Rapport sur les consultations fédérales-provinciales-territoriales sur les droits de garde et de visite et les pensions alimentaires pour enfants

LA VIOLENCE FAMILIALE

La présence de violence familiale peut rendre encore plus complexes les questions et les choix qui attendent les parents en instance de séparation ou de divorce. Les effets de la séparation ou du divorce sur le bien-être des enfants qui sont des victimes directes ou indirectes de la violence familiale seront probablement plus profonds et plus durables que dans les situations où il n’y en a pas.

On a demandé aux Canadiens et Canadiennes leur opinion sur l’importance à accorder à la violence présente ou passée dans la définition des rôles et des responsabilités des parents au moment de la séparation ou du divorce. Les solutions offertes par le système judiciaire pour traiter les cas de violence familiale pourraient comprendre une aide professionnelle ou des services offerts aux familles et aux victimes de la violence familiale, ainsi que la prise en compte particulière des problèmes de violence familiale par le droit de la famille ou par la Loi sur le divorce.

Les points de vue exprimés sur ce sujet traduisent le grand souci des Canadiens et Canadiennes pour la sécurité des enfants qui vivent une situation de violence familiale. La majorité des participants aux consultations semblent préconiser, dans les cas de violence familiale, un traitement différent de celui accordé aux autres cas de séparation ou de divorce. Des participants venus de provinces et de territoires différents et ayant des intérêts divers ont soumis un grand nombre de propositions semblables ou complémentaires en vue d’améliorer la loi et les services. Cependant, des points de vue divergents — voire opposés — ont été exprimés sur le fondement même de cette protection et sur les valeurs sur lesquelles elle devrait reposer.

Quatre questions essentielles ont été posées sur les répercussions que devrait avoir la violence familiale sur la détermination des droits de garde et de visite lors d’une séparation ou d’un divorce :

Un certain nombre de commentaires ont également été formulés au sujet de l’exécution des ordonnances pour interdire le harcèlement. Ces commentaires n’ont pas été inclus dans le présent rapport, car ils débordent le cadre du système du droit de la famille.

Le vécu des enfants

Les expériences vécues par les enfants en situation de violence familiale ont été abordés au plan des sévices physiques et émotionnels infligés aux enfants et au plan des effets immédiats et des effets à long terme de ces sévices. En général, les participants semblent s’entendre sur cette question.

Sévices physiques et émotionnels

Tous les participants sont d’avis que les enfants en situation de violence familiale risquent de perdre leur sentiment de sécurité physique et émotive. La perte de la sécurité physique peut entre autres résulter de l’omission de s’occuper des besoins de l’enfant en général ou de ses besoins physiques élémentaires (par exemple, l’hygiène et le sommeil) ou de la violence physique directe. Les sévices émotionnels et psychologiques peuvent être infligés de différentes manières. Certains soulignent que les enfants sont souvent des « victimes silencieuses ». Même lorsqu’ils ne sont pas victimes d’agression physique, les enfant demeurent très sensibles aux tensions et aux conflits entre les parents et pourraient ne pas savoir comment réagir face à ces conflits. Souvent, les enfants en situation de violence familiale se sentent isolés et se sentent coupables de ce qui arrive. Ils peuvent perdre confiance en autrui et, souvent, vivent dans la crainte de la prochaine crise ou de perdre l’un parent ou les deux. De tels sentiments s’accentuent lorsque l’enfant est obligé de choisir entre les deux parents. L’incapacité dans laquelle se trouve l’enfant de prédire le comportement de ceux qu’il aime et de son entourage immédiat ne fait qu’ajouter à son insécurité et à son sentiment de non appartenance.

