2. Budget principal des dépenses 2024-2025

Avis au ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Aperçu du Budget principal des dépenses 2024-2025

Avis au ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Budget principal des dépenses de 2024-2025 du ministère de la Justice et des organismes du portefeuille

Budget principal des dépenses de 2024-2025 pour le portefeuille de la Justice (en millions)Note de bas de page * du tableau

Budget principal des dépenses de 2024-2025 pour le portefeuille de la Justice (en millions)Note de bas de page * du tableau
Ministère de la Justice et organismes du portefeuille Dépenses de 2022-2023 Budget principal des dépenses de 2023-2024 Budget principal des dépenses de 2024-2025 Écart d’un exercice à l’autre
(en millions de dollars) %
Ministère de la Justice 983,3 987,6 927,9 -59,7 -6 %
Bureau du commissaire à la magistrature fédérale 712,2 733,5 788,8 55,3 8 %
Bureau du directeur des poursuites pénales 208,7 214,7 208,5 -6,2 -3 %
Service administratif des tribunaux judiciaires 108,1 101,4 166,0 64,6 64 %
Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs 82,6 80,4 80,7 0,3 0 %
Commissariats à l’information et à la protection de la vie privée du Canada 47,3 45,5 51,2 5,7 13 %
Registraire de la Cour suprême du Canada 43,6 45,5 48,0 2,5 5 %
Commission canadienne des droits de la personne 39,4 37,8 37,8 0,0 0 %
Commission du droit du Canada 0 4,3 3,9 -0,4 -9 %
Total 2,225,1 2,250,5 2,312,5 62,0 3 %

Revenus nets en vertu d’un crédit pour 2024-2025 pour le portefeuille de la Justice (en millions)

Les revenus nets en vertu d’un crédit représentent l’autorisation permettant à un organisme de percevoir des revenus et de compenser les dépenses connexes.

Revenus nets en vertu d’un crédit pour 2024-2025 pour le portefeuille de la Justice (en millions)
Ministère de la Justice et organismes du portefeuille Autorisations liées aux revenus nets en vertu d’un crédit
Ministère de la Justice 442,0
Bureau du commissaire à la magistrature fédérale 0,3
Bureau du directeur des poursuites pénales 22,7
Service administratif des tribunaux judiciaires 0
Service canadien d’appui aux tribunaux administratifs 38,3
Commissariats à l’information et à la protection de la vie privée du Canada 0,2
Registraire de la Cour suprême du Canada 0
Commission canadienne des droits de la personne 2,5
Commission du droit du Canada 0
Total 506,0

Service administratif des tribunaux judiciaires
Augmentation d’une année à l’autre

Contexte

Le programme de modernisation des installations judiciaires au pays ainsi que le programme pour améliorer les services et renforcer les capacités numériques afin de moderniser les Cours fédérales du Canada sont les pierres angulaires des initiatives du Service administratif des tribunaux judiciaires et améliorent l’accès à la justice pour les Canadiens, puisqu’ils permettent d’importantes améliorations à long terme quant aux installations des Cours et à leur capacité numérique.

Les besoins en évolution des Cours ainsi que l’accroissement du volume de travail ont accéléré la nécessité de moderniser les installations des Cours afin de mieux appuyer la magistrature et donner accès à la justice à tous les Canadiens.

Le financement permettra d’utiliser les technologies numériques dans les salles d’audience, d’améliorer la sécurité des juges et d’assurer que les salles d’audience sont accessibles, conformément à la Loi canadienne sur l’accessibilité. Alors que les services continuent d’avoir une présence en ligne et afin d’assurer la transparence, le financement soutiendra également la cueillette de données et les processus de gestion afin de mesurer et optimiser l’utilisation des tribunaux et des espaces judiciaires.

Les Cours pourront exécuter leur mandat et protéger la démocratie seulement si le public a confiance en leur impartialité, leur intégrité, leur indépendance et leur rendement. Cette confiance essentielle est toutefois vulnérable à la capacité limitée du Service administratif des tribunaux judiciaires à répondre aux attentes du public en matière de services modernes, sécurisés, fiables et axés sur le client. Afin de garantir un accès continu à la justice, le Service administratif des tribunaux judiciaire doit donc de plus en plus fournir des services numériques aux Cours afin de leur permettre à leur tour de fournir des services numériques aux citoyens, aux plaideurs et aux Canadiens.

Commissariat à la magistrature fédérale
Augmentation d’année en année

L’estimation budgétaire totale pour le Commissariat à la magistrature fédérale a augmenté de 55,3 millions de dollars en 2024-2025.

Question : Quelle est la raison de l’augmentation de l’autorisation votée dans le Budget principal des dépenses de 2024-2025 pour le Commissariat à la magistrature fédérale?

Réponse : Il y a une augmentation de 497 009 $ en autorisations votées dans le Budget principal des dépenses de 2024-2025 pour le Commissariat à la magistrature fédérale. Cette augmentation est attribuable au financement accru des rajustements de la rémunération des employés à la suite de la ratification de nombreuses des conventions collectives.

Question : Qu’a fait le gouvernement du Canada pour pourvoir les postes vacants dans la magistrature?

Réponse : Notre gouvernement a procédé à 100 nominations de juges en 2023. Depuis le début de l’année, nous avons procédé à 52 nominations.

Aucun gouvernement par le passé n’a nommé autant de juges en moyenne chaque année (y compris 101 juges en 2017 et 107 juges en 2018). Au total, notre gouvernement a nommé 730 juges depuis novembre 2016. Cela inclut 6 nouveaux juges de la Cour suprême du Canada (ainsi que la nomination de son Juge en chef).

Afin d’aider les cours, notre gouvernement a également créé 117 nouveaux postes de juges depuis son arrivée au pouvoir. Il y a actuellement 57 vacances dans tout le pays (ce qui représente moins de 6 % de l’ensemble des postes de juges).

Au-delà de ces chiffres, notre gouvernement a travaillé avec le Commissariat à la magistrature fédérale afin de prendre des mesures concrètes pour améliorer le processus de nomination à la magistrature et ce, notamment :

Les juges que nous avons nommés sont des juristes exceptionnels qui représentent la diversité qui renforce le Canada, et plus de la moitié d’entre eux sont des femmes (52,46 %). Notre gouvernement espère s’appuyer sur son bilan en matière de nominations fondées sur le mérite en continuant à pourvoir les vacances.

Contexte

Le Commissariat à la magistrature fédérale fournit des services à environ 1 200 juges de nomination fédérale à travers le Canada ainsi qu’à environ 1 100 retraités et à leurs survivants.

