux pour établir des positions intergouvernementales et pangouvernementales en matière de litiges qui favorisent, dans la mesure du possible, un règlement précoce des litiges, des occasions de restreindre les questions en litige, une résolution par des initiatives gouvernementales et une réforme législative et réglementaire.
- Travaillant avec les ministères et organismes fédéraux par l’entremise de comités stratégiques de la haute direction pour appuyer l’examen des stratégies en matière de litiges et l’examen des répercussions politiques, financières et juridiques des litiges complexes mettant en cause le gouvernement du Canada.
- Établissant des partenariats et des relations avec les ministères au moyen de séances d’apprentissage conjointes.
Principaux risques
Cultiver et maintenir des relations productives avec les ministères clients, les partenaires et les parties prenantes permet au ministère de la Justice Canada d’atteindre les résultats attendus. À mesure que les pratiques juridiques, les priorités des clients et les demandes en matière de services juridiques évoluent, le Ministère pourrait faire face à de nouveaux défis et avoir de la difficulté à répondre aux attentes des clients dans certains domaines et à offrir des services efficaces et durables sur le plan financier. Il est nécessaire de raviver l’importance accordée à ces relations afin de gérer des nouvelles situations, de trouver des façons de mieux travailler et d’obtenir d’excellents résultats pour les personnes ayant recours aux services du Ministère.
Conformément à sa priorité, le Ministère déploiera des efforts pour renforcer ses partenariats stratégiques avec les ministères clients, et ce, en continuant d’améliorer ses processus opérationnels, en fournissant des évaluations des risques juridiques pertinentes et en agissant comme un partenaire de collaboration et de confiance. Il continuera de mettre l’accent sur la collaboration régulière et la planification conjointe avec les ministères clients et les partenaires des organismes centraux afin d’harmoniser les priorités et de gérer la demande, notamment en cernant les tendances ou les faits nouveaux qui pourraient entraîner des changements dans les demandes juridiques. Dans le cadre de la mise en œuvre continue de son Cadre de gestion des risques juridiques, le Ministère évaluera et communiquera les risques juridiques d’une manière axée sur le client, qui favorise la prise de décision éclairée. Il continuera également de recueillir les commentaires au moyen de l’Enquête sur la satisfaction des clients des services juridiques afin de cerner les points à améliorer pour s’assurer que les services répondent aux besoins des clients.
Le Ministère continuera de gérer des secteurs de risques stratégiques internes liés à la cybersécurité, au mieux-être du personnel, aux données et à l’information et au milieu de travail de l’avenir. Ces secteurs de risque, qui pourraient avoir une incidence sur la capacité du Ministère à fournir des services juridiques, sont traités au moyen des priorités et des stratégies décrites dans la section Services internes du présent Plan ministériel.
Ressources prévues pour atteindre les résultats
Tableau 2 : Ressources prévues pour atteindre les résultats relativement aux Services juridiques
| Ressources | Prévues |
|---|---|
| Dépenses | 280 270 671 $ |
| Équivalents temps plein | 4 051 |
Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.
Priorités gouvernementales connexes
Analyse comparative entre les sexes plus
Suivant les directives internes de l’Analyse comparative entre les sexes Plus (ACS Plus) contenues dans le Guide de l’ACS Plus pour l’équipe juridique du Canada, le ministère de la Justice Canada continuera d’intégrer les considérations intersectionnelles dans son travail juridique, le cas échéant, et dans les processus décisionnels afin d’assurer des résultats inclusifs et équitables pour tous. Pour ce faire, il continuera de promouvoir la sensibilisation à l’ACS Plus et élaborera une formation ciblée et des pratiques exemplaires pour guider l’application d’un point de vue intersectionnel dans les services juridiques.
Pour obtenir plus de renseignements et d’exemples, veuillez consulter le Tableau de renseignements supplémentaires de l’ACS Plus du Rapport sur le plan ministériel 2025-2026 sur le site Web du ministère de la Justice Canada.
Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme à l’horizon 2030) et objectifs de développement durable des Nations Unies
Le ministère de la Justice Canada continuera de diriger les efforts du gouvernement du Canada pour faire progresser l’Objectif de développement durable (ODD) 16 « Paix, justice et institutions efficaces », notamment en poursuivant les efforts du Service d’entraide internationale, qui agit comme autorité centrale du Canada en matière d’extradition et d’entraide juridique, ce qui comprend l’examen et la coordination des demandes d’entraide juridique et d’extradition faites par le Canada ou auprès du Canada, ainsi qu’en appuyant les efforts visant à renforcer davantage le Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes; et en participant à des forums multilatéraux visant à améliorer la coopération internationale en matière d’application de la loi et en matière de poursuite relativement à ce type de crimes et d’autres crimes transnationaux graves.
Le ministère de la Justice Canada appuiera d’autres ODD en fournissant des services juridiques aux ministères clients dans leurs initiatives, comme celles liées aux besoins en matière de logement, de soins de santé et de soins dentaires (ODD 3 : Bonne santé et bien-être) et celles qui favorisent la durabilité et la lutte contre les changements climatiques (ODD 13 : Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques).
Plus de renseignements sur l’apport du ministère de la Justice Canada au Plan de mise en œuvre fédéral du Canada pour le Programme à l’horizon 2030 et à la Stratégie fédérale de développement durable se trouvent dans notre stratégie ministérielle de développement durable.
Innovation
Le ministère de la Justice Canada continuera d’innover afin d’assurer des services juridiques de haute qualité aux clients en renforçant ses capacités en ce qui a trait au numérique et aux données et en renforçant l’utilisation des données pour stimuler la prise de décisions. Par exemple, il accomplira ce qui suit :
- Élargir l’utilisation de nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle pour simplifier les processus administratifs et améliorer les capacités de recherche et d’analyse, notamment en développant des outils d’intelligence artificielle qui faciliteront la rédaction législative, l’analyse de la jurisprudence et l’identification de problèmes bijuridiques potentiels dans la législation fédérale actuelle.
- Aider les tribunaux à faire la transition vers des processus électroniques pour la conduite des litiges et favoriser les procédures où les juristes peuvent comparaître à distance plutôt qu’en personne.
- Créer des outils pour soutenir les équipes de contentieux, ce qui améliorera la reddition de comptes aux clients, la numérisation et la gestion des documents physiques et le partage sécuritaire des documents.
Répertoire des programmes
Les Services juridiques sont appuyés par les programmes suivants :
- Services de consultation juridique
- Services de contentieux
- Services législatifs
Des renseignements supplémentaires sur le répertoire des programmes pour les Services juridiques se trouvent sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.
Responsabilité essentielle 2 : Support au système de justice
Dans la présente section
Description
Le Ministère joue un rôle essentiel afin d’assurer un système de justice canadien juste, pertinent et accessible. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre une vaste gamme d’intervenants, dont le Parlement, le pouvoir judiciaire, les ministères et organismes fédéraux, les partenaires des gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux, un large éventail d’organisations et d’intervenants non gouvernementaux et, en fin de compte, tous les Canadiens.
Répercussions sur la qualité de vie
Cette responsabilité essentielle contribue principalement au domaine de la « Saine gouvernance » du Cadre de qualité de vie pour le Canada et aux indicateurs « Accès à un système de justice juste et équitable (système pénal et civil) », « Autodétermination des Autochtones », « Sécurité personnelle » et « Résolution des problèmes juridiques graves ».
Indicateurs, résultats et cibles
Cette section présente des renseignements détaillés sur les indicateurs du ministère de la Justice Canada, les résultats réels des trois derniers exercices, les cibles et les dates cibles approuvées en 2025-2026 pour le Support au système de justice. Les renseignements sont présentés par résultat ministériel.
