Budget supplémentaire des dépenses 2020-2021 et budget principal des dépenses 2021-2022

Autres enjeux

Inégalités systémiques dans le système de justice pénale et surreprésentation des Autochtones

Si on insiste, le ministère de la Justice du Canada :

Contexte

Le racisme systémique et la surreprésentation des populations noires, autochtones et marginalisées dans le système de justice pénale (SJP) ont été des sujets de discussion importants au cours des derniers mois, et un certain nombre d’appels à la réforme et de propositions législatives ont été lancés pour répondre à ces questions. Par exemple, le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada demandait l’élimination de la surreprésentation des Autochtones dans les établissements correctionnels au cours de la prochaine décennie (AA 30). De même, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a demandé que le gouvernement évalue l’incidence des peines minimales obligatoires (PMO) sur la surreprésentation des femmes, des filles et des personnes 2SLGBTQQIA dans le système carcéral et de prendre les mesures appropriées pour éliminer cette surreprésentation (AJ 5.14). Enfin, en juin 2020, le Caucus des parlementaires noirs a publié une déclaration qui comprenait un certain nombre de propositions de réforme, notamment une « réform[e] [d]es systèmes de justice et de sécurité publique afin d’éliminer le racisme anti‑Noir et les préjugés systémiques, et de rendre l’administration de la justice et de la sécurité publique plus représentative et plus sensible à la diversité du Canada ».

Le discours du Trône de 2020 a engagé le gouvernement à introduire des réformes législatives et à réaliser des investissements dans toutes les étapes du SJP afin de remédier aux iniquités systémiques. Cet engagement est une reconnaissance de la quantité importante de travail qu’il reste à faire, et s’inscrit dans le prolongement des efforts continus du gouvernement pour remédier à la surreprésentation des Autochtones et des populations noires et marginalisées dans le système de justice pénale. En janvier 2021, le premier ministre a publié une lettre de mandat supplémentaire vous enjoignant de promulguer des lois et de réaliser des investissements prioritaires à l’effet de prendre des mesures pour remédier aux inégalités systémiques du système de justice pénale, notamment pour promouvoir un recours accru à la déjudiciarisation avant et après la mise en accusation et pour permettre aux tribunaux de prononcer des peines mieux adaptées aux circonstances de chaque cas.

Le 18 février 2021, vous avez déposé le projet de loi C‑22 (Loi modifiant le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances). Le projet de loi propose d’abroger les PMO pour toutes les infractions liées à la drogue, une infraction liée au tabac et 13 infractions liées aux armes à feu. Il permettra également un plus grand recours aux peines avec sursis (PS) et encouragera la déjudiciarisation pour les affaires de simple possession de drogue. Les mesures de détermination de la peine visées dans le projet de loi C‑22 ont contribué à la surincarcération des Autochtones, des Canadiens noirs et des personnes marginalisées dans le système de justice pénale canadien.

L’Énoncé économique de l’automne (EEA) propose bon nombre d’investissements importants visant à lutter contre le racisme systémique dans le SJP, notamment :

Lutte contre l’abus et la négligence envers les aînés

Contexte

Compétence provinciale et territoriale

Les provinces et les territoires (PT) ont d’importants champs de compétence sur la réglementation des soins de longue durée (SLD) et les lois applicables comprennent des normes visant à prévenir la négligence et la violence envers les personnes qui résident dans les ESLD. Selon certaines lois provinciales, les établissements de soins doivent signaler les abus à un superviseur, y compris en Alberta, au Manitoba, à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et en Ontario.

Dispositions actuelles du Code criminel qui traitent de la négligence à l’égard des aînés

Le Code criminel contient des infractions d’application générale qui interdisent et punissent le défaut de fournir les choses nécessaires à l’existence, ainsi que la négligence qui cause des lésions corporelles ou le décès, qui peuvent s’appliquer dans le contexte particulier de négligence envers les aînés, y compris dans les ESLD. La négligence se manifeste souvent sous la forme d’omissions de fournir les soins nécessaires; la responsabilité pénale de ces omissions doit être fondée sur une violation de l’obligation légale d’agir qui s’applique à la personne particulière accusée. Certaines infractions criminelles définissent les obligations juridiques applicables, tandis que d’autres fondent la responsabilité sur la violation des obligations juridiques qui existent en vertu d’autres lois, y compris la common law ou les lois provinciales.

