Budget principal des dépenses 2020-2021

Autres enjeux

Réforme de la Loi sur la protection des renseignements personnels

Quels sont les trois messages clés pour le ministre?

Contexte :

Le ministère de la Justice du Canada mène les activités de modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels. La modernisation de cette loi est liée à l’engagement énoncé dans la lettre de mandat de décembre 2019 du ministre de la Justice, qui consiste à « [t]travailler avec le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie et le ministre du Patrimoine canadien pour instaurer la Charte canadienne du numérique et rehausser les pouvoirs du commissaire à la protection de la vie privée en vue d’établir un nouvel ensemble de droits en ligne. »

Le 24 novembre 2016, la ministre de la Justice avait informé le Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique (ETHI) de la Chambre des communes que son ministère procéderait à un examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels; le 12 avril 2017, dans la réponse du gouvernement au rapport du comité ETHI en la matière, la ministre avait précisé que nous « inviter[i]ons les Canadiens, les experts, les organisations et les défenseurs des droits à [y] contribuer au fur et à mesure que l’examen progresse[rait] ».

Depuis 2016, les représentants du ministère de la Justice ont consulté des intervenants interministériels et des intervenants ciblés de l’extérieur du gouvernement pour soutenir la modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels, et le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada faisait partie des parties consultées. À l’été 2019, le Ministère a mené une consultation préliminaire auprès d’experts ciblés. La rétroaction obtenue à la suite de cette consultation préliminaire était favorable à la modernisation de la Loi, et le Rapport sur ce que nous avons entendu qui en a découlé a été publié sur le site Web du Ministère en juin 2020. Des consultations publiques sur la modernisation de la Loi sont prévues pour l’automne 2020.

Le 20 octobre 2020, le commissaire à la protection de la vie privée a déposé son rapport annuel de 2019-2020. Le rapport est axé sur les grandes questions de principe liées aux répercussions de la pandémie sur la protection des renseignements personnels, et il rend compte de ce qui donne lieu à « l’urgence d’une réforme législative » selon le commissaire, qui y souligne que les initiatives gouvernementales relatives à la pandémie ont mis en évidence des préoccupations plus vastes liées à la réforme législative. Le rapport fait aussi état de la sous-déclaration systémique des atteintes à la vie privée au sein du gouvernement.

Ce rapport résume en outre les grandes conclusions de plusieurs enquêtes du commissaire, notamment en ce qui a trait à la proposition de Statistique Canada de recueillir des renseignements financiers détaillés sur les Canadiens, et à la fuite d’information concernant une nomination à la Cour suprême. En ce qui concerne cette dernière enquête, le rapport explique que le commissaire a dû la restreindre au ministère de la Justice et au Bureau du Conseil privé, tous les deux assujettis à la Loi sur la protection des renseignements personnels, et qu’il n’a pas pu l’étendre au Cabinet du premier ministre et au Commissariat à la magistrature fédérale, qui n’y sont pas assujettis. Dans son rapport, le commissaire a recommandé que le gouvernement modifie la Loi afin qu’elle s’applique aussi aux cabinets ministériels, pour que la façon dont ils traitent les renseignements personnels fasse l’objet d’une supervision.

Aux élections de 2015, le Parti libéral du Canada avait promis de soumettre les cabinets ministériels à la Loi sur l’accès à l’information. Cependant, au titre des dispositions du projet de loi C-58, que le Parlement a adopté en juin 2019, les cabinets ministériels ont seulement été soumis à un régime de publication proactive qui exclut une supervision par le commissaire à l’information. [Caviardé]. Le Secrétariat du Conseil du Trésor mène actuellement l’examen législatif de la Loi sur l’accès à l’information.

Préparé par : Daniel Caron, avocat-conseil
Direction générale : CDIPRP/SDPSL
Date : 22 octobre 2020

Approuvé par : Carolina Mingarelli
Direction générale : CDIPRP/SDPSL
Date : 23 octobre 2020

Représentation de la diversité dans les nominations de juge

Contexte :

Récemment, les médias ont traité du degré de diversité au sein de l’effectif judiciaire des cours supérieures, et il y a notamment été question de savoir si les réformes apportées au processus de nomination en octobre 2016 ont eu l’efficacité espérée pour accroître cette diversité. Une bonne partie des préoccupations en la matière ont été exprimées dans deux lettres très médiatisées envoyées au ministre de la Justice le 14 septembre 2020. La première était signée par les représentants de 36 barreaux et organisations juridiques, à l’initiative de l’Association canadienne des avocats et avocates en droit des réfugiés (ACAADR); la deuxième était signée par le président actuel et la présidente sortante de l’Association du Barreau canadien (ABC).

Le 17 septembre 2020, le ministre de la Justice a tenu un forum virtuel sur la diversité au sein de la magistrature (en anglais; la version en français aura lieu le 26 novembre). L’activité a été bien accueillie et a permis à des participants de partout au Canada d’entendre deux juges récemment nommées ainsi qu’une membre du Comité consultatif sur les nominations à la magistrature fédérale pour la Colombie-Britannique. Au cours du volet de questions et réponses de ce forum, les préoccupations soulevées ont été semblables à celles exprimées dans les lettres de l’ACAADR et de l’ABC.

Préparé par : Stephen Zaluski
Direction générale : Section des affaires judiciaires/SDPSL
Date : 27 octobre 2020

Approuvé par : Stephen Zaluski
Direction générale : Section des affaires judiciaires/SDPSL
Date : 27 octobre 2020