Les répercussions des sévices sur les enfants

Selon la nature de la situation de violence, l’exposition à la violence familiale peut affecter l’enfant dans l’immédiat et à long terme. L’exposition à la violence familiale, le sentiment d’incertitude et l’instabilité de la situation peuvent entraîner une série de problèmes psychologiques et comportementaux chez l’enfant et peuvent nuire à sa capacité de développer des aptitudes cognitives et sociales, ce qui se traduit par de faibles aptitudes à résoudre des problèmes, par des problèmes de concentration, par la perte de la spontanéité, par l’inaptitude à suivre les règles et par des sautes d’humeur. Certains enfants réagissent aux sévices qu’on leur inflige en extériorisant leur colère, par exemple, ou en ayant des troubles alimentaires. D’autres répriment leurs émotions, se replient sur eux-mêmes et s’isolent. Beaucoup d’enfants en situation de violence familiale ont une faible estime de soi. Les stigmates sociaux (le fait d’être victime de harcèlement à l’école ou l’incapacité de se faire des amis) peuvent exacerber de tels sentiments. Au sein de la famille, l’enfant peut être privé de son droit et de sa capacité de se livrer à des activités « enfantines » puisqu’il consacre toute son énergie à s’inquiéter de ses frères et sœurs ou du parent victime de violence et à en prendre soin.

Les effets de l’exposition d’un enfant à la violence familiale peuvent se faire sentir longtemps, même dans l’adolescence et dans la vie adulte. Certains affirment que, lorsqu’un enfant vit la violence comme une situation normale, l’expression de la violence et les comportements violents lui sont transmis. Les adultes qui ont vécu des situations de violence familiale dans leur enfance sont davantage susceptibles d’être atteints d’alcoolisme ou de toxicomanie, de devenir dépressifs ou de se suicider. À long terme, la violence familiale peut également avoir des effets négatifs sur les perspectives de carrière, sur le développement sexuel et sur le système de croyances.

Dans quelle mesure le droit de la famille contribue-t-il à la sécurité des enfants et des autres?

La majorité des participants s’entendent sur le fait que la législation actuelle ne répond pas adéquatement aux besoins des enfants qui sont exposés à la violence familiale. Cependant diverses raisons sous-tendent cette perception. Voici certaines des critiques qui ont été formulées à l’encontre de la législation actuelle :

Certains participants adoptent le point de vue opposé. À leur avis, la violence familiale étant un phénomène rare, elle ne devrait pas définir l’orientation de la Loi sur le divorce dans son ensemble. Ils estiment plutôt que la violence familiale devrait être abordée en dehors du cadre du droit de la famille.

Enfin, de l’avis d’un certain nombre d’autres participants, qui estiment que les dispositions de la Loi sur le divorce constituent un outil légal suffisant permettant aux tribunaux de répondre aux situations de violence conjugale ou familiale, c’est l’ensemble de la situation, comprenant l’historique des relations conjugales et familiales, qui devrait être pris en considération. Ils craignent que l’introduction dans la loi de la situation particulière de la violence conjugale ou familiale occulte d’autres problématiques et donne l’impression qu’elle est plus importante que toute autre. Plusieurs participants estiment que la loi, telle qu’elle est actuellement, permet de répondre adéquatement aux situations de violence mais que les intervenants (dont les juges) doivent être mieux sensibilisés et formés à cette réalité.

La terminologie et la législation : messages et enjeux précis

Les suggestions des participants au sujet du message primordial que la législation devrait transmettre à l’égard de la violence familiale peuvent être classés dans trois catégories : l’intérêt supérieur de l’enfant, une définition claire de la violence et le fardeau de la preuve. Ces trois messages d’ordre général constituent dans une grande mesure le fondement des questions plus particulières qui, d’après les participants, devraient être régies par la loi.

L’intérêt supérieur de l’enfant

La majorité des participants croit que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être le principal message véhiculé par la Loi sur le divorce et par le droit de la famille. La loi doit avoir pour objectif d’assurer aux enfants la possibilité de grandir sainement, sans subir de sévices émotionnels, physiques ou psychologiques. D’aucuns suggèrent de tenir compte de l’intérêt supérieur de l’enfant à long terme, donc de son développement futur. Certains participants insistent sur le fait que la loi doit reconnaître explicitement les sévices subis par l’enfant exposé à la violence familiale. Elle doit aussi énoncer clairement que la violence familiale et la négligence envers les enfants sont inadmissibles. À ce titre, de nombreux participants estiment que la violence familiale doit être un élément essentiel lorsqu’il s’agit de déterminer les droits de garde et de visite. On a également émis l’opinion que certains types de violence familiale devraient être examinés avant tous les autres.