Tableau 3 : Les lois et politiques du ministère de la Justice Canada respectent la règle de droit et favorisent le respect des droits et un cadre juridique juste, accessible et pertinent au Canada
| Indicateurs de résultat ministériel | Résultats réels | Cible | Date d’atteinte de la cible |
|---|---|---|---|
| La cote internationale du Canada en ce qui a trait à la règle de droit | 2021-2022 : 8.6 % (12e/140)Note de bas de page 8 2022-2023 : 8.5 % (12e/142)Note de bas de page 9 2023-2024 : 8.5 % (12e/142)Note de bas de page 10 |
Premier 10 % | Mars 2026 |
| Pourcentage de Canadiens qui ont confiance que le système de justice pénale canadien est juste pour tous | 2021-2022 : 50 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est justeNote de bas de page 11 2022-2023 : 50 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est justeNote de bas de page 12 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 13 |
70 % ou plusNote de bas de page 14 | Mars 2026 |
| Pourcentage de Canadiens qui ont confiance que le système de justice pénale canadien est accessible pour tous | 2021-2022 : 58 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est accessibleNote de bas de page 15 2022-2023 : 58 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est accessibleNote de bas de page 16 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 17 |
70 % ou plusNote de bas de page 18 | Mars 2026 |
| Nombre de contestations constitutionnelles devant les cours d’appel provinciales et territoriales et la Cour suprême du Canada | 2021-2022 : Cours d’appel provinciales/territoriales : 17 Cour d’appel fédérale : 1 Cour suprême du Canada : 4 2022-2023 : Cours d’appel provinciales/territoriales : 35 Cour d’appel fédérale : 4 Cour suprême du Canada : 3 2023-2024 : Cours d’appel provinciales/territoriales : 35 Cour d’appel fédérale : 0 Cour suprême du Canada : 5 |
Sans objetNote de bas de page 19 | Sans objet |
Tableau 4 : Le système de justice pénale soutient d’autres moyens de répondre aux causes et conséquences des infractions
| Indicateurs de résultat ministériel | Résultats réels | Cible | Date d’atteinte de la cible |
|---|---|---|---|
| Nombre de programmes de justice réparatrice offerts | 2021-2022 : 462 2022-2023 : 431Note de bas de page 20 2023-2024 : 394Note de bas de page 21 |
400 ou plus | Mars 2026 |
| Pourcentage de cas portés devant les tribunaux pour adultes qui reçoivent une peine ne comportant pas de placement sous garde | 2021-2022 : 62 %Note de bas de page 22 2022-2023 : 61 %Note de bas de page 23 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 24 |
Entre 52 % et 56 % | Mars 2026 |
| Pourcentage de cas portés devant les tribunaux de la jeunesse qui reçoivent une peine ne comportant pas de placement sous garde | 2021-2022 : 91 %Note de bas de page 25 2022-2023 : 92 %Note de bas de page 26 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 27 |
85 % ou plus | Mars 2026 |
| Nombre de jeunes recevant un traitement spécialisé dans le cadre du Programme de placement et de surveillance intensif de réadaptationNote de bas de page 28 | 2021-2022 : 107Note de bas de page 29 2022-2023 : 113Note de bas de page 30 2023-2024 : 124 |
90 ou plus | Mars 2026 |
Tableau 5 : Les Canadiens qui ont des démêlés avec le système de justice bénéficient de l’accès aux services appropriés, permettant un système de justice équitable, opportun et accessible
| Indicateurs de résultat ministériel | Résultats réels | Cible | Date d’atteinte de la cible |
|---|---|---|---|
| Pourcentage de fonds du gouvernement fédéral auxquels ont accès les provinces, les territoires, les organisations non gouvernementales et d’autres intervenants afin d’assurer la prestation de services ciblés conformément aux priorités fédérales | 2021-2022 : 97 % 2022-2023 : 99 %Note de bas de page 31 2023-2024 : 99 % |
Entre 97 % et 100 % | Mars 2026 |
| Nombre d’Autochtones ayant bénéficié des services d’un assistant parajudiciaire aux Autochtones | 2021-2022 : 70 163 2022-2023 : 82 054 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 32 |
80 000 ou plusNote de bas de page 33 | Mars 2026 |
| Nombre de fois qu’un avocat de garde a fourni de l’aide dans des affaires criminelles | 2021-2022 : 836 147Note de bas de page 34 2022-2023 : 1 109 380Note de bas de page 35 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 36 |
1 000 000 ou plus | Mars 2026 |
| Nombre de demandes complètes de services d’aide juridique en matière criminelle approuvées | 2021-2022 : 211 623Note de bas de page 37 2022-2023 : 222 708Note de bas de page 38 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 39 |
210 000 ou plusNote de bas de page 40 | Mars 2026 |
| Le pourcentage des demandes ou des plaintes des clients du Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels qui sont évaluées et auxquelles on a donné suite | 2021-2022 : 100 % 2022-2023 : 100 % 2023-2024 : 100 % |
100 % | Mars 2026 |
Des renseignements supplémentaires sur les résultats détaillés et l’information sur le rendement pour le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada figurent dans l’InfoBase du GC.
Plans visant à atteindre les cibles
La section suivante décrit les résultats prévus relativement au Support au système de justice en 2025-2026.
Les lois et politiques du ministère de la Justice Canada respectent la règle de droit et favorisent le respect des droits et un cadre juridique juste, accessible et pertinent au Canada.
Justice, lois et politiques autochtones
Le ministère de la Justice Canada continuera de contribuer au renouvellement de la relation avec les peuples autochtones, notamment grâce à une collaboration continue avec les partenaires des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, ainsi qu’en consultation et en collaboration avec les titulaires de droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis et d’autres organismes représentatifs autochtones, en prenant les mesures suivantes :
- Continuer de travailler avec les partenaires autochtones, de concert avec les ministères et organismes fédéraux responsables, afin d’établir l’ordre de priorité des 181 mesures du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. En plus de diriger 18 mesures du plan d’action, le ministère de la Justice Canada :
- jouera un rôle de premier plan dans la coordination et le soutien de la mise en œuvre dans l’ensemble du gouvernement;
- aidera les ministères à évaluer la compatibilité des lois fédérales avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Déclaration);
- appuiera la création et le fonctionnement d’un nouveau comité consultatif sur le plan d’action, composé d’experts autochtones nommés par des partenaires autochtones. Ce comité fournira, sur demande, des conseils et des orientations sur la mise en œuvre des priorités partagées incluses dans le Plan d’action;
- fournira un financement, par l’intermédiaire du Fonds pour les partenariats avec les Autochtones, pour appuyer la consultation et la coopération continues avec les peuples autochtones, leur capacité à contribuer de manière durable et leur participation continue à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action.
- Faire progresser la mise en œuvre de la Stratégie fédérale en matière de justice autochtone, élaborée conjointement avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis, pour lutter contre la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale.
- Continuer de faire progresser des approches novatrices pour soutenir la revitalisation des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones.
Au moyen des priorités susmentionnées, entre autres, le ministère de la Justice Canada continuera d’accélérer la mise en œuvre des appels à l’action liés à la justice de la Commission de vérité et réconciliation et des appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, ainsi que de la Voie fédérale et du plan d’action national sur les FFADA.
Réforme du système de justice pénale
Afin de faire progresser la réforme du droit pénal et de renforcer le système de justice pénale, le ministère de la Justice Canada prendra les mesures suivantes :
- Appuyer le gouvernement du Canada dans son engagement à protéger les groupes vulnérables et à lutter contre les crimes haineux au Canada en :
- Appuyant les travaux relatifs à la création d’une nouvelle infraction de contrôle coercitif dans le Code criminel.
- Appuyant les efforts visant à lutter contre la montée des crimes haineux et des discours haineux au Canada.
- Appuyer le gouvernement du Canada dans son engagement à renforcer et à maintenir un système de justice pénale efficace en :
- Appuyant l’administration et le fonctionnement efficaces du système de mise en liberté sous caution, ce qui comprend la mise en œuvre des modifications législatives relatives à la mise en liberté sous caution et l’évaluation de leur mise en œuvre.
- Facilitant l’accès en temps opportun par les forces de l’ordre aux renseignements numériques et électroniques lors des enquêtes et des poursuites criminelles.
- Continuant de lutter contre la cybercriminalité et les crimes liés à la cybercriminalité.
- Continuant de soutenir les efforts visant à renforcer le Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes en tant que membre du régime.
- Mettant en œuvre des modifications législatives relatives au vol de véhicules automobiles, et en évaluant les répercussions de ces modifications, et en appuyant le Plan d’action national pour lutter contre le vol de véhicules.
- Évaluant la mise en œuvre de récentes réformes du droit criminel, comme la Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants, la Loi modifiant le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, et la Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur l’identification des criminels et apportant des modifications connexes à d’autres lois (réponse à la COVID-19 et autres mesures).
- Diriger la mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, avec l’appui de la ministre de la Diversité, de l’Inclusion et des Personnes en situation de handicap et du ministre de la Sécurité publique, et en consultation et en collaboration avec les provinces, les territoires et les communautés noires.
Collaboration internationale sur les questions de justice pénale
En plus d’appuyer l’engagement du Canada au sein d’organisations comme les Nations Unies, le Conseil de l’Europe, le Groupe des sept (G7), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Organisation des États américains (OEA) et le Commonwealth, le ministère de la Justice Canada appuiera les priorités du Canada en matière de justice pénale à l’échelle internationale et veillera à ce que les valeurs canadiennes soient prises en considération dans l’élaboration de normes internationales en matière de prévention du crime et de justice pénale, notamment en prenant les mesures suivantes :
- Appuyer les efforts visant à assurer un cadre juridique international solide régissant la reddition de comptes pour les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les génocides et d’autres crimes internationaux.
- Renforcer la collaboration bilatérale avec des alliés clés, comme les États-Unis dans le cadre du Forum annuel sur la criminalité transfrontalière Canada-États-Unis, pour améliorer la coopération en matière d’application de la loi.
- Diriger la participation du Canada au 15e Congrès des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale (en anglais seulement).
- Appuyer les efforts visant à assurer un cadre juridique international solide régissant la coopération internationale dans les enquêtes et les poursuites relatives à la cybercriminalité et aux cybercrimes, de façon à ce que ce cadre protège de manière appropriée les droits fondamentaux de la personne et les intérêts afférents au respect de la vie privée.
- Appuyer la mise en œuvre de la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’égalité d’accès à la justice pour tous et toutes (A/RES/78/227).
- Appuyer la présidence du Canada au G7 de 2025 et certaines réunions ministérielles.
- Appuyer les réunions fédérales-provinciales-territoriales des ministres et des sous-ministres responsables de la Justice et de la Sécurité publique sur les priorités communes.
Initiatives liées au système de justice
Le ministère de la Justice Canada continuera d’appuyer diverses initiatives en cours qui orientent l’élaboration, la mise en œuvre et l’exécution des politiques et des programmes, notamment en prenant les mesures suivantes :
- En tant que membre du Comité d’action national sur l’accès à la justice en matière civile et familiale et de son Comité directeur, contribuer aux efforts du Comité d’action visant à promouvoir une approche inclusive et axée sur les personnes en matière de justice partout au Canada et à l’étranger.
- Appuyer le Comité d’action sur la modernisation des activités judiciaires, qui est coprésidé par le ministre de la Justice. Le Comité d’action, de concert avec son Groupe consultatif autochtone, continuera d’élaborer des orientations non normatives pour encourager les tribunaux à adopter une approche de modernisation des tribunaux qui tient compte des façons dont la technologie peut être exploitée et de la nécessité pour les tribunaux d’être accessibles à tous, y compris aux populations marginalisées.