Les dispositions législatives de la Loi sur les juges ont entraîné des augmentations des salaires et des avantages sociaux des juges de nomination fédérale ainsi que des augmentations des prestations de pension aux juges retraités et à leurs survivants. Ces augmentations ont entraîné une hausse des prévisions de dépenses législatives connexes pour le Commissariat à la magistrature fédérale.

La prévision totale des dépenses législatives pour le Commissariat à la magistrature fédérale est de 775 millions de dollars en 2024-2025, comparativement à 720 millions de dollars en 2023-2024, ce qui représente une augmentation d’environ 55 millions de dollars dans le Budget principal des dépenses de 2024-2025.

Les prévisions des dépenses législatives sont incluses dans le budget des dépenses afin de fournir des renseignements supplémentaires sur les dépenses totales estimatives des ministères.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Fonds destinés à répondre au rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées : fournir un accès accru aux services aux victimes axés sur la culture et dirigés par les Autochtones (budget de 2023) – augmentation de 21,8 millions de dollars en 2024-2025, 95,8 millions de dollars sur cinq ans et 20,4 millions de dollars par la suite

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,43 0,67 0,67 0,67 0,67 0,67
Subventions et contributions (crédit 5) 12,14 21,10 19,85 19,60 19,60 19,60
Total – Nouveau financement 12,57 21,77 20,52 20,27 20,27 20,27
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 12,57 21,77 20,52 20,27 20,27 20,27

Contexte

Historique de financement :

Aout 2016 : Début de l’initiative de Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles (ULIF), 11,7 millions de dollars sur trois ans avec un financement se terminant le 31 mars 2019.

Juin 2018 : Dans le cadre de la réponse du ministère de la Justice au rapport provisoire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées de 2018, les ULIF ont été prolongées jusqu’au 31 mars 2020.

Décembre 2019 : Annoncées lors de l’Assemblée extraordinaire de l’APN, les ULIF ont été prolongées pour trois années supplémentaires, le financement prenant fin le 31 mars 2023.

Le 29 mai 2023 : Le ministère de la Justice a annoncé l’octroi de 95,8 millions de dollars sur cinq ans et de 20,4 millions de dollars par année en financement continu pour élargir les soutiens offerts aux familles des personnes autochtones disparus ou assassinés (PADA), ainsi qu’aux victimes et aux survivants autochtones d’actes criminels.

Cet investissement soutiendra les familles des PADA par l’entremise des ULIF, qui veillent à ce que les familles aient accès à des équipes qui tiennent compte de la culture pour les aider à surmonter les obstacles systémiques et géographiques auxquels elles font face pour accéder à de l’information concernant leur proche. De plus, l’Initiative de soutien communautaire et de guérison pour les familles améliorée permettra de s’assurer que les familles des PADA aient accès à un soutien communautaire dirigé par les Autochtones pour les aider à faire face au deuil et au traumatisme découlant de leur perte. Bien que l’accent demeure sur les familles des FFADA et des personnes 2ELGBTQI+, ce nouveau financement permettra de soutenir également les familles des hommes et des garçons disparus ou assassinés.

Les ULIF offrent des services spécialisés aux membres des familles de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées partout au Canada. Les ULIF ont été créées pour aider les membres des familles à surmonter les difficultés structurelles et systémiques qui compliquent leur quête d’information sur un être cher disparu ou assassiné auprès des organismes gouvernementaux.

On trouve des ULIF dans chaque province et territoire du Canada. Elles sont inspirées de modèles existants de prestation de services d’aide aux victimes, et les connaissances, les expériences ainsi que l’expertise des membres des familles et des organismes communautaires autochtones ont été mises à profit pour la conception et la prestation des services proposés. Les ULIF travaillent en concertation à l’échelle du pays et collaborent avec d’autres ministères fédéraux, sous la direction du ministère de la Justice, pour faciliter l’accès des familles à des renseignements provenant des autres provinces et territoires et de l’étranger, ainsi que pour partager leurs pratiques exemplaires et leurs connaissances. Il est clair que les ULIF ont joué un grand rôle dans la guérison des familles, en les aidant : à ramener les restes d’un être cher dans sa communauté, même s’ils se trouvaient à l’autre bout du pays dans certains cas; à organiser des rites funéraires; à se rendre à des cérémonies; ou à obtenir des services. Elles ont également aidé les membres des familles à avoir accès aux cérémonies et aux autres services qu’ils recherchent. Depuis leur création, les ULIF ont contribué à la réalisation de progrès et de résultats importants :

Les partenaires provinciaux, territoriaux et fédéraux ont constaté qu’en facilitant leur collaboration avec d’autres partenaires gouvernementaux et communautaires, les ULIF leur permettent d’offrir une aide mieux adaptée aux familles des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées à l’échelle du Canada.

Conseil à l’intention du ministre – Budget principal des dépenses
Financement supplémentaire pour l’Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux – 8,2 millions de dollars en 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Permanent
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 8,22 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total du nouveau financement 0,00 8,22 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total du financement existant 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total 0,00 8,22 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

Le 7 septembre 2023, le gouvernement du Canada a annoncé la création de l’Enquête publique sur l’ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques fédéraux (l’Enquête), et la nomination de la juge Marie-Josée Hogue à titre de commissaire. Cette annonce fût inscrite dans la foulée de vastes consultations avec chacun des partis reconnus à la Chambre des communes, qui ont tous donné leur aval à la nomination et au mandat de la commissaire.

Le mandat de la commissaire dans le cadre de l’Enquête inclut notamment :

La commissaire était également tenue de mener, au début de son mandat, des audiences publiques pour déterminer les défis, les limites et les effets préjudiciables potentiels associés à la divulgation au public d’information et de renseignement classifiés sur la sécurité nationale, dans le but de favoriser la transparence et d’accroître le degré de sensibilisation et de compréhension du public (« Partie D »). Elle devait également recommander des moyens de renforcer la protection des processus démocratiques fédéraux contre l’ingérence étrangère qui, à son avis, sont appropriés.

Au titre de son mandat, la commissaire devait présenter à la gouverneure en conseil un rapport initial à l’égard des questions énoncées aux parties A et B au plus tard le 3 mai 2024, et devra présenter un rapport à l’égard des questions énoncées aux parties C et D et toute recommandation qu’elle juge appropriée d’ici le 31 décembre 2024. La commissaire a remis son rapport initial le 3 mai 2024.

Le budget de 2024 prévoit un financement supplémentaire de 17,1 millions de dollars (2,4 millions de dollars en 2023-2024 et 14,7 millions de dollars en 2024-2025) pour le Bureau du Conseil privé et le ministère de la Justice. [Caviardé]. Le montant de 17,1 millions de dollars en financement supplémentaire prévu dans le budget de 2024 inclut un montant de 8,2 millions de dollars affecté au ministère de la Justice en 2024-2025 pour la prestation de services juridiques au gouvernement du Canada à titre de partie ayant qualité pour agir dans l’Enquête.

