Évaluation du Programme d'aide juridique

3. Méthodologie

L’évaluation a utilisé de multiples sources d’information pour tirer des conclusions solides. La méthodologie a comporté cinq sources de formation : examen de documents, de dossiers, de données et d’écrits; entrevues menées auprès des principaux intervenants; entrevues réalisées auprès de professionnels du système de justice pénale; entrevues menées auprès de clients; et études de cas.

La conception de la méthodologie a commencé par une séance dirigée tenue avec le Groupe consultatif d’évaluation, qui comportait des représentants de trois secteurs du Ministère, soit la DAJ, la DMOP et la Division de l’évaluation; un représentant des provinces et trois représentants des régimes d’aide juridique du GTP y participaient également. La séance dirigée s’est déroulée en octobre 2015 et a porté avant tout sur la façon d’aborder les résultats, l’efficience et la rentabilité de l’évaluation.

Après la séance dirigée, on a élaboré la grille d’évaluation (qui établit un lien entre les questions d’évaluation, les indicateurs et les sources d’information) et les instruments de collecte des données avec la contribution du Groupe consultatif sur l’évaluation. La grille d’évaluation se trouve à l’annexe B et l’annexe C présente les instruments de collecte des données.

Chacune des méthodes d’évaluation est décrite plus en détail ci-dessous. Cette section comprend aussi une brève explication des limites de la méthodologie.

3.1. Examen de documents, de dossiers, de données et d’écrits

On a examiné des documents de programme internes (p. ex., modalités et accords de contribution du Programme et, dans le cas des EAJ, plans d’activités, demandes finales, projets d’évaluation et de recherche), ainsi que de l’information publique comme des discours du budget, des discours du Trône, des rapports ministériels sur le rendement, et des rapports sur les plans et les priorités. Le Groupe consultatif sur l’évaluation a aussi repéré des documents pertinents à inclure dans cet examen.

3.2. Entrevues menées auprès des principaux intervenants

Les entrevues menées auprès des principaux intervenants aux fins de l’évaluation ont porté sur la majorité des questions d’évaluation et ont constitué une source importante d’information sur la nécessité du Programme, ainsi que sur son efficacité. On a dressé une liste des principaux intervenants possibles et produit des guides d’entrevue adaptés à chaque groupe, en consultation avec le Groupe consultatif sur l’évaluation. Dans le contexte de l’évaluation, on a effectué 25 entrevues auprès de 47 participants, ce qui inclut des documents écrits provenant de la CISR et de certains régimes d’aide juridique. Le tableau 5 présente les catégories précises des principaux intervenants.

Tableau 5 : Entrevues menées auprès des principaux intervenants
Catégorie Nombre de principaux intervenants Nombre d’entrevues/ réponses écrites
LAD and PID 8 1
Follow-up interviews with the LAD and PID on individual Program components * 3
Members of the PWG representing provinces and territories and legal aid plans 27 22
Representatives of other federal departments and agencies (IRCC, IRB and Public Prosecution Service of Canada) 8 6
Legal aid plan or provincial representatives managing COCFP/PSAT 4 4
Total 47 36

Trois membres de la DAJ et un représentant de la DMOP ont participé à ces autres entrevues portant sur des composantes particulières du Programme où ils ont un rôle à jouer.

Nous avons appliqué l’échelle suivante pour faire état des résultats des entrevues :

Quelques-uns = Moins que 15 % Certains = Environ 25 % Beaucoup = Environ 50 % La plupart = Environ 75 % Presque tous = Plus que 85 %

équivalent textuel

Quelques-uns = Moins que 15 %. Certains = Environ 25 %. Beaucoup = Environ 50 %. La plupart = Environ 75 %. Presque tous = Plus que 85 %.

3.3. Entrevues menées auprès des professionnels de la justice

Afin d’inclure l’expérience de ceux qui œuvrent dans la salle d’audience même, l’évaluation a comporté des entrevues auprès de 34 professionnels du système de justice pénale et d’un groupe de discussion et des entrevues réunissant six avocats qui s’occupent de cas d’aide juridique dans les affaires relatives aux I et R :

3.4. Entrevues menées auprès des clients

Afin d’assurer que les clients de l’aide juridique pourraient se faire entendre, l’évaluation visait à en interviewer 40. Le choix de l’endroit reposait sur la disponibilité des clients des services d’aide juridique pour des entrevues, et la méthode d’entrevue (en personne ou par téléphone) dépendait du budget des déplacements de l’évaluation. Le guide d’entrevue était le même pour les entrevues en personne et au téléphone. Dans le cadre de l’évaluation, on a interviewé au total 38 personnes qui avaient demandé de l’aide juridique.

