Système de gestion informelle des conflits Évaluation

1. INTRODUCTION

1.1. Objet de l’évaluation

L’objet de la présente étude consiste à effectuer une évaluation à l’échelle nationale du Système de gestion informelle des conflits (SGIC) du ministère de la Justice (Ministère). Nous évaluons les résultats à court terme de la mise en œuvre/du processus du SGIC, notamment ce qui suit :

Les questions d’évaluation sont regroupées selon trois enjeux, notamment la pertinence, la réalisation des résultats attendus, et l’efficacité et l’économie. Une liste des questions d’évaluation particulières sous chaque enjeu d’évaluation figure ci-après.

Enjeux de l’évaluation

1.2. Méthodologie d’évaluation

La méthodologie d’évaluation consiste en sondages et entrevues ainsi qu’en un examen de documents et une analyse documentaire, de la façon décrite ci‑après.

Vous trouverez à l’annexe A les questionnaires et les guides d’entrevue.

1.3. Défis et limitations

Les défis et limitations dont il faut tenir compte lorsqu’on examine les résultats de l’évaluation sont les données incomplètes disponibles sur les services fournis, les données limitées disponibles sur les coûts d’exécution du programme, et l’erreur de non-réponse qui est éventuellement reliée au sondage des employés. Les répercussions de ces défis et les mesures prises pour les atténuer comportent notamment :

Comme il est indiqué ci‑après, les employés de la région de la capitale nationale (RCN) étaient surreprésentés dans le sondage des employés, tandis que les membres du groupe Droit (GD) semblent être sous-représentés, bien que ceci puisse être une fonction des différences dans la façon dont les classifications des postes ont été interprétées. Les Autochtones étaient surreprésentés, tandis que les membres des groupes de minorités visibles étaient quelque peu sous-représentés.

Tableau 1 : Comparaison des caractéristiques des employés du ministère de la Justice qui ont répondu au sondage avec celles de tous les employés

Profil

Catégories

Répondants au sondage

Population d’employés[1]

Nombre

Pourcentage

Employés

Pourcentage

Secteur de travail

Bureaux régionaux

58

21%

2,014

43%

Région de la capitale nationale

203

74%

2,682

57%

Unité des services juridiques ministériels

15

5%

N/A

N/A

Total

276

100%

4,696

100%

Sexe

Femmes

195

71%

3,170

67%

Hommes

79

29%

1,526

33%

Total

276

100%

4,696

100%

Groupes visés par l'équité en matière d'emploi

Groupes de minorités visibles

22

8%

547

12%

Autochtones

29

11%

156

3%

Personnes handicapées

14

5%

238

5%

Total

65

24%

941

20%

Classification des postes

Administration et service extérieur

27

10%

878

19%

Technique/Exploitation

35

13%

314

7%

Soutien administratif

51

19%

853

18%

Exécutif

12

4%

38

1%

Scientifique et professionnel

43

16%

102

2%

GD (groupe Droit)

72

27%

2,511

53%

Autres[2]

29

11%

n/a

n/a

Total

269

100%

4,696

100%

Oui

52

19%

N/A

N/A

Faites-vous partie de la direction?

Non

217

78%

N/A

N/A

Autres[3]

7

3%

N/A

N/A

Total

276

100%

4,696

100%

Le taux de réponse comparatif tendait à être plus élevé chez les employés de la RCN, où la plupart des services du programme ont été fournis. Vingt-et-un pour cent des répondants étaient en poste dans les bureaux régionaux de la Colombie-Britannique, de l’Ontario, du Québec, du Canada atlantique et des Prairies.

Figure 1 : Taux de réponse au sondage sur le SGIC

Taux de réponse au sondage sur le SGIC

[Description]

On prévoit que ceux qui connaissaient le SGIC et avaient utilisé ses services seraient plus susceptibles de répondre. Par conséquent, les résultats du sondage surreprésentent l’utilisation des services du SGIC et surdéclarent probablement la sensibilisation au programme. Pour réagir à cette limitation, 1) on a croisé les résultats du sondage selon les caractéristiques des répondants et 2) on les a comparé à l’information disponible sur le nombre de services fournis, afin d’évaluer dans quelle mesure l’erreur de non-réponse risque d’avoir influé sur les résultats pour des questions particulières. Cet effet est décrit davantage au chapitre Principales constatations (chapitre 3).

1.4. Structure du rapport

Le document est divisé en quatre chapitres :