Les frais liés aux services de contentieux du ministère de la Justice (qui peuvent inclure la représentation du gouvernement du Canada devant des commissions d’enquête) sont généralement assumés par les ministères et organismes gouvernementaux qui sont parties au litige. Les fonds affectés au ministère de la Justice dans le budget de 2024 visent la prestation de services juridiques au gouvernement du Canada à titre de partie ayant qualité pour agir dans l’Enquête. Ces fonds l’aideront à couvrir des frais juridiques qui lui seraient autrement versés par d’autres organisations fédérales. Dans les circonstances, il a été évalué que la concentration des fonds liés aux services de contentieux nécessaires à la participation du gouvernement du Canada à l’Enquête était un mécanisme de financement plus efficace que de verser individuellement des fonds à plusieurs ministères et organismes qui les auraient à leur tour versés au ministère de la Justice.

Le reste du financement affecté à l’Enquête vise à soutenir le déroulement de l’Enquête elle-même et recevoir l’aide du Bureau du Conseil privé dans le cadre de l’Enquête.

Le 6 mai 2024, le ministre de la Sécurité publique, des Institutions démocratiques et des Affaires intergouvernementales et le ministre de la Justice et procureur général du Canada ont annoncé le dépôt du projet de loi C-70, Loi concernant la lutte contre l’ingérence étrangère. Le projet de loi C-70 propose de mettre à jour des lois existantes pour renforcer la capacité du gouvernement à détecter et perturber les menaces d’ingérence étrangère et à protéger la population du Canada, incluant les diasporas, les communautés marginalisées ou vulnérables, contre celles-ci. Cela comprend des modifications proposées à la Loi sur la protection de l’information, la modernisation de la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité, vieille de 40 ans, et la modernisation de l’infraction de sabotage dans le Code criminel. Il propose également des modifications à la Loi sur la preuve au Canada afin de mettre en place un régime standardisé et simplifié pour l’utilisation de renseignements de nature délicate dans le cadre de procédures administratives devant la Cour fédérale du Canada.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Financement pour appuyer les initiatives législatives et réglementaires à l’échelle du gouvernement – augmentation de 3,8 millions de dollars en 2024-2025 (44,7 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2022-2023 et 11,5 millions de dollars par la suite)

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 Chaque année par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total des nouveaux fonds 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 10,21 11,11 11,49 11,48 11,48
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total des fonds existants 10,21 11,11 11,49 11,48 11,48
Total 10,21 11,11 11,49 11,48 11,48

Contexte

L’un des principaux mandats du ministère de la Justice est de fournir divers services juridiques, notamment des services législatifs, au gouvernement du Canada, ainsi qu’à ses ministères et organismes, de façon à ce qu’il puisse mettre en œuvre ses politiques et ses programmes au moyen de lois et de règlements. Le ministère aide le gouvernement à exercer ses fonctions en faisant ce qui suit, dont elle est la seule entité responsable : rédaction et révision des projets de loi et règlements du gouvernement fédéral, de même que des motions d’amendement visant des projets de loi déjà présentés au Parlement; harmonisation des lois fédérales avec le droit civil du Québec; mise à jour, codification et publication des lois et règlements fédéraux.

En 2019-2020, le Ministère a obtenu l’approbation pour un financement de 23,7 millions de dollars sur cinq ans, qui devait prendre fin en 2023-2024, pour embaucher un nombre important d’employés temporaires pour appuyer l’initiative d’examen réglementaire qui vise à moderniser divers régimes réglementaires, principalement dans les secteurs de l’alimentation, des médicaments/drogues contrôlées et des transports. Ces dernières années, le ministère a dû rediriger de nombreuses ressources pour répondre aux priorités les plus pressantes du gouvernement ou pour mettre en œuvre sa réponse législative à des situations d’urgence, comme la pandémie. Par conséquent, les travaux relatifs à l’initiative d’examen réglementaire ne sont pas encore terminés.

Bref, les dossiers sont à la fois plus nombreux et plus complexes qu’auparavant, et ils exigent plus de ressources de rédaction que jamais. Selon ce qui est déjà prévu sur les plans législatif et réglementaire ainsi que dans les lettres de mandat des ministres, on peut constater que les besoins en textes législatifs dépassent largement la capacité actuelle.

Le financement reçu augmentera la capacité des services de rédaction réglementaire et législative par les moyens suivants :

Ce financement permettra au ministère de la Justice Canada d’obtenir les ressources nécessaires pour répondre à la demande dans un environnement devenu plus complexe, plus réactif et plus changeant, et pour fournir une capacité d’appoint pendant les périodes de pointe, comme la période d’exécution du budget et les situations de crise, en plus d’atténuer la charge de travail élevée. Des efforts continus en matière de dotation sont déployés pour augmenter les effectifs et attirer de nouveaux talents. À long terme, le programme législatif et réglementaire du gouvernement sera ainsi exécuté plus efficacement.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Fonds destinés au Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 (budget de 2023) – augmentation de 3,7 millions de dollars en 2024-2025 et 15,8 millions de dollars sur cinq ans

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 1,20 3,65 3,65 3,65 3,65 0,00
Total – Nouveau financement 1,20 3,65 3,65 3,65 3,65 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 1,51 1,51 1,51 1,51 1,51 1,51
Subventions et contributions (crédit 5) 9,49 9,49 9,49 9,49 9,49 9,49
Total – Financement existant 11,00 11,00 11,00 11,00 11,00 11,00
Total global 12,20 14,65 14,65 14,65 14,65 11,00

Contexte

Le budget de 2023 mettait les langues officielles au cœur des investissements et des priorités fédérales, pour les prochaines années. Afin de relever les défis touchant les langues officielles au pays, dont le français qui est en déclin, puis pour assurer son avenir, le gouvernement du Canada y reconnait explicitement qu’il lui incombe de protéger et de promouvoir les deux langues officielles au Canada. Il prévoit à cette fin protéger et promouvoir le français au Québec, ainsi que les droits linguistiques des minorités francophones partout au Canada, dans le respect des droits et des acquis institutionnels de la minorité anglophone du Québec.

Les langues officielles font partie intégrante de l’histoire canadienne et leur évolution témoigne de la volonté des Canadiens de vivre ensemble et de reconnaître les deux langues officielles comme constitutives de l’identité canadienne. Les deux langues officielles permettent d’établir des ponts entre francophones, anglophones, autochtones et autres au Canada de toutes les origines. Les politiques et initiatives en matière de langues officielles des 50 dernières années ont permis des gains importants, notamment en ce qui a trait au bilinguisme des institutions fédérales, à l’appui aux communautés de langue officielle en situation minoritaire, à l’apprentissage de la seconde langue officielle, à une meilleure appréciation de l’autre langue officielle et à une plus grande inclusion de la diversité.