Une définition claire de la violence

Les participants ont dit à maintes reprises que, si la violence familiale constitue un facteur essentiel pour déterminer les droits de garde et de visite, il faut élaborer une définition claire, cohérente et détaillée de « violence ». Ils ont offert des points de vue variés sur la définition et le sens de ce terme, ainsi que sur la manière d’intégrer et d’employer la terminologie dans la loi.

De nombreux participants, bien qu’ils soient d’avis que la violence physique prouvée et la menace constante de violence physique doivent être considérées comme absolument inacceptables, énoncent des points de vue quelque peu divergents sur la définition et sur les rôles éventuels d’autres formes de violence (émotionnelle, psychologique) au regard de la détermination des droits de garde et de visite.

Certains participants estiment qu’il n’y a guère de corrélation entre le rôle de conjoint et celui de parent et qu’une personne violente envers son conjoint peut quand même être un bon parent ou, du moins, être capable de bien exercer ses responsabilités parentales dans le cadre de l’exercice de son droit de visite. Ces participants préconisent une définition étroite de « violence » et suggèrent d’établir une distinction entre « violence », « mauvais traitements » et « conflit » ainsi qu’entre violence « domestique » et « familiale ». À leur avis, les mauvais traitements et les conflits ne peuvent être assimilés à la violence, et, selon certains, ils sont moins nocifs que la violence physique et peuvent être évités par des mesures de prévention (comme l’information et la formation ou les services de soutien).

D’autres participants sont d’avis que la violence envers le conjoint doit être prise en considération lors de la détermination des droits de garde ou de visite d’un parent. Ils estiment que toute forme de mauvais traitements ou de violence constitue un excès de pouvoir d’un conjoint envers l’autre ou d’un parent envers un enfant et, à ce titre, doit être considérée comme un crime aussi grave. Selon eux, être témoins de violence, c’est subir une forme directe de violence. Par conséquent, la loi devrait parler des enfants « exposés » à la violence plutôt que des enfants « témoins » de violence, ce qui refléterait davantage la réalité de la violence familiale et les sévices subis par l’enfant. Certains de ces participants ajoutent que, même si les formes discrètes de violence entre parents ou envers l’enfant sont plus difficiles à définir et à évaluer que la violence physique directe, par exemple, il faut néanmoins leur accorder autant d’importance.

Pour ce qui est de savoir s’il faut examiner la violence dans le contexte de la conduite passée, les avis sont partagés. Certains soutiennent que la loi ne doit tenir compte que de la violence chronique, notamment une tendance évidente au comportement violent (par opposition à des incidents de violence isolée). D’autres sont en faveur d’un « degré de tolérance zéro » envers la violence et de la prise de mesures définitives à l’endroit du parent violent. D’autres arguments ont été avancés sur cette question :

Parmi les suggestions sur la façon la plus efficace d’incorporer le concept de violence familiale dans la loi, citons la reconnaissance de la violence familiale dans le Code criminel (en tant qu’infraction pénale) et l’inclusion de la violence familiale dans le critère de l’« intérêt supérieur de l’enfant » prévu par la Loi sur le divorce.

Certains participants ont cependant insisté sur l’obstacle que représente la tentative de définir correctement la violence dans un texte de loi.

Le fardeau de la preuve

Deux points de vue s’opposent sur la manière d’imputer le fardeau de la preuve lorsqu’il y a allégation de violence familiale ou de mauvais traitements. Certains croient que, lorsqu’il y a allégation de violence, il incombe à l’accusé de prouver son innocence. D’autres sont d’avis qu’il revient au conjoint accusateur de faire la preuve des actes de violence.

Voici certains des arguments présentés à l’appui du premier point de vue :

Voici certains arguments présentés à l’appui du deuxième point de vue :

Les participants ont offert de nombreuses suggestions précises sur la façon d’améliorer la législation actuelle. Ces suggestions portent principalement sur les allégations de violence, l’évaluation de la violence et le rôle des tribunaux.