Vous avez reçu le mandat de renforcer les réponses existantes en cas de négligence envers les aînés; vos fonctionnaires travaillent actuellement à l’appui de cette initiative.

Initiatives du ministère de la Justice du Canada

La Stratégie fédérale d’aide aux victimes (SFAV) est une initiative horizontale menée par le ministère de la Justice du Canada dont l’objectif est de donner aux victimes une voie plus efficace dans le système de justice pénale. Le Fonds d’aide aux victimes, dans le cadre de la SFAV, est à la disposition des PT ainsi que des organisations non gouvernementales pour soutenir des projets qui répondent aux besoins des victimes et des survivants d’actes criminels dans le système de justice criminelle. Le Fonds d’aide aux victimes peut soutenir des projets qui répondent aux besoins des victimes aînés.

Dans le cadre de son association avec l’Initiative de lutte contre la violence familiale, le ministère de la Justice du Canada apporte des contributions financières à l’élaboration de modèles, de stratégies et d’outils pour améliorer la réponse du système de justice pénale par rapport à la violence familiale, y compris le mauvais traitement des aînés et la négligence envers ceux-ci. Le Ministère s’attaque également aux mauvais traitements des aînés, en fournissant des ressources au public, notamment La maltraitance des aînés est inacceptable, un livret destiné aux aînés qui pourraient être victimes de mauvais traitements de la part d’une personne qu’ils connaissent, comme un partenaire intime, un conjoint, un membre de la famille ou un proche aidant.

Préjudices Liés À L’activité En Ligne

Stratégie en matière de justice Autochtone

Contexte

Le gouvernement du Canada s’est engagé à établir une relation de nation à nation renouvelée avec les peuples autochtones fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat. Pour tenir cette promesse, une approche pangouvernementale est nécessaire pour transformer les relations avec les peuples autochtones en les fondant sur la reconnaissance et la mise en œuvre de leurs droits, tout en cherchant également à promouvoir la réconciliation et à s’attaquer aux séquelles permanentes de l’histoire coloniale du Canada.

Le gouvernement fédéral est résolu à réformer la justice autochtone. Cela ressort clairement du récent discours du Trône et de la lettre de mandat supplémentaire reçue le 15 janvier 2021. Selon le mandat, le ministre doit élaborer, en consultation et en collaboration avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones, une stratégie de justice autochtone pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des peuples autochtones dans le système de justice. La ministre des Relations Couronne-Autochtones, le ministre des Services aux Autochtones Canada, le ministre des Affaires du Nord et le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile appuieront le ministre dans l’exécution de ce travail.

Cet engagement s’appuie sur les engagements antérieurs visant à mettre en œuvre les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et à élaborer un plan d’action national en fonction des appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Comme ces organes l’ont demandé, le gouvernement s’est également engagé à harmoniser ses lois et ses politiques avec la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui comprend des dispositions concernant la justice en matière d’autodétermination, d’autonomie gouvernementale, d’égalité et de non-discrimination (en accordant une attention particulière aux droits et aux besoins des aînées, des femmes, des enfants et des personnes handicapées autochtones, ainsi qu’à la nécessité de s’assurer que les femmes et les enfants autochtones jouissent de la pleine protection des garanties contre toute forme de violence et de discrimination) et la participation au processus décisionnel des questions concernant les peuples autochtones.

Compte tenu des nombreuses initiatives déjà en cours ou prévues pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale, et pour aider les peuples autochtones à assumer un rôle plus important dans l’administration de la justice au sein de leurs communautés, une approche pangouvernementale coordonnée, ainsi qu’une consultation efficace avec les partenaires autochtones et les provinces et territoires est nécessaire pour réaliser ces objectifs.

À l’heure actuelle, les initiatives suivantes sont en cours au sein du ministère de la Justice du Canada, lesquelles pourraient s’harmoniser avec la stratégie de justice autochtone :

La stratégie de justice autochtone présente une occasion de transformer la façon dont le gouvernement élabore de nouvelles politiques et de nouvelles lois, en collaboration avec des partenaires autochtones tout au long du processus.

La modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels

Contexte

Le ministère de la Justice du Canada mène les activités de modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels. La modernisation de cette loi est liée à l’engagement énoncé dans la lettre de mandat de décembre 2019 du ministre de la Justice, qui consiste à « [t]travailler avec le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie et le ministre du Patrimoine canadien pour instaurer la Charte canadienne du numérique et rehausser les pouvoirs du commissaire à la protection de la vie privée en vue d’établir un nouvel ensemble de droits en ligne. »

Le 24 novembre 2016, la ministre de la Justice avait informé le Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique (ETHI) de la Chambre des communes que son ministère procéderait à un examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels; le 12 avril 2017, dans la réponse du gouvernement au rapport du comité ETHI en la matière, la ministre avait précisé que nous « inviter[i]ons les Canadiens, les experts, les organisations et les défenseurs des droits à [y] contribuer au fur et à mesure que l’examen progresse[rait] ».

Depuis 2016, les représentants du ministère de la Justice ont consulté des intervenants interministériels et des intervenants ciblés de l’extérieur du gouvernement pour soutenir la modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels, et le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada faisait partie des parties consultées. À l’été 2019, le Ministère a mené une consultation préliminaire auprès d’experts ciblés. La rétroaction obtenue à la suite de cette consultation préliminaire était favorable à la modernisation de la Loi, et le Rapport sur ce que nous avons entendu qui en a découlé a été publié sur le site Web du Ministère en juin 2020.

Le 20 octobre 2020, le commissaire à la protection de la vie privée a déposé son rapport annuel de 2019-2020. Le rapport est axé sur les grandes questions de principe liées aux répercussions de la pandémie sur la protection des renseignements personnels, et il rend compte de ce qui donne lieu à « l’urgence d’une réforme législative » selon le commissaire, qui y souligne que les initiatives gouvernementales relatives à la pandémie ont mis en évidence des préoccupations plus vastes liées à la réforme législative. Le rapport fait aussi état de la sous-déclaration systémique des atteintes à la vie privée au sein du gouvernement.

Le 16 novembre 2020, le ministère de la Justice a lancé des consultations publiques sur la modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les consultations publiques ont pris fin le 14 février 2021. Les résultats des consultations publiques aideront le ministère de la Justice à finaliser les options pour décision par le cabinet.

À noter que lors de l’élection de 2015, le Parti libéral du Canada a promis de soumettre adéquatement les cabinets des ministres à la Loi sur l’accès à l’information. Cependant, le projet de loi C-58, que le Parlement a adopté en juin 2019, soumet uniquement les cabinets des ministres à un système de publication proactif qui exclut la surveillance du commissaire à l'information. Certains intervenants ont soulevé la question de l’application de la Loi sur la protection des renseignements personnels aux cabinets des ministres dans leurs observations écrites lors des consultations publiques.

Plan d’action sur la santé mentale pour 2020–23

Contexte

La santé mentale est l’une des priorités du greffier depuis 5 ans. Depuis 2016, le ministère de la Justice a pris des mesures pour accroître la sensibilisation et soutenir les employés en ce qui concerne les questions de santé mentale.

En 2016, le ministère de la Justice a mis en œuvre sa Stratégie en matière de santé mentale, qui est harmonisée avec la Stratégie pour la fonction publique fédérale sur la santé mentale en milieu de travail. Pour appuyer la stratégie, le ministère de la Justice a également élaboré un plan d’action qui définit les principales priorités en matière de santé mentale en milieu de travail. La Stratégie en matière de santé mentale a également tenu compte du premier et du deuxième rapport du Groupe de travail mixte sur la santé mentale en milieu de travail, qui a formulé 11 recommandations à l’intention des organisations en matière de santé mentale en milieu de travail.

Depuis 2016, le ministère de la Justice s’efforce de créer un lieu de travail psychologiquement sain et sûr pour ses employés, en proposant des formations sur la santé mentale (par exemple, Le cerveau au travail, PARLER sans risque, Premiers soins en santé mentale, etc.); des présentations et des discussions sur une variété de sujets liés à la santé mentale (par exemple, gérer les pressions de la charge de travail et les facteurs de stress); des communiqués sur les diverses ressources et outils (par exemple, le Programme d’aide aux employés, LifeSpeak, la prévention du suicide, etc.); des outils et des ressources pour les employés; ainsi qu’en offrant un soutien aux gestionnaires dans des situations complexes où la santé mentale est une préoccupation et en menant des initiatives telles que l’identification des risques psychologiques et l’implantation de mesures pour s’assurer que notre lieu de travail est psychologiquement sain et sûr.

Le plan d’action en santé mentale définit des actions concrètes pour favoriser un lieu de travail sain et sûr.

Afin de continuer à miser sur la création d’un environnement de travail sain et sécuritaire, le ministère de la Justice a consacré des ressources pour donner la priorité à l’intégration de la santé et de la sécurité mentales et psychologiques dans ses programmes, politiques et initiatives.