Ressourcer les ministères et les organismes pour répondre aux exigences en matière d’examen de la sécurité nationale et du renseignement
Avec la création du Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR) en 2017 et de l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) en 2019, les ministères et organismes fédéraux qui entreprennent des activités de sécurité nationale ou de renseignement doivent maintenant répondre aux exigences en matière d’examen externe complet. Le budget de 2023 a annoncé un investissement de 40,6 millions de dollars sur deux ans (2023-2024 à 2024-2025) pour l’examen de la sécurité nationale et du renseignement.

Contexte

Avec la création du CPSNR en 2017 et de l’OSSNR en 2019, les ministères et organismes fédéraux qui entreprennent des activités de sécurité nationale ou de renseignement doivent maintenant répondre aux exigences en matière d’examen externe exhaustif. Pour ce faire, ils ont mis en place (ou élargissent) le mandat des unités de liaison pour répondre aux demandes d’information du CPSNR et de l’OSSNR, y compris l’examen et la fourniture de documents, les réponses écrites aux questions et les séances d’information.

Pour répondre aux nouvelles exigences en matière d’examen externe, les ministères (y compris Justice) ont eu recours à la réaffectation interne (c.-à-d. la gestion des risques) des ressources existantes, ce qui a parfois réduit leur capacité à exécuter les activités prescrites et créé des lacunes opérationnelles.

Le manque de capacité à soutenir les examens externes a amené le CPSNR et l’OSSNR à critiquer publiquement la lenteur des réponses ministérielles à leurs demandes.

Rôle de Justice dans les examens relatifs à la sécurité nationale et au renseignement et répartition actuelle du travail

Justice alloue actuellement le travail lié aux examens externes aux ressources préexistantes.

Les unités des services juridiques du Justice au sein du portefeuille de la Sécurité publique, de la Défense et de l’Immigration (SPDI) fournissent des services juridiques aux ministères clients lorsqu’ils font l’objet d’un examen de l’OSSNR ou du CPSNR. L’avocat communique directement, ou à l’appui des clients avec les organismes de révision, pour clarifier ou fournir des renseignements ou des explications pour un examen. Étant donné que l’OSSNR et le CPSNR ont accès aux avis juridiques donnés par les avocats de Justice, Justice participe de manière importante à de nombreux examens.

Comme d’autres ministères, Justice a créé une nouvelle unité de coordination des examens (l’Unité de coordination de la gestion des enjeux et de l’examen (UGECE) pour répondre aux exigences en matière d’examen. L’UGECE fournit un guichet unique à Justice pour gérer efficacement les examens planifiés et soutenir, suivre et coordonner la mise en œuvre des recommandations. L’UGECE coordonne ses activités avec l’OSSNR et le CPSNR, les groupes concernés de Justice, ainsi qu’avec d’autres ministères et organismes.

Au sein du Secteur du droit public et des services législatifs (SDPSL), la Section du droit constitutionnel, administratif et international, la Section du droit des droits de la personne, et le Centre du droit de l’information et de la protection des renseignements personnels, fournissent également des conseils juridiques spécialisés et des conseils stratégiques à plusieurs clients sur des questions spécifiques liées aux demandes du CPSNR et de l’OSSNR.

Enfin, Justice appuie également le procureur général du Canada en préparant des documents d’information et des ébauches de réponses à l’intention des ministres concernés en réponse aux rapports des organismes d’examen sur la non-conformité possible à la loi. Justice entreprend un nouvel examen des questions soulevées, ce qui peut inclure le renouvellement des conseils juridiques antérieurs et la consultation des unités d’experts ministérielles.

Budget de 2023

Le budget de 2023 a identifié deux années de financement pour cette proposition pour Justice, d’un montant de 2,1 millions de dollars en 2023-2024 et de 2,0 millions de dollars en 2024-2025. Cependant, Justice n’a demandé qu’un financement sur une période d’un an (2,0 millions de dollars en 2024-2025), car les secteurs touchés, à savoir la SPDI et le SDPSL, n’ont pas eu besoin de financement en 2023-2024 en raison de retards dans la dotation. [Caviardé]

[Caviardé]

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Fonds destinés au Bureau de l’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens (budget de 2022) – augmentation de 1,4 million de dollars en 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 5,48 1,44 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 5,48 1,44 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 5,48 1,44 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

Commission de vérité et réconciliation du Canada – Appels à l’action 71-76

71. Nous demandons à tous les coroners en chef et les bureaux de l’état civil de chaque province et territoire qui n’ont pas fourni à la Commission de vérité et réconciliation leurs dossiers sur le décès d’enfants autochtones dont les autorités des pensionnats avaient la garde de mettre ces documents à la disposition du Centre national pour la vérité et réconciliation.

72. Nous demandons au gouvernement fédéral d’allouer des ressources suffisantes au Centre national de vérité et réconciliation pour lui permettre d’élaborer et de tenir à jour le Registre national des décès d’élèves des pensionnats indiens établi par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

73. Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler avec les églises, les communautés autochtones et les anciens élèves des pensionnats indiens, pour établir et tenir à jour un registre en ligne des cimetières des pensionnats indiens, y compris, dans la mesure du possible, des cartes cartographiques montrant l’emplacement des pensionnats indiens décédés.

74. Nous demandons au gouvernement fédéral de travailler avec les églises et les dirigeants des communautés autochtones, pour informer les familles des enfants décédés dans les pensionnats indiens du lieu d’inhumation de l’enfant, et pour répondre aux souhaits des familles concernant des cérémonies de commémoration et des marqueurs appropriés, et de les réinhumer dans les communautés d’origine sur demande.

75. Nous demandons au gouvernement fédéral de collaborer avec les gouvernements provinciaux et territoriaux de même qu’avec les administrations municipales, l’Église, les collectivités autochtones, les anciens élèves des pensionnats, et les propriétaires fonciers actuels, pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies et des procédures qui permettront de repérer, de documenter, d’entretenir, de commémorer et de protéger les cimetières des pensionnats ou d’autres sites où des enfants qui fréquentaient ces pensionnats ont été inhumés. Le tout doit englober la tenue de cérémonies et d’événements commémoratifs appropriés pour honorer la mémoire des enfants décédés.

