Trousse d’outils AIDE : Comment repérer les cas de violence familiale et intervenir pour les conseillères et conseillers juridiques en droit de la famille – Matériel supplémentaire

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Onglet 11 : Ce que les client(e)s doivent savoir pour communiquer avec la police

À titre de conseiller(ère) juridique en droit de la famille, vous pourriez rencontrer des situations où votre client(e) pense communiquer avec la police au sujet d’un dossier de violence familiale. Le présent document fournit des renseignements généraux sur ces situations.

1. Facteurs à prendre en considération par votre client(e) pour faire une déclaration à la police ou appeler le 911

De nombreuses administrations au Canada ont des politiques concernant les enquêtes et les poursuites relatives aux infractions de VPI. Ces politiques peuvent être appelées les politiques « tolérance zéro », « favorables aux accusations », « accusation obligatoire » ou « favorables aux poursuites ». En général, les politiques de la police exigent que des accusations soient portées dans les cas de VPI lorsque, à la suite d’une enquête, la police a des motifs raisonnables de croire qu’une infraction a été commise. Ces politiques visent à rendre compte du fait qu’une infraction pénale commise dans le cadre d’une relation intime ne doit pas être traitée comme une affaire privée entre les personnes concernées, mais comme un acte criminel. Parallèlement, les politiques en matière de poursuite dans l’ensemble du Canada exigent que les procureur(e)s portent des accusations lorsqu’il existe une perspective (ou une probabilité) raisonnable ou substantielle de condamnation, et que la poursuite sert l’intérêt public.

Lorsque des allégations de conduite criminelle sont formulées contre les deux partenaires intimes, de nombreuses administrations disposent de politiques d’« agresseur(se) primaire » ou d’« agresseur(se) dominant(e) » qui exigent de la part des policiers et des procureurs qu’ils s’efforcent de déterminer s’il existe un agresseur(se) dominant(e) et si la victime peut avoir agi en légitime défense. Néanmoins, dans certaines circonstances, les accusations contre les deux partenaires peuvent être considérées comme appropriées par ceux(celles) qui prennent les décisions concernant la mise en accusation.

Si aucune accusation n’est portée

Si des accusations sont portées

Pour de plus amples renseignements sur les cas où il y a des procédures familiales et pénales concurrentes, consultez l’onglet 13 : Lorsque votre client(e) en droit de la famille est accusé(e) de violence familiale et qu’il y a des procédures pénales concurrentes et l’onglet 16 : Lorsque votre client(e) en droit de la famille est victime de violence familiale et qu’il y a des procédures pénales concurrentes.

Intervention des autorités de protection de l’enfance‍note de fin d’ouvrage 72

Lorsqu’un organisme de protection de l’enfance intervient dans un cas de violence familiale, l’intervention dépend des circonstances particulières de l’affaire ainsi que d’autres facteurs, comme les lois, les politiques, les ressources, la formation et les options d’intervention. Dans les cas où les enfants sont exposés à la VPI, on peut mettre l’accent sur la capacité parentale de la victime de protéger les enfants contre les préjudices. Cela peut donner l’impression à certaines victimes de VPI qu’on leur reproche de ne pas protéger leur enfant plutôt que de les soutenir. Dans ces circonstances, il est important d’aider votre client(e) à obtenir des services pour comprendre l’incidence de la VPI, notamment les répercussions sur ses enfants.