- Continuer de préparer un énoncé concernant la Charte pour chaque projet de loi du gouvernement conformément à l’obligation qui incombe au ministre suivant la Loi sur le ministère de la Justice. Les énoncés concernant la Charte appuient la responsabilité du ministre de promouvoir le respect des droits en veillant à ce que les lois respectent les droits et libertés de la population canadienne. Ils contribuent également à un système de justice accessible en sensibilisant le public et en l’aidant à comprendre la Charte.
- Continuer de mettre en œuvre et d’opérationnaliser les modifications législatives et réglementaires de la Loi d’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales, telles qu’elles sont décrites dans la Loi modifiant la Loi sur le divorce, la Loi d’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales et la Loi sur la saisie-arrêt et la distraction des pensions et apportant des modifications corrélatives à une autre loi. Ces modifications accroissent l’efficacité des services fédéraux de localisation, contribuent à réduire la pauvreté des familles qui subissent une séparation et un divorce et aident à respecter les obligations qui incombent au Canada suivant la Convention du 23 novembre 2007 sur le recouvrement international des aliments destinés aux enfants et à d’autres membres de la famille.
- Diriger le travail d’élaboration de politiques juridiques sur les modifications prévues aux Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants, qui établissent une norme équitable concernant les pensions alimentaires pour enfants en veillant à ce que les montants des pensions alimentaires reflètent les règles fiscales les plus récentes et soient fondés sur la capacité actuelle de payer des parents.
- Continuer d’appuyer la participation du personnel du ministère de la Justice Canada à des activités juridiques pro bono.
Le système de justice pénale soutient d’autres moyens de répondre aux causes et conséquences des infractions
Services et programmes spécialisés
Le ministère de la Justice Canada continuera de fournir un soutien financier aux provinces et aux territoires pour la prestation de services et de programmes dans des domaines liés au système de justice canadien, notamment :
- La justice pour les jeunes, par l’intermédiaire du Programme de financement des services de justice pour les jeunes, du Programme de placement et de surveillance dans le cadre d’un programme intensif de réadaptation et du Fonds du système de justice pour les jeunes.
- Les crimes commis en lien avec des troubles liés à la toxicomanie, par l’entremise du Programme de financement des tribunaux de traitement de la toxicomanie, qui offre un traitement encadré par les tribunaux et des services de soutien communautaire comme solution de rechange à l’incarcération des personnes délinquantes adultes admissibles. Le ministère de la Justice Canada continuera de contribuer à la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances, dirigée par Santé Canada.
Dans le cadre du Programme de justice autochtone, le ministère de la Justice Canada continuera de promouvoir la justice réparatrice et les processus traditionnels de justice autochtone dans le système de justice pénale, notamment en :
- Soutenant financièrement des programmes de justice communautaire autochtones qui s’attaquent aux causes profondes de la délinquance et qui reflètent les valeurs de justice, les traditions et la culture de leur collectivité.
- Travaillant avec les partenaires autochtones pour appuyer la mise en œuvre des principes de l’arrêt Gladue, tout particulièrement en finançant des programmes de justice communautaire afin de fournir des services de suivi Gladue pour aider les personnes qui ont fait l’objet d’un rapport Gladue à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre une recommandation de leur rapport.
Les Canadiens qui ont des démêlés avec le système de justice bénéficient de l’accès aux services appropriés, permettant un système de justice équitable, opportun et accessible
Personnes victimes et survivantes d’actes criminels
Le ministère de la Justice Canada continuera de diriger la Stratégie fédérale d’aide aux victimes afin d’accroître l’accès à la justice pour les personnes victimes et survivantes d’actes criminels, et de leur permettre de mieux se faire entendre dans le système de justice pénale. Une attention particulière sera accordée à la mise en œuvre des priorités axées sur les victimes dans les engagements du gouvernement, les stratégies fédérales et les plans d’action nationaux, comme la Voie fédérale, le Plan d’action national sur les FFADA et le Plan d’action du Canada sur la lutte contre la haine.
Le ministère de la Justice Canada appuiera les initiatives qui seront mises en œuvre partout au Canada afin d’accroître la sensibilisation à l’égard des besoins et des droits des victimes et des services qui leur sont offerts. Il mènera également des activités de renforcement des capacités et explorera les possibilités de consolider les droits des victimes. Les travaux harmonisés en matière de financement et de politique comprendront ce qui suit :
- Soutenir des projets, par l’entremise de l’initiative Soutien aux victimes autochtones d’actes criminels, qui améliorent la disponibilité et l’accès à du soutien, à des activités et à des services dirigés par les Autochtones, culturellement adaptés et tenant compte des traumatismes vécus ainsi que des besoins de la collectivité.
- Répondre aux besoins actuels et émergents des personnes victimes et survivantes de crimes haineux, au moyen de programmes d’aide financière et d’indemnisation des victimes de crimes motivés par la haine, en offrant une formation spécialisée aux procureurs de la Couronne et en aidant les personnes intervenant dans le système judiciaire à mieux comprendre la dynamique unique des crimes haineux.
Le Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels (BOFVAC), une institution indépendante du gouvernement du Canada, travaille avec les parties prenantes et la clientèle pour formuler ses recommandations au gouvernement fédéral concernant la violence entre partenaires intimes, les agressions sexuelles, la traite de personnes et les féminicides. Il prendra notamment les mesures suivantes :
- Continuer de fournir de l’information ainsi que des services d’aiguillage et d’examen des plaintes directement aux victimes, aux membres des familles des victimes ou aux personnes qui les représentent, aux organismes d’aide aux victimes et à d’autres parties prenantes.
- Cerner les questions et les tendances qui pourraient avoir des effets néfastes sur les victimes et s’assurer que les responsables de l’élaboration de la politique et d’autres parties prenantes du système de justice pénale sont tenus au courant des besoins et préoccupations des victimes.
- Continuer de faire de la sensibilisation sur les problèmes auxquels les victimes font face dans le système de justice pénale, prodiguer des conseils sur les changements à apporter au Code criminel et améliorer l’accès des victimes et des personnes survivantes aux droits qui leur sont garantis en vertu de la Charte canadienne des droits des victimes, laquelle fêtera son 10e anniversaire en 2025.
- Publier le rapport final d’une enquête systémique sur la façon dont les survivantes et survivants d’actes de violence sexuelle sont traitées dans le système de justice pénale canadien. Ce rapport fournira des recommandations pouvant être mises en pratique pour intégrer, dans le système de justice pénale, une approche axée sur les victimes et tenant compte des traumatismes vécus, ce qui marquera une étape cruciale vers une réforme significative.
Autres programmes et services
Le ministère de la Justice Canada continuera de soutenir les activités qui répondent aux conditions changeantes qui touchent le système de justice canadien par divers mécanismes de financement, notamment les suivants :
- Le Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones, qui continuera de travailler avec les partenaires autochtones, provinciaux et territoriaux pour mettre en œuvre le financement continu annoncé dans le budget de 2024, visant à appuyer la prestation des services d’assistance parajudiciaire aux familles.
- Le Programme d’aide juridique, qui verse des fonds aux gouvernements provinciaux et territoriaux et aux fournisseurs de services d’aide juridique pour la prestation de services d’aide juridique en matière criminelle et d’aide juridique aux personnes immigrantes et réfugiées dans le but d’aider les personnes défavorisées sur le plan économique.
- Le Programme juridique de partenariats et d’innovation, qui appuie les projets visant à améliorer l’accès à la justice grâce à la vulgarisation et à l’information juridiques et à la prestation de conseils juridiques, en particulier pour les communautés racisées et autochtones, les victimes de violence entre partenaires intimes et les locataires qui ont des problèmes juridiques. Ce financement permettra également de continuer à soutenir les projets pilotes de centres de justice communautaire, qui intègrent des services de justice aux services sociaux et de santé afin de s’attaquer aux causes profondes de la criminalité.
- L’initiative Soutien juridique et sensibilisation pour combattre le harcèlement sexuel en milieu de travail, grâce à un financement renouvelé qui permettra de soutenir les organisations qui fournissent des conseils juridiques, notamment aux membres de groupes vulnérables, qui ont vécu du harcèlement sexuel en milieu de travail, en plus de soutenir des projets de vulgarisation et d’information juridiques à l’intention du personnel et des employeurs.
- Le Fonds canadien de justice familiale, qui appuie les activités et les projets qui facilitent l’accès au système de justice familiale pour les familles qui vivent une séparation et un divorce. Ce financement appuie également les activités qui visent à améliorer la capacité des provinces et des territoires à offrir des services de supervision en lien avec l’exercice du temps parental en cas de séparation et de divorce, particulièrement lorsqu’il existe des craintes concernant la sécurité d’un enfant ou d’un autre membre de la famille en raison de la violence familiale.
- Le Fonds pour l’application de la Loi sur les contraventions, qui aide les provinces et les territoires à s’assurer que les droits linguistiques sont respectés dans le cadre de l’émission et du traitement des contraventions.
- La mise en œuvre élargie des évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle (EIOEC), en appuyant davantage d’administrations dans la préparation des rapports d’EIOEC. Ces rapports aident les juges chargés de la détermination de la peine à mieux comprendre les effets du racisme et de la discrimination sur les personnes délinquantes et leur expérience de vie.
- Le Fonds d’appui à l’accès à la justice dans les deux langues officielles, qui permet de financer les projets visant à renforcer la capacité bilingue du système de justice et à accroître l’offre d’information juridique et de services de soutien sociojuridique pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Principaux risques
La portée vaste et diversifiée des enjeux en matière de justice, ainsi que le caractère multifacettes du système de justice canadien exigent la participation et la collaboration de nombreux partenaires et parties prenantes. Le fait de maintenir activement des relations productives avec les partenaires permet au ministère de la Justice Canada d’atteindre les résultats attendus et de respecter les priorités établies. Le Ministère continuera d’adopter une approche intersectionnelle, accessible, inclusive et centrée sur la personne en matière de consultation, de coopération et de mobilisation, et veillera à ce que ces efforts tiennent compte des traumatismes vécus, qu’ils soient non oppressifs et respectueux. Cette approche centrée sur la personne et fondée sur des données probantes permettra au ministère de la Justice Canada de contribuer plus efficacement au processus décisionnel, qui répondra aux défis d’aujourd’hui par l’entremise de lois, de politiques et de programmes de plus en plus tournés vers l’avenir et innovateurs.