76. Nous demandons aux parties concernées par le travail de documentation, d’entretien, de commémoration et de protection des cimetières des pensionnats indiens, d’adopter des stratégies en conformité avec les principes suivants :

i. La communauté autochtone la plus touchée doit diriger l’élaboration de ces stratégies;

ii. De l’information doit être demandée aux survivants des pensionnats et aux autres détenteurs de connaissances dans le cadre de l’élaboration de ces stratégies;

iii. Les protocoles autochtones doivent être respectés avant que toute inspection technique ou enquête potentiellement envahissante puisse être effectuée sur les lieux d’un cimetière.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Fonds destinés à faire progresser le Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe (budget de 2021) – augmentation de 0,3 million de dollars en 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,27 0,27 0,27 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 26,45 26,77 25,57 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 26,72 27,04 25,84 0,00 0,00 0,00
Total global 26,72 27,04 25,84 0,00 0,00 0,00

Contexte

Financement de Justice Canada

Des accords de financement pluriannuels ont été signés dans toutes les provinces et tous les territoires pour la fourniture de conseils juridiques indépendants et de représentation juridique (ILA/ILR) aux victimes et survivants d’agressions sexuelles et de violence entre partenaires intimes (VPI). Les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que les cliniques juridiques et les organisations non gouvernementales, fournissent des conseils juridiques indépendants et une représentation juridique. Ces programmes fournissent des informations et des conseils juridiques précis et personnalisés pour aider les survivants et les victimes à comprendre et à exercer leurs options juridiques dans des domaines tels que le droit civil, le droit de la famille et le droit pénal.

Des accords de financement ont été signés avec des gouvernements provinciaux, des organisations juridiques et judiciaires, et des organisations non gouvernementales, pour soutenir des activités dans toutes les provinces et tous les territoires, afin d’améliorer l’accès à la justice pour les victimes de VPI qui sont impliquées dans le système de justice familiale à travers le Canada. Les projets mettent en œuvre une série d’activités visant à aider les victimes de violence entre partenaires intimes à accéder au système de justice familiale et à s’y retrouver, ainsi qu’à améliorer les réponses du système judiciaire.

Par exemple, l’Institut national de la magistrature a reçu des fonds pour développer un cours en ligne pour les juges au Canada sur la VPI et la violence familiale dans le système de justice familiale. Ce cours en ligne bilingue sera accessible à tous les juges du Canada, avec un accent particulier sur le soutien aux juges des tribunaux provinciaux et territoriaux qui entendent la plupart des affaires qui entrent dans le système de justice familiale. L’objectif du cours est de : fournir aux juges des connaissances et des outils supplémentaires pour favoriser un meilleur accès aux services; répondre aux défis qui peuvent se poser aux familles qui naviguent dans de multiples procédures judiciaires; et promouvoir le travail vers des résultats sûrs pour les membres de la famille.

En Colombie-Britannique, le ministère du Procureur général bénéficie d’un financement pour piloter un centre d’innovation en matière de soutien à la violence familiale qui concevra, mettra en œuvre et évaluera de nouveaux services de justice familiale. Plus précisément, le projet comporte trois volets principaux : l’élaboration d’un programme de travailleurs de soutien au tribunal de la famille pour les communautés rurales, éloignées et du nord; l’élaboration de mesures de soutien pour les victimes de VPI non représentées lors du contre-interrogatoire au tribunal de la famille; et l’amélioration de la coordination dans les affaires familiales, pénales et de protection de l’enfance concurrentes et connexes.

Les services de supervision du temps parental ont été améliorés ou rendus disponibles dans sept juridictions (Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve, et Île-du-Prince-Édouard). Des discussions avec d’autres provinces et territoires sont en cours pour s’assurer que cet investissement est accessible au plus grand nombre de régions possible.

Par exemple, les fonds alloués au ministère de la Justice Manitoba permettent d’améliorer les services actuels de visites parentales supervisées afin de réduire les retards accumulés. Les fonds renforcent la capacité à aider les enfants vulnérables et leurs familles, à étendre les services existants, à introduire des solutions innovantes et à améliorer l’accès aux visites supervisées ordonnées par le tribunal dans l’ensemble de la province. Il s’agit notamment de remédier à l’absence actuelle de services de visites supervisées dans le nord du Manitoba.

Le ministère de la Justice de la Nouvelle-Écosse améliore son programme de visites et d’échanges supervisés. L’initiative consiste à élargir le réseau de prestataires de services, à introduire une plus grande flexibilité en incorporant les nuits et les fins de semaine, et à augmenter la capacité à fournir des services virtuels, en particulier dans les régions à faible densité de la province. Ces améliorations visent à élargir l’accès au programme, ce qui contribuera en fin de compte à améliorer la sécurité des participants et le bien-être général des enfants vulnérables impliqués dans le système de justice familiale.

La stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe et l’élaboration d’un Plan d’action national sur la violence fondée sur le sexe

Le gouvernement du Canada a annoncé « Il est temps : La stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe » en juin 2017. La Stratégie constitue la réponse du gouvernement fédéral à la violence fondée sur le sexe (VFS). Elle est fondée sur les initiatives fédérales actuelles, coordonne les programmes existants et jette les bases d’une action accrue contre la VFS. Les initiatives de la Stratégie s’articulent autour de trois piliers : prévenir la violence fondée sur le genre; soutenir les personnes survivantes et leur famille; et promouvoir des systèmes juridiques et judiciaires adaptés.

Dans le budget de 2021, le gouvernement a annoncé un financement supplémentaire de plus de 600 millions de dollars sur cinq ans pour faire fond sur le travail de lutte contre la VFS au Canada et pour faire progresser l’élaboration d’un plan d’action national sur la VFS. De cette somme, le ministère de la Justice dépensera plus de 113 millions de dollars pour : soutenir l’élaboration et l’amélioration de programmes de conseils juridiques indépendants et de représentation juridique indépendante pour les victimes d’agression sexuelle et de violence entre partenaires intimes sous le Fonds d’aide aux victimes et le Programme juridique de partenariat et d’innovation (PJPI); aider les victimes de violence entre partenaires intimes à avoir accès au système de justice familiale et à s’y retrouver; améliorer les réponses du système de justice à ce type de violence sous le PJPI; et aider les provinces et les territoires à fournir des services de supervision pour le temps parental et les transferts sous le Fonds canadien de justice familiale.

Stratégie fédérale d’aide aux victimes

Le ministère de la Justice du Canada dirige la Stratégie fédérale d’aide aux victimes (SFAV), une initiative fédérale horizontale lancée en 2000 sous le nom d’Initiative sur les victimes d’actes criminels. L’objectif de la SFAV consiste à permettre aux victimes d’actes criminels de se faire entendre plus efficacement au sein du système de justice pénale. La SFAV soutient le mandat du ministère de la Justice de faire en sorte que le Canada soit une société juste et respectueuse des lois, pourvue d’un système de justice efficace, équitable et accessible à tous. La SFAV reflète le résultat stratégique du Ministère qui consiste à fournir « un système de justice équitable, adapté et accessible qui reflète les valeurs canadiennes ». Au sein du Ministère, la SFAV est dirigée par le Centre de la politique concernant les victimes et comprend le Fonds d’aide aux victimes.