Les entrevues ont inclus des entrevues :

Des 38 personnes interviewées, 31 des clients avaient des problèmes de droit criminel; quatre, des problèmes relatifs aux I et R; deux, des problèmes de droit de la famille; et un, des problèmes de droit de la famille et de droit criminel. Note de bas de la page 9

In addition, the Program provided information on interviews conducted with 15 legal aid clients of Aboriginal Legal Services in Toronto.

Les entrevues ont visé avant tout à réunir de l’information sur les expériences vécues face à l’aide juridique et c’est pourquoi la plupart étaient menées auprès de clients de l’aide juridique. On a interviewé quelques personnes qui demandaient de l’aide juridique mais n’y avaient pas droit afin de réunir l’information sur la façon dont les personnes qui ne bénéficient pas de l’aide juridique règlent leurs problèmes. Note de bas de la page 10

3.5. études de cas

On a effectué dix études de cas pour dégager tout un éventail de méthodes de prestation de services d’aide juridique, y compris celles qui sont considérées comme des innovations ou des pratiques prometteuses. Les études de cas ont été choisies en consultation avec les régimes d’aide juridique. Elles ont inclus un examen de documents pertinents, ainsi que des entrevues menées auprès de membres du personnel et d’avocats de régimes d’aide juridique jouant un rôle dans la prestation des services étudiés, d’autres parties prenantes pertinentes et, là où c’était possible, des clients. Au cours des études de cas, on a interviewé 68 parties prenantes et deux clients. Une brève description des études de cas suit. L’annexe D présente des descriptions plus détaillées.

3.6. Limites

L’évaluation a fait face à quelques limites méthodologiques. Elles sont présentées ci-dessous, selon les sources d’information.

Examen de documents et de données. La Division de l’évaluation et la DAJ ont cherché à déterminer si l’on pourrait rendre les données des tribunaux disponibles, pour illustrer l’incidence des accusés non représentés sur le système de justice et les efficiences pour le système qu’entraîne la représentation juridique. Bien que la DAJ ait étudié la possibilité de consulter les données des tribunaux, il a été impossible d’obtenir les autorisations nécessaires dans les délais imposés à l’évaluation. Les données des tribunaux peuvent en outre indiquer si un accusé a été représenté à certaines étapes de son affaire en matière criminelle, mais non pas s’il était un client de l’aide juridique. La capacité des données des tribunaux de démontrer les résultats obtenus pour les clients de l’aide juridique constitue un enjeu complexe, et il faut un préavis suffisant pour avoir accès aux données des tribunaux. Le Ministère devrait se pencher sur l’utilisation des données des tribunaux longtemps avant la prochaine évaluation afin que les données soient disponibles pour celle-ci.

Entrevues menées auprès de principaux intervenants et de parties prenantes des études de cas. Une déviation systématique d’autodéclaration et une déviation systématique stratégique peuvent avoir une incidence sur les résultats d’entrevue. Il y a déviation systématique des réponses autodéclarées lorsque des gens décrivent leurs propres activités et peuvent donc vouloir se présenter sous l’angle le plus favorable. Il y a déviation systématique stratégique lorsque les participants répondent à des questions en souhaitant orienter les résultats.

Entrevues menées auprès de clients. L’évaluation a presque atteint son objectif qui constituait à interviewer 40 clients (on en a interviewé 38), mais beaucoup de clients avaient des instances juridiques en cours, ce qui limitait leur capacité de répondre aux questions d’évaluation. Les régimes d’aide juridique ont eu besoin de beaucoup de temps pour recruter des clients de l’aide juridique pour les entrevues en personne.

Les données sur le rendement ne sont pas consignées de façon uniforme et certains résultats/indicateurs ne sont pas bien définis. Le problème demeure une limite à la suite de la dernière évaluation, qui a signalé que le Programme devait améliorer les mesures de rendement en élaborant des mesures du rendement approuvées par le GTP, et peut-être fournir de l’aide fédérale pour appuyer la collecte et l’analyse continues des données. Comme on le voit dans le présent rapport, le GTP cherche à déterminer des paramètres de rendement clés à l’égard desquels les administrations réuniront des données comparables. On espère que ces mesures réduiront le problème au minimum pour la prochaine évaluation.

Stratégie d’atténuation. On a suivi deux stratégies d’atténuation des limites de la méthodologie décrites ci-dessus :