Dans le but d’aider à obtenir des résultats positifs dans le cadre du programme de réconciliation du gouvernement du Canada, le Ministère continuera de chercher des occasions de communiquer régulièrement avec les organisations autochtones nationales et régionales, les nations signataires de traités, les gouvernements autochtones et les organisations qui représentent les peuples autochtones, y compris les groupes qui représentent les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQI+, ainsi que les partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et de l’industrie, et les autres intervenants. Par exemple, le ministère de la Justice Canada veillera à ce que les partenaires autochtones et leurs organisations représentantes participent pleinement aux discussions sur l’établissement de l’ordre de priorité des mesures du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. En outre, des discussions en cours avec les ministères et les partenaires autochtones se poursuivront dans le but d’élaborer des mesures clés pour évaluer les progrès réalisés quant à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.
Le ministère de la Justice Canada continuera d’appuyer la participation du ministre et de la haute direction du ministère à des forums internationaux importants, notamment en soutenant la présidence du Canada au sein du G7 en 2025. Il continuera également de collaborer avec les principaux partenaires interministériels pour entretenir d’importantes relations internationales, notamment en collaborant avec Sécurité publique Canada dans le cadre du Forum sur la criminalité transfrontalière Canada-États-Unis.
En plus de maintenir des relations productives avec les partenaires et les parties prenantes, le Ministère gère des secteurs de risques stratégiques internes liés à la cybersécurité, au mieux-être de ses employés, aux données et à l’information et au milieu de travail de l’avenir. Ces secteurs de risque, qui pourraient avoir une incidence sur la capacité du Ministère à soutenir le système de justice, sont traités au moyen des priorités et des stratégies décrites dans la section Services internes du présent Plan ministériel.
Ressources prévues pour atteindre les résultats
Tableau 6 : Ressources prévues pour atteindre les résultats relativement au Support au système de justice
| Ressources | Prévues |
|---|---|
| Dépenses | 793 916 044 $ |
| Équivalents temps plein | 377 |
Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.
Priorités gouvernementales connexes
Analyse comparative entre les sexes plus
Le ministère de la Justice Canada améliorera sa capacité en matière d’ACS Plus et continuera de promouvoir et d’appliquer les considérations intersectionnelles de l’ACS Plus dans la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de ses programmes et de ses initiatives législatives et politiques, notamment en prenant les mesures suivantes :
- Veiller à ce que ses programmes et initiatives législatives et politiques qui pourraient avoir une incidence sur les peuples autochtones soient élaborés au moyen d’un processus général et inclusif de consultation et de coopération avec des organisations représentant les Premières Nations, les Inuits et les Métis, et reflètent les divers points de vue et les expériences des peuples autochtones, y compris les Aînés, les femmes, les hommes, les jeunes, les personnes en situation de handicap, les personnes de diverses identités de genre et les personnes 2ELGBTQI+.
- Conserver le Tableau de bord sur l’état du système de justice pénale, lancé en 2019, qui est un outil essentiel permettant de surveiller le rendement et de démontrer comment le Ministère applique l’ACS Plus. Le Tableau de bord fournit des renseignements sur les interactions entre différents groupes et le système de justice pénale, en ventilant les données en fonction de facteurs comme l’âge, le genre et l’identité autochtone ou raciale, le cas échéant. Il cerne les lacunes en matière de données et vise à intégrer de nouveaux éléments ventilés, le cas échéant, pour assurer une représentation plus inclusive de diverses expériences.
- Améliorer la collecte et l’utilisation des données ventilées dans le cadre de l’Initiative de modernisation des données de la justice afin de participer aux efforts visant à lutter contre la surreprésentation des personnes autochtones, noires et racisées dans le système de justice pénale.
- Assurer une meilleure compréhension des perceptions qu’ont les parties prenantes du système de justice pénale de son efficacité, de manière générale et compte tenu des récents changements législatifs et de la pandémie de COVID-19, et évaluer les répercussions sur les peuples autochtones, les personnes racisées et d’autres populations vulnérables.
- Mettre en œuvre une approche de collecte de données et d’analyse intersectionnelle dans plusieurs initiatives de financement afin de permettre à ces programmes de quantifier les facteurs d’identité des diverses populations qui ont accès aux services, notamment l’emplacement, l’âge, le genre et l’origine ethnique. Ces données visent à cerner les lacunes en matière de service et à appuyer le développement futur de programmes plus équitables et inclusifs.
Pour obtenir plus de renseignements et d’exemples, veuillez consulter le Tableau de renseignements supplémentaires de l’ACS Plus du Rapport sur le plan ministériel 2025-2026 sur le site Web du ministère de la Justice Canada.
Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme à l’horizon 2030) et objectifs de développement durable des Nations Unies
Le ministère de la Justice Canada continuera de défendre une approche axée sur la personne à l’égard de la justice et de l’avancement de l’ODD 16 et de l’objectif général du Programme à l’horizon 2030 parmi les principaux partenaires et parties prenantes grâce aux mesures suivantes :
- La mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et de son Plan d’action, ainsi que les travaux liés à la Voie fédérale, au Plan d’action national sur les FFADA, aux appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées, et aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, qui contribuent à une relation renouvelée avec les peuples autochtones (ODD 10 : « Inégalités réduites », 16).
- Les discussions en cours sur la revitalisation des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones, les accords sur l’administration de la justice avec les partenaires autochtones, ainsi que le travail de collaboration avec les organisations et collectivités autochtones et les provinces et les territoires. Ce travail sert de base permettant aux groupes autochtones de réaffirmer leur compétence en matière d’administration de la justice au sein de leurs collectivités, de favoriser l’autodétermination et de développer leur capacité d’apporter des changements durables et transformationnels (ODD 16).
- La collaboration à l’égard des initiatives nationales et internationales de recherche et de politique visant à renforcer la primauté du droit et la confiance du public, et à améliorer l’égalité d’accès à la justice pour tous, avec des partenaires comme l’Organisation de coopération et de développement économiques, le Partenariat pour un gouvernement ouvert, les PathFinders for Peaceful, Just and Inclusive Societies et la Coalition d’action pour la justice (ODD 5 : « Égalité des sexes », 10, 16, 17 : « Partenariats pour la réalisation des objectifs »).
- La coopération et la collaboration, tant au pays qu’à l’étranger, pour améliorer les normes internationales en matière de prévention du crime et de justice pénale (ODD 5, 10, 11 : « Villes et communautés durables », 16, 17).
- Le financement de programmes et de services qui améliorent l’accès à la justice et favorisent un système de justice plus inclusif et accessible (ODD 5, 16).
De plus, l’enquête systémique du BOFVAC sur les agressions sexuelles favorisera un accès plus équitable à la justice pour les survivantes et survivants d’actes de violence fondée sur le genre et renforcera la responsabilité à l’égard des dispositions quasi constitutionnelles de la Charte canadienne des droits des victimes (ODD 16).
Plus de renseignements sur l’apport du ministère de la Justice Canada au Plan de mise en œuvre fédéral du Canada pour le Programme à l’horizon 2030 et à la Stratégie fédérale de développement durable se trouvent dans notre stratégie ministérielle de développement durable.
Innovation
Les efforts novateurs du ministère de la Justice Canada comprennent la collaboration continue avec Statistique Canada afin d’élaborer un modèle expérimental visant à simuler le flux de population entrant et sortant du système de justice pénale. Les chercheurs détermineront si ce modèle est efficace pour évaluer si les interventions sociales pourraient réduire la participation au système de justice pénale, en particulier la surreprésentation des peuples autochtones, des personnes noires et d’autres groupes racisés dans le système de justice pénale.
Répertoire des programmes
Le Support au système de justice est appuyé par les programmes suivants :
- Politiques juridiques, Lois et Gouvernance
- Représentation juridique
- Régime des contraventions
- Programme de financement des tribunaux de traitement de la toxicomanie
- Victimes d’actes criminels
- Justice pour les jeunes
- Justice pour la famille
- Justice pour les Autochtones
- Partenariats avec le système de justice
- Ombudsman des victimes d’actes criminels
Des renseignements supplémentaires sur le répertoire des programmes pour le Support au système de justice se trouvent sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.
Services internes
Description
Les services internes sont les services fournis au sein d’un ministère afin qu’il puisse s’acquitter de ses obligations et assurer la prestation de ses programmes. Les dix catégories de services internes sont les suivantes :
- Services de gestion et de surveillance
- Services de communication
- Services juridiques
- Services de gestion des ressources humaines
- Services de gestion des finances
- Services de gestion de l’information
- Services des technologies de l’information
- Services de gestion des biens immobiliers
- Services de gestion du matériel
- Services de gestion des acquisitions
Plans visant à atteindre les cibles
Cette section présente les mesures prévues par le Ministère pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.
Favoriser un milieu de travail diversifié et inclusif
Le ministère de la Justice Canada s’est engagé à créer un milieu de travail équitable, diversifié et inclusif. Afin de respecter ces engagements et de mettre en œuvre ceux qui ont été pris en réponse à la vérification du Bureau du vérificateur général du Canada sur l’inclusion en milieu de travail pour le personnel racisé (la vérification du BVG), le Ministère continuera de mettre en œuvre des mesures quantifiables pour créer un milieu de travail plus représentatif, respectueux, inclusif, accessible et exempt d’obstacles, notamment en prenant les mesures suivantes :
- Élaborer et publier son deuxième plan sur l’accessibilité.