Fonds d’aide aux victimes

Le Fonds d’aide aux victimes est une composante essentielle de la SFAV du ministère de la Justice, qui sert : à faire progresser les priorités stratégiques ministérielles dans le domaine des victimes d’actes criminels; à cerner les nouveaux domaines de préoccupation et de pratique; à déterminer et à promouvoir des pratiques prometteuses; et à promouvoir des objectifs communs en ce qui concerne les questions relatives aux victimes avec d’autres ordres de gouvernement et des intervenants non gouvernementaux. Il s’agit également de l’un des rares moyens par lequel le gouvernement fédéral peut aider les victimes et les survivants d’actes criminels en raison du partage constitutionnel des pouvoirs (p. ex. au moyen de subventions et de contributions aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux organismes d’aide aux victimes et aux victimes d’actes criminels).

Le Fonds d’aide aux victimes fournit un soutien financier à travers un certain nombre de volets du programme, notamment : les Centres d’appui aux enfants; l’initiative pour les Canadiens victimes d’actes criminels à l’étranger; la participation des victimes aux audiences de la Commission des libérations conditionnelles; les services d’aide aux victimes et le soutien aux familles de femmes et des filles autochtones disparues et assassinées et des personnes LGBTQI+; le soutien aux victimes autochtones de la criminalité et aux survivants de la violence; et les mesures visant à améliorer les services adaptés aux traumatismes pour les victimes et les survivants de la traite de personnes.

Le Programme juridique de partenariats et d’innovation

Le Programme juridique de partenariats et d’innovation a pour objectif à long terme de contribuer à l’amélioration de l’accès au système judiciaire canadien et au renforcement du cadre juridique canadien. Il finance des projets qui soutiennent un système judiciaire canadien équitable, pertinent et accessible dans des domaines tels que l’accès à la justice, la lutte contre la violence familiale et les questions de justice émergentes.

Le Fonds canadien de justice familiale

Le droit de la famille est une responsabilité partagée entre le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires. Le gouvernement du Canada est déterminé à améliorer l’accès à la justice pour les familles vivant une séparation ou un divorce. Un aspect important de cet engagement est le soutien financier aux services de justice familiale. L’objectif global du Fonds canadien de justice familiale consiste à faciliter l’accès au système de justice familiale aux familles qui vivent une séparation ou un divorce.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Temporisation des fonds destinés à l’aide juridique en matière criminelle (budget de 2022) – réduction de 60 millions de dollars en 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 202,39 142,39 142,39 142,39 142,39 142,39
Total – Financement existant 202,39 142,39 142,39 142,39 142,39 142,39
Total global 202,39 142,39 142,39 142,39 142,39 142,39

Contexte

Alors que les 60 millions de dollars supplémentaires annoncés dans le budget de 2022 prendront fin, le budget de 2024 a annoncé un renouvellement des 60 millions de dollars sur cinq ans (2024-2025 à 2028-2029), ainsi qu’une augmentation supplémentaire de 140 millions de dollars sur la même période. Le financement sera accordé dans le cadre d’un programme de paiements de transfert existant, le Programme d’aide juridique. Grâce à ce programme, le ministère de la Justice Canada fournit une contribution financière pour couvrir le coût des services d’aide juridique en matière criminelle pour adultes et adolescents dans les provinces, ainsi que des services d’aide juridique en matière criminelle et civile dans les territoires.

Le financement fédéral pour l’aide juridique en matière criminelle contribue à promouvoir des procédures judiciaires équitables et à garantir l’accès à la justice aux personnes économiquement défavorisées, y compris les populations vulnérables (c.-à-d. les peuples autochtones, les personnes issues de communautés noires ou d’autres communautés racialisées, et les personnes ayant des problèmes de santé mentale et/ou de toxicomanie). Les provinces et les territoires sont responsables de la prestation des services d’aide juridique, y compris du type et de la portée des services fournis.

Le financement fédéral pour l’aide juridique en matière criminelle est alloué selon une formule de répartition fondée sur les besoins, élaborée conjointement avec des partenaires provinciaux et territoriaux, qui tient compte des facteurs de demande d’aide juridique et des coûts de prestation des services.

Entre 2007 et 2016, le financement fédéral de l’aide juridique en matière criminelle est resté à environ 112 millions de dollars par an. Le budget de 2016 prévoyait 88 millions de dollars supplémentaires pour l’aide juridique en matière criminelle sur cinq ans (de 2016-2017 à 2020-2021). À partir de 2021-2022, un financement annuel supplémentaire de 30 millions de dollars maintient le financement de base annuel de l’aide juridique en matière criminelle à 142,4 millions de dollars sur une base continue. Depuis 2021-2022, un financement supplémentaire a été reçu pour chaque exercice financier, ciblant des enjeux spécifiques. Avec l’annonce du budget de 2024, le financement total de l’aide juridique en matière criminelle, y compris le financement continu et supplémentaire (en attendant l’approbation du Conseil du Trésor et du Parlement), totalisera 1,062 milliard de dollars sur cinq ans (2024-2025 à 2028-2029).

Le financement fédéral est administré dans le cadre des Ententes sur l’aide juridique en matière criminelle avec les provinces, et des Ententes sur les services d’accès à la justice pour les territoires. Les ententes couvrent la période du 1er avril 2022 au 31 mars 2026 pour toutes les juridictions à l’exception du Québec, dont l’entente couvrait la période du 1er avril 2022 au 31 mars 2024. Des négociations avec le Québec pour finaliser un accord de trois ans (2024-2025 à 2026-2027) restent en cours.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Financement permanent proposé pour améliorer l’accès à la justice pour les personnes et les familles autochtones (budget de 2024) – 11,3 millions de dollars par année à compter de 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 11,29 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 11,29 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 11,29 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

Le budget de 2024 propose 56,4 millions de dollars sur cinq ans et 11,3 millions de dollars par année par la suite, afin de continuer à améliorer l’accès à la justice pour les Autochtones, y compris les victimes, les délinquants et les familles, afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.

Il s’agit d’un renouvellement des fonds temporels reçus dans le cadre du budget de 2021 (27,1 millions de dollars sur trois ans).