Le Plan d’action en santé mentale se trouve ici.

Stratégie ministérielle en matière de santé mentale

Vision

Une culture qui consacre la santé, la sécurité et le bien-être psychologiques dans tous les aspects du lieu de travail par la collaboration, l'inclusion et le respect. Cette obligation incombe à chaque per sur le lieu de travail

Mission

Créer une culture d'entreprise dans laquelle chacun est habilité à travailler en collaboration pour favoriser un lieu de travail psychologiquement sain et sûr.

Changement de culture

Une culture fondée sur des valeurs où les comportements et les pratiques de travail instaurent la confiance et déstigmatisent les problèmes de santé mentale

Résultat escompté

Connaissances partagées et attitudes positives à l'égard des troubles de la santé mentale.

Démontrer du leadership

Une responsabilité et un engagement partagés où chacun est un leader

Résultat escompté

Engagement visible à prendre des mesures et à adopter des comportements favorables à la santé.

Assurer des résultats

Pratiques de gestion et rapports garantissant la responsabilité des résultats

Résultat escompté

Pratiques de gestion qui intègrent les considérations de santé mentale et assurent une amélioration.

Modernisation de la Loi sur Les Langues Officielles

Contexte

[Exclus].

Concernant la deuxième question : L’Indigenous Bar Association vous a récemment écrit une lettre (19 janvier 2021, donc avant la publication du document de réforme sur la LLO) dans laquelle elle invoque que l’engagement du Gouvernement de ne nommer que des juges effectivement bilingues à la Cour suprême constitue un obstacle à y nommer des juges autochtones.

En ce qui a trait à la traduction de jugements de tribunaux fédéraux, le document de réforme propose de modifier l’article 20 de la LLO, [Caviardé], pour se concentrer sur la publication simultanée de décisions-clés (par exemple, celles ayant valeur de précédent ou étant d’intérêt public). [Caviardé].

[Exclus].

Intégrer l’innovation à la réglementation au moyen de la mise en œuvre de l’examen de la réglementation du secteur de l’agroalimentaire et l’aquaculture, de l’examen de la réglementation du secteur de la santé et des biosciences ainsi que des feuilles de route (Budget 2019)

Feuille de route pour l’agroalimentaire et l’aquaculture

Feuille de route de la santé et des biosciences

Feuille de route du secteur des transports

Embauche de feuille de route globale

Effet de la pandémie mondiale

Financement

(en millions de dollars)

2019-2020*

BPD** 2020-2021

2021-2022

2022-2023

2023-2024

Par la suite

Nouveau financement (augmentation)

 

 

 

 

 

 

Fonctionnement (crédit 1)

3,92

5,86

4,46

3,36

2,93

0,00

Subventions et contributions (crédit 5)

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Total des nouveaux fonds

3,92

5,86

4,46

3,36

2,93

0,00

Financement existant

 

 

 

 

 

 

Fonctionnement (crédit 1)

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Subventions et contributions (crédit 5)

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

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Total des fonds existants

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Total global

3,92

5,86

4,46

3,36

2,93

0,00

* Autorisations totales au 31 mars 2020
** BPD = Budget principal des dépenses pour 2020‑2021
Remarque : Le total du crédit 1 – Fonctionnement comprend les salaires, les dépenses non salariales et les régimes d’avantages sociaux des employés et exclut les frais de locaux versés à SPAC.

Contexte

Le ministère de la Justice recevra 20,53 millions de dollars sur cinq ans à partir de 2019‑2020 (crédit 1) (annexe 1), pour un nombre d’ETP compris entre 15 et 40 par année pour lui permettre de fournir des services législatifs à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et à Pêches et Océans Canada (MPO), ainsi que des services législatifs spécialisés sur la mise en oeuvre de trois feuilles de route sectorielles : l’agroalimentaire et de l’aquaculture, la santé et des biosciences et le secteur des transports.

Le ministère de la Justice appuiera les efforts de Santé Canada, ainsi que ceux de l’ACIA, d’AAC et du MPO.

Embauche de feuille de route globale
Examens réglementaires ciblés
Feuille de route pour l’examen réglementaire dans le secteur de l’agroalimentaire et l’aquaculture
Feuille de route pour l’examen réglementaire dans le secteur de la santé et des sciences biologiques
Feuille de route pour l’examen réglementaire dans le secteur des transports