Les allégations de violence

La plupart des participants s’entendent sur le fait qu’il faudrait examiner soigneusement les allégations de violence et apporter au système législatif des améliorations permettant la conservation de dossiers et de renseignements exacts. Des participants sont d’avis que le système législatif doit prévoir une procédure visant à traiter convenablement les allégations de violence familiale. Les suggestions sur la manière d’y parvenir font ressortir les divergences d’opinion concernant le fardeau de la preuve (voir plus haut). Certains participants affirment que les fausses allégations devraient être considérées comme des infractions criminelles passibles de lourdes peines. Ils soutiennent que la désaffection d’un parent pour ses enfants par suite de fausses allégations constitue une forme de violence psychologique à l’endroit des enfants. D’autres participants soulignent que, dans les cas où il y a allégation de violence, le juge devrait avoir la possibilité de prendre immédiatement des mesures temporaires pour protéger l’enfant jusqu’à ce que les allégations aient été prouvées ou réfutées. Ils ajoutent que, comme il est souvent difficile pour la victime de prouver qu’il y a eu mauvais traitements, il devrait être tenu compte du contexte dans lequel les allégations sont faites.

L’évaluation de la violence familiale

Les suggestions portant sur l’amélioration du système législatif en matière d’évaluation de la situation familiale ont un rapport étroit avec celles qui portent sur les allégations de violence. Certains participants s’inquiètent du fait qu’une évaluation incorrecte de la situation familiale, après la séparation des parents ou lorsqu’ils sont en instance de divorce a parfois pour effet de faire passer inaperçus des cas de violence. On propose notamment les mesures suivantes :

Le rôle des tribunaux

De nombreux participants estiment qu’en plus d’une définition claire de la violence, les juges devraient être mieux guidés pour traiter les cas de violence familiale lorsqu’ils prennent des décisions concernant les droits de garde et de visite. Ils sont nombreux à réclamer une plus grande uniformité dans la façon dont les tribunaux prennent des décisions. On fait notamment les recommandations suivantes :

Certains suggèrent que le rôle des tribunaux soit réduit au minimum lorsqu’il s’agit de déterminer l’intérêt supérieur de l’enfant. Ils proposent d’autres solutions :

Les autres facteurs déterminants dans l’attribution des droits de garde et de visite dans les situations de violence familiale

Sur le plan des mesures législatives en matière de violence familiale, les participants font les commentaires suivants :

Les points de vue sur les cinq choix législatifs

Dans le processus de consultation, on a sollicité le point de vue des participants sur les cinq choix législatifs présentés dans le document de consultation concernant la violence familiale. Comme on le verra, la plupart des commentaires reçus concernent les options 3, 4 et 5.

Option 1

Ne pas modifier la loi actuelle.

La majorité des participants rejettent l’option 1 et réclament des modifications. Certains indiquent cependant qu’ils préfèrent que la loi actuelle ne soit pas modifiée, pour les raisons suivantes :

Option 2

Inclure un énoncé général dans la loi reconnaissant que les enfants qui sont victimes ou témoins de violence entre les parents en sont affectés et que la violence familiale est une grave menace à la sécurité des parents et de l’enfant.

Bon nombre de participants appuient cette option, généralement en combinaison avec une ou plusieurs autres. Certains estiment que cette option ne suffit pas à elle seule, car elle ne propose aucun cadre de changement.

Les personnes qui indiquent une préférence unique pour l’option 2 invoquent les raisons suivantes :

Option 3

Faire de la violence familiale un facteur spécifique dont on doit tenir compte au moment d’examiner l’intérêt supérieur de l’enfant et de prendre des décisions sur les responsabilités parentales.

Comme on l’a vu aux sections « Une définition claire de la violence » et « Le rôle des tribunaux », de nombreux participants sont d’avis que la violence devrait constituer un facteur particulier dont il doit être tenu compte lors de la détermination des droits de garde et de visite. Comme dans le cas de l’option 2, la plupart des participants qui souscrivent à l’option 3 recommandent également une ou plusieurs autres options.

Certains participants qui indiquent leur préférence pour l’option 3 en tant que modification législative principale estiment que la violence doit entrer en ligne de compte dès le départ pour qu’il soit possible de prendre des mesures correctives. On estime que cette option pourrait écarter certaines frustrations attribuables au fait qu’on ne tient pas compte des antécédents de violence conjugale lorsqu’on décide des droits de garde et de visite. Des participants soulignent que le tribunal lui-même doit évaluer correctement la situation avant de décider des modalités d’organisation concernant les droits de garde et de visite.