- Publier un cadre combiné des résultats relatifs à la lutte contre le racisme et la discrimination et un plan ministériel d’équité en matière d’emploi pour 2025-2028.
- Mettre en œuvre des mesures liées à son plan de recrutement stratégique en vue d’attirer des talents qualifiés et diversifiés et de répondre aux besoins futurs du ministère.
- Appuyer les efforts de prévention et de réparation en matière de conflits, de harcèlement et de discrimination en milieu de travail pour le personnel du ministère, grâce au travail du Bureau de l’ombuds et des services de résolution informelle. Ces efforts comprennent la fourniture d’espaces confidentiels, indépendants et impartiaux pour discuter de ces questions en milieu de travail sans crainte de jugement ou de représailles.
Gestion des ressources humaines
Le ministère de la Justice Canada vise à renforcer ses capacités futures dans un milieu de travail sûr, positif et sain en aidant les membres du personnel ayant besoin de mesures d’accommodement et en améliorant la gestion des solutions fournies par le Centre interne d’accessibilité, de santé et de mieux-être. Le Ministère continuera de mettre en œuvre son Plan d’action en santé mentale, notamment en prenant les mesures suivantes :
- Traiter les risques liés à la prévention du harcèlement et de la violence, tels qu’ils sont décrits dans l’évaluation ministérielle du milieu de travail.
- Intégrer des procédures de travail sécuritaires qui tiennent compte des facteurs de stress psychologique et d’autres risques liés à la santé mentale et au mieux-être dans le Programme de prévention des risques en matière de santé et de sécurité au travail.
- Promouvoir et créer des formations, des événements et des ressources et outils connexes en matière de santé mentale.
- Mettre en œuvre des mesures provenant de l’Initiative d’amélioration de la gestion de la charge de travail, par exemple offrir une série d’activités d’apprentissage qui portent sur la gestion de la charge de travail.
Grâce à ces diverses activités visant à soutenir les membres de son personnel, le ministère de la Justice Canada continuera de promouvoir un milieu de travail sain et de favoriser le bien-être de son personnel, qui est l’un de ses domaines de gestion stratégique des risques.
Améliorer les capacités en ce qui a trait au numérique et aux données
Le ministère de la Justice Canada continuera de tirer profit de ses capacités en ce qui a trait au numérique et aux données afin de mieux éclairer les décisions juridiques, de politique et de programme, et d’aider à gérer les risques stratégiques liés aux données, à l’information et à la cybersécurité. À cette fin, le Ministère favorisera l’échange de renseignements numériques et des technologies pour améliorer la collaboration au sein de l’organisation, à l’échelle du gouvernement et avec les partenaires externes, tout en veillant à ce que des pratiques rigoureuses en matière de cybersécurité soient en place. Grâce à une infrastructure de réseau améliorée et l’accès à de nouveaux logiciels et de nouvelles plateformes numériques fiables, le Ministère continuera de veiller à ce que le personnel ait ce qu’il faut pour travailler. Il prendra notamment les mesures suivantes :
- Renforcer sa position générale en matière de sécurité, à l’appui de la Stratégie intégrée de cybersécurité du gouvernement du Canada.
- Finaliser et déployer son cadre de gouvernance de l’intelligence artificielle et des données, qui atténuera également les risques liés aux données et favorisera l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle.
- Mettre en application dans les activités quotidiennes des solutions d’intelligence artificielle et d’automatisation qui ont été testées dans des projets pilotes, comme Otto, un système d’intelligence artificielle centralisé.
Valeurs et éthique
En réponse à l’engagement du greffier du Conseil privé de favoriser un dialogue renouvelé sur les valeurs et l’éthique au sein de la fonction publique, le ministère de la Justice Canada élaborera un plan de formation sur les valeurs et l’éthique de l’organisation, procédera à l’examen de son code de valeurs et d’éthique et favorisera son engagement envers le personnel.
Communications
Le ministère de la Justice Canada continuera de fournir des renseignements clairs et exacts, dans les deux langues officielles, sur le système juridique et sur les priorités du gouvernement fédéral et du ministre de la Justice. Il présentera des documents dans un langage clair et en formats substituts, qui sont entièrement accessibles et qui répondent inclusivement aux besoins diversifiés et changeants du public en matière d’information.
Le ministère de la Justice Canada s’efforcera également d’améliorer la convivialité, l’accessibilité et la fonctionnalité des événements ministériels et des produits de communication. Il tiendra son personnel informé en veillant à ce que son site intranet soit à jour et accessible à tous, y compris au personnel des Unités des services juridiques.
Progression d’initiatives gouvernementales visant à améliorer l’accès à la justice
Le ministère de la Justice Canada poursuivra ses efforts visant à mettre en œuvre la Loi sur la Commission d’examen des erreurs du système judiciaire et la nouvelle Commission d’examen des erreurs du système judiciaire indépendante, en appuyant les travaux préliminaires nécessaires à la création de l’infrastructure initiale (p. ex. infrastructure de TI, réseau et serveurs, plateformes numériques, système financier) pour répondre aux exigences opérationnelles essentielles afin de permettre la nomination d’un commissaire en chef à titre de chef de l’organisation et à la Commission d’accéder et de gérer ses propres crédits.
Ressources prévues pour atteindre les résultats
Tableau 7 : Ressources prévues pour atteindre les résultats en ce qui a trait aux services internes
| Ressources | Prévues |
|---|---|
| Dépenses | 95 922 583 $ |
| Équivalents temps plein | 1 258 |
Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.
Planification de l’attribution de marchés aux entreprises autochtones
Chaque année, les ministères du gouvernement du Canada doivent respecter la cible de 5 % de la valeur totale des marchés en ce qui concerne l’attribution de marchés à des entreprises autochtones. Cet engagement doit être entièrement mis en œuvre d’ici la fin de l’exercice 2024-2025.
Tableau 8 : Pourcentage de contrats attribués ou qu’il est prévu d’attribuer à des entreprises autochtones
| Champ de déclaration de 5 % | Résultats réels de 2023-2024 | Résultats prévus pour 2024-2025 | Résultats projetés pour 2025-2026 |
|---|---|---|---|
| Pourcentage total de marchés avec des entreprises autochtones | 13,6 % | 5 % | 5 % |
Le ministère de la Justice Canada prévoit atteindre de nouveau l’objectif minimal de 5 % au cours de l’exercice 2025-2026. La Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones (SAEA) peut être mise à profit dans le cadre de toutes les activités d’approvisionnement afin de faciliter l’attribution de contrats aux entreprises autochtones. Lorsque les critères sont respectés, la SAEA permet de recourir à des marchés réservés obligatoires ou facultatifs pour les entreprises autochtones, ce qui favorise l’atteinte de l’objectif annuel de 5 %.
Pour atteindre les objectifs prévus, le ministère de la Justice Canada adoptera une approche à volets multiples qui comprend les mesures suivantes :
- Faire la promotion de la stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones parmi les parties prenantes qui participent aux processus d’approvisionnement.
- Mener des activités de sensibilisation avec les communautés de fournisseurs autochtones au moyen des processus de demande d’information et des foires commerciales inversées, en collaboration avec d’autres ministères.
- Mener des activités trimestrielles de surveillance et de production de rapports sur l’approvisionnement auprès des entreprises autochtones pour veiller à ce que le Ministère soit sur la bonne voie pour atteindre les objectifs prévus.
Dépenses et ressources humaines prévues
Dans la présente section
Cette section donne un aperçu des dépenses et des ressources humaines prévues du ministère de la Justice Canada pour les trois prochains exercices et compare les dépenses prévues pour l’exercice 2025-2026 avec les dépenses réelles pour l’exercice en cours et les exercices précédents.
Dépenses
Cette section présente un aperçu des dépenses prévues du ministère de 2022-2023 à 2027-2028.
La figure 1 montre les dépenses prévues par le Ministère en 2025-2026 pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.
Description textuelle de la figure 1
La figure 1 montre que 793,9 millions de dollars (ou 67,8 %) des dépenses nettes prévues sont affectés à la responsabilité essentielle « Support au système de justice », que 280,3 millions de dollars (ou 24,0 %) des dépenses nettes prévues sont affectés à la responsabilité essentielle « Services juridiques » et que 95,9 millions de dollars (ou 8,2 %) des dépenses nettes prévues sont affectés à l’appui des « Services internes ». Cela représente des dépenses totales prévues de 1 170,1 millions de dollars.
Analyse des dépenses prévues par responsabilité essentielle
Les dépenses prévues pour 2025-2026 par responsabilité essentielle reflètent les ressources financières approuvées dans le Budget principal des dépenses.
En tant que principal fournisseur de services juridiques aux autres ministères et organismes fédéraux, le ministère de la Justice Canada dispose d’une autorisation de recettes nettes en vertu d’un crédit (RNC) qui lui permet de percevoir et de dépenser les recettes (recettes disponibles) provenant de ces services. Aux fins de l’établissement de rapports ministériels, ces recettes disponibles réduisent les autorisations et les dépenses totales de fonctionnement du ministère.
Les dépenses prévues de 280,3 millions de dollars pour la responsabilité essentielle « Services juridiques » excluent les revenus prévus des services juridiques de 460,0 millions de dollars (voir le tableau 11).
Les dépenses prévues pour la responsabilité essentielle « Support au système de justice » de 793,9 millions de dollars (voir le tableau 11) comprennent à la fois les dépenses de fonctionnement prévues de 67,9 millions de dollars et les dépenses prévues pour les subventions et les contributions de 726,0 millions de dollars.