Le financement proposé dans le budget de 2024 comprendra trois volets :

  1. Financement pour les services d’assistance parajudiciaire aux familles autochtones afin d’aider ces dernières à s’orienter dans le système de justice familiale. Des ententes de financement visant à soutenir les services judiciaires en droit de la famille existants en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario, au Québec et dans les Territoires du Nord-Ouest, ont été finalisées au cours de l’exercice 2023-2024. Les fonctionnaires continuent de travailler avec leurs homologues des provinces et des territoires dans d’autres provinces et territoires en vue d’élaborer des cadres pour élargir les services d’assistance judiciaire en droit de la famille.
  2. Financement pour les services de médiation civile et familiale visant à régler les conflits communautaires et familiaux et à éviter qu’ils ne s’aggravent, ainsi qu’à aider les parents à résoudre leurs différends concernant, par exemple, les ententes de garde. Un appel de propositions ciblé pour les bénéficiaires du Programme de justice Autochtones devrait être lancé à l’automne 2024-2025.
  3. Financement pour atténuer les pressions liées à l’intégrité des programmes de justice communautaire destinés aux Autochtones offerts dans le cadre du Programme de justice autochtone. Des ententes de financement avec tous les programmes recevant du financement pour l’intégrité du programme ont été signées en 2021-2022 à la suite du budget de 2021, et toutes les ententes seront renouvelées en 2024-2025.

Ces investissements appuient la réponse du gouvernement du Canada aux appels à la justice de l’Enquête nationale sur les FFADA et contribueront à garantir un système de justice plus juste, plus fort, plus inclusif et plus représentatif, qui respecte les droits des peuples autochtones et protège les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Temporisation des fonds pour les initiatives pour lutter contre le harcèlement sexuel en milieu de travail (budget de 2018) – réduction de 10,9 millions de dollars en 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,08 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 10,82 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 10,90 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 10,90 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

Dans le budget de 2018, dans le contexte de son objectif consistant à « éliminer la violence fondée sur le sexe et le harcèlement », le gouvernement du Canada a répondu aux préoccupations du public et des intervenants concernant le harcèlement sexuel au travail en proposant d’investir 50,36 millions de dollars sur cinq ans à compter de l’exercice 2018-2019. En octobre 2018, à la demande du Ministère, ces fonds ont été reportés pour s’appliquer en 2019-2020.

Ces fonds ont été distribués par l’intermédiaire de deux programmes de paiement de transfert existants au ministère de la Justice, soit le Programme d’aide juridique et le Programme juridique de partenariats et d’innovation (PJPI). Le financement de 25,00 millions de dollars sur cinq ans (crédit 5) a été consacré à la fourniture de conseils juridiques gratuits pour soutenir les plaignants de harcèlement sexuel en milieu de travail. Le financement de 25,36 millions de dollars sur cinq ans (25,00 millions de dollars au crédit 5; 0,36 million de dollars au crédit 1) a été consacré à l’élaboration de programmes de vulgarisation et d’information juridiques (VIJ) visant à mieux informer les travailleurs, en particulier les plus vulnérables, de leurs droits et de la manière dont ils peuvent obtenir de l’aide s’ils ont vécu le harcèlement en milieu de travail.

Dans le cadre de cette initiative, Justice Canada a financé 45 projets dans les 13 juridictions. Parmi ces projets, quatre étaient axés uniquement sur la prestation de conseils juridiques, 28 étaient axés sur la VIJ et 13 comprenaient les deux composantes.

En 2022-2023, une évaluation de l’initiative a été entreprise et les conclusions générales ont indiqué qu’elle était bien alignée sur les priorités du gouvernement fédéral, ainsi que sur les rôles et responsabilités du gouvernement fédéral, et ont noté que les projets étaient en bonne voie pour répondre aux besoins des populations cibles. L’évaluation a été réalisée avant la date de fin de la majorité des projets, et les résultats finaux n’étaient donc pas disponibles. Toutefois, le rapport conclut que les personnes qui ont vécu le harcèlement sexuel en milieu de travail ont besoin à la fois de services de VIJ et de conseils juridiques. Il a déterminé que la majorité des projets étaient complets et adaptés aux besoins de la population cible et qu’ils permettaient de répondre aux besoins de la population générale du Canada, ainsi que d’inclure de nombreux groupes vulnérables spécifiques et de leur accorder une attention particulière.

Ce financement a expiré à la fin de l’année 2023-2024, tous les projets ayant été achevés au 31 mars 2024.

Le budget de 2024 a proposé de renouveler le soutien à l’initiative à hauteur de 30,6 millions de dollars sur trois ans à partir de 2024-2025. L’investissement renouvelé maintiendrait les efforts actuels visant à améliorer l’accès à la justice pour les plaignants de harcèlement sexuel en milieu de travail et soutiendrait à la fois les efforts du gouvernement en matière d’égalité des sexes et l’état de droit.

La poursuite de cette initiative permettrait de soutenir les plaignants de harcèlement sexuel en milieu de travail dans l’ensemble du pays et contribuerait à créer des lieux de travail inclusifs, sûrs et sains pour tous. Cette initiative soutiendra en particulier les femmes, les femmes autochtones, les personnes handicapées, les nouveaux arrivants et les immigrants, ainsi que les personnes 2SLGBTQI+, qui sont plus exposées au risque de harcèlement sexuel en milieu de travail.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Proposition de renouvellement du financement du Secrétariat de la réconciliation et de poursuite de l’engagement à l’égard de la Stratégie de justice applicable aux Autochtones (budget de 2024) – 25,1 millions de dollars sur trois ans à compter de 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 4,01 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 4,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 8,01 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 8,01 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

La réconciliation est fondée sur le respect mutuel et des relations authentiques. Renforcer les capacités du ministère de la Justice en renouvelant le Secrétariat de la réconciliation, avec sa propre source de financement pour 3 ans (jusqu’en 2026-2027) est un acte d’engagement. Il permet au Ministère de continuer à rencontrer régulièrement les groupes et les représentants autochtones, et de consacrer le temps nécessaire à l’avancement des priorités en matière de justice pour les Autochtones, y compris l’élaboration d’une stratégie en matière justice Autochtones (SJA). Il est également tout à fait clair que la coopération et la coordination entre les ministères fédéraux sont essentielles pour aller de l’avant de manière collective et efficace, tout en travaillant de concert avec les partenaires autochtones, afin d’apporter les changements nécessaires pour s’assurer que les peuples autochtones sont soutenus et reconnus. Le renouvellement du financement à l’appui du Secrétariat de la réconciliation permettra au Ministère de disposer d’un centre d’expertise spécialisé capable de travailler en collaboration avec d’autres ministères fédéraux, ainsi qu’avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, pour faire progresser la réconciliation de manière tangible.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Temporisation des fonds destinés à Intégrer l’innovation à la réglementation grâce à la mise en œuvre de trois feuilles de route sectorielles – Agroalimentaire et aquaculture, Santé et sciences biologiques et Transports (budget de 2019) – réduction de 2,9 millions de dollars en 2024-2025

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 2,93 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 2,93 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 2,93 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

Le ministère de la Justice a reçu 20,53 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2019-2020 (crédit 1), pour un nombre d’ETP allant de 15,0 à 40,0 par année afin d’aider à fournir des services législatifs à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et à Pêches et Océans Canada (MPO), ainsi que des services législatifs spécialisés sur la mise en œuvre de trois feuilles de route sectorielles : Secteur de l’agroalimentaire et de l’aquaculture, de la santé et des biosciences, et des transports.