Certains participants soutiennent qu’en faisant de la violence familiale un facteur particulier auquel le juge accorderait le poids qu’il estime indiqué, on n’obtiendra probablement pas la cohérence et la prévisibilité nécessaires pour régler convenablement la question. D’autres sont d’avis que le fait de mettre l’accent sur la violence familiale dans la loi risque de favoriser un accroissement du « syndrome d’aliénation parentale » ou du nombre de fausses allégations de violence.

Certains participants suggèrent de combiner les options 2 et 3 en précisant que l’option 2 s’applique davantage aux incidents sporadiques et isolés de mauvais traitements (la violence familiale peut alors entrer en ligne de compte) tandis que l’option 3 s’applique plutôt aux cas de violence physique constante (la violence doit alors entrer en ligne de compte).

Option 4

Établir une présomption réfutable de contacts parentaux et de rôle décisionnels limités pour un parent auteur de violence familiale.

Plusieurs participants indiquent que cette option devrait constituer la principale modification législative. D’autres préfèrent l’assortir d’une ou de plusieurs autres options.

De nombreux participants préconisent cette option parce que la sécurité de l’enfant doit toujours primer sur les droits des parents. On propose toutefois un certain nombre de facteurs visant à atténuer la présomption aux fins de la mise en œuvre adéquate de cette option :

En général, les opposants à l’option 4 avancent les arguments suivants :

Option 5

Restreindre l’incidence de la règle du « maximum de communication » en la déplaçant du paragraphe 16(10) de la Loi sur le divorce à la disposition traitant de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Certaines personnes préconisent cette option, particulièrement dans les cas où on estime que l’enfant n’est pas en danger. Leur argument se fonde sur l’hypothèse que l’enfant tire avantage d’une interaction constante avec les deux parents, même avec celui qui est violent, tant qu’une supervision est assurée. Ici encore, beaucoup de personnes estiment nécessaire d’effectuer une évaluation ponctuelle afin de déterminer les conséquences possibles de la violence si cette option devait être mise en application.

Les participants qui s’opposent à cette option soutiennent que cette modification ne serait pas reconnue par les tribunaux. Ils sont également d’avis que cette option n’assure pas adéquatement la sécurité des enfants et des victimes de violence.

Les mécanismes de mise en œuvre de la législation

De nombreux participants suggèrent la mise en place de mécanismes aux fins de la mise en œuvre des modifications législatives. Ils font notamment les recommandations suivantes :

La rapidité d’exécution

Les questions de violence familiale doivent être traitées sans délai. Certains préconisent un processus judiciaire rapide dans les causes où il y a violence familiale.

La responsabilisation

La loi doit prévoir un suivi approprié et un processus d’examen des décisions prises en matière de droits de garde et de visite dans les cas de violence familiale.

L’exécution

Certains participants proposent la mise en place de mécanismes d’exécution plus stricts afin d’assurer le respect des décisions en matière de droits de garde et de visite. Leurs recommandations à ce sujet sont les suivantes :

L’amélioration des services

On propose des améliorations aux services à trois niveaux pour répondre aux cas de violence :

Approche générale

Les participants ont exprimé leur point de vue sur les valeurs globales qui doivent orienter la prestation des services. Ces valeurs, énoncées ci-après, reflètent en partie ce que les participants estiment devoir constituer le message général transmis par la loi à l’égard de la violence familiale.

L’approche structurelle et organisationnelle

Plusieurs des propositions concernant l’amélioration des services touchent l’ensemble de la structure et de l’organisation de la prestation de services plutôt que l’amélioration de la qualité de services particuliers. Les participants suggèrent d’apporter les améliorations suivantes :

Les services particuliers et l’amélioration des services actuels

Des participants qualifient d’importants plusieurs services d’intervention en situation de violence familiale. Ils reconnaissent que certains de ces services sont déjà offerts, mais jugent nécessaire d’améliorer leur visibilité et leur accessibilité. On préconise également la prestation de nouveaux services. Il a aussi été mentionné qu’il faut penser à des voies accélérées et sécuritaires dans les cas de violence et de conflits, ce qui impliquerait notamment des procédures judiciaires plus rapides (« fast-track »).