Les dépenses prévues pour les Services internes, qui s’élèvent à 95,9 millions de dollars, excluent les dépenses des RNC de 67,0 millions de dollars pour les services juridiques (voir le tableau 11).
Sommaire du rendement budgétaire
Tableau 9 : Sommaire des dépenses nettes de trois exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
| Responsabilités essentielles et services internes | Dépenses réelles de 2022-2023 | Dépenses réelles de 2023-2024 | Dépenses prévues pour 2024-2025 |
|---|---|---|---|
| Services juridiques | 204 647 663 | 226 652 246 | 409 852 089 |
| Support au système de justice | 662 843 664 | 750 690 516 | 798 069 124 |
| Total partiel | 867 491 327 | 977 342 762 | 1 207 921 213 |
| Services internes | 115 831 245 | 132 643 466 | 130 073 588 |
| Total | 983 322 572 | 1 109 986 228 | 1 337 994 801 |
Analyse des dépenses réelles et prévues au cours des trois dernières années
Les dépenses du ministère de la Justice Canada au cours des trois dernières années démontrent une tendance à la hausse entre 2022-2023 (983,3 millions de dollars) et 2024-2025 (1 338,0 millions de dollars). Cette tendance s’explique principalement par l’augmentation des dépenses salariales résultant des augmentations économiques liées aux diverses conventions collectives et à l’augmentation du nombre d’effectifs. Cette dernière est nécessaire pour répondre à la demande accrue des clients en matière de services juridiques et pour soutenir les fonctions stratégiques. On remarque également une augmentation des dépenses pour les subventions et les contributions dans le cadre de la responsabilité essentielle « Support au système de justice » en ce qui concerne les initiatives annoncées dans les budgets de 2021 à 2024 et dans l’Énoncé économique de l’automne de 2023. Ces augmentations visent principalement les programmes suivants :
- Programme d’aide juridique en matière criminelle
- Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés
- Fonds d’aide aux victimes
- Fonds pour les partenariats avec les Autochtones
Les augmentations attribuables aux éléments susmentionnés ont une incidence sur les trois années, mais l’augmentation importante des dépenses prévues pour la responsabilité essentielle « Services juridiques » en 2024-2025 s’explique également par les paiements rétroactifs ponctuels découlant de la convention collective des membres du groupe Praticien du droit (LP) et des augmentations économiques approuvées par le Conseil du Trésor pour les membres du groupe Gestion du droit (LC). Ces augmentations sont légèrement compensées par la réduction des dépenses pour l’initiative Recentrer les dépenses gouvernementales annoncée dans le budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023.
Des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents se trouvent dans la section Finances dans l’InfoBase du GC.
Tableau 10 : Dépenses nettes prévues au cours des trois prochains exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
| Responsabilités essentielles et services internes | Dépenses prévues pour 2025-2026Note de bas de page * du tableau | Dépenses prévues pour 2026-2027Note de bas de page * du tableau | Dépenses prévues pour 2027-2028Note de bas de page * du tableau |
|---|---|---|---|
| Services juridiques | 280 270 671 | 279 246 192 | 279 188 118 |
| Support au système de justice | 793 916 044 | 723 580 171 | 700 930 396 |
| Total partiel | 1 074 186 715 | 1 002 826 363 | 980 118 514 |
| Services internes | 95 922 583 | 92 568 510 | 92 397 985 |
| Total | 1 170 109 298 | 1 095 394 873 | 1 072 516 499 |
Analyse des dépenses des trois prochains exercices
Les dépenses prévues du ministère de la Justice Canada montrent une diminution, étant passées de 1 170,1 millions de dollars en 2025-2026 à 1 072,5 millions de dollars en 2027-2028. Cette diminution de 97,6 millions de dollars est attribuable aux changements dans le financement des subventions et des contributions.
Les diminutions des dépenses prévues en subventions et en contributions sont expliquées par les reports de financement, les réductions des profils de financement et la fin des sources de financement temporaire, principalement dans les programmes suivants :
- Programme juridique de partenariats et d’innovation
- Aide juridique aux immigrants et aux réfugiés
- Fonds d’aide aux victimes
- Programme de justice autochtone
- Fonds canadien de justice familiale
- Conseils juridiques pour les plaignants de harcèlement sexuel en milieu de travail
- Fonds pour les partenariats avec les Autochtones
Des renseignements financiers plus détaillés des dépenses prévues se trouvent dans la section Finances dans l’InfoBase du GC.
Tableau 11 : Résumé budgétaire des dépenses brutes réelles et des dépenses nettes prévues (en dollars)
| Responsabilités essentielles et services internes | Dépenses brutes prévues pour 2025-2026 | Revenus prévus déduits des dépenses pour 2025-2026 | Dépenses nettes prévues pour 2025-2026 |
|---|---|---|---|
| Services juridiques | 740 270 671 | 460 000 000 | 280 270 671 |
| Support au système de justice | 793 916 044 | 0 | 793 916 044 |
| Total partiel | 1 534 186 715 | 460 000 000 | 1 074 186 715 |
| Services internes | 162 922 583 | 67 000 000 | 95 922 583 |
| Total | 1 697 109 298 | 527 000 000 | 1 170 109 298 |
Analyse du résumé budgétaire des dépenses brutes réelles et des dépenses nettes prévues
Le tableau ci-dessus rend compte des dépenses brutes prévues du ministère de la Justice Canada pour 2025-2026, qui comprennent l’autorisation de RNC de 527,0 millions de dollars. L’autorisation de RNC en 2025-2026 du ministère (527,0 millions de dollars) a augmenté de 85,0 millions de dollars par rapport à l’autorisation de RNC pour 2024-2025 (442,0 millions de dollars). Cette augmentation vise à assurer une meilleure harmonisation avec les revenus prévus, qui sont plus élevés en raison des nouveaux taux des services juridiques prévus qui tiennent compte des augmentations économiques liées aux groupes LP et LC et de la demande accrue en matière de services juridiques.
L’autorisation de RNC du ministère est théoriquement répartie entre la responsabilité essentielle « Services juridiques » et les Services internes. Les recettes réelles réparties entre les programmes peuvent varier en fonction de nombreux facteurs tels que la modification des taux de services juridiques approuvés périodiquement par le Conseil du Trésor, la fluctuation de la demande en services juridiques de la part des ministères clients et le montant réel des recettes recueillies au-delà ou en deçà des autorisations.
La figure 2 présente les recettes nettes en vertu d’un crédit au fil du temps.
Description textuelle de la figure 2
Ce graphique à colonnes verticales représente les tendances liées aux recettes nettes en vertu d’un crédit du ministère de la Justice Canada pour six exercices financiers. Le graphique présente une ligne de temps (en exercices financiers) sur l’axe horizontal et des montants de dollars (en millions de dollars) sur l’axe vertical. La ligne de temps sur l’axe horizontal compte six colonnes, soit une colonne pour chaque exercice financier, allant de 2022-2023 à partir de la gauche, jusqu’à 2027-2028. Les colonnes pour les exercices financiers 2022-2023 et 2023-2024 présentent les revenus réels, tandis que la colonne pour l’exercice financier 2024-2025 présente les revenus projetés, et les colonnes pour les exercices financiers 2025-2026 à 2027-2028 présentent les revenus prévus.
Les montants en millions de dollars sur l’axe vertical varient de 300,0 à 550,0 allant du bas vers le haut. Chaque colonne affiche le montant des recettes nettes en vertu d’un crédit pour chaque exercice financier. Cette information est également affichée de façon numérique sous chaque colonne afin d’indiquer le montant précis de recettes nettes en vertu d’un crédit (en millions de dollars) pour chacun des six exercices financiers présentés.
La première colonne de la ligne de temps, qui représente l’exercice financier 2022-2023, affiche 437,9 millions de dollars en recettes nettes en vertu d’un crédit.
La deuxième colonne de la ligne de temps, qui représente l’exercice financier 2023-2024, affiche 471,1 millions de dollars en recettes nettes en vertu d’un crédit.
La troisième colonne de la ligne de temps, qui représente l’exercice financier 2024-2025, affiche 498,5 millions de dollars en recettes nettes en vertu d’un crédit.
La quatrième, la cinquième et la sixième colonne de la ligne de temps, qui représentent les exercices financiers 2025-2026 à 2027-2028, affichent chacune 527,0 millions de dollars en recettes nettes en vertu d’un crédit.
Analyse des recettes nettes en vertu d’un crédit au fil du temps
En date du 31 octobre 2024, les RNC prévues pour le ministère de la Justice Canada devraient atteindre 498,5 millions de dollars en 2024-2025. Cette prévision est plus élevée que les RNC réelles pour 2023-2024 (471,1 millions de dollars) en raison de la demande accrue en matière de services juridiques pour un large éventail de ministères et d’organismes clients dans des domaines tels que la fiscalité, les affaires autochtones, l’immigration et la sécurité publique.
Des renseignements sur l’harmonisation des dépenses du ministère de la Justice Canada avec les dépenses et les activités du gouvernement du Canada figurent dans l’InfoBase du GC.
Financement
Cette section présente un aperçu du financement voté et législatif du ministère par rapport à ses responsabilités essentielles et à ses services internes. Pour en savoir plus sur les autorisations de financement, consultez les budgets et dépenses du gouvernement du Canada.
La figure 3 résume le financement net approuvé (voté et législatif) du ministère pour la période de 2022-2023 à 2027-2028.
Description textuelle de la figure 3
Ce graphique à colonnes verticales représente les tendances de dépenses du ministère de la Justice Canada pour six exercices financiers. Le graphique présente une ligne du temps (en exercices financiers) sur l’axe horizontal et le montant en dollars (en million de dollars) sur l’axe vertical. La ligne du temps sur l’axe horizontal montre six colonnes, une pour chaque exercice financier de 2022-2023, sur la gauche, jusqu’à 2027-2028. Les colonnes pour les exercices 2022-2023 et 2023-2024 montrent les dépenses réelles, tandis que la colonne pour l’exercice 2024-2025 montre les dépenses prévues et les colonnes pour les exercices 2025-2026 à 2027-2028 montrent les dépenses nettes prévues.
