Clients de l’aide juridique

Les régimes d’aide juridique offrent des services aux clients pour les aider à résoudre leurs problèmes juridiques dans les domaines du droit criminel, de la famille, de la protection de l’enfance, du droit civil ne relevant pas du droit de la famille (p. ex., différends entre propriétaires et locataires, droit en matière de pauvreté) et du droit de l’I et R. Les données de la présente section montrent le sexe et l’âge des clients de l’aide juridique qui ont reçu un service sommaire et une représentation juridique complète en 2023-2024 par type d’affaire. Les données sur les questions d’I et R sont exclues de la présente section parce que de nombreux régimes d’aide juridique ne recueillent que des données pour le demandeur principal (c.-à-d. le chef de famille), de sorte que les données fondées sur le sexe et l’âge peuvent ne pas refléter le nombre et le profil réels des personnes qui reçoivent des services d’aide juridiques en matière d’I et R.

La plupart des clients de l’aide juridique étaient des hommes et avaient recours aux services d’aide juridique en matière criminelle

En 2023-2024, sur les 434 812 clients de l’aide juridique (à l’exclusion des clients de l’aide juridique en matière d’I et R), 59 % étaient des hommes et 35 % étaient des femmes, les 5 % restants entraient dans la catégorie « autre », qui représente les personnes de diverses identités de genre et les réponses inconnues. La catégorie d’âge la plus courante des clients de l’aide juridique était celle des 18 à 34 ans (39 %) (tableau 12). Ces proportions sont demeurées constantes au cours des cinq dernières années. Le tableau 14 montre la répartition par sexe et par âge des clients de l’aide juridique pour tous les types d’affaire combinées (à l’exclusion des affaires en matière d’I et R), les hommes âgés de 18 à 34 ans représentaient la proportion la plus élevée de clients (24 %), suivis des hommes âgés de 35 à 49 ans (21 %) et des femmes âgées de 18 à 34 ans (15 %). Fait à noter, alors que les hommes représentaient une proportion plus élevée des clients de l’aide juridique en matière criminelle, les femmes représentaient une proportion plus élevée des clients de l’aide juridique en matière civile.

Figure 14. Les hommes âgés de 18 à 34 ans représentaient la proportion la plus élevée de clients de l’aide juridique.

Figure 14. Les hommes âgés de 18 à 34 ans représentaient la proportion la plus élevée de clients de l’aide juridique.

La figure 15 montre la répartition par âge et par sexe des clients de l’aide juridique en matière criminelle. En ce qui concerne les affaires en matière criminelle, les jeunes hommes représentaient une proportion importante, les hommes âgés de 18 à 34 ans (35 %) représentaient le groupe le plus important, suivis des hommes de 35 à 49 ans (27 %).

Figure 15. Les hommes âgés de 18 à 34 ans représentent la plus grande proportion de clients de l’aide juridique en matière criminelle.

Figure 15. Les hommes âgés de 18 à 34 ans représentent la plus grande proportion de clients de l’aide juridique en matière criminelle.

La figure 16 montre la répartition par sexe et par âge des clients de l’aide juridique en matière civile. En ce qui concerne les affaires en matière civile, les femmes représentaient la proportion la plus élevée de clients, les 18 à 34 ans (22 %) et les 35 à 49 ans (21 %) représentaient un peu moins de la moitié de ces clients.

Figure 16. Les femmes âgées de 18 à 49 ans représentaient un peu plus de deux clients de l’aide juridique en matière civile sur cinq.

Figure 16. Les femmes âgées de 18 à 49 ans représentaient un peu plus de deux clients de l’aide juridique en matière civile sur cinq.

Clients autochtones

Un peu moins de six clients autochtones sur dix étaient des hommes qui avaient recours aux services d’aide juridique en matière criminelle

Les régimes d’aide juridique de Terre-Neuve-et-Labrador, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest ont fourni des données sur les clients de l’aide juridique qui s’identifient comme Autochtones. Sur les 50 865Note de bas de page 21 clients autochtones qui se sont identifiés dans ces administrations en 2023-2024, 80 % ont eu recours à l’aide juridique en matière criminelle (adultes et adolescents), tandis que 20 % ont eu recours à l’aide juridique en matière civile (tableau 13). Il s’agit d’une proportion considérablement plus élevée que celle de l’ensemble des clients de l’aide juridique, où 56 %Note de bas de page 22 des clients ont eu recours à l’aide juridique en matière criminelle.

Dans l’ensemble, deux tiers (66 %) des clients autochtones de l’aide juridique étaient des hommes, une proportion légèrement supérieure à celle de la population générale des clients, où 59 % étaient des hommes. Les hommes représentaient 74 % des clients autochtones de l’aide juridique en matière criminelle pour adultes et adolescents, mais seulement 33 % des clients autochtones de l’aide juridique en matière civile (figure 17).

Figure 17. Les hommes autochtones représentaient les trois quarts des clients autochtones de l’aide juridique en matière criminelle, tandis que les femmes autochtones représentaient plus des deux tiers des clients autochtones de l’aide juridique en matière civile.

Figure 17. Les hommes autochtones représentaient les trois quarts des clients autochtones de l’aide juridique en matière criminelle, tandis que les femmes autochtones représentaient plus des deux tiers des clients autochtones de l’aide juridique en matière civile.