La fin du financement ciblé supplémentaire signifie que les ressources législatives financées par certains ministères sont revenues à leurs niveaux antérieurs. Les initiatives réglementaires de l’examen de la réglementation encore en cours de réalisation sont priorisées parmi les autres initiatives réglementaires de ces ministères.

En novembre 2023, le Conseil du Trésor a publié des rapports sur l’état d’avancement des initiatives réglementaires réalisées ou en cours qui ont été identifiées lors des rondes 1 et 2. Par exemple, les règlements définitifs ont été publiés dans la Partie II de la Gazette du Canada en ce qui concerne :

Les initiatives clés suivantes ont fait l’objet d’une publication préalable dans la Partie I de la Gazette du Canada à des fins de consultation :

Les ministères et organismes fédéraux ont achevé ou continuent de mettre en œuvre plus de 100 initiatives distinctes, ce qui représente un ensemble complet de travaux visant à faire progresser la modernisation de la réglementation dans des secteurs et des thèmes clés. Bien que chaque initiative réponde à un besoin, à une occasion, ou à une préoccupation des intervenants, le processus d’examen de la réglementation et les résultats découlant de la Feuille de route contribuent également à un changement culturel plus vaste au sein de la communauté de réglementation. Les examens réglementaires ont introduit un outil supplémentaire que les ministères et organismes peuvent utiliser pour aider les règlements nouveaux et existants à répondre aux réalités et aux attentes actuelles des Canadiens et des entreprises.

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Soutenir le renouvellement des relations juridiques avec les peuples autochtones (l’appel à l’action no 50) (budget de 2024)

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 2026-2027 2027-2028 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Nouveau financement 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 2,50 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 2,50 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 2,50 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Contexte

L’appel à l’action no 50 : Conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, nous demandons au gouvernement fédéral de financer, en collaboration avec les organisations autochtones, la création d’instituts du droit autochtone pour l’élaboration, la mise en application et la compréhension des lois autochtones ainsi que l’accès à la justice en conformité avec les cultures uniques des peuples autochtones du Canada.

Le budget de 2024 propose 5,5 millions de dollars sur 3 ans pour la mise en œuvre de l’Appel à l’action 50 de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) du Canada (l’appel à l’action no 50) à l’appui des initiatives en droit autochtone partout au Canada.

Le budget de 2019 a annoncé un financement de 10 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2019-2020 pour la mise en œuvre de l’appel à l’action no 50. Ce financement a été versé sous forme de contributions dans le cadre du Programme de paiements de transfert du Programme juridique de partenariats et d’innovation.

Avis au ministre – Recentrer les dépenses du ministère (budget de 2023)

Réductions de financement

Réductions de financement
2024-2025 2025-2026 2026-2027 et suivantes
Réductions du ministère de la Justice
Crédit 1 (Dépenses de fonctionnement)
Réductions de fonctionnement (3,73) (5,79) (9,24)
Réductions voyages et services professionnels (1,82) (2,44) (2,66)
Total Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement (5,55) (8,23) (11,90)
Crédit 5 (Subventions et contributions)
Réductions paiements de transfert (1,10) (1,46) (3,21)
Total Crédit 1 – Subventions et Contributions (1,10) (1,46) (3,21)
Grand total (6,65) (9,69) (15,11)

Conseils à l’intention du ministre – Poste du Budget principal des dépenses
Fonds accordés relativement aux principes de Gladue – interventions systémiques et communautaires visant à régler le problème de la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale (Énoncé économique de l’automne de 2020) – 49,3 millions de dollars sur cinq ans débutant en 2021-2022, et de 9,7 millions de dollars par la suite.

Financement (en millions de dollars)

Financement (en millions de dollars)
2021-2022 2022-2023 2023-2024 Budget principal des dépenses
2024-2025
2025-2026 Par la suite
Nouveau financement (augmentation)
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 4,25 12,14 12,14 11,16 9,66 9,66
Total – Nouveau financement 4,25 12,14 12,14 11,16 9,66 9,66
Financement existant
Fonctionnement (crédit 1) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Subventions et contributions (crédit 5) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total – Financement existant 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total global 4,25 12,14 12,14 11,16 9,66 9,66

Contexte

Dans l’Énoncé économique de l’automne de 2020, le gouvernement du Canada a proposé de consacrer 49,3 millions de dollars pour appuyer l’application des principes de Gladue dans le système de justice traditionnel et les interventions dirigées par les Autochtones afin de contribuer à réduire la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale.

Le financement soutiendra les trois éléments clés suivants :

  1. Rédaction de rapports Gladue avec les provinces et les territoires dans le cadre du Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones (PAPA). Depuis l’annonce du financement en 2020-2021, des ententes de financement visant à soutenir l’élaboration des rapports Gladue ont été finalisées en Colombie-Britannique, en Alberta, au Yukon, au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. Le PAPA continue de travailler avec des organisations du Manitoba, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador afin d’élaborer des cadres pour l’élaboration des rapports Gladue.
  2. Financement de programmes communautaires autochtones offert dans le cadre du Programme de justice autochtone (PJA) afin d’assurer un soutien et suivi postsentenciel. Ce financement permettra d’aider les personnes qui ont fait l’objet d’un rapport Gladue à remplir les conditions de leur peine et de mettre en œuvre les recommandations de guérison. Le PJA travaille actuellement avec les programmes existants et les nouveaux partenaires communautaires autochtones pour appuyer la prestation de services de soutien et le suivi postsentenciel. Depuis l’annonce du financement, le PJA a financé 41 programmes en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario, au Québec, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. Le PJA continuera de travailler avec le PAPA pour appuyer la mise en œuvre du financement Gladue au Manitoba et au Nouveau-Brunswick au cours des prochains exercices.
  3. Financement, dans le cadre du Programme de justice autochtone, de projets de mise en œuvre des principes de Gladue dans le système de justice pénale traditionnel (formation des professionnels du système de justice pénale et modification des pratiques, structures et processus traditionnels pour s’attaquer aux obstacles systémiques et à la discrimination). Un appel de propositions pour cette initiative s’est terminé en août 2021. Le ministère de la Justice a signé 34 ententes de financement, dont le financement prend fin en 2024-2025.

La mise en œuvre des Principes Gladue dans le système de justice pénale est également une initiative fédérale clé de la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées. Ce travail appuiera davantage les efforts du gouvernement du Canada pour faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones au Canada, éliminer la discrimination systémique dans le système de justice et répondre aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).