Le montant en millions de dollars sur l’axe vertical va de 0 $, à partir du bas de l’axe, jusqu’à 1 400,0 $ en haut de l’axe. Chaque colonne présente un total des dépenses ministérielles pour deux catégories de financement : crédits votés et postes législatifs. Ces deux catégories de financement sont aussi inscrites en chiffre en dessous de chaque colonne pour indiquer le montant des dépenses (en millions de dollars) pour les six exercices financiers présentés.
La première colonne en ordre chronologique, qui représente l’exercice financier de 2022-2023, s’élève à 92,2 millions de dollars en dépenses législatives et à 891,1 millions de dollars en crédits votés, ce qui représente un total en dépenses réelles de 983,3 millions de dollars.
La deuxième colonne en ordre chronologique, qui représente l’exercice financier de 2023-2024, s’élève à 103,0 millions de dollars en dépenses législatives et à 1 007,0 millions de dollars en crédits votés, ce qui représente un total en dépenses réelles de 1 110,0 millions de dollars.
La troisième colonne en ordre chronologique, qui représente l’exercice 2024-2025, s’élève à 109,3 millions de dollars en dépenses législatives et à 1 228,7 millions de dollars en crédits votés, ce qui représente un total de dépenses prévues de 1 338,0 millions de dollars.
La quatrième colonne en ordre chronologique, qui représente l’exercice financier de 2025-2026, s’élève à 118,1 millions de dollars en dépenses législatives et à 1 052,0 millions de dollars en crédits votés, ce qui représente un total en dépenses nettes prévues de 1 170,1 millions de dollars.
La cinquième colonne en ordre chronologique, qui représente l’exercice financier de 2026-2027, s’élève à 117,7 millions de dollars en dépenses législatives et à 977,7 millions de dollars en crédits votés, ce qui représente un total en dépenses nettes prévues de 1 095,4 millions de dollars.
La sixième et dernière colonne en ordre chronologique, qui représente l’exercice financier de 2027-2028, s’élève à 117,3 millions de dollars en dépenses législatives et à 955,2 millions de dollars en crédits votés, ce qui représente un total en dépenses nettes prévues de 1 072,5 millions de dollars.
Analyse du financement voté et législatif pour une période de six exercices
Écart entre les dépenses prévues en 2024-2025 et les dépenses nettes prévues en 2025-2026
Les dépenses prévues du ministère pour 2025-2026 (1 170,1 millions de dollars) montrent une diminution nette de 167,9 millions de dollars par rapport aux prévisions pour 2024-2025 (1 338,0 millions de dollars). Cette diminution relève principalement de la responsabilité essentielle « Services juridiques » et est liée aux paiements rétroactifs ponctuels inclus dans les prévisions de dépenses de 2024-2025 découlant de la convention collective du groupe LP et des augmentations économiques approuvées par le Conseil du Trésor pour le groupe LC.
On remarque également une diminution des dépenses prévues pour les services internes, qui est attribuable aux dépenses relatives au financement des crédits centraux du Conseil du Trésor (comme le report du budget de fonctionnement) inclus dans les dépenses prévues de 2024-2025, qui ne sont pas incluses dans les dépenses prévues de 2025-2026. Les dépenses prévues pour 2025-2026 et les exercices suivants ne tiennent compte que des fonds déjà approuvés dans le Budget principal des dépenses.
Écart entre les dépenses nettes prévues en 2025-2026 et les dépenses nettes prévues en 2027-2028
Les dépenses prévues du Ministère laissent entrevoir une diminution de 2025-2026 (1 170,1 millions de dollars) à 2027-2028 (1 072,5 millions de dollars). Cette réduction globale de 97,6 millions de dollars relève principalement de la responsabilité essentielle « Support au système de justice » et est attribuable à la diminution du financement et à la fin du financement temporaire annoncé dans les budgets fédéraux précédents (initiatives approuvées dans les budgets de 2021 à 2024 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023).
Pour en savoir plus sur les crédits ministériels du ministère de la Justice Canada, consultez le Budget principal des dépenses de 2025-2026.
État condensé prospectif des opérations
L’état condensé prospectif des opérations donne un aperçu des opérations du ministère de la Justice Canada de 2024-2025 à 2025-2026.
Tableau 12 : État condensé prospectif des opérations pour l’exercice terminé le 31 mars 2026 (en dollars)
| Renseignements financiers | Résultats prévus pour 2024-2025 | Résultats projetés pour 2025-2026 | Différence (projetés moins prévus) |
|---|---|---|---|
| Total des charges | 1 944 769 089 | 1 804 509 646 | (140 259 443) |
| Total des revenus | 498 466 000 | 527 000 000 | 28 534 000 |
| Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts | 1 446 303 089 | 1 277 509 646 | (168 793 443) |
Analyse des résultats prévus et projetés
Les dépenses totales devraient diminuer de 140,3 millions de dollars, passant de 1 944,8 millions de dollars en 2024-2025 à 1 804,5 millions de dollars en 2025-2026. Cet écart s’explique principalement par :
- Les paiements rétroactifs uniques inclus dans les prévisions de dépenses de 2024-2025 à la suite de la convention collective (groupe LP) et des augmentations économiques approuvées par le Conseil du Trésor pour le groupe LC.
- Les dépenses liées au financement des crédits centraux du Conseil du Trésor (comme le report du budget de fonctionnement).
La variation des revenus montre une augmentation de 28,5 millions de dollars, passant de 498,5 millions de dollars en 2024-2025 à 527,0 millions de dollars en 2025-2026, ce qui correspond à la différence entre les prévisions des revenus des services juridiques pour 2024-2025 et l’autorisation des recettes nettes en vertu d’un crédit pour 2025-2026. Bien que l’on s’attende à ce que la demande de services juridiques demeure élevée, seuls les montants approuvés dans le Budget principal des dépenses sont présentés pour les années futures, par souci d’uniformité.
Un état des résultats prospectif et des notes connexes pour 2025-2026 plus détaillé, y compris un rapprochement du coût net des opérations avec les autorisations demandées, sont accessibles sur le site Web du ministère de la Justice Canada.
Ressources humaines
Cette section présente un aperçu des ressources humaines réelles et prévues du ministère pour la période de 2022-2023 à 2027-2028.
Tableau 13 : Ressources humaines réelles pour les responsabilités essentielles et les services internes
| Responsabilités essentielles et services internes | Nombre d’équivalents temps plein réel pour 2022-2023 | Nombre d’équivalents temps plein réel pour 2023-2024 | Nombre d’équivalents temps plein prévus pour 2024-2025 |
|---|---|---|---|
| Services juridiques | 3 676 | 3 897 | 4 051 |
| Support au système de justice | 366 | 390 | 377 |
| Total partiel | 4 042 | 4 287 | 4 428 |
| Services internes | 1 116 | 1 156 | 1 249 |
| Total | 5 158 | 5 443 | 5 677 |
Analyse des ressources humaines des trois derniers exercices
Dans l’ensemble, on observe une tendance à la hausse dans les ETP pour la période de trois ans allant de 2022-2023 (5 158 ETP) à 2024-2025 (5 677 ETP). La responsabilité essentielle « Services juridiques » montre une augmentation de 375 ETP, ce qui s’explique en grande partie par une augmentation du nombre d’effectifs pour répondre à la demande croissante en matière de services juridiques.
La responsabilité essentielle « Support au système de justice » montre une augmentation de 11 ETP, ce qui s’explique principalement par une augmentation du nombre d’effectifs pour appuyer la réalisation de nouvelles initiatives pour lesquelles de nouveaux fonds ont été approuvés dans les budgets fédéraux précédents.
Les Services internes montrent une augmentation de 133 ETP, ce qui s’explique principalement par une augmentation du nombre d’effectifs responsables du soutien ministériel afin de répondre aux besoins du Ministère concernant la mise en œuvre des nouvelles initiatives pour lesquelles de nouveaux fonds ont été approuvés dans les budgets fédéraux précédents, ainsi que d’autres projets et initiatives, comme le deuxième plan sur l’accessibilité, le cadre de gouvernance de l’intelligence artificielle et des données, le plan de recrutement stratégique, le nouveau cadre combiné des résultats relatifs à la lutte contre le racisme et la discrimination et le plan ministériel d’équité en matière d’emploi pour 2025-2028.
Tableau 14 : Sommaire de la planification des ressources humaines pour les responsabilités essentielles et les services internes
| Responsabilités essentielles et services internes | Nombre d’équivalents temps plein prévus en 2025-2026 | Nombre d’équivalents temps plein prévus en 2026-2027 | Nombre d’équivalents temps plein prévus en 2027-2028 |
|---|---|---|---|
| Services juridiques | 4 051 | 4 051 | 4 051 |
| Support au système de justice | 377 | 377 | 377 |
| Total partiel | 4 428 | 4 428 | 4 428 |
| Services internes | 1 258 | 1 249 | 1 249 |
| Total | 5 686 | 5 677 | 5 677 |
Analyse des ressources humaines pour les trois prochains exercices
Les prévisions du ministère de la Justice Canada relatives aux ETP pour les trois prochaines années sont en date du 31 octobre 2024. En raison du calendrier des prévisions et de l’information disponible, les ETP prévus n’incluent pas les répercussions des éléments suivants :
- Réductions liées à la deuxième phase de l’initiative Recentrer les dépenses gouvernementales.
- Demande prévue en matière de services juridiques.
- Toutes les nouvelles initiatives annoncées dans l’Énoncé économique de l’automne de 2024 et les prochains budgets fédéraux.
Le nombre d’ÉTP prévus en 2025-2026 pour les services internes inclut les postes temporaires pour la création d’une Commission d’examen des erreurs du système judiciaire, qui est une commission indépendante. Ces employés ne sont pas inclus dans le nombre d’ÉTP prévus pour les années futures, ce qui explique le nombre inférieur d’ÉTP en 2026-2027.
Renseignements ministériels
Profil du ministère
Ministre de tutelle :
L’honorable Sean Fraser, C.P., député
Administratrice générale :
Shalene Curtis-Micallef
Portefeuille ministériel :
Justice
Instrument habilitant :
Année de constitution ou de création :
1868
Coordonnées du ministère
Adresse postale
Ministère de la Justice Canada
284, rue Wellington
Ottawa (Ontario)
Canada K1A 0H8
Téléphone :
613-957-4222
ATS :
613-992-4556
Courriel :
Site Web :
Tableaux de renseignements supplémentaires
Les tableaux de renseignements supplémentaires ci-dessous sont accessibles sur le site Web du ministère de la Justice Canada :
- Renseignements sur les programmes de paiements de transfert
- Analyse comparative entre les sexes Plus
Des renseignements sur la stratégie ministérielle de développement durable du ministère de la Justice Canada sont disponibles sur le site Web du ministère de la Justice Canada.
Dépenses fiscales fédérales
Le Plan ministériel du ministère de la Justice Canada ne comprend pas de renseignements sur les dépenses fiscales.
Il est possible de recourir au système fiscal pour atteindre des objectifs de politique publique en appliquant des mesures spéciales, comme de faibles taux d’imposition, des exemptions, des déductions, des reports et des crédits. Le ministère des Finances Canada publie chaque année des estimations et des projections du coût de ces mesures dans le Rapport sur les dépenses fiscales fédérales.
Ce rapport fournit aussi des renseignements généraux détaillés sur les dépenses fiscales, dont des descriptions, des objectifs, des données historiques et des renvois aux programmes de dépenses fédérales connexes ainsi qu’aux évaluations et aux résultats de l’ACS Plus liés aux dépenses fiscales.
Définitions
Liste de termes
- analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus) (gender-based analysis plus [GBA Plus])
- Est un outil analytique servant à l’élaboration de politiques, de programmes et d’autres initiatives adaptés et inclusifs. Il s’agit d’un processus permettant de comprendre qui est impacté par l’enjeu ou l’occasion abordée par l’initiative; de déterminer comment l’initiative pourrait être adaptée aux différents besoins des personnes les plus impactées; de même que d’anticiper et de lever les obstacles empêchant d’accéder à l’initiative ou d’en bénéficier. L’ACS Plus est une analyse intersectionnelle qui va au-delà des différences biologiques (sexe) et socioculturelles (genre), pour prendre en compte d’autres facteurs tels que l’âge, le handicap, l’éducation, l’ethnicité, la situation économique, la géographie (y compris la ruralité), la langue, la race, la religion et l’orientation sexuelle.
L’utilisation de l’ACS Plus implique d’adopter dans notre travail une approche qui tienne compte du genre et de la diversité. Prendre en compte tous les facteurs identitaires intersectionnels dans le cadre de l’ACS Plus, pas seulement le sexe et le genre, est un engagement du gouvernement du Canada. - Cadre ministériel des résultats (departmental results framework)
- Cadre qui établit un lien entre les responsabilités essentielles et les résultats ministériels ainsi que les indicateurs de résultat ministériel d’un ministère.
- cible (target)
- Niveau mesurable du rendement ou du succès qu’un ministère, un programme ou une initiative prévoit atteindre dans un délai précis. Une cible peut être quantitative ou qualitative.
- crédit (appropriation)
- Autorisation donnée par le Parlement d’effectuer des paiements sur le Trésor.
- dépenses budgétaires (budgetary expenditures)
- Dépenses de fonctionnement et en capital; paiements de transfert à d’autres ordres de gouvernement, à des ministères ou à des particuliers; et paiements à des sociétés d’État.
- dépenses législatives (statutory expenditures)
- Dépenses approuvées par le Parlement à la suite de l’adoption d’une loi autre qu’une loi de crédits. La loi précise les fins auxquelles peuvent servir les dépenses et les conditions dans lesquelles elles peuvent être effectuées.
- dépenses non budgétaires (non-budgetary expenditures)
- Autorisations non budgétaires comprenant des opérations sur l’actif et le passif pour des prêts, des placements et des avances ou des comptes à fins déterminées, établis en vertu de lois particulières ou d’autorisations non législatives dans le budget des dépenses et ailleurs. Les opérations non budgétaires sont des dépenses et des rentrées liées aux créances du gouvernement envers des tiers et à ses obligations à l’égard de ces derniers. Les opérations non budgétaires incluent l’ensemble des opérations portant sur les prêts, les investissements et les avances de fonds; en comptant et en comptes débiteurs; en fonds publics reçus ou perçus à des fins admises; et tout autre actif et responsabilité. Les autres biens ou obligations, qui ne sont pas définis de façon précise dans les codes d’autorisations G à P, doivent être enregistrés sous un code R, qui est le code d’autorisation résiduel pour tous les autres biens et obligations.
- dépenses prévues (planned spending)
- En ce qui a trait au Plan ministériel et au Rapport sur les résultats ministériels, montants présentés dans le Budget principal des dépenses.
Un ministère est censé être au courant des autorisations qu’il a demandées et obtenues. La détermination des dépenses prévues relève du ministère, et ce dernier doit être en mesure de justifier les dépenses et les augmentations présentées dans son Plan ministériel et son Rapport sur les résultats ministériels. - dépenses votées (voted expenditures)
- Dépenses approuvées annuellement par le Parlement par une loi de crédits. Le libellé de chaque crédit énonce les conditions selon lesquelles les dépenses peuvent être effectuées.
- entreprise autochtone (Indigenous business)
- Organisation qui, aux fins de l’annexe E – Procédures obligatoires pour les marchés attribués aux entreprises autochtones de la Directive sur la gestion de l’approvisionnement ainsi que de l’engagement du gouvernement du Canada d’attribuer obligatoirement chaque année au moins 5 % de la valeur totale des marchés à des entreprises autochtones, correspond à la définition et aux exigences définies dans le Répertoire des entreprises autochtones.
- équivalent temps plein (full-time equivalent)
- Mesure utilisée pour représenter une année-personne complète d’un employé dans le budget ministériel. Pour un poste donné, le nombre d’équivalents temps plein représente le rapport entre le nombre d’heures travaillées par une personne, divisé par le nombre d’heures normales prévues dans sa convention collective.
- indicateur de rendement (performance indicator)
- Moyen qualitatif ou quantitatif de mesurer un extrant ou un résultat en vue de déterminer le rendement d’un ministère, d’un programme, d’une politique ou d’une initiative par rapport aux résultats attendus.
- indicateur de résultat ministériel (departmental result indicator)
- Mesure quantitative des progrès réalisés par rapport à un résultat ministériel.
- initiative horizontale (horizontal initiative)
- Initiative dans le cadre de laquelle deux ministères fédéraux ou plus reçoivent du financement dans le but d’atteindre un résultat commun, souvent associé à une priorité du gouvernement.
- plan (plan)
- Exposé des choix stratégiques qui montre comment un ministère entend réaliser ses priorités et obtenir les résultats connexes. De façon générale, un plan explique la logique qui sous-tend les stratégies retenues et tend à mettre l’accent sur des mesures qui se traduisent par des résultats attendus.
- Plan ministériel (Departmental Plan)
- Exposé des plans et du rendement attendu d’un ministère qui reçoit des crédits parlementaires. Les plans ministériels couvrent une période de trois ans et sont habituellement présentés au Parlement au printemps.
- priorités gouvernementales (government priorities)
- Aux fins du Plan ministériel 2025-2026, les priorités gouvernementales sont les thèmes généraux décrivant le programme du gouvernement dans le dernier discours du Trône.
- programme (program)
- Services et activités, pris séparément ou en groupe, ou une combinaison des deux, qui sont gérés ensemble au sein d’un ministère et qui portent sur un ensemble déterminé d’extrants, de résultats ou de niveaux de services.
- Rapport sur les résultats ministériels (Departmental Results Report)
- Rapport qui présente les réalisations réelles d’un ministère par rapport aux plans, aux priorités et aux résultats attendus énoncés dans le Plan ministériel correspondant.
- rendement (performance)
- Utilisation qu’une organisation a faite de ses ressources en vue d’obtenir ses résultats, mesure dans laquelle ces résultats se comparent à ceux que l’organisation souhaitait obtenir, et mesure dans laquelle les leçons retenues ont été cernées.
- répertoire des programmes (program inventory)
- Compilation de l’ensemble des programmes du ministère qui décrit la manière dont les ressources sont organisées pour s’acquitter des responsabilités essentielles du ministère et atteindre ses résultats prévus.
- responsabilité essentielle (core responsibility)
- Fonction ou rôle permanent exercé par un ministère. Les intentions du ministère concernant une responsabilité essentielle se traduisent par un ou plusieurs résultats ministériels auxquels le ministère cherche à contribuer ou sur lesquels il veut avoir une influence.
- résultat (result)
- Conséquence attribuable en partie aux activités d’un ministère, d’une politique, d’un programme ou d’une initiative. Les résultats ne relèvent pas d’un ministère, d’une politique, d’un programme ou d’une initiative unique, mais ils s’inscrivent dans la sphère d’influence du ministère.
- résultat ministériel (departmental result)
- Effet ou résultat que vise un ministère. Un résultat ministériel échappe généralement au contrôle direct des ministères, mais il devrait être influencé par les résultats des programmes.
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